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Les fractures : quelles sont les causes les plus communes?

Rares sont ceux qui ne connaissent pas quelqu’un qui a déjà eu une fracture. La témérité des enfants, les sports de contact, la surutilisation chez les athlètes ou les facteurs liés à diverses conditions de santé ne sont que quelques exemples qui démontrent à quel point les fractures sont relativement communes. Dans cet article, vous comprendrez de quoi est constitué un os et quel est le processus de guérison derrière la fracture osseuse. De plus, nous mettrons en lumière différents types de fractures en fonction de l’âge, la maturité osseuse et certains diagnostics prédisposants.

Pour commencer : bien comprendre la composition osseuse

Le squelette humain est composé de plus de 200 os. Certains sont plats alors que d’autres sont tubulaires. Peu importe leur forme, la composition de base des os reste sensiblement la même et leur fonction globale aussi :

  1. Donner la forme au corps humain
  2. Protéger les organes internes
  3. Fabrication des cellules sanguines (globules blancs, globules rouges, plaquettes) via la moelle osseuse contenue dans les os longs et plats (comme le sternum et la hanche)

La composition des os peut se diviser en 2 :

  1. La région périphérique, le cortex, qui est dense et confère la rigidité à l’os. En présence d’une fracture, le cortex se voit interrompu. Nous y reviendrons plus loin lorsqu’il sera question du suivi et de la guérison de la fracture.
  2. La région interne, l’os trabéculaire, qui est moins dense que le cortex. Cette région participe tout de même à la résistance osseuse et lorsque sa densité diminue, le risque de fracture augmente.

L’os est évidemment entouré de nerfs et de vaisseaux sanguins.

Un système osseux fort : d’une importance capitale

C’est un fait : la densité osseuse joue un rôle primordial dans la capacité du système squelettique à remplir son rôle de protection. Plusieurs facteurs influencent la densité osseuse, mais les principaux sont en lien avec le calcium puisque ce minéral est un constituant essentiel dans la composition de l’os (d’autres minéraux ainsi que la vitamine D sont également essentiels à cette composition). En conséquence, il participe à sa solidité et à sa rigidité. Un apport quotidien en calcium est donc essentiel afin d’aider le corps à optimiser son rôle au sein du squelette humain.

L’os est en continuel remodelage. C’est un processus normal et c’est ce qui lui permet de maintenir une densité et une forme adéquates au fil du temps. Avec l’âge (à partir de 30 ans environ), ce processus ralentit, ce qui résulte en une diminution de la densité osseuse. Lorsque la densité diminue à un certain niveau, il est question d’ostéoporose et cette condition est associée à un risque plus élevé de fracture puisque l’os est moins dense. Selon Statistique Canada, en 2019-2020, il y a eu 665 fractures liées à l’ostéoporose pour 100 000 Canadiens âgés de 40 ans et plus.

Les fractures : différents mécanismes, différentes conditions

1. Les fractures en fonction de l’âge

Le squelette de l’enfant n’est pas mature. De façon imagée, l’os est considéré plus “mou” que celui de l’adulte, ce qui augmente le risque de fracture par rapport à un squelette à pleine densité.

Comme mentionné précédemment, la densité osseuse diminue avec l’âge. Lorsque la densité diminue (ostéoporose), l’os devient moins “fort” et moins résistant aux chutes et impacts potentiels. En conséquence, les fractures augmentent chez les personnes du bel âge.

Entre l’enfance et le bel âge, la densité osseuse est à son maximum, ce qui rend l’os plus résistant et donc moins à risque de fracture. Évidemment, même si un os est dense et fort, il n’est pas à l’abri de traumatisme qui puisse mener à une fracture.

2. La fracture de stress

Les sportifs tels les coureurs sont à risque de fracture de stress. En effet, ce type de fracture est associé à la surutilisation (stress répétitif) et les impacts répétés au niveau des structures osseuses du pied lors de la pratique de la course.

3. La fracture d’ordre traumatique

Les traumatismes sont associés aux fractures. L’allure de la fracture sera directement liée à la direction et la force de l’impact sur l’os.

