Categories Fonctionnez mieux

Je suis enceinte. Est-ce que la chiropratique peut m’aider?

La grossesse est une période de transformation exceptionnelle pour le corps humain. Dès les premières semaines, plusieurs changements hormonaux, physiques et posturaux commencent à s’installer afin de permettre le développement du bébé et préparer progressivement le corps de la mère à l’accouchement.

Bien que ces adaptations soient normales, elles peuvent parfois s’accompagner de différents inconforts physiques qui évoluent au fil des trimestres. Certaines femmes ressentent peu de symptômes, alors que d’autres doivent composer avec des douleurs lombaires, des sensations de tensions à différents endroits, des engourdissements, une sensation de lourdeur aux jambes ou encore des difficultés importantes à trouver une position confortable pour dormir.

Ces manifestations sont fréquentes, mais cela ne signifie pas qu’il faille se résigner : la chiropratique peut accompagner la femme enceinte à travers les nombreux changements physiques de la grossesse en favorisant une meilleure mobilité générale, un meilleur équilibre du corps et une gestion plus efficace de certains inconforts.

Suite à la lecture de cet article, vous serez en mesure de mieux comprendre les transformations qui surviennent pendant la grossesse, les raisons derrière l’apparition de certaines douleurs ainsi que la façon dont la chiropratique peut soutenir la femme enceinte tout au long des différents trimestres.

Pourquoi mon corps change-t-il autant pendant la grossesse?

Pendant la grossesse, le corps travaille continuellement afin de s’adapter à la croissance et aux besoins du bébé. Ces changements ne concernent pas uniquement le ventre : plusieurs systèmes sont impliqués de façon simultanée afin de permettre un développement optimal de l’enfant à naître.

On observe notamment :

  • Des changements hormonaux importants
  • Une adaptation graduelle de la posture
  • Une augmentation de la charge sur certaines articulations (bassin, hanches et genoux)
  • Un déplacement du centre de gravité
  • Des changements au niveau de la laxité ligamentaire (pas seulement au niveau du bassin)

Le corps doit donc constamment compenser afin de maintenir son équilibre et son fonctionnement au quotidien. Cette adaptation demande beaucoup d’énergie et peut créer différents inconforts ou douleurs physiques.

C’est mon premier trimestre de grossesse et je suis fatiguée. Est-ce normal?

Le premier trimestre est souvent associé à la fatigue et aux nausées, mais plusieurs autres changements peuvent également se manifester, et ce, dès les premières semaines de grossesse.

Certaines femmes peuvent ressentir :

Même si, pour certaines, le ventre est encore peu visible, le corps travaille déjà très fort afin de s’adapter à la grossesse.

Deuxième trimestre : le centre de gravité se déplace

Pour plusieurs femmes ayant ressenti une grande fatigue au premier trimestre, le deuxième trimestre représente souvent la période où le niveau d’énergie tend à revenir vers la normale. C’est aussi à ce moment que les changements physiques deviennent plus évidents.

Le ventre prend progressivement de l’expansion, ce qui modifie la posture et déplace le centre de gravité vers l’avant. Les muscles du dos, du bassin et des hanches doivent alors travailler davantage afin de stabiliser le corps, ce qui peut être associé à l’apparition de douleurs.

Certaines femmes commencent à ressentir :

  • Des douleurs lombaires plus importantes
  • Sensation de tensions au niveau du bassin
  • Des douleurs aux hanches
  • Des inconforts lors de la marche, principalement au niveau de la symphyse pubienne

Comme le corps doit continuellement compenser afin de maintenir l’équilibre, les demandes physiques augmentent progressivement au quotidien. Les changements de position, la marche, le sommeil ou même certaines tâches simples peuvent alors devenir plus exigeants pour certaines femmes enceintes.

J’accoucherai bientôt. Pourquoi mes douleurs augmentent-elles?

Au troisième trimestre, le poids supplémentaire, les changements posturaux et la fatigue accumulée peuvent rendre plusieurs mouvements difficiles. C’est ce qui peut expliquer la présence plus importante de douleurs.

Au troisième trimestre, les femmes enceintes peuvent rapporter :

  • Une sensation de lourdeur dans les jambes
  • Une difficulté à dormir
  • Des douleurs lombaires plus fréquentes
  • Des inconforts au bassin
  • De l’enflure au niveau des jambes et des mains
  • Des douleurs au niveau des côtes
  • Des engourdissements dans les mains
  • De la difficulté à changer de position dans le lit

Je suis enceinte. Pourquoi mes jambes et mes mains enflent?

