Categories Fonctionnez mieux

8 astuces naturelles pour soulager les maux de cou

Découvrez dans cet article nos 8 meilleurs trucs pour soulager les maux de cou de façon naturelle. Apprenez aussi pourquoi il est important de trouver la cause des maux de cou et d’y remédier le plus rapidement possible.

Vous ressentez des tensions dans les épaules? Vous avez l’impression que votre tête pèse une tonne? Vous souffrez de raideurs au cou ou même d’un torticolis? Vous n’êtes pas seul. Plus de 65 % des Canadiens souffriront de cervicalgie (ou douleurs au cou) au moins une fois dans leur vie.

Les problèmes liés au mauvais fonctionnement du rachis cervical entraînent souvent des effets secondaires incapacitants tels que des maux de tête, des troubles du sommeil, des douleurs à la mâchoire, etc.

Les causes des douleurs au cou sont multiples (mauvaise posture, blessure, mouvements répétés, microtraumatismes, pathologie plus grave, etc.) et seul un professionnel de la santé qualifié, comme votre chiropraticien, peut diagnostiquer et traiter les cervicalgies.

Ne tardez pas pour consulter votre chiropraticien de famille; le problème risque d’être plus difficile à traiter si les dommages structurels (aux articulations, muscles, tendons…) qui en découlent sont importants.

En attendant votre prochaine visite, profitez de ces 8 astuces naturelles qui vous aideront à soulager vos douleurs cervicales et à prévenir une aggravation ou une récidive de votre problème.

  1. Appliquez de la glace ou de la chaleur. Si vous souffrez d’une blessure (accident, traumatisme) récente (moins de 72 heures), privilégiez l’application de glace (bloc ou gel réfrigérant, pois congelés, sac de glace concassée, etc.) dans la région concernée pendant 10 à 15 minutes. Ne mettez jamais la glace directement sur la peau afin d’éviter des engelures; enveloppez-la d’une serviette humide. Si vos douleurs durent depuis plus de 72 heures, vous pouvez choisir d’appliquer de la glace ou de la chaleur selon vos préférences. L’application de chaleur peut se faire pendant 30 minutes, jamais directement sur la peau.
  2. Bougez. Dans la mesure où cela n’aggrave pas trop vos douleurs, continuez de bouger votre cou. Il n’est pas recommandé d’immobiliser complètement la région cervicale. Plusieurs études démontrent que l’immobilisation ralentit le processus de guérison et favorise les douleurs chroniques.
  3. Adoptez une position de sommeil adéquate. Ne dormez surtout pas sur le ventre. Cette position engendre des tensions à la base du cou et dans le haut du dos. Privilégiez les positions de sommeil sur le côté et sur le dos. Choisissez un oreiller dont la hauteur vous permet de conserver un alignement optimal de votre colonne cervicale.
  4. Adoptez de saines habitudes de vie. La pratique d’activité physique régulière et la saine alimentation contribuent à prévenir les problèmes d’origine cervicale. Les sports de contact devraient être évités si vous avez déjà souffert de cervicalgie. Optez plutôt pour des sports à faible impact comme la marche, la natation ou le yoga.
  5. Pensez à votre posture. Les mauvaises postures contribuent de façon importante aux douleurs au cou. Plusieurs fois par jour, rentrez le menton pour favoriser le recul de la colonne cervicale. Tenez-vous droit et amenez les épaules vers l’arrière. Au travail, optimisez votre environnement afin de le rendre plus ergonomique. Votre écran d’ordinateur doit être à la hauteur de vos yeux ou légèrement plus bas, vos coudes doivent être à 90 degrés pour éviter les tensions dans les épaules. Attention aux appareils mobiles! Ils entraînent une position du cou qui pourrait être à l’origine de vos douleurs. Tenez votre appareil le plus haut possible et évitez les positions prolongées en flexion.

  6. Faites des étirements légers. Une fois que vous avez un diagnostic de cervicalgie d’origine mécanique (fait par un professionnel de la santé), vous pouvez effectuer des étirements légers du cou. Évitez d’étirer votre cou vers l’arrière. Les étirements doivent être faits dans un mouvement continu et doux (non saccadé) pendant environ 20 à 30 secondes. Faites des rotations dans un sens, puis dans l’autre, en évitant toujours les positions extrêmes vers l’arrière.
  7. Appliquez un gel d’arnica sur la région affectée. L’arnica peut aider à soulager les courbatures musculaires. D’autres pommades naturelles (de type baume du tigre) ou des huiles essentielles diluées sont souvent efficaces, à condition de choisir une bonne qualité (menthe poivrée, gaulthérie, eucalyptus, copaïer, etc.)
  8. Si ce n’est pas encore fait, prenez rendez-vous pour un ajustement chiropratique. Le chiropraticien est en mesure de diagnostiquer et traiter la cause du problème ou de vous diriger vers un autre professionnel de la santé, le cas échéant.
Categories Bougez mieux, Fonctionnez mieux, Mangez mieux, Pensez mieux

Sept trucs pour affronter la grisaille de novembre

Dans cet article, vous trouverez des trucs naturels pour vous aider à combattre la grisaille de l’automne. Fini les découragements, la déprime et le manque de motivation!

Si vous avez l’impression que votre niveau d’énergie tombe au même rythme que les feuilles colorées, vous n’êtes pas seul. Au Canada, près de 15 % de la population se dit affectée par l’arrivée de la saison froide.

Fatigue, trouble du sommeil, irritabilité, hypersensibilité, perte d’intérêt social, prise de poids, rages de sucre et de malbouffe, diminution de la libido, baisse de motivation et déprime sont tous des symptômes associés à la dépression saisonnière, aussi appelée blues d’automne ou désordre affectif saisonnier. Le niveau d’intensité des symptômes varie grandement d’une personne à l’autre, en fonction de son âge, de son genre, de ses habitudes de vie, de son lieu de résidence et de divers facteurs héréditaires.

Moins de lumière, moins d’énergie?

On ne connaît pas les causes exactes de ce problème, mais les chercheurs pointent du doigt la baisse de luminosité qui survient à l’automne. En effet, une exposition lumineuse réduite agit sur de nombreux facteurs physiologiques qui affectent l’humeur et le niveau d’énergie.

On peut d’ores et déjà penser à la synthèse de la vitamine D — la vitamine soleil — qui chute drastiquement après l’équinoxe d’automne. Selon certaines études, la vitamine D pourrait jouer un rôle régulateur dans le développement du trouble affectif saisonnier. Elle influence entre autres la production de neurotransmetteurs dans le système nerveux central, dont la sérotonine, l’hormone de la bonne humeur.

La lumière agit aussi sur le rythme circadien, l’horloge interne responsable des cycles éveil-sommeil. La luminosité freine la production de l’hormone du sommeil, la mélatonine. En hiver, le manque de lumière entraîne donc de la fatigue puisque le taux de mélatonine est plus élevé dans le sang. C’est pourquoi il peut sembler difficile de se lever en novembre, alors qu’il fait encore noir à l’extérieur, même si on a cumulé neuf heures de sommeil.

7 astuces pour contrer naturellement la grisaille automnale

  1. La luminothérapie. L’utilisation d’une lampe de luminothérapie permet de reproduire les effets du soleil et ainsi réduire la production de mélatonine durant la journée. De 60 à 80 % des patients souffrant du trouble affectif saisonnier ont rapporté des améliorations lors d’un usage quotidien. Il est recommandé de consulter un professionnel de la santé qualifié avant d’entamer une luminothérapie, et ce, même si les lampes sont disponibles sans prescription, en raison de l’exposition aux rayons UV et des effets secondaires possibles. Si l’achat d’un tel dispositif est impossible, on s’expose au maximum à la lumière du jour : on s’assoit près de la fenêtre au boulot, on fait un tour dehors sur l’heure du lunch, on organise des activités en plein air régulièrement, etc.
  2. Une alimentation optimale. Une alimentation variée constituée de produits bruts non transformés contribue à combattre les symptômes du blues automnal. On évite d’abord les sucres raffinés, qui entraînent une réduction de la production des hormones du bien-être. On opte plutôt pour des légumes — beaucoup de légumes, des fruits, des graines, des noix, des poissons sauvages, des œufs, des légumineuses et de bons gras (les huiles d’olive, d’avocat, de coco, de pépin de raisins, etc.). Un apport important en vitamine D, complexe B, oméga-3 et fer assure un taux de sérotonine optimal. Il est aussi primordial de rester bien hydraté. L’usage de suppléments peut être recommandé; parlez-en avec votre chiropraticien.
  3. Une connexion nerveuse optimale. Le dérèglement hormonal à l’origine des symptômes du blues automnal peut être aggravé par un système nerveux dysfonctionnel. Le système nerveux contrôle l’ensemble des fonctions du corps, y compris l’équilibre hormonal. Il est aussi à l’origine de l’autoguérison. Les ajustements chiropratiques permettent au système nerveux de retrouver son intégrité et de fonctionner au meilleur de sa capacité. En bénéficiant de soins chiropratiques réguliers, on s’assure de fournir tous les outils essentiels à notre ordinateur interne pour qu’il puisse faire son travail de façon optimale. Grâce à son impact sur les systèmes nerveux et musculo-squelettique, la chiropratique peut aussi réduire les douleurs, favoriser le sommeil et rehausser le niveau d’énergie.
  4. Un mouvement optimal. De nombreuses études ont démontré l’efficacité de l’activité physique dans la prévention et le traitement de la dépression saisonnière. Une simple marche de trente minutes par jour durant dix jours est suffisante pour réduire les symptômes. L’exercice physique entraîne une libération d’hormones du bien-être et aide à réguler le taux de sucre dans le sang, ce qui a un impact bénéfique sur tout le système hormonal. La pratique d’activités extérieures est d’autant plus efficace puisqu’elle permet de réduire le taux de mélatonine. Le fait de bouger contribue aussi au maintien d’un poids santé, réduit les fringales, favorise le sommeil et augmente le niveau d’énergie. A-t-on vraiment besoin de plus de raisons de s’activer?
  5. Une pensée optimale. Le stress est un facteur important dans le développement de symptômes dépressifs. Lorsqu’il est intense, chronique ou mal géré, le stress influence le système hormonal en réduisant la quantité d’hormones du bien-être. En entraînant une sécrétion d’adrénaline et de cortisol, le stress gruge l’énergie du corps et cause un déséquilibre. Il existe diverses techniques de gestion du stress, dont la méditation, le yoga, la respiration, etc. Il a aussi été prouvé qu’une thérapie cognitivo-comportementale peut contribuer à réduire les symptômes du trouble affectif saisonnier. Apprendre à reconnaître et modifier ses patrons de pensées négatives réduit le stress et entraîne un meilleur contrôle de soi
  6. Un environnement social optimal. Les liens affectifs et sociaux sont essentiels au bonheur de l’humain. Lorsqu’arrive l’automne, certains auront plus envie d’une couette chaude et d’une série Netflix que d’une soirée entre amis ou en famille. Il est important de continuer à tisser des liens sociaux, ils permettent d’évacuer la pression, de confier les tracas, d’avoir du plaisir, etc.
  7. Un repos optimal. Les troubles du sommeil engendrés par le blues automnal peuvent être améliorés par de simples gestes quotidiens. Adopter un horaire fixe de sommeil (même le week-end), minimiser l’exposition aux écrans au moins une heure avant le dodo et épurer la chambre à coucher en enlevant la télévision, les meubles superflus, les piles de linge sur les bureaux, etc. Certaines tisanes et herbes peuvent favoriser le sommeil : valériane, camomille, lavande, etc. Les huiles essentielles (lavande, marjolaine, petigrain, encens, copaïba, orange, ylang-ylang, vétiver, etc.) sont aussi un excellent soutien pour un sommeil profond et réparateur. Consulter un professionnel de la santé pour connaître les produits de santé naturels qui pourraient aider.