4. Les facteurs de risque associés aux fractures

Certaines conditions de santé/habitudes de vie ont un impact sur la qualité de l’os et peuvent augmenter les risques de fractures :

  • Différents types de cancers ciblant les os (primaires ou secondaires)
  • Maladie de Paget
  • Tabagisme
  • Corticothérapie
  • Carence en vitamine D
  • Immobilisation prolongée
  • Certaines infections
  • Manque d’apport en calcium

La fracture, son suivi et sa guérison

Le corps humain a la capacité de permettre à l’os fracturé de se guérir en mettant en place un processus de réparation précis (évidemment, toute fracture doit être adressée au domaine médical afin de permettre un suivi approprié de la condition).

Dès la fracture, un hématome se crée afin d’augmenter la circulation sanguine dans la région touchée et débuter le processus de guérison (comme n’importe quelle blessure). La première étape sera de créer un cal primaire pour stabiliser la région. Par la suite, le cal change et se constitue principalement des mêmes cellules qu’un os non blessé, ce qu’on appelle le cal osseux. Une fois le cal osseux formé, l’os est nouvellement formé et la guérison est complétée. Dépendamment du type de fracture (localisation et gravité), l’immobilisation de la région touchée fait partie du processus de guérison afin de permettre un remodelage se rapprochant le plus possible de l’os initial. La guérison aura passé par les étapes d’inflammation, de réparation et de remodelage.

Le temps de guérison associé à une fracture varie évidemment en fonction de plusieurs facteurs (clientèle touchée, type de fracture, localisation, etc.), mais en général il faut compter 6 à 8 semaines afin que le cal osseux soit complet.

La radiographie est le moyen privilégié afin d’observer une interruption au niveau du cortex osseux, et potentiellement, une fracture. La gestion de cette condition doit être orientée en médecine afin que le suivi approprié soit effectué.

Puisqu’au Québec, le chiropraticien est parmi les seuls professionnels de la santé à pouvoir prescrire, prendre et analyser des radiographies de l’appareil locomoteur dans son intégralité, cet atout le positionne une fois de plus au haut de la liste en termes de compétences et d’accessibilité afin d’orienter son patient vers le professionnel de la santé le plus adapté à son besoin lorsqu’il sera en présence d’une interruption au niveau du cortex osseux. Une corde de plus à son arc!

 

Sources, telles que consultées le 14 juillet 2024 :

https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/ecart-soins-osteoporose-fractures-connexes-canada-2021.html

https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/rapports-publications/promotion-sante-prevention-maladies-chroniques-canada-recherche-politiques-pratiques/vol-43-no-2-2023/blessures-enfants-jeunes-canadiens-analyse-enquete-canadienne-sante-enfants-jeunes-2019.html

https://www.merckmanuals.com/fr-ca/accueil/troubles-osseux,-articulaires-et-musculaires/biologie-du-syst%C3%A8me-musculosquelettique/os

https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/l%C3%A9sions-et-intoxications/fractures/pr%C3%A9sentation-des-fractures

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La cheville et le pied : diagnostics communs et pistes de solution

Le pied et la cheville sont souvent ciblés par des conditions neuromusculosquelettiques. D’origines multiples, ces conditions ont des impacts différents dans le quotidien de ceux qui en sont atteints. Afin de faire le point sur ce qui peut causer des douleurs à la cheville et au pied, cet article mettra en lumière différents diagnostics et permettra d’avoir une idée plus précise sur ce qui peut être mis de l’avant afin de les comprendre, les soulager et les prévenir. Gageons qu’avec nos précieux conseils, vous pourrez une fois de plus améliorer votre santé globale et celle des membres de votre famille!

Le pied et la cheville : comprendre leur synergie

Le pied et la cheville travaillent en synergie afin de permettre une multitude de mouvements. Ces mouvements sont possibles grâce à la présence de plusieurs os, articulations, muscles, tendons et ligaments. Ces structures sont essentielles au bon fonctionnement du pied et de la cheville, mais elles ont également un impact sur les articulations du genou et de la hanche. Raison de plus pour s’assurer que tout fonctionne optimalement!

