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Optimisez le développement moteur de votre enfant grâce à la motricité libre

Quel plaisir de prendre les mains de votre bébé pour lui apprendre à marcher, n’est-ce pas? Mais, est-ce la bonne chose à faire? Si votre poupon n’a pas encore été capable de se lever par lui-même, c’est parce que ses structures anatomiques (vertèbres, disques, muscles…) ne sont pas assez matures. Laisser l’enfant faire ses acquisitions motrices à son rythme et lui permettre de découvrir son corps et ses capacités dans un environnement sécuritaire sont les fondements de la motricité libre.

Source : www.bougribouillons.fr

Le concept de motricité libre est apparu dans les années 1960, en Hongrie. La pédiatre Emmi Pikler, qui travaillait dans un orphelinat de Budapest, a proposé cette nouvelle façon de faire : intervenir le moins possible dans le développement moteur de l’enfant afin qu’il acquière par lui-même les prochains mouvements et positions de son cheminement. « La motricité libre consiste à laisser libre cours à tous les mouvements spontanés de l’enfant sans lui enseigner quelque mouvement que ce soit », a affirmé Mme Pikler. Votre chiropraticien de famille abonde dans le même sens : obliger un enfant à adopter une position pour laquelle il n’est pas prêt peut entraîner des stress musculaires et articulaires et endommager les structures de son petit corps fragile. Mieux vaut laisser la nature suivre son cours.

Source : www.bougribouillons.fr

Le développement anatomique de l’enfant

À la naissance, le bébé a 33 vertèbres, dont 9 fusionneront pour former le sacrum et le coccyx. Le rachis du nouveau-né présente deux courbes primaires, propres aux quadrupèdes. Lorsque le bambin relèvera sa tête en position ventrale, la courbe du cou prendra forme graduellement. Vers un an, l’enfant passera en position debout et le creux dans le bas du dos commencera à apparaître. Les vertèbres s’ossifieront et les disques subiront un remodelage au cours des années. Les courbures définitives seront atteintes entre 15 et 20 ans environ.

La formation des courbes de la colonne vertébrale peut être perturbée par des postures ou des positions inadéquates, comme la position semi-assise ou la position debout prématurée. Différents appareils engendrent ce type de postures néfastes : chaise vibrante, siège d’auto ou coquille, balançoire, coussin, trotteur, marchette, transat, exerciseur, siège sauteur, Jolly Jumper, Bumbo, etc.

Les étapes principales du développement moteur

Source : //www.pikler.fr/

Connaître les différentes étapes du développement de votre enfant vous permettra de le guider adéquatement et d’adapter son environnement (pour le sécuriser et pour lui fournir les outils nécessaires au passage d’une autre étape). La motricité libre ne permet pas à l’enfant d’acquérir plus rapidement les mouvements, mais les acquisitions seront de meilleure qualité.

Les grands principes de la motricité libre

  • Permettre à l’enfant de découvrir ses capacités physiques et d’explorer son environnement librement.
  • Ne pas mettre l’enfant dans une position qu’il n’a pas acquise par lui-même (assis, debout, quatre pattes…).
  • Observer, accompagner et encourager l’enfant, tout en lui offrant un environnement sécuritaire et stimulant.

Source : www.bougribouillons.fr

Les bienfaits

  • Respect de l’anatomie des articulations et des muscles
  • Développement adéquat et sans stress des courbes vertébrales
  • Développement physiologique naturel et optimal
  • Réduction des risques de plagiocéphalie
  • Guérison plus rapide des torticolis congénitaux
  • Favorisation chez l’enfant de son autonomie, sa créativité, sa ténacité, sa confiance en ses capacités et son jugement, son estime de soi, son plaisir, son sentiment d’accomplissement et de sécurité
  • Réduction des frustrations (être pris dans une position dont l’enfant ne peut se défaire)
  • Meilleure connaissance de son environnement et meilleure perception spatiale
  • Acquisitions plus solides

L’auteure du livre Le mystère des mères, la psychanalyste Catherine Bergeret-Amselek, affirme que la motricité libre permet à l’enfant d’être bien dans son corps, de se lier plus aisément aux autres et de se séparer plus facilement de ses parents.

Quoi faire

  • Aménagez un espace sécuritaire et adapté pour votre enfant. Éloignez les meubles, bouchez les prises électriques…
  • Installez l’enfant sur un tapis de sol ou un tapis d’éveil, sur le dos (la plupart du temps) ou sur le ventre (quelques minutes par jour, sous supervision constante). La position sur le ventre prévient les cas de plagiocéphalie et permet de renforcer la musculature du cou. C’est en évoluant au sol que votre enfant apprendra à marcher.
  • Choisissez des vêtements et des chaussures qui n’entravent pas la motricité comme le coton ou le jersey.
  • Fournissez des jouets d’éveil de différentes couleurs, formes et textures.
  • Lorsqu’il voudra se tenir debout, fournissez-lui une petite table ou bloc d’exercices pour qu’il puisse se lever. Les tables d’éveil sont parfaites à ce moment du développement.
  • Encouragez-le, mais ne faites rien à sa place. Vous pouvez lui montrer des objets colorés d’un côté, puis de l’autre pour qu’il veuille tourner la tête, par exemple. Choisissez vos mots : dites-lui « J’ai peur que tu tombes », plutôt que « Tu vas tomber ». Vous ne remettez ainsi pas ses capacités en cause.
  • Faites vérifier la colonne vertébrale de votre enfant par votre chiropraticien. La naissance est un processus traumatisant pour le corps et il est fréquent que des restrictions articulaires soient provoquées par le passage du bébé dans le bassin de la mère (et même lors de la césarienne). Une colonne vertébrale et des articulations libres d’interférences favoriseront un développement moteur optimal.
  • Soyez à l’affût. Si vous voyez que votre enfant présente des asymétries dans ses mouvements (tourne la tête d’un seul côté, se retourne toujours du même côté, se lève toujours sur la même jambe, avance sur les fesses…), consultez votre chiropraticien sans tarder.