Lors de la grossesse, une augmentation du volume sanguin est nécessaire afin de répondre aux besoins du bébé et de la mère. De plus, l’espace qu’occupe l’utérus peut comprimer les veines situées tout près et qui assurent le retour du sang des jambes vers le cœur. Avec la présence de certaines hormones, ces facteurs peuvent contribuer à la présence d’œdème (enflure) aux pieds, et même aux mains. Si la chaleur se met de la partie lors d’une canicule, cette sensation d’enflure peut devenir plus importante en raison de la dilatation des vaisseaux sanguins et de l’augmentation de la rétention de liquide dans les tissus. Pensez à relever vos jambes lorsque l’occasion le permet afin de favoriser une meilleure circulation!

Pourquoi les ligaments deviennent plus laxes pendant la grossesse?

Pendant la grossesse, la relaxine (hormone) est sécrétée afin de permettre, entre autres, l’adaptation du bassin pour le passage du bébé lors de l’accouchement. Elle a comme principal rôle d’assouplir certains tissus du corps, particulièrement les ligaments et les articulations. Elle n’est toutefois pas spécifique au bassin, et c’est ce qui explique pourquoi d’autres articulations peuvent également être sujettes à une plus grande laxité, une diminution de la stabilité ou une sensibilité accrue pendant la grossesse.

Pourquoi le mal de dos est-il aussi fréquent pendant la grossesse?

Le mal de dos fait partie des inconforts les plus fréquemment rencontrés pendant la grossesse. Plusieurs éléments peuvent expliquer son apparition.

Le déplacement du centre de gravité modifie la posture et augmente la charge au niveau lombaire. Les structures du tronc doivent travailler davantage afin de maintenir la stabilité du corps, ce qui peut même entraîner des compensations au niveau d’autres régions. Avec l’effet de la relaxine, les articulations sacro-iliaques deviennent parfois plus mobiles et moins stables, ce qui peut contribuer à l’apparition de douleurs au bas du dos.

Certaines habitudes du quotidien peuvent également influencer les douleurs :

  • Rester longtemps assise
  • Porter un enfant
  • Demeurer debout pendant de longues périodes
  • Adopter des positions de sommeil inadéquates (quoique parfois nécessaires en raison des difficultés à trouver une bonne posture)

Pourquoi mes mains engourdissent?

Les engourdissements ou picotements dans les mains sont également fréquents pendant la grossesse.

L’augmentation du volume sanguin, la rétention d’eau et certains changements au niveau des tissus peuvent créer une compression sur le nerf médian, qui est situé dans le canal carpien. Certains symptômes peuvent donc apparaître :

  • Engourdissement et fourmillement dans les 3 premiers doigts et une partie du 4e
  • Sensation de faiblesse dans les mains

Même si ces symptômes sont fréquents, ils peuvent devenir très dérangeants dans les activités quotidiennes. Heureusement, ils s’estompent graduellement après l’accouchement!

Est-ce possible que ma grossesse crée une douleur sciatique?

Pendant la grossesse, et particulièrement plus vers la fin, plusieurs femmes ressentent une douleur irradiant dans la fesse ou la jambe. Avec le ventre qui grossit, les changements posturaux et le déplacement du centre de gravité, les structures du bas du dos sont sollicitées davantage, ce qui peut contribuer à l’apparition d’une douleur de type sciatique.

Comme chez n’importe qui pouvant avoir une atteinte du nerf sciatique, cette douleur peut se manifester de différentes façons :

  • Dans le bas du dos
  • Dans une fesse
  • À l’arrière de la cuisse
  • Au mollet et au pied

Comment la chiropratique peut m’aider?

Avec sa vision globale de la santé, les soins chiropratiques sont adaptés à la réalité de la femme enceinte. Leur objectif principal est d’aider le corps à mieux tolérer les changements liés à la grossesse, améliorer et/ou maintenir la mobilité, favoriser un meilleur équilibre du corps et diminuer certaines douleurs ou conditions pouvant avoir un impact au quotidien.

En favorisant une meilleure fonction du corps et une meilleure mobilité, la chiropratique peut aider la femme enceinte à demeurer active malgré les nombreux changements physiques présents pendant les 3 trimestres. Le mouvement joue d’ailleurs un rôle essentiel pendant la grossesse puisqu’il contribue à supporter la santé de façon générale, favoriser la circulation, maintenir la mobilité et aider à réaliser les activités du quotidien.