Au niveau osseux, le pied compte 26 os :

  • Le calcanéum
  • Le talus
  • Le cuboïde
  • Le naviculaire
  • Les cunéiformes (3)
  • Les métatarses (5)
  • Les phalanges proximales (5)
  • Les phalanges intermédiaires (4) (le gros orteil n’en compte pas)
  • Les phalanges distales (5)

Afin de compléter l’articulation de la cheville, 2 os doivent s’ajouter :

  • Le tibia
  • La fibula (péroné)

 

Considérant le nombre total d’os présents et que chacun d’entre eux s’articule avec ceux qui lui sont adjacents, il est facile de comprendre que le pied et la cheville comptent à eux seuls un bon nombre d’articulations! Ces articulations permettent donc une multitude de mouvements :

  • flexion plantaire (pointer le pied vers le sol)
  • flexion dorsale (pointer le pied vers le haut)
  • inversion (flexion plantaire tout en portant le pied vers l’intérieur)
  • éversion (flexion plantaire tout en portant le pied vers l’extérieur)
  • pronation (amener le pied vers l’intérieur)
  • supination (amener le pied vers l’extérieur)
  • adduction (dans le plan horizontal, amener le pied vers l’intérieur)
  • abduction (dans le plan horizontal, amener le pied vers l’extérieur)

Les articulations du pied sont pour la plupart des articulations synoviales, c’est-à-dire qu’en plus des ligaments et d’une capsule articulaire, elles contiennent du liquide synovial agissant à titre de lubrifiant afin d’éviter le frottement entre les os.

Le tibia et la fibula sont liés avec le talus pour former l’articulation de la cheville. Bon nombre de ligaments supportent cette articulation. Vous comprendrez plus loin dans le texte pourquoi elle peut parfois être instable.

Le pied et la cheville : différents âges, différentes conditions

1. Le pied bot

Le pied et la cheville peuvent être la cible de conditions particulières dès la naissance. En effet, il n’y a pas que les entorses et l’épine de Lenoir qui peuvent toucher ces articulations!

Le pied bot est une condition congénitale dans laquelle les os du pied sont positionnés de façon inadéquate les uns par rapport aux autres. On observe des déformations osseuses, une déformation et une mauvaise orientation des surfaces articulaires ainsi qu’une rigidité de mouvement associée à des rétractions des muscles, tendons et ligaments.

Le pied bot ne se corrige pas seul et nécessite une intervention auprès des professionnels du domaine médical afin de rétablir autant que possible la mauvaise position des os et les rétractions présentes. Cette condition n’est pas liée au positionnement intra-utérin et est le plus souvent d’origine inconnue.

2. Le pied plat

Les nouveau-nés ont les pieds plats à la naissance, mais l’arche se développe pendant les premières années de vie. Le pied plat se caractérise par une diminution de l’arche plantaire. En conséquence, la courbe naturelle sous le pied n’est pas présente et la surface d’appui en contact avec le sol est augmentée. Une arche plantaire diminuée amène le pied dans une position d’hyperpronation et peut avoir un impact sur le genou, la hanche et le dos puisque cette posture influence potentiellement l’alignement de toute la jambe.

Une évaluation par un professionnel de la santé comme le chiropraticien peut être grandement utile afin d’évaluer la présence d’un pied plat. Ensuite, selon les cas, le chiropraticien pourra traiter en conséquence et collaborer avec un podiatre, par exemple, afin de déterminer la nécessité ou non de porter des orthèses pour corriger l’arche.

3. L’entorse de la cheville

L’entorse de la cheville survient lorsque l’amplitude de mouvement de la cheville dépasse les limites normales. Généralement, l’entorse se produit accidentellement :

  • Mettre le pied dans un trou sur un terrain accidenté
  • Porter des chaussures qui ne supportent pas adéquatement le pied pendant la pratique d’un sport

Elle peut aussi être associée à une hyperlaxité ligamentaire, ce qui amène les ligaments à faire leur travail moins efficacement en laissant l’articulation aller dans des amplitudes plus grandes que la normale.

Dans d’autres cas, l’entorse peut se produire suite à la mauvaise réhabilitation d’une première entorse. Puisque l’entorse entraîne l’articulation dans des amplitudes plus grandes que la normale, les ligaments sont étirés, ce qui influence les récepteurs associés à la proprioception du pied. Si la réhabilitation n’est pas complète, la capacité du système nerveux à reconnaître la position du pied dans l’espace peut ne pas être optimale. Ceci peut entraîner un déséquilibre postural et augmenter le risque de récidive.