Source : www.bougribouillons.fr

À éviter

  • Les positions non acquises. N’assoyez pas votre enfant (avec des coussins derrière lui, par exemple), ne le mettez pas debout (même s’il pousse avec ses jambes) et ne le tenez pas par les mains pour lui enseigner à marcher. Il découvrira toutes ces positions en temps et lieu, lorsqu’il sera prêt.
  • Les sièges de transition et exerciseurs. Les boutiques de bébé regorgent de ce type d’objets : balançoires, chaises vibrantes, exerciseurs, Bumbo, trotteurs, marchettes (illégales au Canada depuis 2004), Jolly Jumper, etc. Résistez! Ce sont de véritables freins au développement moteur de votre enfant. Il est certain que quelques minutes par jour ne nuiront pas à son développement et vous permettront peut-être de manger un repas chaud. Mais n’abusez pas. Ne laissez pas votre enfant faire la sieste (trop souvent) dans ce genre de transat ou dans son siège d’auto. Pour les promenades, choisissez une poussette que vous pouvez coucher à 180 o, ou encore un landau. Les exerciseurs où l’enfant tient debout suspendu par la fourche imposent une charge importante sur sa colonne vertébrale immature. Attendez le plus tard possible avant de l’utiliser. (Idéalement 9 mois, mais à cet âge l’intérêt est souvent déjà passé).
  • Les chaussures rigides. Afin d’entraîner les récepteurs et les muscles de ses pieds, laissez votre enfant en bas (ou encore mieux pieds nus) le plus souvent possible. Lorsque vient le temps de lui acheter des chaussures, privilégiez les semelles souples. Pour la garderie, choisissez des pantoufles de cuir antidérapantes de type Robeez. Elles remplaceront à merveille le soulier pour les activités intérieures.

Dans certaines régions du Québec, il existe des salles de motricité et des ateliers de développement moteur pour les tout-petits. Une belle occasion d’en savoir plus et de faire bouger son poupon dans un autre environnement.

N’oubliez pas de faire vérifier la colonne vertébrale de vos enfants régulièrement. Leurs apprentissages et les chutes multiples peuvent occasionner des troubles articulaires que votre chiropraticien pourra détecter avant même l’apparition de symptômes. Une chance unique d’optimiser leur développement.

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Douleurs aux côtes et à la cage thoracique

Les douleurs aux côtes ou à la cage thoracique sont des motifs de consultation assez fréquents dans les cliniques chiropratiques. Il est vrai qu’une douleur dans cette région, surtout aggravée par la respiration, peut rapidement se transformer en cauchemar. Dans cet article, découvrez quelles sont les causes de ce problème et les solutions naturelles offertes à ceux qui en souffrent.

Mécanique ou viscérale?

Les douleurs aux côtes et à la cage thoracique peuvent être d’origine mécanique ou viscérale. En effet, de nombreux organes peuvent causer une douleur référée (c’est-à-dire que la douleur ne se trouve pas au même endroit que le problème) à la cage thoracique et ainsi imiter un problème articulaire ou musculaire. C’est pourquoi il est important de consulter un professionnel de la santé, comme votre chiropraticien, afin de déterminer rapidement la cause de votre problème.

Les douleurs costales peuvent être ressenties dans la portion avant, arrière ou latérale de la cage thoracique. Aussi bien dire que la douleur peut se situer n’importe où le long de la côte, de son attache sur le sternum à celle sur la colonne vertébrale.

Puisque les douleurs aux côtes et à la cage thoracique sont semblables à celles causées par un infarctus, à des troubles pulmonaires ou encore à des problèmes gastro-intestinaux, il n’est pas rare qu’elles entraînent de l’anxiété et du stress.

Les douleurs aux côtes et à la cage thoracique d’origine viscérale peuvent parfois nécessiter des soins d’urgence. Mis à part un examen physique réalisé par un professionnel de la santé, quelques indices peuvent mettre la puce à l’oreille qu’une consultation immédiate est préférable :

  • Irradiation à la gorge, à la mâchoire ou au bras gauche
  • Présence d’autres symptômes tels que fièvre, toux, crachats sanguinolents, etc.
  • Difficultés respiratoires qui ne sont pas associées à la douleur thoracique
  • Douleurs indépendantes du mouvement
  • Douleurs nocturnes non liées à un changement de position
  • Douleur non soulagée par le repos

Si vous soupçonnez une douleur thoracique d’origine viscérale, consultez un professionnel de la santé dans les plus brefs délais.

Causes et symptômes des douleurs aux côtes d’origine mécanique

Les douleurs aux côtes et à la cage thoracique d’origine mécanique présentent généralement une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :

  • Présence de sensibilité au toucher
  • Douleur en flèche qui transperce la cage thoracique
  • Brûlure, picotement ou engourdissement le long d’une côte
  • Douleur vive, aggravée par la respiration profonde
  • Douleur plus souvent diurne
  • Douleur réduite avec le repos

Les douleurs thoraciques d’origine mécanique peuvent avoir diverses causes :

  • Fracture de côte
  • Névrite (inflammation du nerf intercostal)
  • Costochondrite (inflammation du cartilage costal, qui relie la côte au sternum)
  • Entorse costale (étirement d’un ou de plusieurs ligaments ou muscles)
  • Syndrome costo-vertébral (subluxation de l’articulation liant une côte et une vertèbre)

Le zona est aussi une cause commune de douleurs costales.

Le plus souvent, la douleur costale diminuera, puis disparaîtra d’elle-même, laissant derrière elle une fragilité des structures anatomiques, ce qui augmente les risques de récidives. Il peut toutefois arriver que les douleurs aux côtes deviennent chroniques; elles sont habituellement d’intensité modérée à sévère.

Les douleurs costales et thoraciques peuvent survenir à la suite :

  • d’un effort important,
  • d’un éternuement violent,
  • d’une pression directe (appui sur un rebord de comptoir, par exemple),
  • d’une infection des voies respiratoires supérieures ayant causé une toux importante,
  • d’une blessure sportive ou d’un traumatisme,
  • d’une toux chronique.

Soulagement et traitement des douleurs aux côtes ou à la cage thoracique

Les douleurs costales et thoraciques d’origine viscérale doivent être examinées puis traitées par un professionnel de la santé qualifié. Il pourrait s’agir d’une urgence médicale comme un infarctus du myocarde.

Le chiropraticien est formé pour examiner ce type de problème. S’il diagnostique une origine neuro-musculo-squelettique, il pourrait opter pour la manipulation articulaire (vertébrale ou costale), qui s’avère efficace dans la gestion de la douleur et la restauration de la fonction articulaire optimale.