Comme c’est le cas dans plusieurs troubles de la santé, la solution naturelle la plus efficace est l’adoption de style de vie sain. Lorsqu’ils sont optimaux, le mouvement, l’alimentation, le repos, la pensée, la connexion nerveuse et l’environnement offrent les outils nécessaires au corps pour fonctionner à son plein potentiel et ainsi se guérir plus facilement.

Le trouble affectif saisonnier n’est pas à prendre à la légère. Même si la plupart du temps, il se dissipe à l’arrivée de la belle saison, il arrive malheureusement qu’il dégénère en dépression. Il peut même mener à des pensées suicidaires, des troubles sociaux et des abus de substances. Il est important de consulter un professionnel de la santé si les symptômes deviennent lourds et perturbent la qualité de vie.

Categories Bougez mieux, Fonctionnez mieux, Mangez mieux, Pensez mieux

S’armer contre le rhume et la grippe

Qui dit automne, dit températures froides et… infections! Ce n’est pas nouveau, chaque année on attend les germes telle une fatalité. Mais cette saison, on choisit de leur faire la guerre! Pour réaliser cet exploit : on analyse l’ennemi, on renforce les troupes et on remplit notre arsenal.

Qui est l’ennemi?

Pourquoi les virus nous affectent-ils autant pendant la saison hivernale? Les raisons sont nombreuses et parfois surprenantes. Même s’il est vrai de dire que les virus aiment le froid (ils se répliquent et se propagent plus facilement lorsque la température diminue), le véritable ennemi, c’est plutôt l’incapacité du corps à s’adapter à son environnement.

En gros, notre système immunitaire n’est pas prêt à affronter les virus qui nous prennent d’assaut dès que le mercure descend un tantinet.

Les raisons extrinsèques pour lesquelles notre système immunitaire nous joue des tours à l’automne sont :

  • Diminution de luminosité. On s’en rend compte rapidement, les journées raccourcissent et notre exposition à la lumière est réduite. Notre production de vitamine D, grandement impliquée dans les processus immunitaires, chute drastiquement.
  • Changement des routines. Le retour à l’école (ou à la garderie) signifie le retour du stress, le manque de temps, l’alimentation qui change, etc. Tous ces changements entraîneront des pertes d’heures de sommeil, une augmentation des niveaux de stress et une perte de la qualité de l’alimentation (moins de légumes verts, plus de restauration rapide, retour des lunchs similaires chaque jour, augmentation de la consommation de produits transformés, etc.).
  • Mode de vie casanier. Même si on fait un effort, on passera forcément plus de temps à l’intérieur pendant la saison froide. La proximité avec d’autres personnes, combinée à la mise en circulation dans l’air des virus par les systèmes de chauffage artificiels, augmente notre exposition aux germes.

Renforcer les troupes

Une armée qui part en guerre se doit d’être forte, constituée de soldats nombreux et bien entraînés. Il en va de même pour notre corps. Notre système immunitaire doit avoir des soldats prêts au combat : ce sont nos globules blancs (lymphocytes) et nos anticorps.

La production de ces cellules est régulée par le système nerveux, le chef d’orchestre de l’ensemble des fonctions du corps.

Lorsque la fonction nerveuse est perturbée, le système immunitaire ne produira pas suffisamment de petits soldats, ce qui diminuera son efficacité.

La subluxation vertébrale, une dysfonction articulaire entre deux vertèbres, déséquilibre le système nerveux (cerveau, moelle épinière et nerfs) et, par conséquent, le système immunitaire.

Des études ont démontré que les soins chiropratiques augmentent la production de globules blancs et diminuent la production de cytokines pro-inflammatoires (molécules qui stimulent l’inflammation). Une autre étude newyorkaise a rapporté une augmentation de 200 % de l’immunité des patients qui bénéficient de soins chiropratiques préventifs par rapport à ceux qui n’en reçoivent pas. D’ailleurs, l’épidémie de grippe de 1918 aurait fait moins de morts (au prorata) chez les patients suivis en chiropratique.

Cela dit, on comprend mieux que les virus et les germes ne sont pas nécessairement la bonne cible quand vient le temps de combattre le rhume et la grippe puisqu’ils sont présents tout au long de l’année. Alors, oublions les savons antibactériens qui contribuent à la résistance des bactéries et les désinfectants à l’alcool qui assèchent les muqueuses et créent des portes d’entrée systémiques par l’épiderme. On se lave simplement les mains avec du savon (tout ce qu’il y a de plus ordinaire, un savon de Castille ou de Marseille, par exemple), sans en faire une obsession. Notre corps doit modérément être exposé aux germes s’il veut pouvoir s’entraîner adéquatement.

Afin de renforcer nos troupes correctement, on doit d’abord s’assurer d’avoir une fonction nerveuse optimale (connexion optimale). L’ajustement chiropratique est la méthode la plus efficace pour y parvenir. Les soins chiropratiques optimisent certes la fonction nerveuse, mais aussi la biomécanique du corps : d’une pierre, deux coups!

Les ajustements chiropratiques corrigent les subluxations vertébrales et renforce l’adaptation du corps face au stress. Mais le stress prend plusieurs formes et les saines habitudes de vie contribuent fortement à en réduire les dommages :

  • Alimentation optimale : Le corps fonctionne à partir de l’énergie et des nutriments qu’on lui offre. Favoriser les légumes et les fruits ainsi que les noix et les graines aide à combler les besoins énergétiques et nutritifs. Les aliments riches en vitamine C, en oméga-3 et en zinc sont particulièrement importants dans la construction et le maintien d’un système immunitaire fort. On réduit notre consommation de sucre, qui affaiblit le système immunitaire, et de produits laitiers qui pourraient épaissir le mucus. On s’hydrate adéquatement et on réduit notre consommation d’alcool.
  • Mouvement optimal : L’exercice physique renforce la capacité pulmonaire et aide le corps à s’oxygéner. Bouger régulièrement favorise une bonne immunité.
  • Repos optimal : La qualité du sommeil est primordiale pour la saine gestion du stress par le corps et pour son immunité. Les études sont nombreuses : un sommeil perturbé affecte la qualité du système immunitaire. Pour se préparer à une bonne nuit de sommeil, on troque nos écrans pour un livre ou une autre activité sans technologie, au moins une heure avant d’aller se coucher (en raison de la lumière bleue diffusée par les écrans, qui dérange le cycle éveil-sommeil). On établit un horaire fixe et on dort dans le noir autant que possible.
  • Environnement optimal : Afin d’aider nos poumons à bien fonctionner, on évite les irritants et les allergènes. Les parfums, les chandelles parfumées, les diffuseurs de parfum (sauf les diffuseurs d’huiles essentielles) sont à proscrire. On lave régulièrement les draps à l’eau chaude pour éliminer les acariens et on se débarrasse des tapis à poils longs, particulièrement dans les chambres à coucher. On aère chaque pièce de la maison régulièrement en ouvrant les fenêtres, même en hiver. On maintient la température des chambres à coucher autour de 18 C la nuit.
  • Pensée optimale : Le stress émotionnel (relationnel, financier, etc.) est très nocif pour le système nerveux. Il perturbe l’équilibre chimique du corps en augmentant la sécrétion d’adrénaline et de cortisol, ce qui a pour effet de réduire l’efficacité de nombreux systèmes, dont le système immunitaire. Pour réduire le stress, on s’attaque d’abord à la source lorsque c’est possible (arrangement financier, changement d’emploi, réorganisation familiale…), puis on apprend à gérer le stress résiduel en adoptant la méditation, le yoga ou des techniques de respiration. L’exercice physique est aussi une excellente soupape.

L’heure du ravitaillement

Maintenant qu’on a renforcé notre système, on peut lui donner un petit coup de pouce supplémentaire en lui procurant quelques armes.

  • La douche nasale. Cette habitude est particulièrement efficace chez les enfants. Qu’on utilise une solution saline commerciale ou maison, on nettoie les cavités nasales à l’aide d’une seringue à raison de 5 à 10 ml par narine. On mouche et voilà! Pour les petits nez bien bouchés, on peut faire appel à un aspirateur nasal.
  • Les suppléments. Même lorsqu’on adopte une alimentation saine, il se peut que nos besoins en vitamines et minéraux ne soient pas comblés. C’est encore plus vrai chez les enfants, qui boudent parfois les légumes et certains aliments.
    Tout supplément devrait être de bonne qualité, informez-vous auprès d’un pharmacien. Les suppléments à privilégier sont la vitamine D, les oméga-3 et les probiotiques pour tous. Chez les adultes, on ajoute un supplément de magnésium et de zinc. Pour s’assurer de combler tous les besoins, les petits comme les grands peuvent aussi consommer une multivitamine.
  • Les autres produits naturels. Le pharmacien Jean-Yves Dionne, le spécialiste en produits de santé naturels au Québec, propose quelques astuces pour combattre le rhume et la grippe : l’échinacée (de très haute qualité), l’huile d’origan (chez l’adulte seulement, en gouttes prédiluées), le sureau (certains sirops naturels pour enfants en contiennent) et l’ail. D’autres huiles essentielles sont efficaces pour stimuler l’immunité et combattre les agents pathogènes : encens, cannelle, sapin, arbre à thé, etc. Toujours diluer les huiles pour une application topique chez les enfants. Bien lire les étiquettes et s’informer adéquatement.
  • La fièvre. La fièvre est une arme redoutable contre les germes, qui survivent mal à des températures élevées. Notre premier réflexe ne devrait donc pas être de la faire baisser à tout prix. La fièvre en soi n’est pas dangereuse, même lorsqu’elle est élevée. Elle est particulièrement efficace lors du sommeil, c’est la raison pour laquelle elle monte généralement la nuit. On peut choisir de contrôler notre fièvre ou celle de notre enfant pour assurer un certain confort. On consulte un médecin si elle persiste plus de trois jours ou si elle est accompagnée de raideurs du cou très importantes.