L’entorse de la cheville peut être traitée en chiropratique. Les manipulations articulaires ainsi que les conseils axés sur la réhabilitation favorisent généralement une récupération optimale et un retour aux activités sans risque de récidive.

4. La fracture de stress

La fracture de stress est associée à la surutilisation. Au niveau du pied, elle se développe lorsque la mise en appui de façon répétitive dépasse la capacité des muscles et des tendons à absorber et amortir l’impact. La fracture de stress au niveau du pied peut toucher, par exemple, les coureurs qui augmentent rapidement la durée ou l’intensité de leur course, et ce, sans nécessairement inclure le repos dans leur plan d’entraînement.

Même si la fracture de stress n’est pas traumatique, elle demeure quand même une fracture! En conséquence, elle demande une période de repos afin que le cortex de l’os  puisse se régénérer et rendre possible la reprise de l’exercice.

5. La fasciite plantaire

La fasciite plantaire est caractérisée par une douleur localisée sous le talon, directement à l’insertion du fascia plantaire sur le calcanéum. Le fascia plantaire est, quant à lui, une grosse structure fibreuse qui maintient le pied et donne la forme à l’arche plantaire.

Parfois, l’inflammation peut s’installer au niveau de l’attache du fascia sur le calcanéum, ce qui crée la fasciite. Les causes sont souvent associées à une tension accrue dans le fascia. Cette tension crée des microdéchirures dans le fascia et conséquemment, l’apparition d’inflammation.

Pour traiter la fasciite plantaire, le chiropraticien peut effectuer des manipulations articulaires, proposer des exercices d’étirement et suggérer la modification de certaines habitudes de vie comme celles-ci :

  • Adopter des habitudes qui favorisent la perte de poids
  • Abandonner le tabagisme
  • Porter des chaussures adéquates
  • Diminuer la posture debout de façon prolongée

6. L’épine de Lenoir

Lorsque la fasciite plantaire persiste, la traction exercée sur le calcanéum par le fascia plantaire peut causer l’apparition de l’épine de Lenoir. L’épine de Lenoir est facile à diagnostiquer par radiographie puisqu’elle se caractérise par la formation d’un bec osseux directement sur le calcanéum.

Le traitement de l’épine de Lenoir vise principalement à soulager la douleur en diminuant la tension (et ainsi limiter la traction sur le calcanéum) dans le fascia plantaire.

L’épine de Lenoir a longtemps été pointée du doigt pour expliquer les douleurs au talon. Aujourd’hui, la science a plutôt démontré qu’elle n’était pas en cause. En effet, de nombreuses personnes ont une épine de Lenoir sans nécessairement ressentir de douleur. C’est plutôt l’inflammation à l’insertion du fascia plantaire (fasciite plantaire) qui est à l’origine de la douleur. L’épine de Lenoir est donc une conséquence de la fasciite plantaire et peut être asymptomatique.

7. La bursite

Une bursite est une condition caractérisée par l’inflammation d’une bourse séreuse. Les bourses séreuses sont de petites poches remplies de liquide situées près des articulations, entre les tendons, les muscles et les os. Elles jouent un rôle crucial en réduisant le frottement entre les différentes structures articulaires et en permettant une fluidité de mouvement.

L’inflammation peut être causée par plusieurs facteurs, notamment des mouvements répétitifs, des blessures et même des infections. Les symptômes typiques d’une bursite comprennent la douleur locale assez importante, la sensibilité au toucher, un gonflement souvent marqué et une limitation de mouvement de l’articulation touchée.

Au niveau du pied, on compte 3 bourses :

  • Entre le talus et le tendon d’Achille
  • Entre le tendon d’Achille et la peau
  • Sous le calcanéum, près de l’insertion du fascia plantaire

Le traitement de la bursite inclut généralement le repos et l’application de glace pour commencer. En consultant en chiropratique, un diagnostic précis pourra être établi et un plan de traitement approprié à votre condition sera proposé afin d’optimiser votre santé.

8. Névrome de Morton

Le névrome de Morton se caractérise par une hypertrophie bénigne de la gaine d’un nerf interdigital dans le pied, le plus souvent celui situé entre le 3e et le 4e orteil. Il peut survenir en lien à des forces compressives dans cette région du pied et donc être associé à certaines habitudes et/ou conditions :

  • Le port de chaussures à bouts pointus
  • Le port de chaussures à talons hauts
  • Les gens ayant les pieds plats
  • Etc.