Ainsi, les soins chiropratiques soulagent la douleur, détendent la musculature et optimisent le système nerveux, permettant ainsi au corps d’enclencher son processus de guérison naturel. Ils aident aussi à prévenir une aggravation des symptômes et une récidive du problème.

Votre chiropraticien vous suggérera différentes stratégies pour aider à réduire la douleur une fois à la maison. Selon la nature du problème, il pourra vous proposer l’application de glace, de chaleur ou une combinaison des deux. Des massages doux de la région peuvent aussi favoriser une guérison plus rapide.

À retenir

  • Les douleurs costales et thoraciques peuvent être d’origine mécanique ou viscérale.
  • Certaines pathologies, comme l’infarctus, imitent parfaitement les douleurs articulaires costales.
  • Les douleurs costales et thoraciques peuvent être ressenties sur le devant, le derrière ou le côté de la cage thoracique.
  • Les douleurs costales sont souvent aggravées par la toux et la respiration profonde.
  • Les douleurs costales peuvent évoluer en douleurs chroniques. Un examen et un traitement adéquat fait par un chiropraticien permettront au corps de guérir plus facilement et ainsi prévenir une aggravation ou une récidive du problème.
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10 mythes sur le sommeil

Ah le sommeil… Un mystère persiste toujours autour de cette fonction vitale de l’organisme. Il existe d’ailleurs plusieurs mythes sur le sommeil. Certains sont sans conséquence, alors que d’autres véhiculent une information potentiellement dangereuse. Dans cet article, nous déboulonnons 10 des mythes les plus populaires sur le sommeil. C’est parti!

1. Mythe : Le ronflement n’est pas dangereux. Il s’agit d’un problème courant, particulièrement chez les hommes.

Réalité : Même si le ronflement est inoffensif chez la plupart des gens, il peut être le symptôme d’un désordre plus grave comme l’apnée du sommeil, particulièrement s’il est accompagné de somnolence diurne. L’apnée du sommeil est caractérisée par des pauses de respiration qui empêchent l’air d’entrer et de sortir des voies respiratoires de la personne atteinte. Les gens qui en souffrent se réveillent souvent la nuit à bout de souffle. Les pauses respiratoires réduisent les niveaux d’oxygène sanguin, peuvent créer une surcharge du cœur et du système vasculaire et augmenter le risque de maladies cardiovasculaires. Le ronflement fréquent a aussi été associé à l’hypertension. L’obésité et un cou large sont des facteurs de risque de l’apnée du sommeil. L’apnée du sommeil peut être traitée. Les personnes qui ronflent bruyamment et qui expérimentent des pauses respiratoires devraient consulter un professionnel de la santé.

2. Mythe : Il est possible de « tricher » sur nos heures de sommeil.

Réalité : Les experts du sommeil disent que la majorité des adultes ont besoin de 7 à 9 heures de sommeil chaque nuit pour une performance, une santé et une sécurité optimales. Lorsqu’on ne dort pas assez, on accumule une dette de sommeil qui peut devenir difficile à « rembourser » si elle devient trop importante. La privation de sommeil a été liée à des problèmes de santé tels que l’obésité et l’hypertension artérielle, à la mauvaise humeur, à une réduction de la productivité et à des problèmes de sécurité à la maison, au travail et sur la route.

3. Mythe : Monter le son de la radio, ouvrir la fenêtre ou allumer le climatiseur sont des moyens efficaces pour rester éveillé au volant.

Réalité : Ces trucs sont inefficaces en plus d’être dangereux pour la personne qui est somnolente au volant et pour les autres usagers de la route. Lorsqu’on est fatigué au volant, la meilleure chose à faire est de s’arrêter dans un endroit sécuritaire comme une halte routière et de faire une sieste de 15 à 45 minutes. Les boissons caféinées peuvent aider à réduire la fatigue temporairement, mais elles prennent environ 30 minutes avant de faire effet. Bien sûr, la meilleure prévention contre la fatigue au volant est une bonne nuit de sommeil la veille du voyage.

4. Mythe : Les adolescents qui s’endorment en classe ont de mauvaises habitudes de sommeil ou sont paresseux.

Réalité : Selon les experts du sommeil, les adolescents ont besoin de 8 à 10 heures de sommeil chaque nuit, soit une heure de plus que l’adulte moyen. Leur horloge biologique est différente : elle les garde éveillés plus tard en soirée et endormis plus tard le matin. Cependant, certaines écoles débutent les cours tôt le matin, au moment où les adolescents ont encore besoin de dormir. Résultat : de nombreux adolescents se rendent à l’école trop fatigués pour apprendre, sans qu’ils en soient réellement responsables.

5. Mythe : La somnolence diurne est toujours causée par un manque de sommeil.

Réalité : La fatigue excessive diurne est un problème lors duquel un individu se sent très somnolent durant la journée et ressent un urgent besoin de dormir alors qu’il devrait être alerte et réveillé. Ce problème, qui peut survenir même après une nuit de sommeil suffisamment longue, peut être le signe d’un trouble médical ou d’un désordre du sommeil plus important, comme la narcolepsie ou l’apnée du sommeil. Il peut aussi s’agir d’un symptôme de grossesse. La somnolence diurne peut souvent être traité et doit être mentionnés à un professionnel de la santé. L’endormissement diurne peut être dangereux et mettre la personne à risque d’un accident de la route, d’une blessure ou d’une maladie, en plus d’interférer avec ses habiletés émotionnelles, mentales et physiques.

6. Les problèmes de santé tels que le diabète, l’obésité, l’hypertension et la dépression n’ont rien à voir avec le temps ou la qualité du sommeil d’une personne.

Réalité : Les études ont déterminé qu’il existe bien une relation entre la qualité/quantité de sommeil d’une personne et plusieurs problèmes de santé. Par exemple, le déficit de sommeil affecte la sécrétion de l’hormone de croissance, qui est à son tour liée à l’obésité; moins l’hormone de croissance est sécrétée, plus les risques de gain de poids augmentent. La pression artérielle baisse généralement durant le cycle de sommeil, c’est pourquoi un sommeil interrompu peut affecter ce déclin normal et ainsi entraîner une hypertension et d’autres problèmes cardiovasculaires. La recherche a aussi démontré que le déficit de sommeil interférait avec la capacité du corps à produire de l’insuline, ce qui peut mener au diabète. De plus en plus d’études sont faites chaque année sur le sujet.