Bref, on se fait ajuster régulièrement par un chiropraticien afin d’assurer une santé optimale du système nerveux, puis on adopte de saines habitudes de vie auxquelles on peut ajouter quelques suppléments.

Êtes-vous prêts pour la guerre, mon général?

Categories Bougez mieux, Fonctionnez mieux, Mangez mieux, Pensez mieux

8 huiles essentielles à avoir à la maison

Les pouvoirs de la nature sont tellement puissants. Les huiles essentielles (HE) regorgent de cette puissance, puisée à même la botanique. Les HE peuvent s’avérer utiles dans de nombreuses circonstances, que ce soit pour leurs propriétés antimicrobiennes, relaxantes, déodorantes, cicatrisantes ou digestives. Il est important de n’utiliser que des huiles pures et naturelles à 100 %. Informez-vous auprès d’un professionnel.

Vous pouvez avoir recours aux HE de trois façons :

  • Par inhalation ou diffusion (aromatique) : Les HE ont des composés très volatils. La diffusion permet de bénéficier de leurs propriétés globales en plus de revitaliser l’air ambiant. On privilégie le diffuseur électrique, car les brûle-parfums chauffent l’huile, diminuant ainsi les principes actifs. Les diffuseurs ultrasoniques (avec de l’eau) sont sécuritaires pour toute la famille. Évitez de diffuser des HE dans une chambre fermée avec un bébé ou encore un chat.
  • Par friction/massage (topique) : Pour l’application sur la peau ou le cuir chevelu, mieux vaut diluer les HE dans une huile végétale. On utilise les HE pour agrémenter les huiles à massage ou pour donner des propriétés spécifiques aux huiles hydratantes et nettoyantes. C’est la façon idéale d’utiliser les HE sur les enfants, mais attention de bien les diluer avant l’application. Pour éviter les yeux, le nez et l’oreille, appliquer sous les pieds et mettre des bas.
  • Par ingestion (voie orale) : L’ingestion des huiles essentielles est de plus en plus populaire. Mais on se doit de garder en tête qu’il existe des dosages et façons de faire. Il y a quelques règles à suivre et, en cas de doute, on consulte un professionnel de la santé. D’abord, on ne doit jamais utiliser les HE en ingestion chez les enfants, à moins d’avis contraire. Les HE doivent être diluées ou encapsulées avant l’ingestion. On peut choisir une HE pour un problème de santé précis, mais on respecte les dosages recommandés.

La dilution des HE permet d’en amoindrir les effets irritants, d’amplifier leurs pouvoirs de guérison, de faciliter leur application, de réduire la volatilité des composés actifs et de diminuer les risques d’allergies. Il est préférable de diluer les HE dans des huiles végétales : olive, coco (biologique), amande douce (parfaite pour les enfants, attention aux allergies), jojoba (la meilleure pour les cosmétiques maison), avocat, pépin de raisin, tournesol, etc. Pour 1 once d’huile végétale, on ajoute 6 gouttes d’HE (peaux sensibles, bébés, visages…) ou 12 à 18 gouttes d’HE (dosage standard pour un adulte, crème pour le corps, les cheveux…).

La trousse de départ parfaite

Vous voulez intégrer les HE dans votre style de vie et bénéficier de leurs propriétés? Voici les 8 huiles essentielles à se procurer pour bien débuter l’aventure.

  • Huile de lavande : Elle améliore le sommeil et est souvent utilisée pour ses propriétés relaxantes en inhalation. En application topique (diluée dans une huile végétale), elle stimule la guérison des brûlures et des coupures et réduit l’irritation et l’abrasion de la peau. Elle est traditionnellement utilisée pour repousser les poux, calmer les coups de soleil, favoriser la cicatrisation et réduire l’eczéma. Ajoutez quelques gouttes à votre lessive!
  • Huile d’eucalyptus : En inhalation, elle aide à évacuer le mucus (expectorant) et favorise la décongestion pulmonaire. Elle est reconnue pour stimuler le système immunitaire et pour son effet décongestionnant nasal. En application topique, elle aide à contrôler les pellicules et les démangeaisons du cuir chevelu (ajoutez quelques gouttes à votre shampoing).
  • Huile d’arbre à thé (melaleuca ou tea tree) : Cette HE est un antibiotique, antifongique et antiviral. Elle favorise la guérison de la peau et aide à réduire l’acné et les pellicules. Elle pourrait détenir un potentiel anticancéreux intéressant. Elle est parfaite pour désodoriser (souliers, lessive oubliée, sueur, etc.)
  • Huile d’encens (boswellia ou Frankincense) : Bien plus qu’une offrande biblique, l’huile d’encens est un sérum précieux. Les chercheurs scientifiques fondent beaucoup d’espoir sur cette HE, notamment pour ses propriétés anticancéreuses. In vitro, il a été démontré qu’elle tuait les cellules cancéreuses ovariennes. Son potentiel est énorme, certaines études suggèrent même qu’elle pourrait remplacer les traitements conservateurs actuels (chimio, radiation). On lui confère, en plus, des propriétés anti-inflammatoires et anti-infectieuses. Quoique plus de recherches doivent être accomplies, l’encens demeure une huile de choix pour ses propriétés cicatrisantes, immunostimulantes et antioxydantes.
  • Huile de citron et d’orange : Ces HE ont une odeur divine! Elles sont idéales pour diffuser et ajouter un arôme agréable aux produits de nettoyage (quelques gouttes dans un mélange d’eau et de vinaigre) ou aux parfums d’ambiance maison (dans un mélange d’alcool et d’eau). Elles sont reconnues pour leurs propriétés détoxifiantes et pour rehausser une humeur morose.
  • Huile d’origan : En ingestion (diluée dans du miel ou une huile végétale), elle stimule le système immunitaire. Parfaite lorsque l’on sent l’arrivée d’un petit rhume.
  • Huile de menthe poivrée : En traitement oral, elle supporte la digestion et réduit les maux de tête. En application topique, elle diminue les courbatures musculaires. Une option alternative intéressante aux crèmes pharmaceutiques. Il s’agit d’un stimulant puissant, qui remplace facilement un café pour les coups durs de l’après-midi.
  • Huile de clou de girofle : Certains l’utilisent pour favoriser leur santé buccale grâce à ses propriétés antibactériennes et anesthésiques.

Il est important de savoir que cet article ne remplace pas l’avis d’un professionnel de la santé. L’aromathérapie comporte certains risques; soyez bien informé avant d’entreprendre un traitement, surtout par voie orale.

Categories Bougez mieux, Fonctionnez mieux, Mangez mieux, Pensez mieux

L’inflammation chronique : la découverte qui pourrait révolutionner le domaine de la santé

Dans cet article, vous apprendrez ce qu’est l’inflammation chronique, comment elle se forme et quelles en sont les conséquences sur la santé globale. Vous découvrirez aussi de quelle façon il est possible de la réduire et quel en sont les bénéfices.

Inflammation. On entend souvent ce mot en imaginant un petit diable qui nous gratouille l’intérieur avec son trident. Même si l’inflammation est un essentiel dans l’arsenal de défense du corps, elle peut néanmoins devenir nuisible à la santé.

Il aura fallu plus de cent ans aux chercheurs scientifiques pour prouver ce que le père de la chiropratique, D.D Palmer, avait avancé en 1914 : l’inflammation est présente dans la plupart des maladies, sinon toutes, sous sa forme aiguë ou chronique.

En effet, la science est rendue là : l’inflammation devient le nouveau nerf de la guerre! L’inflammation chronique a été associée à presque tous les problèmes de santé : diabète, arthrite, maladies cardiovasculaires, dépression, obésité, asthme, allergies, Alzheimer, Parkinson, cancer, douleurs chroniques, maux de dos, infections fréquentes, etc.

L’inflammation chronique a même été pointée du doigt en ce qui a trait au vieillissement prématuré et à la dégénérescence des tissus causant une perte d’élasticité des tissus de la peau et des artères ou causant des maladies comme l’ostéoporose ou l’arthrose. D’ailleurs, « une étude récente sur la longévité extrême conclut qu’un taux d’inflammation très faible dans l’organisme est le plus puissant prédicteur d’espérance de vie au-delà de 100 ans ». (1)

Comment ça marche?

L’inflammation est une réponse normale du système immunitaire devant une menace : agent pathogène, corps étranger, blessure, toxine, etc. Il s’agit d’un moyen de défense très efficace du corps qui vise d’abord à cerner et éliminer la menace (phase aiguë), puis à nettoyer la région et réparer les tissus (phase de résolution).

La phase aiguë est la plus connue puisqu’elle est visible, mais surtout ressentie. Le système immunitaire déclenche une cascade chimique qui entraînera sur son passage de la chaleur, de la douleur, de l’enflure et de la rougeur. L’inflammation aiguë apparaît et disparaît en quelques jours.

Puis viendra la phase de résolution, qui induit la présence de cellules immunitaires dont la mission est de nettoyer le site en vue de la réparation des tissus lésés. L’accomplissement de cette phase est essentiel dans le processus de guérison, sans quoi l’inflammation chronique risque de s’installer.

L’élément-clé de cette réussite est le retrait de la menace sous-jacente (le virus, la toxine, la blessure mécanique, etc.). Tant que la menace sera présente, le corps continuera d’alimenter le processus inflammatoire, occasionnant par le fait même un état inflammatoire chronique dont les conséquences peuvent être désastreuses.

Est-ce que je souffre d’inflammation chronique?