Lorsque le nerf est comprimé par les structures qui l’entourent, une douleur peut s’installer et on peut même ressentir un épaississement de ce nerf. La douleur peut être très localisée, mais lorsque plusieurs structures sont comprimées, elle peut être diffuse.

9. L’hallux valgus (oignon)

L’hallux valgus (oignon) est une difformité de l’articulation entre le métatarse et la phalange proximale du 1er orteil. Cette condition apparaît souvent avec l’âge. Selon l’importance de la difformité, certains conseils peuvent aider à soulager la douleur :

  • Porter des chaussures souples
  • Éviter des chaussures à talon et à bout pointu
  • Massage doux de la région
  • Glace au besoin

L’hallux valgus peut être très limitant. Il est donc important de consulter un professionnel de la santé comme le chiropraticien afin qu’il puisse vous guider optimalement dans la gestion de cette condition.

10. L’ostéoarthrose

L’ostéoarthrose s’installe généralement avec l’âge. Elle peut parfois être secondaire à un traumatisme et survenir plus tôt. Dans tous les cas, l’objectif est de maintenir les amplitudes de mouvement afin de limiter l’atteinte des articulations. Les manipulations articulaires peuvent très bien être indiquées afin de préserver ce mouvement.

Tant de conditions possibles pour une si petite région anatomique, n’est-ce pas? Sachant que le pied et la cheville vous permettent de vous déplacer et faire en moyenne 10 000 pas par jour, ne négligez pas les symptômes associés à ces structures. Pensez à consulter votre chiropraticien!

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Découvrez 3 catégories de conditions qui touchent la colonne vertébrale et les impacts de ces problématiques sur votre santé

La colonne vertébrale joue plusieurs rôles. Elle permet plusieurs mouvements du corps humain, elle sert de support pour la tête et protège la moelle épinière. Son état est donc généralement un bon indicateur de la santé globale. De nombreuses conditions peuvent toucher la colonne vertébrale. Certaines d’entre elles ont un impact mineur sur la santé globale alors que d’autres peuvent l’influencer négativement. Dans cet article, vous en apprendrez davantage sur les diverses atteintes de la colonne vertébrale et sur les conséquences qu’elles peuvent avoir sur la santé générale, à court, moyen ou long terme.

Anatomie 101 de la colonne vertébrale

La colonne vertébrale se divise en 5 régions distinctes :

  1. Région cervicale, composée de 7 vertèbres mobiles
  2. Région thoracique, composée de 12 vertèbres mobiles
  3. Région lombaire, composée de 5 vertèbres mobiles
  4. Région sacrée, composée de 5 segments fusionnés
  5. Région coccygienne, composée de 4 à 5 segments fusionnés

Ces vertèbres et segments confèrent à la colonne vertébrale les rôles qu’on lui connaît :

Afin que ces rôles soient remplis adéquatement, la colonne doit être stable, forte et mobile. Contrairement à la croyance populaire, les os (vertèbres) ne sont pas les seules structures qui confèrent à la colonne vertébrale les capacités qu’on lui connaît.

Plusieurs groupes musculaires permettent le mouvement de la colonne vertébrale. Ces muscles lui permettent de bouger, mais l’aident à stabiliser le tronc.

Les ligaments travaillent également en synergie avec les vertèbres et les muscles. Ils stabilisent les articulations et participent aussi au mouvement.

Les disques intervertébraux contribuent également au bon fonctionnement de la colonne vertébrale. Ils se situent entre chacune des vertèbres mobiles (à l’exception de C1-C2) et agissent comme des coussins qui absorbent les charges/impacts. Conjointement à ce rôle, ils permettent le mouvement du tronc.

Ils sont constitués de 2 parties distinctes :

  • Le noyau pulpeux, très dense, composé principalement d’eau, qui supporte les charges et les distribue en fonction de leur direction vers l’anneau fibreux.
  • L’anneau fibreux, très solide, composé principalement de collagène, qui maintient le noyau pulpeux en place et aide à la distribution de la charge.

Ensemble, ces structures permettent à la colonne vertébrale de jouer ses rôles de façon optimale.