7. Mythe : L’insomnie est caractérisée par la difficulté à s’endormir.

Réalité : Les problèmes d’endormissement sont un des 4 symptômes généralement associés à l’insomnie. Les autres sont le réveil trop tôt avec incapacité à se rendormir, les réveils fréquents au cours de la nuit et le réveil avec le sentiment de ne pas être reposé. L’insomnie peut être un symptôme d’un problème de sommeil plus grave, d’un autre trouble médical physique ou psychologique. Lorsque l’insomnie survient plusieurs fois par semaine et qu’elle a un impact sur les fonctions et activités quotidiennes, il est recommandé d’en parler avec un professionnel de la santé.

8. Mythe : Les aînés ont besoin de moins de sommeil.

Réalité : Les experts du sommeil recommandent entre 7 et 9 heures de sommeil par nuit chez l’adulte. Quoique la structure du sommeil au cours de la nuit change avec l’âge, le nombre d’heures nécessaires reste le même. Les aînés peuvent se réveiller plus fréquemment durant la nuit, mais leurs besoins restent identiques à ceux des adultes plus jeunes. Parce qu’ils dorment moins bien la nuit, les aînés ont parfois tendance à dormir davantage le jour. Planifier une sieste dans la routine quotidienne peut aider la personne âgée à avoir plus d’énergie lors des périodes d’éveil.

9. Mythe : Les bébés devraient faire leurs nuits à 3 mois.

Réalité : Aucun bébé ne dort 12 heures d’affilée. Tout comme l’adulte, le bébé se réveille plusieurs fois au cours d’une nuit. Parfois il saura se rendormir seul, d’autres fois il aura besoin de son parent pour l’apaiser. Un bébé qui a plus de facilité à se réconforter seul pourra dormir entre 6 et 8 heures vers l’âge de 6 mois. Les réveils et les boires fréquents au cours de la nuit sont essentiels au développement optimal de l’enfant. Selon la Société pédiatrique canadienne, entre 0 et 6 mois, un bébé dormira environ 16 heures par jour, malheureusement pour les parents, pas toujours au moment où ils le souhaiteraient.

10. Mythe : Pendant le sommeil, le cerveau dort.

Réalité : Le corps se repose lors du sommeil, cependant le cerveau demeure actif. Il se recharge certes, mais il est toujours en contrôle de maintes fonctions du corps comme la respiration. Typiquement, les cycles de sommeil durent 90 minutes et comportent 2 phases en alternance : le REM (« rapid eye movement ») et le non-REM. Le sommeil non-REM comporte 4 phases distinctes, évoluant du stade 1 de l’endormissement, duquel il est aisé de se réveiller, au stade 4 de sommeil profond, qui est le plus récupérateur, mais lors duquel il est plus difficile de sortir.

 

Texte adapté de Myths – And Facts – About Sleep de la National Sleep Foundation.
Références, telles que consultées le 5 octobre 2018.
//www.sleepfoundation.org/how-sleep-works/myths-and-facts-about-sleep/page/0/3
//canadianfamily.ca/kids/baby/sleeping-baby/

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10 problèmes surprenants pour lesquels votre chiro peut vous aider

Les chiropraticiens sont connus et reconnus pour traiter les maux de dos, les maux de cou et les douleurs sciatiques. Des tas d’autres problèmes peuvent être soulagés, traités ou améliorés par la chiropratique. Dans cette liste, combien en connaissiez-vous?