L’inflammation chronique, contrairement à l’inflammation aiguë, se fait plutôt discrète, jusqu’à ce qu’elle occasionne une dysfonction. Il est tout de même possible de détecter de façon précoce un état inflammatoire chronique par des bilans sanguins. Un résultat anormal de l’un de ces paramètres peut indiquer un état inflammatoire : insuline, cholestérol, triglycérides, protéine C réactive, glucose, vitesse de sédimentation, hémoglobine. Une baisse du taux de vitamine D peut aussi être un indice. Une consultation avec un médecin pourra vous éclairer, il est le seul à pouvoir prescrire et analyser un bilan sanguin.

Mais il n’est pas toujours nécessaire de faire une prise de sang pour soupçonner qu’une inflammation chronique est installée. Les symptômes suivants indiquent souvent un état inflammatoire :

  • Allergies et asthme
  • Hypertension artérielle
  • Fatigue et léthargie
  • Problèmes de peau (acné, sécheresse, rosacée, couperose…)
  • Syndrome du côlon irritable
  • Troubles de l’équilibre
  • Troubles digestifs (alternances de constipation et diarrhée, gaz, ballonnements, crampes…)
  • Congestion nasale
  • Infections fréquentes
  • Troubles musculo-squelettiques (raideurs, douleurs articulaires…)
  • Souffle court

Qu’est-ce qui aggrave l’inflammation chronique?

L’inflammation peut être causée ou aggravée par de nombreux facteurs.

  • Une diète pro-inflammatoire. De nombreux aliments ont été qualifiés de pro-inflammatoires. On parle notamment du sucre (particulièrement le sucre raffiné), des gras trans, des glucides simples (grains non entiers) et certaines huiles (de maïs, de soya), particulièrement si elles sont rancies. Un mauvais ratio oméga-3/oméga-6 a aussi été désigné comme un facteur favorisant l’inflammation. L’inflammation est également entretenue par l’acidité du corps; les aliments acides sont donc à éviter : boissons gazeuses, bonbons sûrs, etc. Le sucre est le meilleur ami de l’inflammation : il stimule la production de cytokines par les cellules immunitaires, provoque le relâchement d’interleukines inflammatoires par le pancréas et exagérerait la réponse inflammatoire d’une infection empirant ainsi les symptômes.
  • Dysbiose. Il s’agit d’un déséquilibre de la flore intestinale ou microbiome. Nos intestins sont colonisés par de bonnes bactéries, qui contribuent au maintien de notre santé. Pour de multiples raisons (la prise d’antibiotiques, par exemple), nos bonnes bactéries peuvent diminuer et laisser plus de place à de mauvaises bactéries, ce qui occasionne plusieurs problèmes intestinaux, dont des parois perméables (« leaky gut ») et enflammées.
  • Le stress. Le stress, particulièrement lorsqu’il est chronique, a été associé à une augmentation des marqueurs inflammatoires dans le sang. Le stress a un effet pervers sur le système nerveux et par conséquent sur le système hormonal. Il entraîne un déséquilibre chimique du corps en plus de favoriser l’oxydation et la production de radicaux libres.
  • Le manque de sommeil. Il a été démontré que le manque de sommeil réparateur (dont toutes les phases sont respectées) augmente le taux de cytokines inflammatoires et la douleur.
  • Sédentarité. Rester assis plus de huit heures par jour augmente de 90 % les chances de développer un diabète de type 2. C’est donc dire que la sédentarité augmente la résistance à l’insuline, l’un des facteurs principaux causant l’inflammation.
  • Intolérances alimentaires. Les produits laitiers, le gluten, les noix et les œufs sont les aliments les plus susceptibles de causer des intolérances alimentaires. Lorsque nous consommons un aliment auquel nous sommes intolérants, ne serait-ce qu’un peu, le système immunitaire réagit et déclenche le processus inflammatoire considérant cet aliment comme un corps étranger.
  • Toxines environnementales et alimentaires. Les toxines que l’on retrouve dans l’alimentation ou dans l’environnement, comme les pesticides, la pollution atmosphérique, les perturbateurs endocriniens, les parfums ou les additifs alimentaires, s’accumulent et stimulent le système immunitaire, ce qui garde le corps réactif de façon permanente.
  • Mauvaise posture. Une mauvaise posture entraîne un déséquilibre biomécanique qui cause des dysfonctions articulaires et des contractions musculaires. Les troubles neuro-musculo-squelettiques qui en découlent sont des menaces constantes pour le corps. Celui-ci aura recours à l’inflammation pour tenter de réparer les tissus endommagés.
  • Blessures non traitées. Toutes les anciennes blessures dont les tissus n’ont pas été nettoyés et réparés correctement pourraient favoriser une inflammation chronique. Comme nous l’avons vu plus tôt, l’inflammation est un mécanisme de défense et de guérison normal du corps, mais encore faut-il que la menace initiale (la blessure) soit d’abord traitée.
  • Prise prolongée d’anti-inflammatoire non stéroïdien. Vous avez bien lu, les anti-inflammatoires non stéroïdiens occasionnent eux-mêmes de l’inflammation lorsqu’ils sont pris sur de longues périodes. Paradoxal, n’est-ce pas?
  • Tabac/alcool/drogue. Ces substances sont nocives pour la santé et favorisent aussi un état inflammatoire chronique.

Contrer l’inflammation à l’aide de la chiropratique

Votre chiropraticien peut vous aider à combattre l’inflammation de trois façons.

  1. En optimisant votre système nerveux. Les cellules nerveuses sont particulièrement sensibles à l’inflammation. Les soins chiropratiques équilibrent l’activité du système nerveux et améliorent la fonction du cerveau. Un système nerveux qui fonctionne à son plein potentiel facilite la communication entre le corps et le cerveau, aide les systèmes endocrinien (hormones) et immunitaire à faire leur travail adéquatement et favorise la guérison. Il a été démontré que les ajustements chiropratiques diminuent certains marqueurs inflammatoires dans le sang (protéine C réactive, TNF, cytokines et interleukine-6).
  2. En améliorant la fonction biomécanique. Les chiropraticiens sont reconnus depuis plus de 100 ans pour leur impact positif sur le système neuro-musculo-squelettique. Ils évaluent, détectent et traitent les troubles biomécaniques de toutes les articulations du corps, incluant la colonne vertébrale. En plus d’améliorer la posture et donc de réduire les stress mécaniques potentiels, les soins chiropratiques éliminent à la source de nombreuses menaces pouvant être à l’origine de l’inflammation.
  3. En prodiguant des conseils sur le style de vie. Les docteurs en chiropratique prônent l’adoption de saines habitudes de vie depuis longtemps. Ils savent qu’une saine alimentation couplée à l’activité physique, à un sommeil adéquat, à des soins chiropratiques et à une diminution du stress est la meilleure façon de conserver la santé et une bonne qualité de vie. Ils sont formés pour guider leurs patients vers un style de vie plus sain.

Nos 6 astuces anti-inflammatoires

  1. Adopter une diète anti-inflammatoire. On privilégie les légumes et les fruits. On choisit des huiles saines comme les huiles d’olive, de pépins de raisin, d’avocat et de noix de coco. On consomme des oméga-3, surtout ceux d’origine animale (poisson sauvage). On introduit des aliments probiotiques comme le kimchi, le kombucha ou la choucroute pour nourrir ses bonnes bactéries. On retire les aliments susceptibles de créer des intolérances (gluten, produits laitiers, noix, œufs) pour une période d’au moins un mois, puis on les réintègre un à la fois et notant les changements. On bannit les produits transformés, le sucre, les gras trans, la malbouffe.
  2. Bénéficier de soins chiropratiques. Pour leurs effets biomécaniques, neurologiques et pour les précieux conseils de notre chiropraticien.
  3. Faire de l’activité physique. Bouger est essentiel et l’entraînement par intervalles à haute intensité est particulièrement bénéfique pour contrer l’inflammation. On veille toutefois à avoir une bonne période de récupération, sans quoi on risque de créer un effet contraire. Si on se blesse, on se fait examiner immédiatement par notre chiropraticien pour éviter un foyer inflammatoire.
  4. Choisir les bons suppléments. Dans tous les cas d’inflammation (aiguë ou chronique), on opte pour un supplément en oméga-3. L’ostéopathe américain reconnu Joseph Mercola recommande particulièrement l’huile de krill. En hiver, on comble le manque de soleil avec un supplément de vitamine D3 (2000 UI/jour chez l’adulte). Pour contrer les effets du stress et en présence d’inflammation aiguë, on supplémente avec du magnésium. Les probiotiques contribuent au maintien d’un microbiome sain et équilibré. Si l’on souffre d’inflammation chronique, la curcumine et la griffe du diable ont démontré des bénéfices substantiels dans plusieurs recherches. On s’informe auprès de son pharmacien ou d’un conseiller en produits de santé naturels.
  5. Gérer le stress. La méditation, la prière, l’activité physique, les arts et les activités sociales sont de bonnes façons de réduire le stress quotidien.
  6. Adopter un style de vie sain. On se fixe un horaire de sommeil et on s’y conforme 7 jours sur 7. On élimine les substances toxiques de ses cosmétiques, produits ménagers, parfums, sent-bon, etc. On évite les drogues : alcool, médicament (on consulte notre pharmacien), tabac.

L’inflammation chronique est associée à pratiquement toutes les maladies connues. Avec toutes les recherches scientifiques qui convergent vers cette même conclusion, gageons qu’on n’a pas fini d’en entendre parler… et c’est tant mieux!