Conditions pouvant compromettre les fonctions vertébrales

Plusieurs conditions touchent la colonne vertébrale. Selon le cas, elles peuvent avoir un impact plus ou moins grand sur les rôles joués par la colonne vertébrale et sur la santé en général.

1. Les conditions congénitales (présent à la naissance)

a. La sacralisation de L5 ou la lombarisation de S1

Il est également possible qu’on en compte un de moins qu’à l’habitude. En conséquence, ceci ajoute ou enlève un segment mobile à la colonne vertébrale. L’impact au niveau de la santé n’est pas majeur, mais la biomécanique de la colonne vertébrale change puisque le poids du corps n’est pas réparti sur le même nombre de segments. Un disque en moins diminue la capacité de mouvement au niveau de la colonne vertébrale. De plus, le disque surnuméraire n’est pas toujours composé comme les autres, ce qui impacte la répartition des charges à ce niveau. La conséquence la plus fréquente de cette condition reste la formation d’ostéoarthrose (arthrose) locale.

Dépendamment de son importance, elle influencera plus ou moins la mobilité vertébrale et pourra à long terme être associée (ou non) à la douleur lombaire. L’ostéoarthrose sera expliquée en détail plus loin dans l’article.

b. L’occipitalisation de C1

Au niveau cervical, il est possible que la première vertèbre vertébrale soit fusionnée au crâne. Le résultat est le même qu’avec la sacralisation de L5, c’est-à-dire que le mouvement est absent entre les 2 structures. Généralement, l’articulation entre ces 2 structures permet principalement la flexion et l’extension de la tête.

Lorsque cette condition est isolée (n’est pas associée à d’autres conditions), elle n’est pratiquement pas douloureuse. Lorsqu’elle l’est (ex.: le syndrome de Klippel-Feil), elle peut être associée à des douleurs cervicales et une compression des structures neurologiques environnantes comme la moelle épinière. Le résultat d’une compression de la moelle épinière peut avoir des conséquences potentiellement plus dangereuses que celles associées à une perte de mouvement d’un segment vertébral.

c. La vertèbre papillon

La vertèbre papillon est une affection plutôt rare et tient son nom de la forme associée à la vertèbre, puisqu’elle ressemble aux ailes d’un papillon. Cette malformation vient de la non-union de certains centres d’ossification pendant le développement embryonnaire. La vertèbre est donc de forme inhabituelle, ce qui influence la colonne vertébrale. La posture est altérée, d’autant plus qu’assez souvent, il n’y a pas qu’une seule vertèbre qui présente cette malformation. La conséquence est que les vertèbres et les disques intervertébraux adjacents doivent s’ajuster et compenser pour tenter de garder une posture droite. La biomécanique de la colonne vertébrale est altérée, ce qui peut mener à des troubles posturaux, la formation d’ostéoarthrose et de complications neurologiques.

2. Les conditions dégénératives

a. L’ostéoarthrose (arthrose) et l’atteinte discale

L’ostéoarthrose, ou arthrose, est une condition qui touche les articulations. Celles de la colonne vertébrale peuvent être atteintes. Lorsqu’elle s’installe, l’arthrose provoque une cascade de changements au niveau du cartilage de l’articulation :

  • Amincissement du cartilage
  • Diminution de l’élasticité du cartilage
  • Désintégration du cartilage

Lorsqu’il se désintègre, le cartilage laisse flotter certains fragments dans l’articulation. Afin de compenser la perte de stabilité, l’os tentera de se “reconstruire” en formant des becs osseux (ostéophytes) aux pourtours de l’articulation. Plus l’arthrose évolue, plus l’articulation est touchée, car le liquide synovial se perd, les surfaces articulaires se rapprochent, les nouvelles parties osseuses se touchent et peuvent fusionner, ce qui empêche le mouvement articulaire. Le disque intervertébral perd son élasticité et sa forme habituelle. Le noyau pulpeux peut même sortir à travers les fibres de l’anneau fibreux et créer ce qu’on appelle une hernie discale. Au niveau vertébral, l’arthrose et la perte de mobilité qu’elle provoque à long terme peuvent être associées à l’apparition de douleur, l’absence de mouvement et une atteinte des structures nerveuses environnantes, comme les racines nerveuses et la moelle épinière.

b. La spondylolisthésis (spondylolyse)

La spondylolisthésis se caractérise par le glissement d’une vertèbre par rapport à celle qui se situe à son niveau inférieur. Elle peut se classifier en différentes catégories, mais dans un contexte dégénératif, elle cible principalement la région de L4-L5 et survient la plupart du temps après l’âge de 50 ans. Les causes de la spondylolisthésis sont multifactorielles et souvent associées à d’autres conditions comme la dégénérescence discale et l’ostéoarthrose.