  1. Les vertiges et étourdissements
    Certains types de vertiges et d’étourdissements peuvent être améliorés par les soins et conseils d’un chiropraticien. Les vertiges sont parfois déclenchés par une discordance entre les différents signaux de positionnement spatial envoyés au cerveau par les oreilles, les yeux et les récepteurs des muscles notamment. L’ajustement chiropratique des vertèbres cervicales permet une normalisation du système nerveux, ce qui a un impact sur ces différents signaux. De plus, le chiropraticien est en mesure d’effectuer diverses manœuvres pour déloger les otolithes, de petits cailloux coincés dans une portion de l’oreille interne qui sont à l’origine de nombreux vertiges. Le chiropraticien pourra aussi vous conseiller sur d’autres exercices à réaliser et sur les saines habitudes de vie à adopter pour soulager les symptômes et éviter les récidives.
  2. Troubles et douleurs à la mâchoire
    Eh oui! La mâchoire est une articulation, et les chiropraticiens adorent les articulations! Les troubles de l’articulation temporo-mandibulaire (mâchoire) peuvent rapidement devenir envahissants et occasionner divers autres problèmes : grincement des dents (bruxisme), douleurs à la mâchoire, crépitements articulaires, incapacité à ouvrir ou fermer la bouche adéquatement, douleurs au cou, maux de tête, douleurs lors de la mastication, douleurs aux dents et même des problèmes de mouvements des yeux. L’articulation temporo-mandibulaire est relativement complexe et le chiropraticien est en mesure d’en restaurer la fonction normale grâce aux ajustements chiropratiques, à la thérapie musculaire et à d’autres conseils comme le port d’un protecteur buccal ou la prescription d’exercices.
  3. Acouphène
    Il existe un type d’acouphène, l’acouphène somatique cervicogénique, pour lequel votre chiropraticien peut vous aider. L’hypothèse veut que l’acouphène soit causé ou aggravé par un stimulus d’origine cervical. Ce type d’acouphène est souvent associé à une douleur cervicale, mais peut aussi être déclenché par un traumatisme cervical ou crânien. Les personnes qui répondent le mieux au traitement suggéré (manipulations articulaires, thérapie musculaire et exercices) présentent un acouphène qui est soit :
    – aggravé par les postures inadéquates.
    – lié à une douleur cervicale.
    – dont la sonorité est grave.
  4. Syndrome du tunnel carpien et autres engourdissements
    Le syndrome du canal carpien est un problème à la fois neurologique, musculo-squelettique et même systémique (processus inflammatoire). Le chiropraticien a toutes les compétences et connaissances pour diagnostiquer et traiter un syndrome du canal carpien. Son approche globale fait de lui un choix de premier plan pour le traitement de ce type de problème puisqu’il procédera à un examen physique et neurologique du membre supérieur (épaule, coude, poignet, main, doigts) certes, mais aussi à un examen vertébral. Le chiropraticien pourrait aussi vous aider lorsque vous souffrez d’engourdissements des pieds, des bras ou des jambes. En consultant un chiropraticien, vous découvrirez rapidement la cause de vos engourdissements et les solutions qui s’offrent à vous.
  5. Maux de tête et migraines
    Les soins chiropratiques ont été démontrés efficaces dans le soulagement de nombreux types de maux de tête et migraines. En plus de l’ajustement chiropratique, le chiropraticien utilise souvent la thérapie musculaire et la prescription d’exercices pour aider à soulager et à traiter les maux de tête. Il pourra aussi vous conseiller des habitudes de vie à adopter ou à bannir pour favoriser une guérison optimale et éviter les récidives.
  6. Problèmes d’équilibre et chutes fréquentes
    L’équilibre est l’adaptation optimale du corps devant son environnement. Le cerveau reçoit diverses informations, des stimuli, en provenance des yeux, des oreilles et des récepteurs mécaniques des muscles. En fonction de ces informations, il se construit une image de la réalité; il s’agit de la perception. Lorsque ces signaux sont brouillés, entre autres par la subluxation vertébrale, le cerveau n’est plus en mesure de répondre adéquatement à ces stimuli et il peut s’ensuivre une perte d’équilibre ou encore des étourdissements. Grâce aux ajustements chiropratiques qu’il exécute, le chiropraticien élimine les entraves du système nerveux et en optimise ainsi la fonction. Le cerveau reçoit et transmet des informations valides, permettant au corps de bien répondre à son environnement.
  7. Douleurs liées à la grossesse
    Les changements physiologiques et physiques que vivent les femmes enceintes les rendent particulièrement vulnérables à divers problèmes : douleurs au dos et au bassin, sciatalgie, syndrome du tunnel carpien, maux de tête, douleurs pubiennes, etc. En plus de traiter efficacement et de façon sécuritaire les symptômes neuro-musculo-squelettiques communs liés à la grossesse, les ajustements chiropratiques facilitent l’accouchement et favorisent une récupération post-partum plus rapide.
  8. Tendinites, tendinopathies, épicondylites, bursites, fasciites, etc.
    Ces diverses affections musculo-squelettiques font partie du champ d’expertise des chiropraticiens. Le docteur en chiropratique pourra traiter ces problèmes à l’aide d’ajustements chiropratiques, de thérapies musculaires et parfois de thérapies complémentaires. Il est aussi en mesure de prescrire des exercices appropriés et de prodiguer des conseils pour favoriser le processus de guérison et réduire les risques de récidives.
  9. Arthrite et arthrose ou ostéoarthrite
    Les symptômes d’arthrite et d’arthrose peuvent être soulagés par les soins chiropratiques. Quoique ces deux problèmes aient une origine différente, les symptômes s’avèrent parfois semblables : douleurs articulaires, raideurs, etc. La chiropratique ne guérira pas votre arthrite ou votre arthrose, mais les soins chiropratiques peuvent grandement contribuer au soulagement des symptômes et à la conservation du mouvement articulaire. De plus, la chiropratique se veut efficace dans le traitement des douleurs chroniques.
  10. Torticolis congénital et plagiocéphalie (tête plate)
    Votre bébé ne tourne pas la tête librement? Vous vous apercevez qu’un côté de sa tête est plat ou la forme de sa tête vous semble anormale? Le docteur en chiropratique a tous les outils pour l’aider. Le torticolis congénital est généralement dû à un spasme du muscle sterno-cléido-mastoïdien, qui réduit l’amplitude de mouvement du cou. Le chiropraticien pourra réaliser de douces manipulations et procéder à des thérapies musculaires pour traiter la cause du problème. Il n’est pas si rare que les nouveau-nés présentent des problèmes articulaires cervicaux. La naissance est un processus brutal pour la colonne vertébrale du nourrisson, les premières subluxations vertébrales apparaissent souvent lors de cet évènement, les conséquences se manifestant plus tard dans la vie.

Sachant que le système nerveux contrôle l’ensemble des fonctions du corps et que les soins chiropratiques visent l’optimisation du système nerveux, il est facile de comprendre pourquoi tant de gens rapportent d’autres bienfaits encore plus surprenants.

Les recherches scientifiques sur les bienfaits moins évidents de la chiropratique sont encore à leurs balbutiements, mais demandez à des patients chiropratiques ce que l’ajustement vertébral a fait pour eux et vous pourriez être étonné. Plus d’énergie, meilleure immunité, meilleure digestion, amélioration des performances sportives, meilleure fonction respiratoire, sommeil plus profond et réparateur, etc.

Alors pourquoi ne pas simplement rendre visite à votre chiropraticien pour optimiser votre système nerveux et découvrir par vous-même tous les bienfaits possibles qu’offre cette extraordinaire profession holistique?

 

Références

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Qu’est-ce qu’une subluxation vertébrale?

Trop longtemps relégué au statut de simple théorie, le concept de subluxation vertébrale s’appuie désormais sur des preuves scientifiques solides. Il s’agit d’une notion assez compliquée; même les chiropraticiens ont de la difficulté à l’expliquer simplement à leurs patients. On peut la définir ainsi :

La subluxation vertébrale est la dysfonction biomécanique ET neurologique d’une articulation vertébrale qui se traduit à la fois par une mobilité articulaire anormale et par une distorsion des signaux nerveux échangés entre le corps et le cerveau, résultant en une capacité amoindrie du corps à se réguler, s’harmoniser, s’adapter et se guérir.

Quelles sont les causes de la subluxation vertébrale?

La subluxation vertébrale est une mauvaise adaptation du corps devant un stress. Il existe trois types de stress pouvant causer la subluxation vertébrale : les stress physiques (traumatismes), les stress chimiques (toxines) et les stress émotionnels (émotions).

1. Les stress physiques sont classés en deux catégories : les macrotraumatismes et les microtraumatismes.

A. Les macrotraumatismes représentent les blessures physiques classiques résultant d’un accident, d’une chute, du processus de la naissance ou d’un impact sportif.

B. Les microtraumatismes sont des blessures plus sournoises provenant de mauvaises habitudes posturales, d’un style de vie sédentaire, de mouvements répétés ou d’une surutilisation.

Le stress physique est le plus évident des trois types de stress. Il provoque de façon directe un problème biomécanique d’une articulation qui se solde par une subluxation vertébrale.

