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13 bienfaits qui vous feront adopter la marche sans hésiter

La marche est l’un des exercices physiques les plus accessibles et les moins coûteux qui existe. Malgré ses allures assez relaxes, la marche apporte de nombreux bénéfices dont certains sont assez surprenants.

Découvrez dans cet article 13 bienfaits de la marche et 5 façons de la pratiquer au quotidien.

Selon les recommandations officielles, nous devrions faire 30 minutes d’activité physique modérée (comme la marche) chaque jour ou trois séances de 90 minutes à intensité élevée (comme la course) par semaine. Voici quelques bénéfices que vous apportera la marche quotidienne.

  1. Améliore le tonus musculaire, la fonction articulaire et l’équilibre. La marche aide à combattre les effets de la sédentarité. Que vous y alliez d’un pas rapide ou que vous fassiez simplement une balade, la marche permet d’activer les circuits neuronaux associés à votre sens de l’équilibre et renforce la musculature des jambes et du tronc. Elle permet aussi de lubrifier les articulations, ce qui réduit les douleurs arthritiques et la rigidité.
  2. Favorise une bonne santé cardio-vasculaire et respiratoire. La marche augmente l’apport en oxygène au cerveau et au cœur, tout en réduisant une pression artérielle trop haute. Elle a aussi été démontrée bénéfique chez les personnes souffrant de problèmes pulmonaires.
  3. Augmente l’espérance de vie. De 20 à 30 minutes de marche par jour rallongeraient la vie de 3 à 7 ans. C’est encore mieux si on combine cette activité à un autre exercice physique.
  4. Augmente l’énergie. L’exercice physique en général est une bonne source d’énergie. Parce que le corps bouge, s’oxygène et fonctionne mieux, il dépense moins d’énergie à tenter de rétablir un équilibre, de diminuer des taux de sucre élevés, de combattre des infections, etc.
  5. Augmente les fonctions immunitaires. La marche quotidienne peut aider à protéger contre les infections saisonnières en renforçant le système immunitaire. Une étude a démontré que les personnes qui faisaient au moins 20 minutes de marche par jour, 5 jours par semaine, avaient 43 % moins de risque d’être malades. Et si elles le sont, les symptômes s’avèrent moins importants et la récupération est plus rapide.
  6. Facilite la digestion. La marche régulière améliore la mobilité intestinale et gastrique, ce qui augmente la régularité.
  7. Agit sur les émotions et l’humeur. En plus de profiter de la lumière et d’une production de vitamine D, les marcheurs augmentent leur production d’endorphines, les hormones du bien-être. Des recherches ont aussi démontré que la marche modifiait le système nerveux de façon à réduire la colère et l’anxiété.
  8. Augmente la créativité. La marche aide à résoudre les problèmes et augmente la créativité. Elle favorise aussi une bonne mémoire. Il s’agit là d’une belle option lorsqu’on doit réfléchir et prendre une décision.
  9. Améliore le sommeil. L’exercice physique améliore le sommeil, particulièrement s’il est accompli tôt le matin. Donc, si vous souffrez d’insomnie, une petite marche matinale quotidienne pourrait s’avérer très bénéfique!
  10. Aide à réduire le tour de taille. Même si le chiffre sur la balance ne bouge pas, il est possible que le tour de taille du marcheur quotidien diminue. La marche améliore la réponse à l’insuline, ce qui aide à réduire le gras abdominal. Elle favorise ainsi une perte de poids saine et un maintien de poids santé.
  11. Réduit les risques de maladies chroniques. Parce qu’elle favorise d’abord une bonne santé cardio-vasculaire, la marche permet de réduire le risque d’infarctus ou d’AVC. Et en réduisant les envies de sucre, elle aide en plus à maintenir un bon taux de sucre dans le sang, ce qui contribue à prévenir le diabète de type 2, l’obésité et le syndrome métabolique.
  12. Améliore l’apparence des jambes. La marche s’est avérée efficace pour réduire l’apparition de veines, de veinules, de varices et de varicosités sur les jambes. Grâce à un meilleur tonus musculaire, une diminution de la pression artérielle et une meilleure efficacité du cœur, le retour sanguin des jambes vers le cœur se fait plus facilement.
  13. Augmente le niveau de confiance en soi. Établir des objectifs de marche et s’y tenir augmente les chances d’adopter d’autres comportements sains. Se faisant, on augmente la confiance en soi et les chances d’avoir un meilleur style de vie en général.

Qui a dit que marcher était ennuyant? Essayez ces 5 différentes façons de pratiquer la marche pour garder la motivation et en retirer des bénéfices.

  1. La marche nordique. Il s’agit d’une forme de marche dynamique exécutée avec des bâtons de marche. Elle convient à tous les niveaux de marcheur et est sécuritaire pour les personnes dont l’équilibre est plus précaire. Elle fait travailler plus de 90 % des muscles du corps tout en réduisant le poids sur les articulations. Il existe des clubs et des groupes un peu partout dans la province.
  2. La marche méditative. Il s’agit d’une forme de méditation pleine conscience. Le marcheur est invité à se concentrer sur ce qu’il voit, ce qu’il sent, ce qu’il entend, etc. Cela permet au cerveau de porter son attention sur son hémisphère droit, ce qui est bénéfique pour améliorer l’humeur, gérer le stress et réduire les émotions négatives.
  3. La réunion-marche. Pourquoi ne pas faire votre meeting d’équipe en marchant au lieu de rester assis au bureau? Ce type de rencontre gagne en popularité, car la marche améliore les fonctions cognitives, la créativité, l’énergie et la productivité. Quel employeur dirait non à cela?
  4. La marche en forêt. La marche en forêt ajoute un petit côté zen, n’est-ce pas? Elle permet, en plus de prendre un bon bol d’air frais, de contempler la nature et de se connecter avec l’environnement. La randonnée en montagne se solde la plupart de temps par une vue magnifique. L’automne, la forêt de feuillus nous en fait voir de toutes les couleurs!
  5. La marche sociale. Pas obligé de marcher seul. En donnant rendez-vous à un ami ou en transformant la marche en activité de couple, on renforce les liens sociaux, on garde la motivation et on brise la monotonie.

Peu importe la façon dont vous choisirez de pratiquer cette activité, l’important est de garder une constance. Fixez-vous des objectifs réalisables et surveillez votre progression afin de rester motivé.

Bonne marche!

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5 moyens surprenants de rendre ses vacances vraiment reposantes

« Pis, Sylvain? As-tu passé des belles vacances? Tu t’es bien reposé j’espère, parce qu’on a d’la job en masse pour toi asteure haha! »

Humm…. Vous est-il déjà arrivé de terminer vos vacances encore plus fatigués qu’au moment de les commencer?

De vous sentir coupable et un peu découragé, sachant que la prochaine occasion de refaire le plein ne se représentera pas avant plusieurs mois?

Prendre des vacances, c’est essentiel pour son bien-être, mais aussi pour sa productivité, sa créativité et son efficacité au travail. À condition bien sûr, de recharger ses batteries « pour vrai ».

Dans cet article, on vous dévoile 5 solutions pour vivre des vacances vraiment reposantes et énergisantes.

1. Déconnecter

Déconnecter, ça veut dire « établir des limites ». Si vos collègues ou votre employeur vous contactent pendant vos vacances, c’est que vous n’avez pas été assez clair. Même chose si vous êtes le patron.

Des vacances, ça se planifie : ne prenez pas de nouveaux projets dans les semaines qui précèdent à moins d’avoir une équipe autonome, déléguez autant que possible et communiquez clairement ce que représente pour vous une « urgence ».

Déconnecter, ça peut aussi vouloir dire de fermer son téléphone et de réduire grandement sa présence sur les réseaux sociaux. Votre attention est constamment sollicitée, surtout en cette ère numérique moderne.

La gestion des multiples stimuli est très énergivore pour l’organisme. Permettre à son cerveau de ralentir vous sera très bénéfique pour recharger vos batteries et retrouver vos capacités mentales optimales.

2. L’actif avant le passif

On aurait tendance à croire que dormir, se prélasser sur la plage et regarder la télévision sont des passe-temps qui nous permettent de nous reposer. C’est l’une des croyances populaires les plus ancrées à propos des vacances.

Le chercheur en neuropsychologie Guillaume Dulude a récemment exposé que le corps se repose plus efficacement lorsqu’il fait une activité qui sollicite une région du cerveau différente de celle qu’il a l’habitude d’utiliser au travail.

Par exemple, un comptable qui utilise principalement des fonctions cognitives de logique, d’analyse et de mathématiques au travail, aurait tout intérêt à solliciter des régions cérébrales associées à la créativité ou aux activités motrices lors de ses vacances.