Est-ce que la chiropratique est sécuritaire pour la femme enceinte?

La réponse est sans aucun doute oui! Lors de ses 5 ans d’université, le chiropraticien apprend à évaluer, diagnostiquer et prendre en charge différentes conditions neuromusculosquelettiques, incluant celles pouvant survenir pendant la grossesse. Lors de son suivi, le chiropraticien aura comme objectif d’optimiser la santé de la femme en utilisant des techniques sécuritaires, mais aussi lui permettre de se sentir confortable en tout temps, en fonction de ses besoins et de son état général. Comme à l’habitude, le chiropraticien saura donner de précieux conseils afin de faciliter le quotidien de sa patiente en prenant en compte la réalité dans laquelle elle se trouve. N’hésitez pas à consulter!

Categories Bougez mieux

Prévenir et soulager les douleurs lombaires avec la chiropratique

Les douleurs lombaires, communément appelées maux de dos, touchent une grande partie de la population. En tant que chiropraticien, nous savons que ces douleurs sont l’un des principaux motifs de consultation en clinique, et ce, à tous les âges. Du jeune étudiant au retraité, le bas du dos est mis à rude épreuve chaque jour.

La chiropratique offre une approche naturelle, efficace et sécuritaire qui pourrait soulager les douleurs lombaires, améliorer la posture et prévenir leur récidive.

Dans ce blogue, nous aborderons les causes les plus communes du mal de dos, et nous décrirons les symptômes et les stratégies de prévention les mieux adaptées à toute la famille.

Bonne lecture!

Les causes des douleurs lombaires

Le dos est une structure complexe qui soutient le poids du corps, permet de nombreux mouvements et protège le système nerveux. C’est une région très vulnérable, ce qui explique très bien la fréquence des douleurs lombaires et le nombre de consultations chez le chiropraticien en lien avec elles.

Parmi les causes les plus courantes des douleurs lombaires, on note celles-ci :

  • Mauvaises postures : rester assis de longues heures devant un ordinateur ou allongé sur le divan.
  • Sédentarité : peut contribuer à la perte de la mobilité articulaire, à une endurance moins présente et peut augmenter le risque de blessures à l’effort.
  • Efforts physiques inappropriés : soulever des charges lourdes sans plier les genoux ou répéter des mouvements brusques.
  • Stress et tensions musculaires : contractent les muscles lombaires et aggravent la douleur.
  • Processus normal de vieillissement : perte de souplesse, apparition de dégénérescence au niveau des articulations lombaires (et autres articulations).

Les douleurs lombaires chez les enfants et les adolescents

Contrairement aux idées reçues, les enfants et adolescents peuvent également souffrir de douleurs lombaires.

Dès le plus jeune âge, la chiropratique permet de prévenir les déséquilibres posturaux fréquents chez les enfants et les adolescents. Le temps prolongé passé devant les écrans, les mauvaises postures scolaires et le port de sacs trop lourds peuvent entraîner des tensions, des douleurs lombaires et des anomalies de posture. Un suivi chiropratique régulier favorise un développement optimal de la colonne vertébrale.

Reprenons ces facteurs plus en détail :

  • Sacs à dos trop lourds et mal ajustés : exercent une pression excessive sur le bas du dos, peuvent déplacer le centre de gravité et avoir un impact négatif sur les structures lombaires.
  • Écrans et posture : longues heures penchées sur les téléphones ou tablettes. Ces postures n’ont pas seulement un impact sur le cou. Elles influencent la colonne vertébrale en entier.
  • Pratique sportive : mouvements répétitifs, microtraumatismes ou blessures qui créent des déséquilibres posturaux, mais aussi au niveau de la mobilité vertébrale.

Dans un contexte de santé globale, la mobilité vertébrale est essentielle. La chiropratique, avec sa vision et les ajustements vertébraux, vise la correction de ces déséquilibres (subluxations vertébrales) et le soulagement des douleurs. Le chiropraticien peut également donner des conseils pratiques aux familles, comme ajuster le sac à dos ou introduire des exercices simples à la maison.

Astuce chiropratique : Encouragez les enfants à faire de courtes pauses actives toutes les 30-45 minutes lors de l’étude ou de l’utilisation des écrans!