 

(1) Roy, Richard A., Jean P. Boucher, et Alain S. Comtois. « Inflammatory Response Following a Short-Term Course of Chiropractic Treatment in Subjects with and without Chronic Low Back Pain. » Journal of Chiropractic Medicine 9.3 (2010): 107–114. PMC.
(2) Robertina Giacconi, Marco Malavolta, Laura Costarelli, Mauro Provinciali, « Cellular Senescence and Inflammatory Burden as Determinants of Mortality in Elderly People Until the Extreme old age», EBioMedicine, Volume 2, Issue 10, Octobre 2015, p. 1316-1317.
(3) Balducci, S. et coll., «Anti-inflammatory effect of exercise training in subjects with type 2 diabetes and the metabolic syndrome is dependent on exercise modalities and independent of weight loss», Nutrition, Metabolism and Cardiovascular Diseases, Volume 20, Issue 8, p. 608 – 617.
(4) Lee et coll., «Impact of systemic inflammation on the relationship between insulin resistance and all-cause and cancer-related mortality», Metabolism Clinical and Experimental, publié en ligne le 27 novembre 2017.
(5) Minihane, A., Vinoy, S., Russell, W., Baka, A., Roche, H., Tuohy, K., Calder, P. (2015), « Low-grade inflammation, diet composition and health: Current research evidence and its translation. » British Journal of Nutrition, 114(7), 999-1012.
(6) Medzhitov, «Origin and Physiological Roles of Inflammation», Nature 454, 428–435 (24 July 2008).
(7) Medzhitov R. « Inflammation 2010: new adventures of an old flame.» Cell. 2010;140(6):771-6.
(8) Seaman DR, Palombo AD. « An Overview of the Identification and Management of the Metabolic Syndrome in Chiropractic Practice.» Journal of Chiropractic Medicine. 2014;13(3):210-219.
(9) Seaman, D.R. « The diet-induced proinflammatory state: a cause of chronic pain and other degenerative diseases». Journal of Manipulative Physiological Therapeutics. 2002;25:168-179.
(10) https://french.mercola.com/sites/articles/archive/2016/09/23/alimentation-inflammation.aspx (Tel que consulté le 1er décembre 2017)
(11) https://spinalresearch.com.au/simple-solutions-extinguish-inflammatory-conditions/ (Tel que consulté le 1er décembre 2017)
(12) https://www.acatoday.org/News-Publications/ACA-News-Archive/ArtMID/5721/ArticleID/155 (Tel que consulté le 1er décembre 2017)
(13) https://draxe.com/health/inflammation/inflammation-at-the-root-of-most-diseases/ (Tel que consulté le 1er décembre 2017)
(14) https://french.mercola.com/sites/articles/archive/2016/06/23/omega-3-arthrite.aspx (Tel que consulté le 1er décembre 2017)
(15) https://www.chiropractic.ca/blog/five-tips-for-reducing-chronic-inflammation/ (Tel que consulté le 1er décembre 2017)
(16) https://www.thejoint.com/arizona/phoenix/7th-ave-mcdowell-48018/what-your-chiropractor-knows-about-chronic-inflamm (Tel que consulté le 1er décembre 2017)
(17) https://www.ncmic.com/learning-center/articles/risk-management/clinical-risks/chronic-inflammation-and-the-chiropractic-practice/ (Tel que consulté le 1er décembre 2017)
(18) https://www.cleveland.com/lyndhurst-south-euclid/2014/06/chronic_inflammation_chronic_d.html (Tel que consulté le 4 décembre 2017)

Categories Bougez mieux, Fonctionnez mieux, Mangez mieux, Pensez mieux

Écrans et enfants ne font pas toujours bon ménage

Dans cet article, vous apprendrez quels sont les dangers des écrans sur la santé et le développement des enfants et découvrirez des trucs pour vous aider à les gérer au quotidien.

Les écrans ont pris d’assaut la vie des familles. Les parents d’aujourd’hui sont souvent dépassés par les évènements, n’ayant aucun modèle de gestion des écrans auquel se référer. Les dangers liés à la technologie sont subtils et les parents ne sont pas toujours conscients qu’ils existent. Bien connaître ces risques et gérer adéquatement les écrans à la maison sont les éléments clés pour conserver un équilibre, essentiel au développement neurologique, affectif, moteur et social de l’enfant.

Les risques

Les risques liés aux écrans (et particulièrement à la surdose d’écran) sont nombreux et variés. Tous les chiropraticiens vous le diront : depuis l’arrivée des téléphones intelligents et tablettes, le nombre d’enfants et d’adolescents qui se présentent à leur clinique avec des douleurs au cou a bondi. On aperçoit parfois même des signes de dégénérescence (arthrose) dans la colonne vertébrale d’enfant d’à peine dix ans. Phénomène qui, il y a un peu plus de cinq ans, se produisait rarement avant l’âge de 25 ou 30 ans.

Les mauvaises postures (téléphone ou tablette en main, assis sur le divan, etc.) sont à l’origine notamment du cou du texto, un syndrome englobant des douleurs au cou, aux épaules et des maux de tête.

La sédentarité provoquée par le temps de loisirs passé devant les écrans a aussi des répercussions sur le développement moteur des jeunes enfants, ainsi que sur leur santé cardio-vasculaire.

Des problèmes de santé tels que l’obésité (et les troubles qui en découlent, comme le diabète de type 2), les troubles du sommeil (provoqué par l’exposition à la lumière des écrans notamment) et la dépression (surtout chez les adolescents qui utilisent les réseaux sociaux) ont été directement liés à la consommation excessive de contenu numérique.

Les écrans n’ont pas que des impacts physiques. Ils affectent de façon importante le développement neurologique (cerveau) des enfants. Une exposition prolongée peut notamment provoquer des troubles d’apprentissage (retard du langage, calligraphie), des échecs scolaires et des problèmes relationnels.

Certains experts affirment même que la télévision et l’utilisation de tablettes et mobiles pourraient être en lien avec le développement du TDA.

Le docteur en neurosciences Joël Monzée, un spécialiste en développement neuropsychologique des enfants, rapporte qu’il suffit de 9 minutes de dessins animés pour qu’émerge une réaction s’apparentant au TDAH. Pire, 4 minutes de Bob l’éponge (haute fréquence des stimulations visuelles) ou de la Pat Patrouille (musique étudiée avec soin pour créer une dépendance) ont le même effet. L’enfant aura de la difficulté à se concentrer pendant des heures par la suite. Pour favoriser la réussite scolaire, ne serait-il pas judicieux d’éviter les écrans les matins de semaine?

Le contenu a beau être éducatif, rien ne remplace l’interaction entre un parent (ou un adulte) et un enfant, ni l’interaction entre deux enfants.

Les statistiques épidémiologiques rapportées par Michel Desmurgets, un docteur en neurosciences, sont alarmantes :

  • Un enfant de 2 ans qui regarde la télévision une heure par jour double le risque de développer un risque de trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
  • Un enfant de 3 ans triple le risque de devenir obèse s’il consomme 2 heures de télévision par jour.
  • Un enfant de 4 ans multiplie par quatre le risque de développer un trouble du comportement s’il regarde des films violents.
  • Une adolescente qui regarde régulièrement des téléséries de type Femmes désespérées ou des films comme Twilight triple les risques de tomber enceinte avant ses 18 ans…
    (source : joelmonzee.com)

Ce qu’on peut faire

Limiter le temps d’écran (tous les écrans confondus). Les recommandations de la Société canadienne pédiatrique sont : aucun écran avant 2 ans, moins d’une heure par jour pour les 2-5 ans et moins de 2 heures par jour pour les 6-11 ans.

Éliminer les écrans passifs. On parle ici de la télévision qui reste allumée sans que personne ne regarde.

Choisir les contenus. Sélectionner du contenu sans publicité, éducatifs et porter attention aux messages véhiculés sur le genre, l’image corporelle, la violence, la diversité et les enjeux sociaux.

Instaurer des moments et des lieux sans écran (repas, chambre à coucher, chalet, etc.). Les activités familiales, dont les repas, sont particulièrement importantes pour le développement de l’enfant. L’enfant doit avoir le temps de s’exprimer sur ses sentiments, émotions et apprentissages. Il doit être en mesure de communiquer avec ses parents et les autres membres de la famille chaque jour.

Accompagner son enfant d’âge préscolaire. Lorsqu’il regarde du contenu ou joue à un jeu, le parent peut commenter et interagir.
Sélectionner des contenus qui font bouger l’enfant comme les séances de danse ou yoga ou les jeux vidéo à caractère moteur.

Éteindre tous les écrans au moins une heure avant l’heure du dodo. L’exposition à la lumière émise par les écrans peut perturber les cycles de sommeil/éveil chez les enfants comme chez les adultes. Il existe aussi des lunettes qui filtrent la lumière bleue; elles peuvent être utiles à l’occasion.

Retirer les écrans et les connexions à Internet dans la chambre des enfants. L’enfant ne devrait pas avoir accès à un téléphone, encore moins intelligent, au moment de se coucher.

Éliminer l’accès aux tablettes avant 6 ans.

« Ne pas craindre que les enfants s’ennuient. C’est la porte de la créativité. » – Joël Monzée.

Une petite cure?

Si l’on est inquiet du comportement de notre enfant ou si l’on soupçonne une dépendance aux écrans, il est possible de carrément « tirer la plogue ». Une mère qui a retiré la télévision de sa maison pendant un an raconte son histoire dans « 1 an sans la télé à la maison : nous sommes en vie promis » au www.larecreationfamille.com. Cette famille prouve que c’est possible, qu’on y gagne beaucoup (surtout du temps) et qu’en fin de compte, tout le monde en bénéficie.

En savoir plus

Le site web www.joelmonzee.com regorge d’informations sur le sujet. Il a notamment écrit une série de 4 articles sur l’impact des écrans (et des autres dépendances) sur le développement des enfants.

Categories Fonctionnez mieux

Crise des opioïdes : comment la chiropratique peut-elle faire la différence?

Une enquête a révélé que plus de 90 % des Canadiens ont souffert d’une douleur musculo-squelettique au cours de 2016. Environ 20 % d’entre eux sont affectés par une douleur chronique. Il s’agit d’un véritable fléau de notre société. Mais il y a pire : le traitement médical proposé pour les soulager. On parle ici des opioïdes, ces petites pilules qui semblent si inoffensives, mais qui ont causé la mort de plus de 2800 Canadiens en 2016.

Peut-être en avez-vous déjà consommé vous-même sans être conscient qu’il s’agissait de ce type de médicament? Il s’agit de codéine, fentanyl, morphine, oxycodone, hydromorphone et héroïne thérapeutique, notamment commercialisés sous les noms de Duragesic, Dilaudid, Vicodin, Demerol, OxyContin et Percolet.

La crise des opioïdes

Une sévère crise sévit actuellement au Canada et les autorités médicales ont littéralement perdu le contrôle. Notre pays se classe parmi les plus grands consommateurs d’opioïdes au monde, des centaines de milliers de Canadiens ont développé un usage abusif de cette drogue.

Comment a-t-on pu en arriver là? Depuis plus de dix ans, le nombre de prescriptions a grimpé en flèche. Le problème, c’est que les opioïdes créent une dépendance extrêmement forte, et ce, très rapidement. Des études suggèrent qu’entre 15 et 25 % des patients qui consomment des opioïdes deviennent dépendant après seulement une prescription!