Dessiner, faire du surf, partir en camping rustique et même tricoter vont lui permettre de se régénérer beaucoup plus efficacement qu’une semaine sur le bord de la piscine.

Le contraire est aussi vrai. Vous travaillez physiquement? Optez pour des activités qui utilisent votre cerveau analytique ou créatif comme les casse-têtes ou la lecture. Pourquoi ne pas suivre une formation qui vous intéresse depuis longtemps?

L’idée ici, c’est de FAIRE quelque chose qui vous sort du quotidien de manière à permettre au cerveau de véritablement reposer les régions les plus sollicités au quotidien.

3. Être présent

Si vous pensez à la charge de travail qui vous attend au retour des vacances alors que vous visitez le Zoo de Granby en famille, vous n’êtes pas vraiment en train de vous reposer.

La pratique de la pleine conscience est une technique pour vous aider à vivre le moment présent, à éviter de vous promener mentalement entre le passé (créateur de nostalgie et de culpabilité) et le futur (créateur d’anxiété).

La pleine conscience se pratique en tout temps : lors des repas, d’une promenade ou d’une simple discussion. Elle permet aussi de calmer le mental et d’accueillir ce qui est, avec plus de zénitude.

La pleine conscience est parfaite pour renouer avec soi et avec les gens qu’on aime : on est plus à l’écoute.

Le nombre de coachs de pleine conscience a explosé dans les derniers mois, démontrant à la fois le besoin et l’intérêt de cette pratique bénéfique pour la santé physique et mentale. François Lemay, un coach très populaire depuis quelques années au Québec, offre de nombreux programme en ligne, pour tous les niveaux et tous les budgets. Idéalement, on commence avant de partir à vacances 😉

4. Planifier pour créer de l’espace

Pour permettre au système nerveux de passer en mode relax, il est impératif de réduire au maximum les sources de stress. Les deux, le mode relax et le mode stress, ne peuvent coexister au même moment.

Impossible de se ressourcer si on ressent du stress, peu importe son origine, qu’il soit réel (rencontrer un ours) ou imaginaire (penser qu’on pourrait rencontrer un ours).

La pleine conscience (la solution #3) est l’une des façons de réduire le stress réel et imaginaire. Mais vous pouvez aussi planifier vos vacances de manière à minimiser les moments potentiels de stress.

Planifiez vos vacances, certes, mais laissez vous de l’espace pour manœuvrer.

La planification claire est un moyen de réduire l’anxiété, toutefois, si vous bourrez votre calendrier et que vous craignez des conflits d’horaire ou des retards potentiels, vous perdez les bénéfices liés à la planification.

Donc oui, on prévoit des activités en famille, mais on ne planifie pas faire le tour de Walt Disney en une journée.

5. Maximisez les bienfaits des vacances

Votre système nerveux a sûrement été surchargé durant les derniers mois. Il se peut que votre corps vous envoie des signaux d’alarme vous indiquant qu’il est grand temps de diminuer le rythme et de changer vos habitudes de vie.

Maux de tête, douleur au bas du dos, tension accrue aux épaules, douleur à la nuque : ce ne sont que quelques exemples de surcharges de votre système nerveux et du stress subi par votre colonne vertébrale.

Pour bien profiter de vos vacances et vous reposer pleinement, assurez-vous que votre corps retrouve d’abord sa fonction optimale.

Votre docteur en chiropratique porte une attention particulière à la fonction du système nerveux et à la colonne vertébrale. En éliminant les interférences de votre système nerveux, causées par des problèmes de mobilité articulaire vertébrale, votre corps pourra profiter à fond du repos que vous lui offrirez pendant vos vacances ; il sera ainsi en mesure de récupérer plus rapidement.

Un autre avantage : votre chiropraticien vous aidera à retrouver la forme pour prévenir les limitations physiques durant les activités que vous et votre famille rêvez de faire pendant les vacances.

Vous retournerez donc au travail en pleine possession de vos moyens, reposé, et prêt à passer à l’action!

En résumé :

  1. Déconnecter réellement du travail en planifiant vos vacances plusieurs semaines à l’avance et en imposant vos limites. Déconnecter des réseaux sociaux et du bruit causé par une trop grande présence en ligne.
  2. Optez pour des activités qui sollicitent des régions inhabituelles de votre cerveau.
  3. Pratiquez la pleine conscience pour profiter du moment présent, renouer avec les membres de votre famille et avec vous-mêmes.
  4. Planifiez vos vacances, mais laissez-vous de l’espace pour ne pas avoir à stresser inutilement.
  5. Consultez votre chiropraticien avant de partir en vacances. L’ajustement chiropratique optimise votre système nerveux, qui sera en mesure de récupérer plus facilement, sans compter les tensions et les inconforts qui seront amoindris pour que vous puissiez profiter pleinement des activités prévues.

Bonnes vacances reposantes et énergisantes!

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Transformez une planche à pagaie en un puissant outil d’entraînement grâce au SUP Fitness et au SUP Yoga

Saviez-vous qu’il était possible, avec une seule planche à pagaie ou stand-up paddle (SUP), de pratiquer 3 sports différents?

La planche à pagaie a connu un essor incroyable au cours des dernières années. Qui aurait cru qu’une innovation née d’un mélange entre le surf et le kayak prendrait une si grande part du marché des sports nautiques ?

Une innovation populaire

Dans sa version originale, le stand-up paddle (SUP, paddleboard ou planche à pagaie) est un sport qui consiste à ramer debout sur une planche (de style surf), avec une pagaie.

Cet ancêtre du surf moderne a été remis au goût du jour au début des années 2000 à Hawaï. Depuis, il ne cesse de croître en popularité partout sur la planète.

Des avantages multiples

Les planches à pagaie offrent de nombreux avantages. Elles sont écologiques, peuvent accueillir plus d’une personne (intéressant pour les propriétaires de chiens et les parents de jeunes enfants), permettent de garder la forme, sans compter que les versions gonflables sont faciles à transporter et à ranger.

Mais peut-être craignez-vous de vous ennuyer à pagayer debout sur un plan d’eau? Pourquoi ne pas utiliser votre planche pour pratiquer un nouveau sport?

Une planche, trois sports

Connaissez-vous le SUP Fitness et le SUP Yoga? Ces 2 nouvelles disciplines ultra-tendance sont nées de l’union du SUP avec le fitness et le yoga.

Ces 2 sports dérivés ajoutent un défi de taille à l’original : celui de l’équilibre.

Faire un squat, un lunge ou une salutation au soleil sur une planche instable prend une toute nouvelle dimension.

Le défi est encore plus grand lorsqu’on pratique ce sport en groupe, sur un lac ou dans une piscine intérieure : la vague engendrée par la chute à l’eau de votre voisin vient troubler votre propre équilibre, l’exploit de demeurer sur la planche se mêle alors au plaisir et à la rigolade.

Exigeant, mais à la portée de tous

L’exercice est assez exigeant, loin d’être ennuyant et demande une bonne coordination.

Le SUP Fitness et le SUP Yoga demeurent toutefois à la portée de tous; on n’a qu’à y aller à son propre rythme.

Le SUP Fitness ajoute une dimension cardiovasculaire à l’exercice, ce qui en fait un sport très complet.

Des bienfaits particuliers

Le SUP fitness et le SUP yoga sont excellents pour renforcer les muscles stabilisateurs de la colonne vertébrale, pour améliorer la proprioception et l’équilibre et pour tonifier l’ensemble du corps.

La capacité de notre corps à conserver son équilibre nous protège contre de nombreuses blessures potentielles. Des exemples?

  • Commotion cérébrale à la suite d’une chute sur la glace
  • Entorse de la cheville en raison d’un trou ou d’un caillou au sol
  • Fracture de la hanche à la sortie du bain

Notre équilibre dépend de deux facteurs principaux :

  • Notre capacité à percevoir et analyser notre position dans l’espace (proprioception) grâce à nos yeux, nos oreilles et aux récepteurs de nos muscles.
  • Notre capacité à réagir rapidement et avec précision à des changements brusques de position grâce à nos muscles stabilisateurs et aux muscles de notre ceinture abdominale.

En perturbant constamment l’équilibre de notre corps, le SUP fitness et le SUP yoga nous forcent à entraîner à la fois notre proprioception et notre stabilisation.

Ce qui a pour effet de renforcer et tonifier l’ensemble des muscles du corps tout en améliorant notre équilibre global et nos réflexes. Petit plus? Une perte d’équilibre se traduit par un plongeon à l’eau : rien de bien dramatique!

Ces fameux stabilisateurs, si difficiles à solliciter…

Les stabilisateurs sont de petits muscles profonds, qui relient les vertèbres les unes aux autres. Contrairement aux plus gros muscles du corps, ils ne sont pas responsables d’un mouvement spécifique (comme la flexion du coude par le biceps ou l’extension du genou par le quadriceps).