Les douleurs lombaires à l’âge adulte

Chez l’adulte, les douleurs lombaires, ou encore les inconforts liés aux efforts physiques et aux habitudes de vie sont fréquents. La chiropratique accompagne les adultes, actifs ou non, en soulageant les douleurs présentes tout en permettant au corps de s’adapter au stress physique. Elle permet ainsi de prévenir l’apparition de maux de dos potentiellement chroniques, souvent liés au stress, au travail de bureau ou à des mouvements répétitifs. Chez les adultes, le mal de dos est donc souvent lié au mode de vie :

Les douleurs peuvent être aiguës, après un faux mouvement, ou chroniques, persistant plusieurs semaines ou mois (au-delà de 3 mois). Dans tous les cas, le chiropraticien pourrait être un professionnel de la santé à consulter, puisqu’il est formé pour évaluer, diagnostiquer et traiter les conditions neuromusculosquelettiques :

  • Ajustements vertébraux pour favoriser un bon mouvement articulaire et soulager la douleur
  • Exercices de renforcement et/ou d’étirement adaptés à la condition de son patient
  • Conseils ergonomiques pour le travail ou les activités quotidiennes

Astuce chiropratique : Demandez conseil à votre chiropraticien même si vous n’avez pas de douleur. Saviez-vous que, si vous passez une bonne partie de votre journée à l’écran, vous pourriez bénéficier d’un suivi chiropratique afin d’obtenir des conseils personnalisés et des ajustements vertébraux en lien avec votre condition?

Les douleurs lombaires chez les gens du bel âge

Avec l’âge, les douleurs articulaires et la perte de mobilité peuvent influencer la qualité de vie. La chiropratique aide les aînés à maintenir leur autonomie, à préserver leur mobilité articulaire et à soulager les douleurs chroniques. Grâce à des ajustements adaptés, elle favorise une meilleure mobilité et un quotidien plus agréable.

Le vieillissement est généralement associé à la dégénérescence articulaire (disques intervertébraux, articulations, arthrose). Les gens plus âgés peuvent donc présenter des douleurs lombaires qui influencent leur mobilité et leur autonomie.

La chiropratique pourrait donc être envisagée (et adaptée) à ce type de clientèle, et ce, en ayant des objectifs précis :

  • Favoriser le maintien de la mobilité articulaire
  • Diminuer la douleur et améliorer le confort
  • Prévenir les chutes en veillant à maintenir une bonne posture

Astuce chiropratique : Les aînés peuvent intégrer des étirements doux et de courtes séances de marche pour compléter leur suivi chiropratique. La mobilité demeure un enjeu très important pour eux.

Prévenir les douleurs lombaires : conseils pratiques pour toute la famille

Nous le mentionnons régulièrement dans nos communications : la prévention est la clé pour éviter les douleurs et favoriser un état de santé global et optimal. Différentes façons peuvent être mises en application afin d’adopter cette stratégie.

  • Consulter en chiropratique de façon régulière : le chiropraticien est en mesure d’évaluer votre condition neuromusculosquelettique et vous proposer le suivi le plus adapté à vos besoins.
  • Bouger régulièrement : marcher, pratiquer une activité physique
  • Renforcer la ceinture abdominale : un tronc fort favorise une bonne stabilité, ce qui joue un rôle positif dans l’équilibre de la région lombaire. Connaissez-vous l’entraînement fonctionnel?
  • Maintenir une bonne posture : demandez à votre chiropraticien, il a des bases solides en ergonomie afin de vous conseiller! Le point clé : veiller à ce que les structures vertébrales soient le plus souvent alignées les unes avec les autres.
  • Forcer correctement : plier les genoux et garder la charge le plus près possible du corps.
  • Faire des pauses actives : toutes les 30-60 minutes si vous êtes assis.

Ces conseils sont applicables à tous les membres de la famille, des enfants aux aînés, et pourraient permettre de réduire de façon importante le risque de douleurs lombaires.

La chiropratique : un allié naturel pour toute la famille

La chiropratique ne se limite pas à soulager la douleur : elle agit sur la cause des troubles neuromusculosquelettiques afin de favoriser l’équilibre du corps, corriger les désalignements vertébraux (subluxations vertébrales) et améliorer la posture, qui sont souvent responsables des maux de dos.

Au-delà des soins, le chiropraticien accompagne ses patients dans l’adoption de saines habitudes de vie — posture, ergonomie, activité physique, gestion du stress — pour favoriser la prévention et le bien-être au quotidien.

À tout âge, un suivi régulier aide à maintenir une colonne en santé, prévenir les déséquilibres et préserver la mobilité. La chiropratique a sans aucun doute sa place au sein de la population comme étant une approche naturelle, sécuritaire et efficace pour favoriser la santé neurovertébrale à long terme.