2. Les stress chimiques sont en fait des toxines présentes sous forme d’agent de conservation, de colorants, de parfums, d’agents texturants, d’agents moussants, de molécules chimiques, de toxines environnementales, de métaux lourds ou de résidus domestiques dangereux. Il peut même s’agir d’un manque de vitamines, de minéraux et de nutriments ou encore d’un excès de sucres raffinés ou de gras trans, par exemple.

Les toxines perturbent l’équilibre chimique et s’accumulent dans le corps, réduisant ainsi sa résistance physique. On parle de « charge toxique ». L’affaiblissement causé par une trop grande charge toxique facilite l’apparition de la subluxation puisque le corps s’adapte moins bien aux stress physiques cités précédemment.

3. Le stress émotionnel fait référence aux émotions négatives ressenties par un individu. Il entraîne notamment des tensions dans les muscles du cou et des épaules. Il peut s’agir de colère, de tristesse, d’angoisse de performance au travail, de peur liée à de l’intimidation ou du harcèlement, d’inquiétude provoquée par des problèmes financiers…

Les émotions négatives intenses sont à l’origine de la sécrétion d’hormones du stress (le cortisol, par exemple), qui perturbent à leur tour l’équilibre chimique du corps. Tout comme les toxines, les émotions négatives facilitent donc l’apparition de la subluxation en réduisant la résistance physique du corps.

En outre, tout agent stresseur a le potentiel de créer une subluxation, et la subluxation est un agent stresseur en soi. Le lien entre la subluxation et un état de stress chronique est de plus en plus étudié. L’hypothèse proposée est que la subluxation vertébrale constitue un agent stresseur neurologique qui active la réponse au stress de l’amygdale (une partie du cerveau) à des niveaux bas, mais chroniques.

Qu’est-ce qui se passe dans la colonne vertébrale?

Si la ou les causes de la subluxation vertébrale (les 3 différents types de stress) persistent, le corps ne sera pas en mesure de réparer adéquatement les tissus. Le processus inflammatoire peut alors devenir chronique et provoquer une fibrose de l’articulation, c’est-à-dire une cicatrisation anormale des tissus. Toutes les structures articulaires, dont le disque intervertébral, peuvent alors s’endommager.

Quels sont les effets sur le cerveau?

Mais les effets ne s’arrêtent pas à la colonne vertébrale. L’aspect neurologique de la subluxation vertébrale est, comme mentionné précédemment, d’une importance capitale et les recherches en chiropratique les plus récentes s’y intéressent particulièrement.

La technologie offre désormais des outils performants et fiables aux chercheurs, qui commencent à comprendre l’ampleur des effets néfastes de la subluxation vertébrale sur les fonctions nerveuses.

Un centre de recherche néozélandais étudie précisément la façon dont la subluxation vertébrale affecte la communication entre le corps et le cerveau et met en lumière ses impacts sur les fonctions du système nerveux.

La dysfonction biomécanique associée à la subluxation (trouble de la mobilité, inflammation, cicatrisation, étirement ou contraction musculaire, etc.) se répercute sur le système nerveux en brouillant les signaux envoyés au cerveau.

Les muscles et les tissus de la colonne vertébrale renferment des milliers de capteurs qui détectent et relaient au cerveau différents paramètres dont la position dans l’espace (mécanorécepteurs) et les dommages tissulaires (nocicepteurs). Ce relais se fait de façon subconsciente.

On pourrait comparer les mécanorécepteurs aux « yeux » du cerveau et les nocicepteurs au « check engine ». La subluxation vertébrale perturbe ces signaux, ce qui entraîne des erreurs de perception du cerveau – il ne voit plus la réalité telle qu’elle est vraiment.

La douleur peut aussi apparaître : c’est le « check engine » qui s’allume. Il s’agit des signaux de nociception qui passent du subconscient au conscient.

Si la cause des interférences (subluxation vertébrale) n’est pas éliminée, les distorsions de la réalité et la douleur augmenteront graduellement.

Une perception inexacte de la réalité aura des conséquences sur la façon dont le cerveau intègre et traite toutes les informations, et pas seulement celles qui sont erronées. L’organisme aura alors de plus en plus de difficulté à répondre adéquatement à son environnement, à réguler ses fonctions et à se guérir.

Le corps aura perdu son homéostasie, c’est-à-dire sa capacité à se maintenir en équilibre physique, chimique et émotionnel.

Quelles sont les conséquences de la subluxation vertébrale?

Si la subluxation vertébrale n’est ni traitée ni éliminée, elle peut avoir de graves conséquences. La perte de l’homéostasie mentionnée plus haut est probablement la plus redoutable de toutes. Cependant, il ne s’agit pas du seul effet néfaste de la subluxation vertébrale sur l’ensemble du corps.

La composante biomécanique de la subluxation vertébrale peut entraîner divers symptômes et problèmes tels que :

Raideurs
Douleurs
Perte d’amplitude de mouvement
Inflammation (enflure, chaleur et rougeur locales)
Tensions musculaires
Torticolis ou entorse
Mauvaise posture
Maux de tête
Protrusion ou hernie discale
Dégénérescence (arthrose ou ostéoarthrite)
Etc.

Les symptômes et troubles de santé pouvant être provoqués par la composante neurologique (problèmes de communication du système nerveux) sont beaucoup plus nombreux et variés* :

Fatigue
Troubles du sommeil
Problèmes d’équilibre
Engourdissements
Brûlures
Lourdeurs
Pertes de force musculaire
Étourdissement et vertiges
Pression artérielle élevée
Baisse de l’immunité
Troubles de l’humeur
Troubles digestifs
Problèmes respiratoires
Troubles de la coordination
Brouillard mental
Migraine
Hypersensibilité
Etc.

* La plupart de ces symptômes sont liés à la stimulation du système nerveux sympathique et à l’inflammation chronique. Des symptômes comme les troubles du sommeil, la fatigue, le brouillard mental, l’hypertension artérielle et les troubles de l’humeur peuvent aussi être aggravés par la douleur.

Un facteur de risque supplémentaire

Bien sûr, la subluxation vertébrale n’est pas nécessairement ni toujours la cause de tous ces problèmes. Tout comme des habitudes de vie malsaines, elle représente un des multiples facteurs pouvant prédisposer à certains troubles de santé.