En raison de notre mode de vie moderne (travail de bureau, soirées devant la télévision…), nos muscles stabilisateurs sont beaucoup moins sollicités qu’ils ne le devraient. Nous avons donc tout avantage à leur en demander un peu plus, car ils :

  • stabilisent notre colonne vertébrale
  • protègent notre système nerveux
  • améliorent notre équilibre
  • contribuent au maintien d’une bonne posture
  • aident à réduire les risques de blessures et de traumatismes

Ça vous intéresse?

De plus en plus de cours de SUP fitness et SUP yoga sont offerts partout au Québec. L’entreprise mobile Écho Aloha SUP, basée dans les Laurentides, propose des cours en plein air et en piscine, de la location de planche, des voyages organisés et même des services personnalisés (corporatif, team building, bachelorette…).

Certains centres offrent aussi des cours en salle, sur des planches de bois munies de berceaux.

Vous avez déjà la planche à pagaie? Pourquoi ne pas intégrer vos pratiques de yoga ou vos entraînements de fitness à vos balades nautiques? Rien de plus ressourçant que d’être en mouvement en pleine nature, tout en ressentant le doux bercement de l’eau.

Bon entraînement!

Un merci spécial à Pascale Roy-Lafontaine d’Écho Aloha pour les informations : www.echoaloha.com.

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Peut-on déjouer sa génétique?

Oyé! Oyé! L’expression « C’est pas de ma faute, je n’ai pas des bons gènes » est en voie de disparition.

Oui, vous avez bien lu!

Malheureusement pour elle, les chercheurs ont développé une nouvelle branche de la génétique qui mettra fin à son règne : l’épigénétique.

Il s’agit d’une excellente nouvelle pour vous, surtout si vous aspirez à reprendre le pouvoir sur votre santé.

Peu importe si tous les hommes de votre famille sont « pris du cœur », vous saurez désormais que les choix que vous faites au quotidien auront un plus grand impact sur votre santé cardiovasculaire que les gènes qui vous ont été transmis.

Dites bonjour au pouvoir!

Votre environnement et vos habitudes de vie jouent un rôle déterminant dans votre état de santé en modifiant l’expression de vos gènes. Hein?!

Vous pouvez en quelque sorte choisir les gènes qui s’exprimeront en vous grâce à vos actions, aujourd’hui même.

Cette récente discipline scientifique est une véritable bombe dans le monde de la biologie puisqu’elle met balaye du revers de la main la fatalité et met en lumière le pouvoir que chacun détient sur son état de santé.

Les gènes ou l’environnement?

Deux théories ont longtemps soulevé des débats interminables en génétique : qu’est-ce qui détermine la personne que nous deviendrons?

  • Certains affirmaient haut et fort que nos gènes étaient responsables de qui nous étions.
  • D’autres croyaient plutôt que l’environnement façonnait notre personne.

Voilà que l’épigénétique réconcilie les deux clans; tout le monde avait – à moitié – raison.

Nous avons une série de gènes dans notre ADN (gracieuseté de nos parents). Certains de nos gènes sont définitifs (la couleur des yeux et le sexe d’une personne, par exemple). Par contre, d’autres gènes ont des interrupteurs qui peuvent être ouverts ou fermés. L’épigénétique étudie donc comment les gènes vont être utilisés (ou pas) par nos cellules :

  • S’ils seront actifs (allumé/ouverts/exprimés)
  • Ou inactifs (éteints/fermés/réprimés)

Qu’est-ce qui influence l’ouverture ou la fermeture de ces interrupteurs?

C’est assez simple, il s’agit de notre environnement et de nos comportements.

  • Alimentation
  • Activité physique
  • Tabagisme
  • Qualité de l’air
  • Environnement social (nos relations)
  • Stress
  • Sommeil
  • État psychologique
  • Etc.

Dans le corps humain, tout est chimie. Notre perception du monde et les émotions engendrées par celle-ci influencent aussi l’expression de nos gènes.

Un stress négatif, par exemple, cause la sécrétion de cortisol, qui lui pourrait venir ouvrir l’interrupteur d’un gène qui prédispose à l’anxiété.

Au contraire, l’amour entraîne une sécrétion de dopamine, qui pourrait déclencher la fermeture de ce même interrupteur.

C’est donc dire que l’on peut « ouvrir » ou « fermer » les interrupteurs de nos gènes en fonction de nos choix de vie et de nos perceptions.

Quel lien y-a-t-il entre des jumeaux et des abeilles?

Prenons l’exemple de jumeaux identiques séparés à la naissance. Le premier est confié à une famille dont la santé est une priorité. On lui donnera que des aliments sains et il grandira dans un environnement équilibré dans lequel il pratiquera ses sports préférés et où il pourra exprimer librement ses émotions.

Le second se retrouve plutôt dans une famille qui aime la malbouffe et qui ne fait pas d’exercice. Il grandira devant les écrans et ne suivra pas d’horaire de sommeil fixe.

Malgré un bagage génétique identique, croyez-vous que ces jumeaux auront le même aspect physique et le même état de santé à 40 ans?

Il y a de grandes chances que non! Le second jumeau risque fort de développer une maladie métabolique comme le diabète de type 2, alors que son frère pourrait facilement courir plusieurs kilomètres sans même s’essouffler.

Un autre exemple. Qu’est-ce qui différencie une abeille reine d’une abeille ouvrière? Les deux abeilles naissent égales, mais à l’état de larve, l’une d’elles mangera de la gelée royale. Elle deviendra reine (plus grosse, plus grande longévité, capacité de pondre des œufs). La seconde deviendra une ouvrière.

Au final, ce qu’elles auront mangé aura influencé l’expression des gènes de leur ADN. La nature est si bien faite!

Que lègue-t-on vraiment à nos enfants?

Le marquage épigénétique (interrupteur ouvert ou fermé) est transmissible à notre descendance.

Il nous est donc possible de nuire à la santé de nos enfants en ayant une mauvaise alimentation ou en étant sédentaire avant même leur naissance. Étrange n’est-ce pas ?

Sans compter qu’on lègue souvent bien plus à nos enfants qu’un bagage génétique. On leur transmet aussi notre mode de vie et nos valeurs.

Si nous sommes en surpoids, comme notre père et nos frères, c’est oui en raison de nos gènes, mais SURTOUT en raison de nos habitudes de vie semblables.

Une autre bonne nouvelle? Le marquage épigénétique est réversible. En modifiant notre environnement et notre comportement, il nous est possible de renverser la vapeur.

Il n’est donc jamais trop tard pour ouvrir les interrupteurs de nos meilleurs gènes (qui facilite la santé, la vitalité, l’énergie, la bonne humeur, la satisfaction, etc.) et fermer ceux de nos gènes négatifs (qui entraînent le cancer, la maladie, la dépression, l’obésité, etc.).

Comme quoi notre destin n’est jamais vraiment scellé dans notre ADN!

Existe-t-il un lien entre les gènes et la chiropratique?

Des chercheurs néozélandais étudient actuellement le lien entre la subluxation vertébrale (blocage articulaire traité par les chiropraticiens) et l’épigénétique.

L’hypothèse que la subluxation vertébrale viendrait agir sur l’expression des gènes (ouvrir ou fermer les interrupteurs) pourrait en partie expliquer les impacts bénéfiques de la chiropratique sur la santé à long terme. Tout reste encore à être étudié, mais les perspectives sont très enthousiasmantes.

En résumé :

Nous naissons avec un bagage de gènes qui peuvent être actifs ou inactifs

Notre mode de vie et nos comportements déterminent si nos gènes sont actifs ou inactifs

Nos gènes actifs et inactifs déterminent notre état de santé

Notre mode de vie sera donc déterminant sur notre état de santé, peu importe le bagage génétique légué.

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7 fabuleux exercices de stabilité du tronc pour prévenir les douleurs au dos

Vous êtes sujets aux maux de dos?

Bien que vous adorez votre chiro, vous préfèreriez le consulter mensuellement pour optimiser votre santé plutôt que chaque semaine pour soulager votre douleur qui réapparaît sans cesse, n’est-ce pas?

Un des secrets pour soulager et prévenir les maux de dos est le renforcement de la stabilité du tronc.

On en parle beaucoup dans le monde de l’entraînement fonctionnel; peut-être que des noms tels que « core training » ou encore « gainage » vous sont plus familiers?

La gaine est un ensemble de muscles qui maintient la stabilité du tronc lors du mouvement. Elle assiste les différents mouvements ainsi que les postures statiques.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la gaine ne se limite pas qu’aux abdominaux.