Categories Bougez mieux

Et si votre mode de vie sédentaire avait un impact direct sur vos maux de dos?

Vous le savez sans doute déjà : les maux de dos (lombalgie) représentent la principale cause d’invalidité dans le monde. En effet, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 619 millions de personnes dans le monde souffraient de lombalgie en 2020.

En plus de l’impact qu’ils peuvent avoir dans la vie des personnes qui en souffrent, les maux de dos représentent un enjeu de santé publique majeur. En effet, ils sont attribués à une diminution de la productivité et à une augmentation du taux d’absentéisme.

Souvent associées à un traumatisme, au vieillissement ou à l’effort physique, les douleurs lombaires peuvent aussi être en lien avec la sédentarité.

Dans un contexte de travail de plus en plus numérique, où de longues heures sont passées devant un écran, comprendre comment la sédentarité affecte la santé de la colonne vertébrale devient essentiel.

À la suite de cet article, vous serez en mesure de mieux saisir le lien entre la sédentarité et les maux de dos. De plus, avec nos judicieux conseils, vous pourrez faire un pas de plus vers l’adoption de saines habitudes de vie tout en préservant la santé de votre colonne vertébrale.

La sédentarité en quelques mots

Selon le gouvernement du Canada, “le comportement sédentaire désigne les occupations auxquelles nous nous adonnons en position assise ou allongée et qui nous font dépenser très peu d’énergie, comme regarder la télévision, utiliser un ordinateur ou une tablette, se déplacer en autobus, en voiture ou en train.”

Outre le fait que ce comportement soit associé à une absence ou à un très faible taux d’activité physique, il représente également un facteur de risque prédisposant aux maladies chroniques, y compris les conditions d’ordre neuromusculosquelettiques.

En parallèle, on peut également parler de l’inactivité physique, qui est définie comme un niveau d’activité physique n’atteignant pas le seuil recommandé. Ces deux notions vont souvent de pair, puisque les personnes sédentaires sont également susceptibles d’être physiquement inactives, cumulant ainsi les effets néfastes de l’immobilité prolongée et du manque d’exercice.

Cette combinaison augmente significativement le risque de développer des douleurs lombaires (chroniques ou non), des déséquilibres musculaires et une diminution de la capacité fonctionnelle globale. Il devient donc essentiel d’être informé sur ces concepts afin d’agir efficacement sur les habitudes de vie et de promouvoir une meilleure santé neuromusculosquelettique.

De manière concrète, il n’y a qu’une seule solution pour contrer la sédentarité (et le manque d’activité physique), et c’est celle de bouger! Avez-vous besoin de suggestions?

  • Prendre une marche après les repas
  • Débuter l’entraînement
  • Pratiquer la course à pied
  • Faire du vélo
  • Pratiquer la natation (activité très intéressante pour les gens souffrant de mal de dos, car elle diminue beaucoup les charges imposées à la région lombaire tout en permettant d’être actif)
  • Etc.

Nous sommes conscients que les facteurs psychosociaux peuvent rendre le passage à l’action plus difficile qu’il n’y paraît, même lorsqu’on sait que bouger est bénéfique pour la santé :

  • Le stress
  • La charge mentale élevée
  • Les peurs ou croyances limitantes véhiculées par notre environnement (peur de se blesser)
  • Le manque de soutien ou un environnement non adéquat
  • Les habitudes de vie non optimales et bien ancrées

En conséquence, il faut développer une discipline et demeurer constant dans nos intentions. Ne l’oubliez pas : tout est à votre portée, il ne suffit que d’oser!

Les douleurs lombaires et la sédentarité : bien comprendre les mécanismes impliqués

Il n’y a plus de doute à avoir quant au lien qui unit la sédentarité et l’apparition (et même la chronicité) des douleurs lombaires, soulignant ainsi l’importance du mouvement dans le maintien de la santé neurovertébrale.

1. Atteinte musculaire

L’immobilité prolongée peut affecter les muscles stabilisateurs du tronc (ex.: les muscles paravertébraux et les abdominaux). Ce phénomène, appelé déconditionnement musculaire, est caractérisé par un manque d’endurance et de force qui découle d’une période d’immobilisation et/ou de sédentarité. On voit souvent ce phénomène lors d’une hospitalisation prolongée où le patient est immobile, mais la sédentarité peut également être en cause.