Plusieurs facteurs ont entraîné cette escalade, notamment l’accessibilité à cette classe de médicament. En effet, les opioïdes sont couverts par la plupart des assureurs et peuvent être prescrits par tous les médecins. « La demande pour les opioïdes provient de cette fausse idée que toute douleur, incluant les douleurs chroniques, peut être traitée par une pilule »1, peut-on lire dans le rapport préliminaire (novembre 2017) de la Coalition pour la sécurité et l’efficacité dans la gestion de la douleur, groupe formé de divers professionnels de la santé, dont des chiropraticiens, physiothérapeutes, psychologues, ergothérapeutes, infirmières et orthopédistes.

Ajoutons à cela la disponibilité des opioïdes sur le marché noir et nous avons une combinaison gagnante.

Peu efficaces, mais risqués

Les études démontrant que les opioïdes entraînent peu ou pas de résultats dans le traitement de la douleur sont de plus en plus nombreuses. Ils n’offrent pas plus d’amélioration que d’autres traitement (comme les thérapies manuelles) dans le rétablissement de la fonction, le retour au travail et la qualité de vie. Même leur efficacité pour traiter la douleur sur douze semaines n’a pas été clairement établie.

La cerise sur le sundæ? Comparés à d’autres traitements disponibles, comme les soins chiropratiques, les opioïdes présentent des risques énormes et des effets secondaires nombreux :

  • Mort (arrêt respiratoire)
  • Dépendance et toxicomanie
  • Surdose
  • Dépression
  • Constipation chronique
  • Ostéoporose
  • Nausée
  • Maux de tête
  • Dommages au foie
  • Infertilité chez la femme, impuissance chez l’homme
  • Aggravation de la douleur (paradoxal, n’est-ce pas?)

Une nouvelle approche pour une meilleure gestion de la douleur

On compte parmi les problèmes principaux pour lesquels les opioïdes sont prescrits les douleurs lombaires chroniques, les douleurs cervicales chroniques et les maux de tête chroniques. La chiropratique est reconnue depuis des décennies pour traiter ce type de problème. Les études sont nombreuses à démontrer que les soins chiropratiques sont non seulement efficaces, mais aussi sécuritaires dans le traitement des maux de dos, de cou et des céphalées (maux de tête). « Pratiquement tous les Canadiens (90 %) qui ont eu recours aux services d’un chiropraticien pour soulager leurs douleurs musculaires et articulaires ont jugé que cela les avait aidés… ».

« Les opioïdes traitent la douleur comme un symptôme et ne règlent pas la cause ou le trouble de santé sous-jacent ». De plus, les effets des opioïdes diminuent avec le temps, laissant le patient seul avec sa douleur et un problème encore plus difficile à traiter. 1

Les soins chiropratiques agissent directement sur la cause du problème. Ils restaurent la biomécanique articulaire certes, mais optimisent aussi le système nerveux, responsable des processus de douleur et de guérison. Une pierre, deux coups!

La douleur chronique n’est pas toujours une affaire de tissus endommagés. La douleur peut être présente sans dommages tissulaires et des dommages tissulaires peuvent exister sans douleur. La perception de la douleur est influencée par les aspects émotionnels, cognitifs, sensoriels et sociaux du patient. On soupçonne aussi que des changements structuraux dans le cerveau pourraient contribuer à la douleur chronique. C’est pourquoi une approche globale est essentielle dans une optique de rétablissement optimal. La coopération entre différents professionnels de la santé comme les psychologues et les ergothérapeutes contribue grandement au succès de la thérapie.

Un problème de visibilité et d’accessibilité?

La Coalition pour la sécurité et l’efficacité dans la gestion de la douleur lance un cri d’alarme aux autorités : « L’absence d’alternatives connues et accessibles dans le système de la santé contribue à la surprescription d’opioïdes comme première ligne de traitement », écrit-elle dans son rapport.

En d’autres mots, soit on ignore la présence de ces autres thérapies, soit on ne peut y accéder faute de moyens, principalement financiers. En tant que société, il faudra réfléchir sur les mesures à prendre pour améliorer la qualité de vie des personnes souffrant de douleurs chroniques. Offrir une plus grande accessibilité à des thérapies alternatives comme la chiropratique, la psychologie et l’ergothérapie en subventionnant des programmes spéciaux serait déjà un bon départ.

En sachant que le coût total estimé pour une seule prescription d’opioïdes (complications, effets secondaires, gestion de la dépendance, toxicomanie, etc.) est de 800 $ US, on se dit que cet argent est bien mal investi.

Malgré tout, il faudra se rappeler que, selon les experts, les opioïdes ont parfois leur place dans certains plans de traitement (douleurs cancéreuses, douleurs post-chirurgicales, douleurs post-traumatiques, soins palliatifs, etc.).

D’ailleurs, le rapport de la Coalition mentionne clairement que les autres thérapies, comme la chiropratique, ne sont qu’une partie de la solution. Elles pourront limiter le nombre de nouvelles expositions aux opioïdes, mais il faudra aider les patients déjà atteints de dépendance par d’autres moyens.

Alors avant de consommer des opioïdes (ou un autre médicament) pour soulager une douleur chronique, pourquoi ne pas d’abord tenter une approche en chiropratique?

 

1. https://www.chiropractic.ca/wp-content/uploads/2017/11/CSEPM-Interim-Report_FINAL.pdf
2. https://www.chiropractic.ca/fr/centre-des-medias/sasseoir-et-dormir-alimentent-la-crise-de-la-douleur-au-canada/
3. https://spinalresearch.com.au/studies-find-opiods-often-ineffective-back-pain/
4. https://www.jydionne.com/souffrez-vous-de-douleurs-chroniques/

Categories Fonctionnez mieux

Douleur au genou? Quoi faire pour éviter le pire.

Les douleurs au genou sont fréquentes. Elles peuvent toucher n’importe qui, du jeune athlète qui risque un traumatisme ou une surutilisation jusqu’à l’aîné qui peut développer une dégénérescence (arthrose). Les personnes qui ont un surplus de poids ou qui souffrent d’une maladie métabolique comme le diabète sont plus à risque de souffrir de ce problème.

Que vous soyez actif ou sédentaire, jeune ou moins jeune, homme ou femme, personne n’est à l’abri d’une douleur au genou.

Une articulation bien complexe

Le genou est l’une des plus grosses, mais surtout l’une des plus complexes articulations du corps. Elle est constituée de trois os (fémur, tibia et rotule, ou patella), deux ménisques, quatre ligaments, une capsule articulaire ainsi qu’une dizaine de muscles et de bourses. Son mouvement se fait essentiellement en flexion et en extension (plier/déplier), même si l’articulation bouge légèrement en rotation.

Même si l’os péroné (ou fibula) ne fait pas vraiment partie de l’articulation du genou, il peut être impliqué dans certains problèmes mécaniques.

La santé articulaire du genou repose d’abord sur sa stabilité. Des muscles forts et équilibrés couplés à des ligaments solides (non étirés ou déchirés) sont le gage d’un rendement efficace et sécuritaire.

Les blessures traumatiques

Le genou est particulièrement vulnérable aux traumatismes. Que ce soit au quotidien ou dans un sport, un mauvais mouvement peut avoir pour conséquence une entorse ou une déchirure des ligaments et des ménisques. Souvent, une blessure traumatique touche plusieurs de ces structures à la fois. Le ligament croisé antérieur est le plus difficile à traiter. Peu importe le mécanisme de blessure, il est important de consulter rapidement un professionnel de la santé qualifié lorsqu’une douleur au genou apparaît à la suite d’un traumatisme. Le problème peut aisément devenir chronique et s’accompagner de limitations du mouvement et de douleurs. L’ostéoarthrite (arthrose) se développe plus facilement dans une articulation lésée.

Les blessures de surutilisation

Elles sont le lot de nombreux coureurs notamment. Les blessures de surutilisation sont le résultat de mouvements inadéquats répétés ou encore d’un manque de récupération entre les entraînements. Une mauvaise technique de course, un changement de chaussures soudain (sans période de transition), un mauvais alignement de l’articulation, un surentraînement ou un problème articulaire connexe (pied, hanche…) peuvent être à l’origine de ce type de blessure. Les diagnostics les plus fréquemment posés dans de tels cas sont le syndrome fémoro-patellaire et le syndrome de la bandelette ilio-tibiale.

  • Le syndrome fémoro-patellaire se caractérise par une apparition progressive d’une douleur sur ou autour de la rotule (ou patella). La plupart du temps, il est causé par un déséquilibre musculaire du quadriceps, dont la portion interne (vaste médial) est plus faible, ce qui entraîne un désalignement. La douleur se présente souvent lors de la course à pied, en descendant les escaliers ou lors d’une position assise prolongée (au cinéma, par exemple).
  • Le syndrome de la bandelette ilio-tibiale se traduit par une douleur sur la face externe du genou, souvent sous forme de brûlure. Elle est parfois accompagnée de douleurs à la hanche, d’une boiterie et d’une tension musculaire tout au long de la cuisse. La bandelette ilio-tibiale est une bande fibreuse qui relie la hanche au genou. Lorsqu’elle est tendue, elle crée un frottement puis une irritation sur le rebord externe du genou. Ce syndrome est parfois appelé le « genou du coureur ».

D’autres tendons peuvent être touchés par une surutilisation, selon l’alignement du genou et des articulations adjacentes.

Les bourses, ces petits coussinets qui réduisent le frottement entre un tendon et l’os, sont aussi sujettes à l’inflammation lors d’une surutilisation. On parle alors de bursite. La douleur est généralement ressentie à un point précis lors du mouvement. La palpation de la bourse reproduit souvent la douleur.

Si la douleur au genou s’accompagne de fièvre, consultez immédiatement un médecin. Il pourrait s’agir d’une infection.

Les troubles dégénératifs

Le genou est très vulnérable à l’usure; il s’agit de l’une des articulations les plus touchées par l’ostéoarthrite (ou arthrose). Les facteurs de risque principaux sont le surplus de poids et les antécédents traumatiques (anciennes blessures mal guéries). L’âge et la génétique jouent aussi leur rôle.

Les symptômes principaux de l’arthrose du genou sont la raideur, la douleur, les crépitements et la perte de mouvement. En général, les raideurs apparaissent après une période de repos prolongé. La douleur quant à elle survient d’abord lors du mouvement, puis s’installe au repos de l’articulation.