Les muscles de la gaine aussi appelés stabilisateurs du tronc

1. Les abdominaux

a) Les grands droits : ce sont les plus superficiels, il s’agit du fameux 6-packs. Ils initient la flexion du tronc. Même s’il est le plus connu des muscles abdominaux, il ne contribue que très peu, voire pas du tout à la stabilisation du tronc, contrairement à ce qu’on pourrait croire.
b) Les obliques : ils se situent sur les côtés et permettent la flexion latérale (sur le côté) et avant du tronc.
c) Le transverse : c’est le plus profond. Il enveloppe l’abdomen des côtés vers l’avant. Sa contraction subtile se produit avant même l’initiation du mouvement. Il est souvent endormi, particulièrement chez les femmes qui ont accouché. Son rôle principal est de gainer les organes.

2. Les extenseurs du tronc ou les érecteurs du rachis

Ce sont les muscles qui longent la colonne vertébrale de chaque côté. Ils permettent l’extension du tronc (se pencher vers l’arrière). Ils sont superficiels et très sollicités.

3. Les stabilisateurs

Les multifides sont de tout petits muscles profonds qui relient les vertèbres les unes aux autres. Ils permettent une grande stabilité pour une dépense énergétique faible. Le carré des lombes quant à lui, est, comme son nom l’indique un carré qui va des côtes au bassin de chaque côté de la colonne. Il contribue au mouvement de flexion latérale.

4. Les muscles des hanches et du bassin

a) Les fessiers : ils sont très gros, souvent sollicités et compensent la plupart du temps pour la faiblesse des muscles profonds. D’où leurs spasmes fréquents qui contribuent aux douleurs sciatiques.
b) Le plancher pelvien : il s’agit d’un ensemble complexes de muscles qui a pour fonction de retenir les organes à l’intérieur de la cavité abdominale et stabiliser le tronc notamment. Affaiblis, ils peuvent entraîner de l’incontinence et une descente d’organes.

Tous ces muscles travaillent en synergie, ils ont chacun leur fonction et permettent de conserver la stabilité du tronc lors de mouvements.

Les avantages d’une stabilité du tronc optimale

  1. Réduire les risques de blessures traumatiques
  2. Soulager et prévenir les douleurs au dos et au cou
  3. Réduire les risques de chronicité et de récidives de douleurs lombaires (avoir toujours mal au dos ou de plus en plus souvent)
  4. Améliorer la posture (la faiblesse des stabilisateurs entraîne la posture voûtée)
  5. Améliorer les performances sportives
  6. Améliorer la capacité respiratoire
  7. Améliorer l’apparence physique

Routine de stabilisation du tronc (gainage)

Une routine rapide d’exercices spécifiques pourra rapidement faire une différence dans la gestion de votre douleur au dos. Combinée aux soins chiropratique, cette série d’exercices favorisera un rétablissement rapide et durable de votre problème lombaire.

Soyez patients, cette routine devrait débuter après la phase de soins de soulagement (en phase de correction), lorsque la période de douleur aiguë est terminée.

Tous les exercices doivent être faits LENTEMENT et doivent être combinés à une respiration lente et profonde.

Cet entraînement de stabilisation du tronc (core training) convient parfaitement aux débutants. Toutefois, si une douleur apparaît ou s’aggrave, il est préférable de consulter votre chiropraticien pour qu’il vous aide à adapter l’exercice à votre état.

Respectez toujours les limites de votre corps, soyez à l’écoute. N’hésitez pas à visionner des vidéos tutoriels pour plus de précisions.

1) La planche basse (Low planck)

La planche basse s’exécute sur les avant-bras.
Commencez dans une position à 4 pattes et descendez sur les avant-bras.
Gardez les coudes alignés avec les épaules.
Étendez les jambes derrière en gardant appui sur les orteils ou les genoux selon votre capacité.
Bien pousser sur les coudes pour garder le haut du dos engagé.
Il est important de conserver une ligne droite entre la tête et les jambes, tout en gardant la courbe naturelle du bas du dos.
Pensez à allonger la colonne vertébrale.
Gardez la tête alignée avec la colonne, regardez le bout de vos doigts.
Conservez la position aussi longtemps que possible en mettant le focus sur la contraction de vos abdominaux (rentrez le nombril).
Gardez les épaules loin des oreilles, détendez la mâchoire.
Respirez en engageant les abdominaux!

2) Le pont (Bridge ou demi-pont)

Couchez-vous sur le dos.
Imprimez le haut du dos et les bras sur le sol.
Positionnez vos pieds à la largeur du des hanches.
À l’expiration, soulevez les fesses du sol en dépliant les hanches vers le ciel.
Prenez appui sur la plante des pieds et le haut du dos.
Conservez la position aussi longtemps que possible.
Attention de ne pas laisser les fesses s’affaisser.
Respirez en engageant les abdominaux!

3) Le chat (+ chameau)

Commencez en position 4 pattes.
Placez les mains à la largeur des épaules et les genoux à la largeur des hanches.
Creusez le dos en inspirant profondément et en relevant la tête.
En expirant, dirigez-vous vers un dos rond (chameau).
Engagez les abdominaux.
Regardez au sol.
Revenez à la position initiale en creusant légèrement le dos.
Répétez 10 à 15 fois en conservant une respiration profonde et lente.

4) L’extension croisée (Bird Dog)

Commencez dans la position à 4 pattes.
Placez les mains à la largeur des épaules et les genoux à la largeur des hanches.
Pour cet exercice, il est important d’engager les abdominaux (le transverse principalement) et le plancher pelvien afin de stabiliser le bassin en position neutre (à mi-chemin entre le chat et le chameau de l’exercice #3), pensez à rentrer le nombril.
Allongez la colonne vertébrale.
En inspirant, levez lentement une jambe et le bras opposé.
Tenez la position 10 secondes.
En expirant, revenez à la position initiale.
Répétez de l’autre côté.
Faire 5 à 10 répétitions.
Si vous avez de la difficulté, commencez avec un seul membre (bras ou jambe).

Pour une démonstration vidéo:
https://youtu.be/HjGVRC2sRhk

5) Le dead bug (l’insecte sur le dos)

Couchez-vous sur le dos et relevez les genoux à 90 degrés (les genoux sont pliés et alignés avec les hanches).
Levez les bras au ciel.
Assurez-vous de garder les épaules loin des oreilles.
Relaxez la mâchoire.
Dans un mouvement lent, étendez une jambe et le bras opposé en inspirant.
On arrête la descente des membres lorsqu’on sent que le dos n’est plus au neutre.
Ramenez doucement à la position initiale en expirant.
Répétez du côté opposé.
Faire 1 à 3 séries de 5 à 10 répétitions par côté.

6) La flexion croisée

Couchez-vous sur le dos, les jambes étendues.
Assurez-vous de ne pas imprimer le dos au sol et de le garder engagé tout au long du mouvement afin de stabiliser la colonne vertébrale et le bassin.
En inspirant, relevez le genou vers vous.
Créer une petite pression avec la main opposée sur le genou afin d’engager le grand droit.
Revenez à la position initiale.
Répétez de l’autre côté.
Faire 1 à 3 série de 10-15 répétitions par côté.

7) L’alpiniste (Mountain Climber)

Commencez en position de la planche haute (appui sur les mains).
Placez les mains sous les épaules.
Conservez une ligne droite entre la tête et les pieds (ne pas monter ou descendre les fesses) en conservant la courbe naturelle du bas du dos.
En expirant, amenez lentement le genou vers le coude du même côté.
Revenez à la position de départ en inspirant.
Pensez à engager les abdominaux en roulant le bassin vers l’avant légèrement.
Attention de bien regarder le bout des doigts et de décoller les épaules des oreilles.
Faire 1 à 3 séries de 10-15 répétitions par côté.

N’hésitez pas à en discuter avec votre chiropraticien. N’oubliez pas que le renforcement des stabilisateurs doit se faire lorsque la douleur aiguë est disparue.

Ce type de routine contribuera à réduire le risque de récidive de votre problème lombaire.

Vous n’avez pas mal au dos? Bonne nouvelle! Sachez que cette routine vous sera aussi bénéfique puisqu’elle réduit les risques de blessures traumatiques ainsi que les risques d’incontinence ou de descente d’organe.

 

Remerciements à Maude-Émilie Auger, entraîneure chez Maude-Émilie Inspiration 7.0, pour la collaboration.

Références telles que consultées le 3 février 2021.

https://chiropractic.ca/fr/blogue/4-exercices-a-eviter-si-vous-avez-mal-au-dos-et-quoi-faire-a-la-place/

https://www.runtastic.com/blog/en/10-moves-strengthen-core/

https://www.thejoint.com/2018/08/01/core-concepts-3-exercises-for-spinal-stability

Categories Bougez mieux, Fonctionnez mieux

3 résolutions à prendre en 2021 pour se libérer d’un mal de dos

Venez-vous de terminer une [autre] année parsemée d’inconforts quotidiens et de maux de dos?