En tant que chiropraticiens, nous rappelons l’importance d’avoir des éléments neuromusculosquelettiques en santé, et celle des muscles en fait partie.

2. Atteinte posturale

La position assise (surtout prolongée et mal adaptée) influence sans aucun doute la posture. Elle entraîne un déséquilibre au niveau des courbes naturelles de la colonne vertébrale (lordose cervicale, cyphose thoracique et lordose lombaire). La tête et les épaules se retrouvent souvent déportées vers l’avant, ce qui peut contribuer à l’apparition de symptômes comme les maux de tête et le syndrome du tunnel carpien. À long terme, les disques intervertébraux peuvent subir une pression accrue, ce qui peut contribuer à la dégénérescence discale et l’apparition d’arthrose.

Comme quoi il n’y a pas que la région lombaire qui puisse être touchée par la sédentarité!

3. Perte d’amplitude de mouvement articulaire (hypomobilité articulaire)

Le manque de mouvement réduit la mobilité des segments vertébraux. Cela favorise l’hypomobilité articulaire. Pour contrer cette perte, le corps aura tendance à développer des compensations ailleurs afin que la mobilité générale ne paraisse pas diminuée et que le corps demeure fonctionnel.
Si le résultat global ne semble pas problématique à court terme, ces compensations créent souvent un déséquilibre biomécanique qui, à la longue, peut engendrer des douleurs, de la raideur et une surcharge sur d’autres structures neuromusculosquelettiques.

L’ensemble des mécanismes décrits ci-dessus conduit à une fragilisation des structures et de la fonction globale de la colonne lombaire. En conséquence, la région lombaire est plus susceptible de développer des conditions menant à l’apparition de douleur.

Puisque le corps a une excellente capacité à s’adapter à son environnement, le fait de maintenir des habitudes sédentaires peut donc amener un état de douleur chronique.

La sédentarité : la chiropratique à la rescousse

La chiropratique vise à évaluer, diagnostiquer, traiter et prévenir les conditions neuromusculosquelettiques, notamment celles liées à la colonne vertébrale. Par ses connaissances en santé globale et neurovertébrale, le chiropraticien a comme objectif de permettre à son patient d’exprimer son plein potentiel de santé :

  • En effectuant une évaluation personnalisée axée sur les besoins de chacun
    Il évalue la fonction du système neuromusculosquelettique, identifie les zones de restriction articulaire et les subluxations vertébrales, les déséquilibres musculaires et les atteintes posturales. Cette évaluation permet une approche personnalisée et aide le patient dans sa globalité.
  • En traitant les subluxations par des ajustements vertébraux
    Les manipulations articulaires (ajustements) peuvent avoir un impact positif sur la fonction articulaire et les douleurs lombaires.
  • En recommandant des exercices adaptés
    Le chiropraticien peut recommander des exercices de stabilisation, de renforcement ou d’étirement de la région lombaire en lien avec ses habitudes de vie.
  • En éduquant son patient
    Un aspect important du suivi chiropratique est l’éducation du patient, visant à lui donner les outils pour comprendre sa douleur, prévenir les récidives et adopter un mode de vie actif. Cette approche centrée sur l’autonomie est particulièrement importante et bénéfique dans les cas de douleurs lombaires chroniques, et le chiropraticien sera en mesure de supporter son patient si ce dernier désire apporter des changements positifs dans ses habitudes de vie. Chaque petit conseil peut avoir un impact important dans la vie d’un patient :

    • Intégrer des pauses actives pendant la journée
    • Améliorer l’ergonomie du poste de travail
    • Cibler des exercices de renforcement adaptés à la condition du patient
    • Suggérer des exercices spécifiques qui ne nuiront pas à la condition de santé du patient tout en lui permettant d’être actif au quotidien

Sachant que la sédentarité constitue un facteur de risque majeur, mais modifiable, dans le développement et l’aggravation des douleurs lombaires, mieux vaut agir à titre préventif afin de limiter les conséquences à long terme.

La chiropratique, avec son approche globale centrée sur la santé optimale de son patient, pourrait très bien faire partie intégrante de votre plan de match afin de maintenir une colonne vertébrale mobile et fonctionnelle, prévenir l’apparition de douleurs et vous accompagner vers l’adoption durable de saines habitudes de vie.

En combinant les ajustements vertébraux, les exercices spécifiques et des conseils adaptés, nul doute qu’elle pourra contribuer à maintenir et restaurer une fonction neuromusculosquelettique optimale tout en améliorant votre qualité de vie et vous permettre de gagner en vitalité!