Notamment, il a été démontré que la subluxation vertébrale facilite le déclenchement du système nerveux sympathique. Cette portion du système nerveux autonome est responsable de la réaction « fuite ou combat » devant un danger — par opposition au système nerveux parasympathique, qui déclenche les fonctions de relaxation et digestion. Lorsqu’il est sollicité, le système nerveux sympathique provoque la sécrétion de cortisol, l’hormone du stress.

Est-il possible de prévenir et d’éliminer les subluxations vertébrales?

Deux actions principales peuvent être prises afin de diminuer les subluxations vertébrales : réduire les stress à l’origine de la subluxation vertébrale et consulter un chiropraticien pour éliminer les subluxations vertébrales existantes.

1. Réduire les stress causant la subluxation vertébrale. L’adoption d’un style de vie sain est la clé pour limiter les différents stress qui causent la subluxation vertébrale. L’alimentation, l’exercice physique, le repos, les pensées, les relations et l’environnement sont toutes des sphères de vie que l’on peut apprendre à améliorer un peu chaque jour. Malheureusement, il est impossible d’éliminer tous les stress de notre vie. Bien qu’il soit en mesure de vous conseiller sur les saines habitudes à adopter pour réduire les 3 types de stress, le chiropraticien jouera un rôle unique dans le traitement des subluxations vertébrales.

2. Bénéficier d’ajustements chiropratiques. L’ajustement chiropratique est la seule façon connue d’éliminer les subluxations vertébrales. Il s’agit d’une manipulation articulaire de faible amplitude et de haute vélocité (très rapide) qui rétablit le mouvement normal de l’articulation vertébrale.

Les plus récentes recherches indiquent une amélioration instantanée dans la qualité des signaux nerveux relayés par les mécanorécepteurs et les nocicepteurs vers le cerveau. L’ajustement chiropratique agit donc simultanément sur les composantes biomécaniques et neurologiques de la subluxation vertébrale.

Les chiropraticiens sont les seuls professionnels de la santé formés pour détecter et éliminer les subluxations vertébrales. Au Québec, ils doivent compléter un doctorat universitaire de premier cycle d’une durée de 5 ans et répondre aux exigences de l’Ordre des chiropraticiens du Québec (examens, formation continue, etc.) pour obtenir leur permis de pratique.

Le docteur en chiropratique détecte et élimine les subluxations grâce à des ajustements chiropratiques, rétablissant ainsi la communication entre le cerveau et le corps. Ce qui donne l’occasion au système nerveux de maintenir son équilibre (homéostasie), de se guérir et de mieux s’adapter aux stress impossibles à éviter.

Saviez-vous que?

La définition de la subluxation vertébrale a évolué à travers les années, tout comme la science qui l’explique. C’est pourquoi nous sommes passés d’une vertèbre bloquée, coincée ou déplacée et de nerfs pincés à un concept plus physiologique. À une certaine époque — pas si lointaine, disons-le —, on utilisait l’analogie du pied sur le boyau d’arrosage pour expliquer les symptômes systémiques associés à la subluxation vertébrale. Ce concept est désuet.

Parce que la subluxation vertébrale ne se limite pas simplement au déplacement ou au blocage d’une vertèbre, mais représente plutôt un processus au cours duquel de nombreux changements pathologiques surviennent, les chiropraticiens utilisent régulièrement l’expression complexe de subluxation vertébrale (CSV). Le CSV fait donc référence aux 5 composantes étroitement liées de la subluxation vertébrale ainsi qu’aux conséquences qu’elles engendrent.

Les 5 composantes de la subluxation vertébrale

1. Altération du mouvement = kinésiopathologie
2. Altération du système nerveux = neurophysiopathologie
3. Altération des muscles = myopathologie
4. Altération des tissus conjonctifs (ligaments, disques…) = histopathologie
5. Altération des fonctions vertébrales et systémiques = pathophysiologie

Il n’est pas rare d’entendre des chiropraticiens et d’autres professionnels de la santé parler d’une fixation articulaire, d’une dysfonction articulaire, d’un désalignement, d’une restriction articulaire, d’un syndrome facettaire ou d’une dysfonction vertébrale. Cette terminologie n’est pas incorrecte en soi, mais elle n’intègre pas la composante neurologique de la subluxation vertébrale.

À retenir :

  • La subluxation vertébrale est un problème de mouvement vertébral qui entraîne une interférence de la fonction nerveuse.
  • La subluxation vertébrale est causée par des stress physiques, chimiques et émotionnels.
  • La subluxation vertébrale provoque une perte de l’homéostasie (équilibre) du corps et de la vitalité, qui se manifeste par des symptômes très variés.
  • La subluxation vertébrale entrave le processus d’autoguérison naturel du corps.
  • Les chiropraticiens sont les seuls professionnels de la santé à être formés pour détecter et traiter les subluxations vertébrales.

 

Références

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Choisir le bon sac d’école en 4 étapes simples

Si vous avez l’impression que votre enfant porte le poids du monde sur ses épaules lorsqu’il part pour l’école, peut-être serait-il temps de revoir quelques règles de base concernant les sacs à dos afin de lui éviter d’éventuels problèmes de dos, de cou ou d’épaules. Dans cet article, vous apprendrez pourquoi le choix d’un bon sac à dos est important pour le développement de votre enfant et quelles sont les 4 étapes pour bien choisir, ajuster et utiliser son sac d’école.

Imaginez un peu tout le stress que subit la colonne vertébrale de votre enfant dès le départ de la maison jusqu’à la sortie des classes. En plus d’un sac à dos lourd et mal ajusté, ajoutez à l’équation une posture affaissée sur le pupitre, un manque d’activité physique et des heures passées devant un écran d’ordinateur.

Pas étonnant que près de la moitié (46,1 %) des enfants d’âge scolaire développent des douleurs au dos. (1) Eh oui! Il faut prendre soin tôt de la colonne vertébrale.

Quels sont les dangers à long terme?