Auriez-vous envie de dormir et vous lever sans douleurs?

Aimeriez-vous être en mesure de jouer avec vos enfants ou vos petits-enfants sans craindre de « barrer »?

Souhaiteriez-vous retourner sur le terrain de golf, patiner ou même skier à nouveau sans avoir peur d’en payer le prix fort le lendemain?

Et si 3 résolutions simples pouvaient vous aider à faire tout ça en 2021?

Résolution # 1 : Visitez votre chiro pour votre mal de dos.

Si vous souhaitez vous débarrasser une bonne fois pour toute de vos maux de dos, vous aurez besoin d’aide. Les maux de dos sont des symptômes dont les causes peuvent être nombreuses.

Pour enfin se libérer d’un mal de dos, il est logique de régler cette cause sous-jacente.

Sans quoi, vous ne soulagerez que temporairement vos douleurs, qui ne reviendront que plus fréquemment et plus intensément.

Le chiropraticien détient une expertise unique sur les problèmes neuro-musculo-squelettiques, dont le mal de dos.

En plus de traiter efficacement la plupart des maux de dos, il est en mesure de vous guider pour éviter que votre problème ne récidive et pourra, par le fait même, vous offrir ses conseils pour améliorer votre santé globale.

Avoir plus d’énergie et de vitalité pour 2021, n’est-ce pas là un bel objectif?

Résolution #2 : Bouger pour soulager votre mal de dos.

L’activité physique est une excellente façon d’optimiser le processus de guérison que vous aurez enclenché en visitant votre chiropraticien.

Bouger, c’est améliorer la capacité d’adaptation de votre corps et renforcer la musculature de façon à réduire le risque de récidive.

L’activité physique permet aussi de libérer des endorphines, les hormones du bien-être, qui auront pour effet de soulager les douleurs.

En résumé, le mouvement vous aidera sur 2 fronts :

  • Renforcer et assouplir votre corps
  • Soulager la douleur en libérant des hormones de bien-être (les endorphines sont des molécules de la famille de la morphine).

Il faut toutefois être prudent lorsqu’on commence à faire de l’activité physique en présence de douleurs au dos.

– L’activité en question ne doit pas aggraver votre douleur, respectez TOUJOURS vos limites.
– Il est préférable de démarrer en douceur et d’augmenter graduellement la fréquence et l’intensité.
Être accompagné par un professionnel est toujours une bonne idée. Il peut s’agir de votre chiropraticien, qui vous saura vous recommander un sport approprié ou une série d’exercices personnalisés, ou encore un expert du mouvement comme le kinésiologue.

En débutant une activité physique dans le but de réduire vos maux de dos, vous aurez 2 objectifs principaux :

  1. Renforcer la musculature, particulièrement les muscles stabilisateurs profonds comme les abdominaux et les dorsaux.
    Les exercices au poids de corps comme la planche sont parmi les plus efficaces pour redonner de la force globale au corps. Les Pilates et le yoga reposent sur ce type d’exercice, c’est possible de l’adapter aux gens souffrant de maux de dos.
  2. Assouplir le corps.
    Les douleurs peuvent être causées, aggravées ou peuvent même engendrer des spasmes musculaires et des tensions. Conserver la souplesse du corps en faisant des étirements tous les jours optimise le processus de guérison.
    Pour en savoir plus sur les différents types de mouvement et sur les activités qui permettent de les travailler, consultez cet article.

Résolution # 3 : Observez-vous au quotidien.

Une fois que vous aurez entrepris un traitement avec votre chiropraticien, vous auriez tout intérêt à porter une attention particulière aux gestes et postures qui pourraient ralentir le processus de guérison, voire anéantir complètement tous vos efforts.

Voici quelques gestes et postures qui contribuent le plus souvent à l’entretien d’un problème de dos.

  • Dormir sur le ventre
  • Une mauvaise technique de pelletage. Par ici pour lire l’article.
  • Le fauteuil de type « La-Z-boy »
  • Passer l’aspirateur
  • Soulever une charge (dont un enfant)
  • Tenir son téléphone intelligent. Par ici pour l’article.
  • Croiser les jambes
  • Se tenir debout ou assis en s’affaissant (épaule voûtées)
  • La position assise au bureau. Par ici pour lire l’article.
  • La position au volant
  • Porter des souliers à talons hauts
  • Porter un sac très lourd sur une épaule

Ces petits gestes peuvent paraître inoffensifs, mais détrompez-vous. Lorsqu’ils sont cumulés, ils entretiennent le problème, ralentissent la guérison et peuvent même être à l’origine de votre mal de dos.

Jetez un œil sur cette image qui relate les différents facteurs de risque des douleurs lombaires. Peut-être y trouverez-vous la cause de vos problèmes?

En vous fixant un seul objectif (soulager son mal de dos) et en le décortiquant en petites tâches (suivre un traitement chiropratique + bouger + s’observer au quotidien), vous aurez de meilleures chances d’obtenir des résultats concrets.

C’est bien souvent le piège des résolutions : on en prend trop, on ne le subdivise pas en tâches et on finit par laisser tomber.

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Pourquoi ne pas créer la santé plutôt que prévenir la maladie?

Lorsque vient le temps de penser à notre santé et notre mieux-être, pourquoi avons-nous l’habitude de mettre l’emphase sur ce que nous ne voulons pas : c’est-à-dire la maladie?

Je ne veux pas souffrir d’hypertension alors j’évite le sel. Je ne veux pas développer un diabète, alors j’évite le sucre. Je ne veux pas faire un infarctus, alors je fais de l’exercice et je mange moins de gras.

Et si on reprenait dès le début? Pourquoi ne pas se concentrer sur ce que nous voulons être?

Penser santé pour être en santé

Je veux une bonne digestion et bonne assimilation, alors je m’alimente bien.

Je veux me sentir plein d’énergie, alors je fais bouger mon corps et je dors suffisamment.

Je veux me sentir en harmonie et être heureux alors j’entretiens de bonnes relations avec les autres et j’apprends à gérer mon stress

Vous voyez le topo?

Ce concept se nomme salutogénèse, il ne date pas d’hier, mais est très peu connu. Du grec saluto qui veut dire Santé et genesis qui signifie origine, la salutogénèse s’intéresse aux mécanismes de création de la santé.

Par opposition à la pathogénèse, de pathos (souffrance, maladie) et genesis (origine), qui étudie les mécanismes qui sous-tendent le développement de la maladie.

Vivre avec la peur de la maladie

La médecine traditionnelle et même les professions de la santé dites alternatives font de la maladie leur principale préoccupation. On retrouve d’ailleurs le suffixe pathos (maladie) dans le nom de certaines de ces disciplines : naturopathie, homéopathie, ostéopathie, etc…

On cherche à trouver les origines de la maladie afin de la détecter, la prévenir ou la traiter, le plus souvent dans une stratégie de peur passive.

« Arrêtez de fumer ou vous mourrez du cancer du poumon! »

Le paradigme médical est de moins en moins axé sur l’individu et ses fonctions optimales. La médecine par les nombres prend de plus en plus de place. L’individu devient une statistique, une donnée, un risque. Vous êtes un homme de 55 ans et plus, avec un antécédent familial de cancer? Colonoscopie*!

Quelqu’un vous a déjà dit que sa colonoscopie avait amélioré son bien-être?

*(Attention, on ne dit pas de ne pas suivre les recommandations de votre médecin, au contraire. Il s’agit ici d’un exemple seulement pour illustrer le propos. Les indications pour ce type d’examens médicaux ne font pas partie du champ d’exercice du chiropraticien. Discutez-en avec votre médecin.)

Prévention de la maladie ou optimisation de la santé?

Sommes-nous alors sur la bonne voie lorsqu’on parle de prévention? Ne devrait-on pas plutôt exprimer une idée de promotion de la santé, de création du mieux-être? Ce ne sont que des mots, direz-vous. Mais si ces mots avaient un impact réel sur le résultat? De plus en plus d’études démontrent l’impact des pensées et des mots sur la réalité. D’ailleurs, le Dr Joe Dispenza a établi sa florissante carrière sur ce principe.

Mettre l’emphase sur ce que l’on veut

Quand vous dites à votre conjoint qui se rend à l’épicerie que vous ne voulez pas de lait, vous rapportera-t-il du pain comme vous le souhaitiez?

L’intention et la visualisation de ce que vous voulez vraiment importe.

Vous rencontrez enfin un architecte afin qu’il dessine les plans de votre maison de rêves.

Scénario numéro 1. Vous lui mentionnez les caractéristiques que vous souhaitez retrouver dans votre maison : 3 chambres, 2 salles de bain, une cuisine et un salon à aire ouverte, une grande fenestration, des matériaux bruts, un style contemporain.