3. La scoliose

Un article complet pourrait porter sur la scoliose! Cette condition très complexe apparaît (ou commence à s’observer) pendant la croissance et se définit par une rotation tridimensionnelle de la colonne vertébrale. Cette rotation donne donc à la colonne vertébrale une forme en C ou en S, selon le cas. Puisque la colonne vertébrale est généralement en croissance lors du diagnostic, une progression de la courbe (qui suit la croissance des vertèbres) peut avoir un impact très grand et même occasionner une compression au niveau des organes comme le cœur et les poumons lorsque la condition est sévère. Sachant les complications potentielles de la scoliose, le chiropraticien sait que son dépistage est primordial auprès de la clientèle ciblée.

Une multitude de conditions peuvent atteindre la colonne vertébrale. Elles n’ont pas toutes été abordées et comme mentionné pour la scoliose, chacune d’entre elles pourrait être le sujet principal d’un seul article.

Lors de votre suivi chiropratique, votre chiropraticien peut contribuer à améliorer votre santé globale en évaluant, diagnostiquant et traitant des conditions qui ciblent la colonne vertébrale. Il sera également là afin de collaborer avec d’autres professionnels de la santé lorsque nécessaire. N’hésitez pas à le consulter!

 

Sources, telles que consultées le 5 avril 2024 :

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2213653313000657

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2270383/#:~:text=Degenerative%20spondylolisthesis%20(DS)%20is%20a,low%20back%20and%20leg%20pain

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Le squelette humain : pourquoi est-il si important?

Composé de plus de 200 os, le squelette de l’homme est impressionnant. Si le fonctionnement du corps humain repose sur un amalgame de différentes structures, le système squelettique fait sans aucun doute partie de ceux qui jouent un rôle de premier plan. Dans cet article, vous découvrirez les diverses fonctions des os, comment ils se construisent et surtout, vous réaliserez que les squelettes ne servent pas juste à faire peur à l’Halloween!

Les os et le calcium : un duo essentiel à l’homme

Les os sont des structures rigides composées de protéines et de minéraux. L’un de ces minéraux est le calcium (il est le minéral le plus abondant dans le corps) et il est indispensable à différentes fonctions de l’organisme :

  • Formation des os, évidemment!
  • Formation des dents
  • Fonctionnement de plusieurs enzymes
  • Coagulation sanguine
  • Fonction cardiaque normale (rythme cardiaque)
  • Contraction musculaire

Environ 99 % du calcium de l’organisme se retrouve dans les os. En tout temps, le corps contrôle les besoins de calcium sanguin. Le calcium se déplace donc des os vers le sang et du sang vers les organes selon les besoins.

Le contrôle du calcium sanguin est régulé par 2 hormones : la parathormone et la calcitonine.

1. La parathormone

Cette hormone est sécrétée par les glandes parathyroïdes, qui sont situées de chaque côté de la glande thyroïde. Elle joue son rôle de différentes façons :

  • Lorsque le taux de calcium sanguin diminue, les parathyroïdes sécrètent plus de parathormone, ce qui favorise la libération de calcium dans le sang par les os.
  • Lorsque le taux de calcium sanguin augmente, les parathyroïdes sécrètent moins de parathormone, ce qui diminue la quantité de calcium libéré dans le sang.

2. La calcitonine

Cette hormone est produite par la thyroïde et elle a comme fonction d’abaisser le taux de calcium sanguin.

Un apport adéquat de calcium dans l’organisme assure donc une fonction optimale de plusieurs systèmes du corps humain.