Traiter et prévenir les douleurs au genou

Une douleur au genou causée par un traumatisme, une surutilisation ou encore par de la dégénérescence ne doit pas être prise à la légère. Un chiropraticien est en mesure d’évaluer et de déterminer la cause du problème. Il pourra ensuite proposer un plan de traitement personnalisé incluant des ajustements chiropratiques, des mobilisations, des thérapies complémentaires et diverses recommandations (exercices, posture, habitudes de vie, etc.).

Les soins chiropratiques, par leur double action à la fois sur la biomécanique et sur le système nerveux, peuvent aider à prévenir les blessures au genou. Une posture adéquate, des articulations fluides et une communication corps-cerveau efficace améliorent l’équilibre et la proprioception (perception du corps dans l’espace), réduisant ainsi les risques de chute. De plus, un corps dont l’influx nerveux circule de façon optimale est un corps qui saura se guérir plus facilement.

À faire à la maison

Afin de prévenir les problèmes de genou, l’articulation doit être stabilisée par des ligaments solides, mais aussi par une musculature forte et équilibrée. Des exercices d’étirement et de renforcement peuvent contribuer à maintenir cet équilibre.

L’étirement du quadriceps quotidien est très efficace pour réduire bon nombre de douleurs au genou – particulièrement les syndromes fémoro-patellaires. En position debout ou couchée sur le côté, apportez le talon vers la fesse pour ressentir un étirement au-devant de la cuisse. Il est préférable de consulter un professionnel de la santé qualifié, comme un chiropraticien, afin de recevoir les recommandations d’exercices qui conviennent à votre état de santé.

L’adoption d’un mode de vie sain contribue à réduire les risques de souffrir d’un problème de genou. D’abord parce que ce style de vie aide à maintenir un poids santé, mais aussi parce qu’il permet au corps de fonctionner à son meilleur. L’alimentation saine et variée apporte tous les nutriments dont le corps a besoin; l’exercice physique assure un renforcement et une flexibilité musculaires; un sommeil réparateur adéquat permet la récupération et le nettoyage des débris; la gestion du stress aide à réduire l’état inflammatoire et les tensions musculaires.

Categories Fonctionnez mieux

Syndrome du canal carpien : peut-on éviter la chirurgie?

Vous vous réveillez en pleine nuit avec un engourdissement des doigts  Vous ressentez des picotements, des aiguilles, des brûlures et même de la douleur dans une partie de la main à des moments précis de votre journée ? Il se pourrait que vous soyez parmi les quelque 250 000 Québécois à souffrir d’un syndrome du canal carpien, aussi appelé syndrome du tunnel carpien.

Qu’est-ce que le syndrome du canal carpien?

Dans le poignet se trouve un petit tunnel étroit, le canal carpien, dans lequel passent le nerf médian et plusieurs tendons des muscles de la main. L’espace est si restreint, que le gonflement inflammatoire d’un seul tendon peut mener à une compression du nerf et ainsi causer une variété de symptômes : engourdissements, picotements, perte de force de la main, douleur, atrophie des muscles de la main, etc.

La plupart du temps, les symptômes sensitifs affectent le pouce, l’index, le majeur et la moitié de l’annulaire, mais ce n’est pas toujours le cas. Les symptômes sont plus présents la nuit et lors de l’accomplissement de tâches répétitives, particulièrement dans un contexte de travail.

La cause principale du syndrome du tunnel carpien est la surutilisation (mouvements répétés) des doigts et de la main, le plus souvent dans un cadre professionnel, mais aussi parfois dans les loisirs. Certains travailleurs sont plus à risque de développer ce trouble neuro-musculo-squelettique : manutentionnaires, coiffeurs, couturiers, écrivains, travailleurs de bureau, camionneurs, etc. La grossesse et l’obésité sont aussi des facteurs de risques fréquents.

Le syndrome du canal carpien est souvent associé à des pathologies comme le diabète, l’hypothyroïdie et l’arthrite. Dans de tels cas, le traitement de la maladie sous-jacente est primordial.

D’autres problèmes similaires

Le syndrome du canal carpien est un problème de communication entre le cerveau et la main. La main envoie des signaux sensitifs au cerveau par le système nerveux (ici le nerf médian principalement) : c’est froid, c’est chaud, c’est doux, c’est douloureux… Le cerveau quant à lui envoie des signaux moteurs à la main : fléchir les doigts, prendre un objet, serrer le poing, etc.

La communication va dans les deux sens : l’autoroute qu’empruntent les signaux transite par le bras, de la main jusqu’au cou, passe entre les vertèbres et rejoint la moelle épinière avant de monter jusqu’au cerveau.

Il est donc possible que cette autoroute soit bloquée ailleurs que dans le poignet. Le nerf médian est particulièrement vulnérable dans l’avant-bras alors qu’il passe sous le muscle rond pronateur, par exemple. L’autoroute nerveuse du bras comporte plusieurs voies et la compression d’autres nerfs peut imiter le syndrome du canal carpien ou, du moins, entraîner des symptômes très semblables. C’est le cas notamment du syndrome du défilé thoracique, du syndrome du ligament de Struther et de la radiculopathie cervicale.

Une hernie discale ou de l’arthrose cervicale peuvent aussi causer des troubles neurologiques de la main, que l’on pourrait facilement confondre avec ceux du syndrome du tunnel carpien.

Il n’est pas rare que plusieurs de ces problèmes se côtoient chez un même patient.

Les limites de la médecine

Depuis de nombreuses années, le traitement conventionnel du syndrome du canal carpien consiste en une combinaison de médicaments anti-inflammatoires, de repos, d’ultrasons et d’infiltrations de cortisone. Advenant un échec de cette première thérapie, on recommande alors aux patients de passer sous le bistouri. Mais l’intervention chirurgicale n’est pas sans risque (infection, lésion temporaire ou définitive du nerf, algodystrophie, etc.) et exige une période de récupération (convalescence, arrêt de travail, modification des activités, etc.) et de rééducation.

Comme mentionné plus haut, les compressions nerveuses peuvent être multiples. La décompression chirurgicale du canal carpien peut donc s’avérer totalement inutile si le nerf médian (ou un autre nerf du bras) est comprimé en amont (coude, épaule, cou).

Et si on optait d’abord pour la chiropratique?

Avant de songer à une intervention chirurgicale, pourquoi ne pas tenter une approche efficace moins invasive, plus naturelle et très sécuritaire?

Le syndrome du canal carpien est un problème à la fois neurologique, musculo-squelettique et même systémique (processus inflammatoire). Le chiropraticien a toutes les compétences et connaissances pour diagnostiquer et traiter un syndrome du canal carpien. Son approche globale fait de lui un choix de premier plan pour le traitement de ce type de problème puisqu’il procédera à un examen physique et neurologique du membre supérieur (épaule, coude, poignet, main, doigts) certes, mais aussi à un examen vertébral.

Un diagnostic précis est particulièrement important dans le syndrome du tunnel carpien puisque l’autoroute nerveuse peut être bloquée à plusieurs endroits entre le cou et le poignet.

De plus, une dysfonction dans les mouvements articulaires de la chaîne cinétique (cou, épaule, coude, poignet, main, doigts) peut aggraver un problème existant ou même en être la cause.

Comment la main peut-elle répondre adéquatement aux commandes du cerveau si ces dernières sont altérées ou incomplètes à leur arrivée? Tout le mouvement du bras se trouve désorganisé, augmentant ainsi le risque de blessure.

Le chiropraticien prendra donc le temps d’examiner toutes les articulations de la chaîne cinétique et évaluera l’intégrité du système nerveux.

Il élaborera ensuite un plan de traitement en fonction de ses résultats et des caractéristiques du patient. Il pourra aussi faire diverses recommandations posturales, ergonomiques et alimentaires afin de favoriser la guérison.

Des soins complets

Les soins chiropratiques pour un syndrome du canal carpien sont une combinaison d’ajustements chiropratiques des articulations du membre supérieur et de la colonne vertébrale, de thérapies musculaires, d’exercices et de thérapies complémentaires (cryothérapie, laser, ultrason…).

Les études démontrant l’efficacité des thérapies manuelles dans le traitement du syndrome du tunnel carpien sont de plus en plus nombreuses. Les soins chiropratiques traitent la cause du problème de façon sécuritaire et non invasive. Aucune période de convalescence. Pas d’anesthésie ni de médicament.

Le docteur en chiropratique agira sur tous les fronts : neurologique, articulaire et musculaire. Les ajustements chiropratiques rétablissent le mouvement articulaire et optimisent la fonction du système nerveux, ce qui a pour effet de faciliter la communication entre le corps et le cerveau et ainsi favoriser la capacité du corps à se guérir lui-même.

1. Descarreaux M, Normand C. « Est-ce vraiment un syndrome du canal carpien? Compression proximale du nerf médian », Journal of Canadian Chiropractic Association, 2000, 44(3).

2. Wolny T, Saulicz E, Linek P, Shacklock M et Mysliwiec A. « Efficacy of Manual Therapy Including Neurodynamic Techniques for the Treatment of Carpal Tunnel Syndrome: A Randomized Controlled Trial », Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics, vol. 40, no 4, p. 263-272

Categories Bougez mieux, Fonctionnez mieux, Mangez mieux, Pensez mieux

Un sommeil plus paisible pour maman et bébé, c’est possible?

Un des plus grands défis lorsqu’on devient parent, c’est de traverser la période des nuits blanches sans y laisser sa santé (physique et mentale). Certains bébés dormiront comme des loirs dès leur naissance, d’autres prendront plus de deux ans pour enfiler entre 8 et 12 heures de sommeil.

En tant que parent épuisé, on se demande comment on en viendra à bout. On commence à zieuter les blogues sur le sommeil des nourrissons et à s’informer auprès de notre entourage. Certains vous parleront d’un « truc infaillible » ou d’une technique spéciale, tandis que d’autres vous diront simplement de prendre votre mal en patience.

Alors, si on ne veut pas laisser pleurer son enfant (technique du 5-10-15, par exemple) et que passer des nuits entières à bercer et allaiter sa progéniture n’est pas une option, que reste-t-il?

Le cododo ne fait pas l’unanimité

Au Québec comme dans le reste de l’Amérique du Nord, la technique du cododo (partage du lit ou dodo partagé) a été déclarée risquée pour la santé et la vie d’un nourrisson, il y a de ça plusieurs années. On a associé le fait de dormir dans le même lit que son enfant au syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN).