Scénario numéro 2. Vous lui mentionnez ce que vous ne voulez pas retrouver dans votre maison : 2 chambres, 1 salle de bain, un style canadien, du plancher flottant, une cuisine laboratoire, un foyer.

Dans lequel de ces 2 scénarios votre architecte proposera-t-il des plans qui correspondent à votre idée de départ?

Si l’on souhaite être en santé, pourquoi donc se concentrer sur ce que l’on ne veut pas?

La salutogénèse au centre de la philosophie chiropratique

Cette philosophie salutogénique est au cœur même de la chiropratique.

Optimiser la santé, améliorer le mieux-être, voilà l’objectif principal du chiropraticien.

Même si la plupart des patients se présentent chez le chiropraticien pour trouver une solution à leur problème de dos, de cou, de tête, etc, le docteur en chiropratique fera une évaluation globale de l’état de santé.

En cherchant à supprimer les interférences nerveuses à la colonne vertébrale (la subluxation vertébrale), il permet au corps de fonctionner à son plein potentiel. Ce qui aura pour effet secondaire bénéfique de soulager les douleurs présentes, puis de régler le problème à la source.

Avec un système nerveux plus fonctionnel, le corps peut enfin entamer son processus de guérison.

En plus de traiter les dysfonctions de la colonne vertébrale, le chiropraticien prodigue des conseils sur les saines habitudes de vie à adopter. Ce qui renforce ce processus de guérison et permet à l’individu de se concentrer sur la création de sa santé.

Portez une attention particulière à vos pensées et au choix des mots que vous utilisez. Puis, choisissez d’intégrer des habitudes qui favorisent la santé, plutôt que prévenir des maladies et observez vous-même le résultat.

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5 choses à ne pas négliger pour que votre enfant exprime son plein potentiel

Qu’est-ce qu’un parent souhaite pour son enfant? Qu’il ait une belle attitude, le sens des responsabilités, de bonnes capacités, du succès, des amitiés sincères, de bonnes manières, des valeurs justes, etc.?

Certes, toutes ces choses sont importantes, mais il en existe 3 encore plus essentielles qu’un parent veut pour son enfant :

  • Qu’il soit heureux
  • Qu’il soit en santé
  • Qu’il exprime son plein potentiel

Votre enfant est conçu pour être extraordinaire!

Il ne pourrait y avoir de meilleures nouvelles! L’état normal — celui par défaut — d’un enfant est celui d’être heureux et en santé!

En tant que parent, cela signifie que nous n’avons pas à investir un temps fou pour aider notre enfant à améliorer sa concentration, à combattre la maladie ou à développer sa forme physique. En fait, notre travail est de s’assurer qu’il dispose de tout ce dont il a besoin pour que son état par défaut s’exprime.

Prenons une plante, par exemple : quand nous lui donnons tout ce qu’il lui faut (eau, terre enrichie, luminosité et espace pour pousser), elle devient un végétal majestueux, vibrant. Si quelque chose cloche soudainement, quel sera notre premier réflexe? Lui trouver un médicament pour traiter son flétrissement? Bien sûr que non! Nous lui fournirons ce qui lui manque.

Ceci s’applique aussi aux enfants (et aux adultes!). Pour qu’il puisse atteindre son plein potentiel, se forger une santé et vivre heureux, on doit s’assurer qu’un enfant comble ces 5 besoins sur une base régulière.

Négliger un de ces aspects augmente les risques qu’il ne puisse jamais exprimer le meilleur de lui-même.

  1. De l’activité physique. Le niveau d’activité physique chez les jeunes a drastiquement chuté au cours des dernières années. L’obésité et le diabète de type 2 frappent de plus en plus tôt et les enfants passent plus de temps devant leurs écrans qu’à jouer, courir et sauter. Les bienfaits de l’exercice sur la santé sont nombreux (perte de gras, fonction cardiovasculaire, longévité, etc.), mais un des bénéfices que les parents doivent absolument connaître est l’impact majeur sur le cerveau. Le mouvement nourrit littéralement le cerveau. On pourrait parler de nutrition neurologique, un peu comme les aliments qui, eux, nourrissent le corps. La stimulation physique est importante pour le développement même du cerveau, l’équilibre, la coordination… même les humeurs et les comportements peuvent être améliorés par un exercice régulier.
  2. De vrais aliments sains. La plupart des parents savent que l’alimentation a un impact majeur sur la santé de leur enfant. Mais la réalité démontre que bon nombre d’entre eux n’appliquent pas les concepts de nutrition saine auxquels ils adhèrent : je manque de temps, manger santé coûte beaucoup trop cher, je croyais que cet aliment était sain, mes enfants mangent de tout avec modération. Ce sont des phrases qu’on entend souvent lorsqu’on interroge les parents sur les habitudes alimentaires de leurs enfants. Rien n’a autant la capacité de ruiner la santé future d’un enfant et de le prédisposer à des maladies que les choix alimentaires malsains faits aujourd’hui. Offrir des aliments entiers, frais et non transformés n’est pas un chemin toujours facile. Remplir correctement ce critère améliorera la qualité de vie actuelle et future de son enfant.
  3. Une communication corps-cerveau optimale. La santé neurologique est probablement l’aspect le plus négligé de cette liste. Que ce soit à la naissance ou lors des examens de routine, le système nerveux, contrairement aux autres systèmes, est très peu évalué par les professionnels de la santé. Quelques réflexes de base sont vérifiés, parfois pas du tout. Ceci est particulièrement étonnant, voire choquant, lorsqu’on réalise qu’il s’agit du système de contrôle principal du corps, le chef d’orchestre. Le système nerveux joue un rôle vital dans tous les aspects de la santé d’un enfant, dans ses performances et dans son habileté à exprimer son potentiel.

    Un problème peut survenir lorsque la structure qui protège la moelle épinière est endommagée ou subit des tensions. Ce trouble de la colonne vertébrale, nommé subluxation, peut se produire aussi tôt qu’à la naissance et demeurer sous silence de nombreuses années sans jamais être détecté. Le chiropraticien est l’expert du système neuro-musculo-squelettique et est formé pour détecter et corriger les subluxations vertébrales à tous les âges. Une vérification régulière de la colonne vertébrale d’un enfant favorise son développement neurologique optimale et l’expression de son plein potentiel.
  4. Un sommeil adéquat. La question qui se pose ici : quelle est la qualité du sommeil de votre enfant? La privation d’un sommeil réparateur peut provenir d’un manque d’heures de sommeil, d’un sommeil trop superficiel ou encore d’un sommeil interrompu ou agité. Un cycle de sommeil sain et complet est un autre besoin essentiel à une santé optimale. C’est durant le sommeil que le corps s’affaire à des activités physiologiques vitales de régénérescence, de réparation, de nettoyage, d’intégration, de croissance et de développement. Que ce soit la tablette, les jeux vidéo, la télévision ou le téléphone mobile, les enfants subissent de nombreuses distractions qui perturbent leur sommeil normal.
  5. Une bonne estime de soi. Un enfant aura très peu de relations aussi importantes que celle qu’il entretient avec lui-même. Une faible estime de soi est au cœur de nombreux problèmes psychologiques, défis personnels et batailles auxquels doit faire face un enfant au cours de sa vie. Les adultes qui ont su développer une bonne estime de soi sont plus heureux et réussissent davantage. Les plus grands experts dans ce domaine affirment qu’une saine estime de soi est un besoin aussi essentiel au développement d’un enfant et à sa capacité d’exprimer son potentiel que l’alimentation saine et l’exercice physique.
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L’héritage de la pandémie : reprendre le pouvoir

En plein cœur de cette pandémie, qu’avons-nous réellement appris jusqu’ici? Quel est le message voire l’héritage que nous laissera ce virus?

On pourra probablement en tirer des dizaines de leçons : l’humain ne respecte pas sa terre, consomme trop, voyage trop, est dépendant du système médical…

En tant que professionnel de la santé, nous souhaitons que le message véhiculé par la chiropratique depuis plus de 100 ans trouve écho : reprenons le pouvoir sur notre santé.

Les médias en ont malheureusement si peu parlé entre les campagnes de peur, les points de presse et les directives sanitaires. La solution ne viendra pas de l’extérieur. Elle est déjà là, en nous.

Cette solution, elle se trouve dans notre homéostasie, un mot savant pour définir l’équilibre et l’harmonie de notre organisme.

La covid-19 nous a obligé à se terrer, le temps d’étudier ce nouveau virus. Même si on en sait encore très peu, on constate que ce pathogène sait trouver les failles. Tel un boxeur doué, il repère rapidement la faiblesse de son adversaire, l’exploite et porte son coup de grâce.

Et quelles sont ces faiblesses? Les maladies chroniques dégénératives comme l’obésité, le diabète de type 2 et l’hypertension, entre autres. Ces problèmes de santé sont bien souvent le résultat de mauvaises habitudes de vie.