  • Chez l’enfant, le calcium permet la croissance osseuse
  • Chez l’adulte, le calcium aide au maintien du capital osseux
  • Chez la personne du bel âge, le calcium aide à la prévention de l’ostéoporose

Concernant la densité osseuse, il est facile de comprendre que si le calcium assure une bonne structure au niveau de l’os, un manque de ce minéral affaiblit sa matrice. Au lieu d’avoir un os dense, on pourra se l’imaginer comme un fromage suisse : il sera parsemé de petits trous, ce qui le rendra moins résistant.

Le processus de remodelage osseux est important à comprendre : il s’agit d’un état continuel de dégradation et de reconstruction (production) de la matrice osseuse suite à l’adaptation de l’os à son environnement et aux demandes de l’organisme. Ce remodelage a un impact sur la forme et la densité de l’os. Pendant la croissance, la production osseuse surpasse la dégradation, ce qui permet la croissance. Plus on avance en âge, moins cette production est importante. Vers l’âge de 30 ans, la densité osseuse est à son état maximal et par la suite, le processus de dégradation osseuse est plus important que sa production, ce qui entraîne une diminution de la densité.

Comme une image vaut mille mots, nous nous permettons de reprendre un schéma que nous vous avons partagé dernièrement dans un article sur l’entraînement fonctionnel et qui concerne la densité osseuse et l’âge :

Un squelette en santé : comment y parvenir

Partant du principe que la santé de l’os passe nécessairement par un taux de calcium adéquat dans le sang, il est facile de comprendre que le maintien de ce taux est essentiel. Comment faire en sorte qu’il soit optimal? En passant par une alimentation qui en contient sous forme assimilable!

Depuis très longtemps, on associe le calcium aux produits laitiers. Cependant, plusieurs autres aliments contiennent du calcium :

  • Les légumes verts
    Chou, brocoli, chou frisé (kale), roquette
  • Les poissons
    Le saumon en conserve avec arêtes, les sardines, les palourdes
  • Les légumineuses
  • Le tofu

La vitamine D, elle? Quel est son rôle?

Quel est le lien avec la vitamine D, les os et le calcium? Il est fort simple puisque la vitamine D permet au calcium d’être absorbé par l’organisme. Lorsque consommé, le calcium doit être absorbé afin qu’il puisse jouer ses différents rôles au sein de l’organisme.

La vitamine D peut être obtenue de différentes façons :

  • Par l’exposition aux rayons UVB (soyez prudents!)
  • Par l’alimentation (œufs, poissons gras comme le saumon)
  • Par la prise de suppléments

Les 3 rôles majeurs du système squelettique

Le squelette est essentiel à la survie. Maintenant que vous savez comment le préserver, voici les bienfaits qui sont à votre portée lorsque vous prenez soin de le préserver :

1. Le squelette donne la forme au corps

Bien au-delà de l’esthétisme, le squelette permet au corps d’avoir la forme qu’on lui connaît.

2. Le squelette protège les organes

  • Le cerveau est protégé par le crâne
  • Le cœur et les poumons sont protégés par la cage thoracique
  • La moelle épinière est protégée par la colonne vertébrale

3. La moelle osseuse, qui aide à la fabrication des cellules sanguines, est contenue dans les os longs et plats (ex.: sternum et hanches) du squelette

La moelle osseuse fabrique les cellules sanguines :

  • Les globules rouges, qui transportent entre autres l’oxygène partout dans l’organisme
  • Les globules blancs, qui jouent un rôle dans la défense immunitaire
  • Les plaquettes, qui préviennent les saignements et aident à la coagulation (formation de caillot pour arrêter le saignement)

Une fois les cellules sanguines bien construites, la circulation sanguine leur permet de se rendre partout dans l’organisme. Les organes sont oxygénés, ce qui permet leur fonctionnement optimal. Les caillots se forment aux endroits nécessaires. Le système immunitaire remplit son rôle de défense.

Ces 3 fonctions ne vous laissent sans doute pas indifférent, n’est-ce pas? Gageons qu’à partir de maintenant, vous ne verrez plus les déguisements de squelette de la même façon! ☺

 

Sources, telles que consultées le 25 octobre 2023 :

https://www.merckmanuals.com/fr-ca/accueil/troubles-hormonaux-et-m%C3%A9taboliques/%C3%A9quilibre-%C3%A9lectrolytique/pr%C3%A9sentation-du-r%C3%B4le-du-calcium-dans-l-organisme

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