Sources, telles que consultées le 3 mai 2025 :

https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/low-back-pain
https://sante-infobase.canada.ca/labo-de-donnees/blogue-mesure-comportement-sedentaire.html
https://www.sedentarybehaviour.org/sbrn-terminology-consensus-project/french-translation/

Categories Fonctionnez mieux

Douleur au dos et hernie discale : découvrez la cause de la douleur et les structures impliquées

Les maux de dos (douleurs lombaires, lombalgie) sont des motifs très fréquents de consultation dans le domaine de la santé. Selon l’OMS, cette condition est un problème de santé mondial et constitue la principale cause d’invalidité dans le monde, indépendamment de l’âge et du sexe. Puisqu’au moins un épisode de mal de dos est susceptible de survenir chez la majorité des adultes au cours de leur vie, il est important de comprendre comment minimiser ses chances de survenue tout en priorisant la santé globale et les saines habitudes de vie.

Cet article vous permettra de comprendre les structures impliquées dans l’apparition des maux de dos et mettra l’emphase sur la santé des disques intervertébraux. Sachant qu’à long terme, ils peuvent jouer un rôle sur l’apparition de douleurs au dos, vous en apprendrez davantage sur ces éléments de la colonne vertébrale et par le fait même, leur lien dans la survenue de la hernie discale.

La colonne vertébrale lombaire : structures et alignement

La région lombaire repose sur le sacrum et constitue la base de la colonne vertébrale. Comme toutes les autres régions de la colonne, son alignement et ses structures doivent fonctionner en synergie afin que le corps puisse exprimer son plein potentiel de santé. Voici en détail les composantes de la colonne vertébrale lombaire :

1. La colonne vertébrale lombaire est constituée de 5 vertèbres.

2. Chaque vertèbre lombaire s’articule avec celle de son niveau supérieur via les processus articulaires (les facettes, une de chaque côté).

3. Chaque vertèbre lombaire s’articule avec celle de son niveau inférieur via les processus articulaires (les facettes, une de chaque côté). Concernant la 5e vertèbre lombaire, elle s’articule avec la base du sacrum et non une vertèbre, mais le mouvement se fait tout de même via les processus articulaires (les facettes).

4. Entre chaque vertèbre (et entre la 5e vertèbre et la base du sacrum), un disque est présent. Le disque intervertébral a comme fonction d’amortir les chocs et transférer leur énergie en fonction de l’orientation de l’impact. Il contribue également au mouvement vertébral. La santé du disque intervertébral est primordiale puisque sans lui, le mouvement et la transmission des impacts ne peuvent être optimaux. En conséquence, une défaillance dans son fonctionnement peut être à l’origine de maux de dos.

5. Les muscles permettent le mouvement de la colonne vertébrale. Plusieurs groupes influencent la région lombaire. Certains sont superficiels alors que d’autres sont profonds. Dans tous les cas, ils ont comme fonction de permettre le mouvement et donner une stabilité à la colonne vertébrale.

  • Les muscles abdominaux (transverse, obliques, grands droits)
  • Les muscles érecteurs du rachis lombaire
  • Les muscles carrés des lombes
  • Les muscles ilio-psoas
  • Les muscles interépineux
  • Les muscles multifides
  • Les muscles fessiers (petit, moyen, grand)

6. Les ligaments offrent la stabilité à la colonne vertébrale. Ils travaillent en synergie avec le reste des éléments vertébraux. Ils permettent aux diverses articulations de rester dans leurs amplitudes normales et ainsi éviter les mouvements trop grands et les blessures.

  • Ligaments longitudinaux antérieurs
  • Ligaments longitudinaux postérieurs
  • Ligament jaune
  • Ligaments interépineux
  • Ligaments intertransversaires
  • Ligaments supraépineux

Les disques comme source de douleur au dos : pourquoi?

Comme mentionné précédemment, les disques intervertébraux peuvent contribuer à l’apparition de maux de dos. Les douleurs peuvent être légères, modérées ou sévères. Elles peuvent être de courte durée ou persister. Elles peuvent être associées à une condition nouvelle, une récidive ou un état chronique.

Toutes ces possibilités viennent une fois de plus confirmer l’importance de consulter un professionnel de la santé pouvant évaluer, diagnostiquer et traiter de façon adéquate les conditions neurovertébrales comme celles associées aux disques intervertébraux. Avec son doctorat de premier cycle en chiropratique, le chiropraticien fait partie de ces professionnels.