Que pouvons-nous faire en tant qu’individu? Attendre et espérer un remède miracle en écoutant Netflix ou bien devenir le PDG de sa santé?

Vers l’autonomie

Être le PDG de sa santé signifie de prendre le contrôle de ses propres décisions sans influences extérieures. En d’autres mots, c’est d’être pleinement en charge de soi-même, d’être responsable de ses actions et du résultat.

Puisqu’il est de notre droit de faire nos propres choix en matière de santé, un professionnel de la santé ne devrait pas tenter de nous influencer. Son devoir est plutôt de nous éduquer pour que nous puissions prendre une décision éclairée.

Parce que le secret se trouve bien là : dans l’éducation et l’information. En lisant ces lignes, vous participez déjà à la prise de pouvoir sur votre santé. Félicitations!

S’éduquer d’abord

De nos jours, ce ne sont pas les sources d’informations qui manquent. Toutefois, il est primordial de demeurer prudent car toute source n’est pas fiable.

Pour s’éduquer adéquatement sur la santé et éviter la désinformation, mieux vaut privilégier des sites internets officiels et des livres de professionnels.

Voici quelques astuces pour s’éduquer intelligemment.

  • On évite les forums. On y trouve de tout et surtout de l’information non-vérifiée. De l’histoire rocambolesque à la recette miracle, on passe notre tour.
  • On vérifie les sources. Lorsque des articles scientifiques sont cités en références, on se trouve déjà en meilleure posture (jeu de mot chiropratique 😉 ). Mais attention, il arrive que les articles soient mal interprétés par les auteurs ou proviennent de publications plus ou moins crédibles auprès de la communauté scientifique. Une étude de cas faite sur une souris n’a pas le même impact qu’une étude clinique randomisée.
  • On choisit des sites endossés par des professionnels de la santé comme les sites chapeautés par des établissements d’enseignement (universités, chaires de recherches, etc.) ou par des associations (comme l’Association des chiropraticiens du Québec par exemple). Il peut aussi s’agir du blogue d’un professionnel de la santé en particulier comme une nutritionniste, un dentiste ou un acupuncteur.
  • On peut aussi – généralement – se fier aux sites internets d’organismes gouvernementaux et à des fondations reconnues comme Vifa magazine, le grand défi Pierre Lavoie ou encore l’Institut national de santé publique.
  • On demeure critique. La science étant toujours en évolution, les informations peuvent parfois se contredire, être désuètes ou mal interprétées. On garde à l’esprit de ne rien prendre “pour du cash”. On pose des questions, on observe le sujet sous plusieurs angles et on en discute avec des gens et des professionnels en qui on a confiance.
  • On multiplie les sources d’informations. On évite de se fier qu’à une seule personne ou organisation pour se faire une idée. Ça permet de garder l’esprit ouvert et de prendre des décisions éclairées.
  • Se questionner sur l’information partagée sur les réseaux sociaux. Tante Ginette partage une image qui affirme que boire un verre d’eau salé chaque jour prévient le cancer : on se permet de douter de la fiabilité. Ce type de désinformation circule amplement, on sourit et on passe au suivant.
  • On choisit un professionnel de la santé qui cherche à nous informer, à collaborer avec nous pour qu’on atteigne nos objectifs de bien-être. On lui pose des questions, on lui demande des références crédibles, on lit ses infolettres ou son blogue, on assiste à ses ateliers ou ses classes santé s’il y a lieu.

Enseignons à nos enfants cette démarche éducative afin de les rendre autonomes aussi. Faisons d’eux des mini PDG.

Choisir son style de vie

Une fois bien informé, il est beaucoup plus facile de faire les bons choix pour sa santé.

Notre corps, c’est un peu comme un jardin. Si on l’entretient bien, il fleurira = le bien-être et la santé. Si on le néglige, il sera envahi par les mauvaises herbes et la vermine = la maladie et la souffrance.

Et comment on l’entretient? On lui donne des nutriments et de l’eau, et le désherbe, on lui offre la lumière, on installe des tuteurs, on évite les pesticides et autres produits toxiques, on le soigne au besoin…

Il s’agit de simplement faire la même chose pour notre corps : on l’alimente adéquatement, on le fait bouger (ce pour quoi il est conçu), on lui donne du repos, on lui évite les toxines, on le calme (gestion de stress), on lui offre un environnement et un entourage sain, on lui prodigue des soins chiropratiques réguliers, on le soigne – naturellement d’abord – au besoin.

En tant que chiropraticien, on souhaite ardemment que ce virus éveille quelques consciences, qu’il nomme de nouveaux PDG de la santé au sein de la population.

Dans un avenir plus ou moins proche, nous devrons fort probablement affronter un autre virus. Peut-être plus astucieux, mortel ou virulent qui sait?

Pourquoi ne pas lui compliquer la tâche un peu en rendant notre jardin encore plus hostile pour lui?

Car si chacun d’entre nous reprenait le pouvoir sur sa santé, nous pourrions enfin travailler en amont et développer un système qui vise à créer la santé plutôt qu’à ne guérir des maladies.

C’est en adoptant soi-même un style de vie sain que l’on inspirera les autres à le faire.

Qui est prêt à devenir le PDG de sa santé?

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Comment désamorcer le stress occasionné par la crise actuelle (et éviter les effets néfastes sur votre santé)

Avec toute l’incertitude que la situation actuelle provoque, nombreux sont ceux qui ont vu leur niveau de stress atteindre de nouveaux sommets.

Que ce soit à cause de l’incertitude financière, du chambardement de nos routines, la peur de voir un être cher souffrir ou encore la détresse créée par l’isolement, la crise actuelle apporte son lot de sources de stress.

Le stress peut simultanément affecter négativement notre santé et notre bien-être et être un moteur de croissance et d’évolution.

Quels effets le stress aura-t-il sur vous? Cela dépend de 2 facteurs :

  1. La facilité avec laquelle votre corps parvient à s’adapter au stress (capacités d’adaptation)
  2. Votre perception face aux sources de stress : en modifiant votre perception d’une situation, vous pouvez diminuer les impacts du stress sur votre corps. (La deuxième section de l’article parle de ce phénomène. Vous allez voir, c’est fascinant!)

Commençons par la première partie : les capacités d’adaptation.

Section 1 : Le stress et le corps humain

Que se passe-t-il vraiment dans notre corps lorsqu’on subit trop de stress?

Les impacts du stress sur notre corps

Le stress se présente sous trois formes : physique (traumatismes, mauvaises postures, faux mouvements, etc.), chimique (toxines environnementales, poisons, malbouffe, agents de conservation, parfums, drogues, colorants artificiels…) et émotionnel (situations qui entraînent peur, colère, angoisse, tristesse, etc.).

Un stress est un élément qui crée un déséquilibre dans le corps et qui oblige celui-ci à s’adapter pour retrouver son équilibre initial (ou homéostasie). La capacité du corps à s’adapter aux différents stress reflète l’état de santé globale.

Le corps humain s’adapte donc aux stress grâce au système nerveux. C’est lui qui contrôle toute la machine!

Le système nerveux sympathique se met en branle lorsque notre cerveau perçoit un danger (stress aigu). Mais le cerveau a une faille. Il ne fait pas la différence entre un danger réel ou imaginaire. Pensez à l’état dans lequel vous vous réveillez lorsque vous faites un cauchemar. Une pensée stressante (imaginer que son enfant est victime d’un accident tragique par exemple) suffit donc à déclencher tout le processus de stress.

Si vous faites une balade en forêt et que vous tombez nez à nez avec un ours, votre système nerveux enclenche un protocole de survie. S’ensuit une cascade chimique qui vous permettra de « fuir ou combattre » (en anglais : fight or flight).

Votre cerveau en alerte envoie un message (via la moelle épinière) à vos glandes surrénales (situées au-dessus des reins) pour qu’elles sécrètent de l’adrénaline et du cortisol dans le sang.

  • Votre rythme cardiaque augmente, ce qui apporte davantage de sang et d’oxygène dans tout votre corps pour mieux fuir ou combattre.
  • Vos pupilles se dilatent pour mieux voir ce qui vous entoure.
  • Votre taux de glucose dans le sang augmente pour qu’une plus grande quantité d’énergie soit disponible rapidement.
  • Le rythme respiratoire augmente pour favoriser l’apport en oxygène.
  • L’activité de vos autres systèmes ralentit (immunitaire, digestif) pour permettre à votre corps de se concentrer sur l’essentiel.

Ce protocole de survie permet alors au corps de porter toute son attention sur une seule tâche : se soustraire au danger immédiat (dans l’exemple ici : l’ours!).