Les recommandations de l’Institut national de santé publique ainsi que de la Société pédiatrique canadienne demeurent les mêmes : l’endroit le plus sécuritaire où faire dormir un bébé est son propre lit (berceau, moïse, couchette) dans la chambre des parents (les six premiers mois).

Mais que faire quand on n’y parvient pas? Quand bébé ne dort tout simplement pas seul dans son lit?

L’UNICEF de son côté explique aux mères qui allaitent comment dormir avec son bébé de façon sécuritaire.

Alors si vous choisissez de dormir dans le même lit que votre bébé, il est important d’être bien informé.

Des études confuses

Plusieurs études ne font pas la distinction entre le cododo sécuritaire (voir les 11 règles de sécurité) et le dodo sur un divan ou dans un fauteuil. D’autres (surtout plus anciennes) ne distinguent même pas le SMSN de la suffocation, de l’hyperthermie ou de la strangulation. Les conclusions ne reflètent pas du tout la réalité d’un partage de lit fait dans les règles de l’art. Il n’y a donc pas de consensus clair dans la communauté scientifique d’un lien entre le partage de lit et le SMSN.

D’un point de vue anthropologique, le partage du lit a permis à l’espèce de survivre. Imaginez : laisseriez-vous votre bébé seul dans le noir sur un lit de paille alors que des animaux affamés rodent autour de votre gite (caverne, abri, campement)?

Ailleurs dans le monde, les cultures sont nombreuses à encourager le cododo. Il s’agit même de la norme pour bon nombre d’entre elles.

Les avantages du cododo

De plus en plus de professionnels de la santé s’ouvrent à la technique de partage de lit (infirmières, médecins, consultantes en lactation, etc.) pour de nombreuses raisons :

  1. Permet un meilleur sommeil des parents. Les mères qui font du cododo n’ont pas à se lever (et donc à se réveiller complètement) pour nourrir leur enfant. Avec l’expérience, elles allaitent même en dormant. Il a aussi été prouvé que le cododo synchronisait les cycles de sommeil de la mère et de l’enfant.
  2. Facilite l’attachement. Grâce au peau à peau et au contact physique prolongé, le lien d’attachement entre la mère et l’enfant est plus facile.
  3. Le cododo favorise l’allaitement. Le sein étant plus accessible rapidement, les mères qui dorment avec leur bébé allaitent plus longtemps de façon exclusive. Il a d’ailleurs été prouvé que l’allaitement protégeait contre le SMSN.
  4. Favorise une meilleure régulation physiologique du bébé. En expirant, la mère augmente l’apport en CO2 (dioxyde de carbone) autour du nez du bébé, stimulant ainsi sa respiration. Le bébé se réveille aussi plus fréquemment, mais se rendort plus rapidement et facilement parce qu’il s’apaise en étant auprès de sa mère. Aussi, la mère vérifie inconsciemment (plus de 20 fois par nuit!) l’état de son bébé (température, respiration, position…).
  5. Entraîne des phases de sommeil profond plus courtes. Selon l’anthropologue James McKenna, le cododo diminue la durée des phases de sommeil plus profond (3 et 4) du bébé; ce qui pourrait réduire les risques de SMSN.
  6. Probabilités plus faibles que le bébé dorme sur le ventre. On ne comprend pas encore pourquoi, mais les bébés qui dorment auprès de leur mère le font presque toujours sur le dos (ou sur le côté lorsqu’ils prennent le sein). La position de sommeil sur le ventre est le facteur de risque numéro un du SMSN.
  7. Bénéfices à long terme pour l’enfant. Selon la consultante en lactation et infirmière Isabelle Côté, les enfants qui ont partagé le lit de leur mère ont plus d’activités sociales, font moins de crise du deux ans (terrible two), sont moins anxieux et moins craintifs, ont un plus grand sentiment de satisfaction face à la vie et ont même une meilleure réponse neuro-affective devant le stress à l’âge adulte.

Les risques du cododo

Il existe aussi des risques au partage du lit.

  1. Risque de suffocation accidentelle. Le bébé pourrait suffoquer si un parent roule sur lui, si une couverture l’empêche de respirer, s’il se retrouve sur le ventre sur un matelas trop mou ou si un oreiller ou un coussin bloque ses voies respiratoires.
  2. Le SMSN. Si les parents fument, le risque de SMSN est doublé. En partageant un lit avec notre bébé, on augmente notamment les risques qu’il ait trop chaud (couverture, température de la chambre…).
  3. Risques physiques. Le bébé pourrait chuter du lit ou se coincer (entre le matelas et le mur ou la tête de lit, par exemple).

Les consignes de sécurité : un ESSENTIEL!

Pour réduire ces risques associés au cododo, il y a des règles de base à respecter. (Les consignes de sécurité sont sensiblement les mêmes, que votre enfant dorme dans son propre lit ou à vos côtés.) Il est important de savoir que si vous n’êtes pas en mesure de suivre toutes ces consignes, il est recommandé de coucher votre enfant dans un moïse ou un berceau à côté de votre lit.

  1. Ne pas faire de cododo si vous n’allaitez pas, si vous fumez, si vous n’êtes pas la mère ou si vous soupçonnez un autre risque.
  2. Ne JAMAIS dormir sur un canapé, un fauteuil ou tout autre meuble qui n’est pas un lit. Les risques d’incident sont fortement augmentés. C’est pourquoi certains spécialistes proposent le cododo volontaire dans le lit : afin de réduire les risques qu’une maman fatiguée s’endorment dans une chaise ou un sofa en allaitant un bébé exigeant.
  3. L’enfant doit dormir sur un matelas ferme (pas de surface molle, de lit d’eau et attention aux mousses mémoires) dans une pièce fraîche (entre 16 et 20 degrés).
  4. Il doit y avoir une distance suffisante entre le matelas et le mur afin que l’enfant ne reste pas coincé. Idéalement, le matelas devrait être au sol et loin des murs.
  5. Retirez du lit les couvertures, oreillers mous et coussins. (Vous pouvez opter pour un drap mince jusqu’à la taille). Aucune couverture ne doit recouvrir la tête de bébé.
  6. Ne JAMAIS laisser un nourrisson dormir seul dans un lit d’adulte.
  7. Ne dormez pas avec votre bébé si vous avez consommé de l’alcool, de la drogue ou autre médicament qui pourrait créer un endormissement.
  8. Ne dormez pas avec votre bébé si vous êtes extrêmement fatigué (plus qu’à l’habitude).
  9. L’enfant ne doit pas dormir entre les deux parents. Si un autre enfant dort dans le lit, la mère doit le séparer du nourrisson. L’autre parent doit être informé de la présence du bébé dans le lit.
  10. La mère doit être couchée sur le côté, avec le bras allongé vers l’avant et avec le genou plié et légèrement remonté. L’enfant se trouve au creux du bras, sur le dos ou sur le côté (lors de l’allaitement).
  11. Les cheveux longs doivent être attachés.

Selon des études de 2004 et 2006, les mères qui allaitent exclusivement et qui font du cododo sont celles qui ont le plus d’heures de sommeil parmi toutes les nouvelles mères.

Des douleurs?

Il est normal que vous ressentiez des courbatures les premières nuits de cododo. Profitez de l’occasion pour faire vérifier l’état de votre colonne vertébrale. Les soins chiropratiques vous aideront à franchir cette étape plus difficile. C’est particulièrement vrai pour les mamans qui avaient l’habitude de dormir sur le dos ou de changer souvent de position au cours de la nuit.

Notez qu’il est important de garder votre bras du dessous (sur lequel vous êtes couchée) à la hauteur de l’épaule. Ne le montez pas au-dessus de la tête, vous risquez de blesser votre articulation et vos muscles de l’épaule.

Source : https://cosleeping.nd.edu/safe-co-sleeping-guidelines/.

Quelques suggestions de lecture pour en apprendre plus sur les règles de sécurité à respecter en cododo.

Si le cododo n’est pas une option

Il se peut que le cododo ne soit pas envisageable dans votre cas : parce que vous n’allaitez pas, parce que vous avez peur ou êtes mal à l’aise, parce que vous avez mal, parce que votre matelas est trop mou, parce que vous fumez, parce que ça ne correspond pas à vos valeurs, etc. Il existe d’autres solutions pour vous. Des fabricants proposent des petits lits portatifs qui se glissent à même le lit des parents. Bassinest propose le Halo, un berceau pivotant qui permet de garder bébé près de soi, tout en le laissant sur sa propre surface de sommeil. Les lits de type cododo ne sont pas approuvés par Santé Canada.

Voici quelques suggestions de lecture :

  • Bébé fait ses nuits, Cathryn Tobins, éditions de L’Homme.
  • Un sommeil paisible et sans pleurs, Elizabeth Pantley, éditions Art de s’apprivoiser.

Accepter la réalité

Cododo ou pas, on doit en tant que parent apprendre à réduire nos attentes. Il est normal que bébé ne dorme pas six heures d’affilée dès la naissance. Le nourrisson a des besoins spécifiques d’affection, de proximité et de nutrition. S’il se réveille fréquemment, c’est simplement pour assurer sa survie. Même que certains spécialistes affirment que les réveils nocturnes fréquents sont bénéfiques pour le développement neurologique de l’enfant. Pensez-y la nuit prochaine!

Parfois, il nous faut tout simplement apprendre à apprécier ces moments calmes et doux la nuit, où l’on vit à un autre rythme, seule avec bébé. Le lendemain, on fera la sieste et la vaisselle attendra!

 

Références :
https://www.inspq.qc.ca/mieux-vivre/bebe/le-sommeil/dormir-en-securite
– Baddock et coll. (2006), “Differences in Infant and Parent Behaviors During Routine Bed Sharing Compared with Co-Sleeping in the Home Settings”, Pediatrics, 117(5), 1599-1607.
– Recherches de James McKenna : https://cosleeping.nd.edu/safe-co-sleeping-guidelines/
– Academy of Breastfeeding Medicine (2008), ABM Clinical Protocol #6 : https://www.liebertpub.com/doi/pdf/10.1089/bfm.2007.9979
– Quillin et coll. (2004), “Interaction Between Feeding Method and Co-Sleeping on Maternal-Newborn Sleep”, Journal of Obstetric, Gynecologic, & Neonatal Nursing, 33: 580–588.