Différentes conditions peuvent toucher le disque intervertébral et être associées à des douleurs lombaires

L’anatomie du disque est faite de façon à ce qu’il puisse absorber les chocs et transmettre l’énergie reçue en fonction de son orientation. Il est composé de 2 éléments :

  • Le noyau pulpeux, constitué majoritairement d’eau
  • L’anneau fibreux, constitué de fibrocartilage, ce qui le rend rigide et lui permet de contenir le noyau pulpeux

Comme n’importe quelle structure du corps humain, sa fonction peut être compromise. Voici différents facteurs qui peuvent avoir un impact sur le disque intervertébral et en conséquence, sur sa fonction et l’apparition de douleurs :

  • Le processus de vieillissement
  • Les blessures
  • Le surpoids
  • Le tabagisme
  • L’ostéoarthrose
  • La sédentarité

Le processus de vieillissement touche la majorité des structures du corps humain et le disque intervertébral n’y échappe pas. La régénérescence cellulaire se fait moins rapidement avec le vieillissement, la guérison est au ralenti et les capacités du disque à réagir aux impacts sont moins présentes. La vascularisation diminue également. En conséquence, le disque perd ses propriétés, les fibres de l’anneau fibreux sont moins rigides et retiennent moins efficacement le noyau pulpeux.

Les blessures comme les traumatismes directs peuvent blesser automatiquement le disque en faisant ressortir le noyau pulpeux à travers les fibres de l’anneau fibreux.

Le tabagisme influence le disque intervertébral puisqu’il limite la bonne vascularisation, comme partout ailleurs dans le corps humain. Le disque intervertébral voit donc ses capacités habituelles diminuées.

Le surpoids et la sédentarité influencent le corps en général. Avec le surpoids, le centre de gravité se déplace vers l’avant et la charge au niveau de la colonne lombaire augmente. La stabilité du tronc diminue et les risques de blessures augmentent.

L’ostéoarthrose est un processus dégénératif, mais peut se développer suite à un traumatisme à la colonne lombaire (ex.: impact direct, mauvaise posture, etc.). Lorsqu’elle s’installe, elle influence nécessairement le disque intervertébral puisque les surfaces articulaires s’amincissent, le cartilage du disque perd de son élasticité et commence à se désintégrer. Le disque se déforme et le noyau pulpeux peut se frayer un chemin entre les fibres de l’anneau fibreux.

Les douleurs associées au disque intervertébral ne sont pas toujours associées à l’importance de la condition à laquelle elles sont associées puisque certaines personnes qui présentent une ostéoarthrose sévère ne ressentent parfois aucune douleur. En contrepartie, une forme légère d’ostéoarthrose peut quant à elle provoquer des douleurs très importantes.

Elles peuvent se traduire comme ceci :

  • Douleur locale légère, modérée ou sévère
  • Douleur irradiante au dos et/ou à la fesse
  • Douleur associée à une diminution des amplitudes de mouvement lombaires
  • Douleur associée à un engourdissement à la fesse ou la jambe
  • Douleur associée au mouvement du dos ou de la jambe
  • Douleur au repos

Souvent, les conditions discales sont associées à des symptômes neurologiques comme les engourdissements puisque lorsque le disque se bombe ou que le noyau pulpeux sort de l’anneau fibreux comme dans le cas de la hernie discale, une compression de la moelle épinière ou des racines nerveuses peut survenir. Puisque les symptômes neurologiques peuvent être associés à différentes formes de complications, il est judicieux de consulter lorsqu’ils sont présents.

Dans tous les cas, une consultation avec un chiropraticien pourrait s’avérer très bénéfique pour vous, puisqu’avec ses connaissances en santé globale, il sera en mesure de déterminer quelle est la cause associée à vos douleurs. Il pourra déterminer si le disque est en cause et vous proposer le suivi approprié à vos besoins.

N’hésitez pas à en parler avec lui!

 

Sources, telles que consultées le 21 avril 2024

https://chiropractic.ca/fr/loms-publie-des-lignes-directrices-sur-la-lombalgie-chronique/

https://iris.who.int/bitstream/handle/10665/376185/9789240085619-fre.pdf

https://www.merckmanuals.com/fr-ca/accueil/troubles-osseux,-articulaires-et-musculaires/douleurs-lombaires-et-cervicales/hernie-discale?query=disque%20intervert%C3%A9bral