Un danger bien pire nous guette

Lorsque le danger sera parti, votre corps reviendra à la normale grâce au système nerveux parasympathique (le parasympathique est l’opposé du sympathique. C’est lui qui nous permet de relaxer, de nous calmer, de dormir, de récupérer, de guérir, etc.).

Mais que se passe-t-il quand le stress dure trop longtemps? Quand le cerveau perçoit un danger constant, réel ou imaginaire (qu’est-ce qui vous stress le plus actuellement?) Le système sympathique devient dominant et le corps épuise ses ressources à force d’être continuellement en état d’alerte.

On parle alors de stress chronique. Ce type de stress est celui dont on doit se méfier, celui qui peut nous tuer à petit feu. C’est logique, le sympathique augmente de façon prolongée les rythmes cardiaque et respiratoire, le taux de sucre dans le sang et ralentit les systèmes digestif et immunitaire.

(Oui, vous avez bien lu. Le stress chronique affaiblit le système immunitaire… C’est pourquoi nous trouvions important d’aborder ce sujet dans le contexte actuel!)

De plus, on comprend mieux pourquoi le stress chronique facilite l’apparition de maladies cardiaques, de troubles digestifs, d’infections et de diabète.

Votre système nerveux est-il à la dérive?

Les systèmes nerveux sympathique et parasympathique forment un tout. Ils se complètent et sont interdépendants. Lorsque le sympathique s’active, le parasympathique se met en veille et vice versa. L’équilibre des deux systèmes est essentiel à notre santé et à notre survie.

Dans notre société moderne, la plupart des gens ont une dominance sympathique. Qu’est-ce que ça veut dire exactement? En résumé, leur corps est toujours en état d’alerte. Le système sympathique étant toujours actif, les taux de cortisol dans le corps sont trop élevés.

Le cortisol n’est pas mauvais en soi; au contraire, lorsqu’il est balancé, il régule le taux de glucose dans le sang (avec l’insuline) et la pression artérielle en plus d’intervenir dans la santé du système immunitaire. Mais lorsqu’il se retrouve en trop grande quantité dans le sang de façon prolongée, il devient dangereux pour l’organisme. 8

Le stress chronique (débalancement des taux de cortisol) occasionne un ou plusieurs des symptômes suivants, qui apparaissent généralement de façon graduelle 3-7-8 :

  • Fatigue
  • Trouble de mémoire (souvent le premier signe)
  • Insomnie
  • Maux de tête
  • Tensions musculaires
  • Difficulté à démarrer la journée
  • Gain de poids (surtout abdominal)
  • Modification de l’appétit (rages de sucre)
  • Infections plus fréquentes (rhumes, grippes, sinusites…)
  • Troubles digestifs
  • Intolérances
  • Troubles sexuels
  • Perte de motivation et d’enthousiasme
  • Anxiété
  • Irritabilité
  • Troubles de concentration
  • Dépression

Le stress chronique est aussi impliqué dans le développement de certaines maladies comme l’ostéoporose, le cancer, les maladies cardiaques et le diabète.

Il facilite aussi le processus d’oxydation des cellules (création de radicaux libres), accélérant ainsi le vieillissement. Il a aussi été prouvé que le stress chronique cause une diminution de la taille du cerveau et réduit la production de nouvelles cellules cérébrales. 8 « Les mécanismes d’autoréparation et d’autoguérison ne fonctionnent pas [adéquatement] si vous êtes stressés! » 2

Maintenant que nous comprenons mieux comment le corps réagit au stress, parlons maintenant des différentes avenues.

Section 2 : Comment nos perceptions influencent notre stress (et autres outils pour diminuer les impacts du stress)

Pour retrouver l’équilibre de notre système nerveux, nous pouvons donc jouer sur deux fronts.

  1. Renforcer la capacité de notre corps à s’adapter aux divers stress qui nous assaillent → chiropratique, activité physique, alimentation saine et variée, sommeil…
  2. Modifier nos perceptions face aux différents stress présents dans notre vie

En s’alimentant, en bougeant et en se reposant de façon optimale, on réduit les agents stresseurs et on donne les outils nécessaires à notre corps pour mieux affronter ceux qui restent.

La méditation, le yoga, le Pilates, l’exercice physique, les bains de forêt 5, la marche, la technique de libération émotionnelle 6, la lecture, la visualisation et les techniques de respiration sont autant de bonnes façons d’apprendre à mieux gérer le stress et à décrocher. Il en existe des dizaines, choisissez celle qui vous convient.

Une alimentation riche en bons gras (saumon, avocat, graines de chia, lin, chanvre) contribue à la santé du système nerveux et peut aider le corps à mieux s’adapter aux différents stress. Les aliments à forte teneur en antioxydants (baies, raisins, légumes verts, chocolat noir, etc.) neutralisent les radicaux libres causés par le stress.

Des suppléments de magnésium (les réserves de magnésium baissent rapidement dans les cas de stress chronique), de vitamines (A, C et E particulièrement) et d’ashwaganda (plante adaptogène qui réduit l’anxiété) peuvent aussi être bénéfiques 8 chez certaines personnes. Consultez un professionnel de la santé pour connaître ceux qui vous conviennent.

Modifier ses perceptions pour neutraliser les effets négatifs du stress

Kelly McGonigal, PhD, est psychologue de la santé et professeure à l’Université Standford, en Californie. Dans son livre «The upside of stress» 17¬¬ (Le bon côté du stress – disponible en anglais seulement), elle fait état de nombreuses recherches scientifiques qui prouvent que notre perception d’une situation (et de notre stress) va grandement affecter l’ampleur des impacts de ce stress sur notre santé.

Ainsi, elle démontre :

  1. Que les gens qui gardent une perspective positive sur la situation et qui croient que le stress occasionné par celle-ci les aidera à croître, vivent moins de stress.
  2. Ces gens n’expérimenteront pas tous les effets négatifs qui peuvent être normalement associés au stress.

En d’autres mots, les gens qui choisissent de mettre l’emphase sur les aspects positifs d’une situation difficile n’expérimentent pas tous les effets négatifs généralement associés au stress qui sont énumérés plus haut dans cet article.

Il est donc possible de désamorcer notre réaction au stress à la racine, en travaillant au niveau de nos perceptions.

Alors, si vous vous sentez stressé par la crise actuelle, posez-vous les questions suivantes :

  • Quelles seront les retombées positives de cette crise dans ma vie?
  • Comment puis-je utiliser la situation actuelle pour croitre, grandir et me développer comme personne?
  • Comment la situation actuelle me rendra-t-elle plus fort(e)?

En cherchant sincèrement des réponses à ces questions, vous verrez votre niveau de stress diminuer grandement, et éviterez les effets négatifs potentiels sur votre santé.

Bonne réflexion!

 

Références

1. Centre d’études sur le stress humain : https://www.stresshumain.ca/le-stress/comprendre-son-stress/source-du-stress/
2. « Le stress peut-il vous tuer? » https://french.mercola.com/sites/articles/archive/2017/03/16/effets-du-stress.aspx
3. Clinique Mayo : “Stress symptoms, effects on your body and behavior”. https://www.mayoclinic.org/healthy-lifestyle/stress-management/in-depth/stress-symptoms/art-20050987?pg=1
4. Clinique Mayo : “Stress relief”. https://www.mayoclinic.org/healthy-lifestyle/stress-management/basics/stress-relief/hlv-20049495
5. « Prendre un bain de forêt. » https://plus.lapresse.ca/screens/d4ee21dd-71b0-4b90-9afe-7cff28068425%7CTO9eZ-tEA9a4.html
6. La technique de libération émotionnelle : https://eft.mercola.com/
7. https://www.foodmatters.com/article/emotional-stress-how-chronic-emotional-stress-can-ruin-your-health
8. Spinal Research : “Chronic Stress – The Effects On Your Brain”. https://spinalresearch.com.au/chronic-stress-effects-brain/
9. https://www.dynamicchiropractic.com/mpacms/dc/article.php?id=31977
10. https://www.mindbodygreen.com/articles/3-types-of-stress-and-how-to-manage-them
11. https://www.mindbodygreen.com/articles/the-best-foods-for-adrenal-support?utm_term=pos-5&utm_source=mbg&utm_medium=email&utm_content=daily1&utm_campaign=170719
12. “Stress – The Brain-Body Connection”. https://spinalresearch.com.au/stress-brain-body-connection/
13. “Stress, Distress and the Human Spirit”. https://spinalresearch.com.au/stress-distress-human-spirit/
14. http://chiropracticadvocate.com/blog/
15. https://spinalresearch.com.au/the-stress-series-part-1-stress-physiology-a-central-theme-in-chiropractic/
16. https://spinalresearch.com.au/the-stress-series-part-2-the-chiropractors-role-in-stress-management/
17. McGonigal, Kelly (2015) The upside of stress. New-York: Edition Avery, 279 pages.

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