Les impacts d’un sac à dos lourd et mal ajusté sont nombreux et étroitement liés à ceux d’une mauvaise posture :

  • Déformation des courbes naturelles de la colonne vertébrale (bas du dos, haut du dos et même la courbe cervicale)
  • Port antérieur de la tête (PAT)
  • Arrondissement des épaules et du haut du dos (posture affaissée)
  • Irritation des articulations de la colonne vertébrale et de la cage thoracique
  • Irritation du système nerveux par un manque de mobilité de la colonne vertébrale
  • Tensions et irritations des muscles des épaules, du cou et du dos
  • Altération de l’équilibre (le centre de gravité de l’enfant est anormalement modifié puisqu’il doit être penché vers l’avant pour contrer le poids du sac à dos)

De telles perturbations de la colonne vertébrale peuvent affecter la capacité de votre enfant à se concentrer et à participer à des activités sportives. Le port antérieur de la tête ou PAT (la tête qui se déplace vers l’avant par rapport au reste de la colonne vertébrale) est particulièrement néfaste pour le développement d’un enfant. Un PAT peut occasionner des maux de tête, des douleurs au cou, des troubles de la mâchoire et même de la dégénérescence précoce (arthrose), tout en créant des tensions dans la moelle épinière.

Les 4 étapes pour bien choisir, ajuster et utiliser le sac à d’école

Étape 1 : Choisir le bon sac d’école.

Il n’est pas nécessaire de dépenser beaucoup d’argent dans l’achat d’un sac d’école. Voici quelques informations qui pourront guider votre choix.

  • Le sac de votre enfant doit être fait de matériaux résistants, mais légers. Évitez le cuir.
  • Le sac devrait être ergonomique, c’est-à-dire avoir des sangles et ceintures ajustables (à la taille et au torse). Bien ajustées, les sangles et ceintures permettent de répartir le poids de votre enfant sur ses hanches au lieu de ses épaules. Le bassin est une structure osseuse forte apte à soutenir le poids du corps, pas les épaules!
  • La hauteur du sac est proportionnelle à la taille de votre enfant : il ne devrait pas être plus haut que les épaules ni dépasser 10 cm sous la taille. On doit éviter que le sac repose sur les fesses de l’enfant. C’est pourquoi il est important que votre enfant soit présent avec vous lors de l’achat — et ça vous évitera une crise matinale quotidienne parce que son sac est lette.
  • La largeur des bretelles ajustables devrait être d’au moins 5 cm. Évitez les sacs en bandoulière.
  • Un rembourrage au niveau des bretelles et de la partie arrière du sac est recommandé pour améliorer le confort.
  • On choisit un modèle avec plusieurs compartiments et poches pour faciliter la répartition du poids et l’accessibilité du contenu.

Étape 2 : Bien ajuster le sac d’école.

  • Les différentes ceintures et sangles doivent être ajustées pour le confort de votre enfant et de façon à ce que le sac demeure près du corps. Il doit tout de même y avoir un espace suffisant entre le dos et le sac pour y glisser votre main.
  • Ne serrez pas trop les bretelles pour éviter de couper la circulation sanguine et nerveuse sous les bras. Votre enfant ne doit pas ressentir d’inconfort.
  • Le sac doit reposer correctement sur ses hanches et le poids doit être réparti également sur les deux épaules.
  • N’oubliez pas de revérifier les ajustements au retour du congé de Noël. Votre enfant aura peut-être grandi.

Étape 3 : Bien utiliser le sac d’école.

  • Votre enfant doit enfiler les deux bretelles. Lorsque c’est possible, le sac doit être posé à la hauteur des hanches pour l’enfilage; sur une chaise, par exemple. Sinon votre enfant doit plier les genoux pour le soulever du sol.
  • Le sac doit peser entre 10 % (primaire) et 15 % (secondaire) du poids de l’enfant.
  • Toutes les ceintures disponibles devraient être utilisées, même les matins où vous êtes pressés. La ceinture de taille enlève jusqu’à 70 % du poids sur les épaules, ce qui réduit les tensions sur les muscles, ligaments et articulations de la colonne vertébrale et des épaules.
  • Le poids à l’intérieur du sac doit être bien réparti : les articles lourds (manuels, livres, cahiers…) au fond et près du corps, les objets à la forme particulière (souliers, étui…) loin du corps, les choses les plus souvent utilisées dans les poches secondaires.
  • On porte aussi attention à ce que le poids soit réparti équitablement des deux côtés.
  • Attention aux bouteilles d’eau : s’il y en a deux, utilisez les compartiments prévus sur le côté, mais s’il n’y en a qu’une seule, placez-la au centre du sac, près du corps, le bouchon bien fermé pour éviter les déversements!
  • On fait l’inventaire régulièrement et on ne laisse que l’essentiel à l’intérieur du sac.

Étape 4 : Bien éduquer son enfant.

Prenez quelques minutes pour enseigner ces notions à votre enfant. Il doit comprendre pourquoi il est important pour sa colonne vertébrale de bien utiliser son sac à dos. Il devra remplir lui-même son sac à la fin de la journée et l’enfiler seul; aussi bien qu’il le fasse correctement.

Coup de cœur! Les sacs à dos Louis Garneau ont toutes les caractéristiques que nous recommandons. Les modèles offerts sont variés et attrayants et le prix est raisonnable (autour de 40 $). Faciles à trouver au Québec, ils sont aussi approuvés par l’Association des chiropraticiens du Québec.

Bonne rentrée!

 

Références :

1. NEGRINI S. et coll. « Backpacks on! Schoolchildren’s perceptions of load, associations with back pain and factors determining the load », Spine, 15 jan. 2002, vol. , no 2, p. 187-195.
2. Association des chiropraticiens du Québec
3. Association canadienne de chiropratique
4. British Colombia Chiropractic Association

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10 choses qui vous empêchent d’être vraiment en santé

Si vous lisez ce blogue, c’est que votre bien-être vous importe.

Le corps est naturellement conçu pour être en santé. Il cherche constamment à se guérir et s’harmoniser. Mais nous n’agissons pas toujours dans son intérêt, parfois même sans le savoir. Si vous lui fournissez les bons outils, votre corps sera en mesure de se réparer et se réguler par lui-même, et vous le ressentirez : plus d’énergie, un meilleur sommeil, une plus grande confiance, de la motivation, une force nouvelle, du positivisme, etc. Dans cet article, découvrez 10 choses qui vous empêchent d’être vraiment en santé.

1. La sédentarité

Le manque d’activité physique est un véritable fléau des temps modernes. L’humain est programmé pour bouger, mais le mode de vie contemporain l’incite à demeurer assis de nombreuses heures.

Les recherches démontrent que la position assise prolongée (environ six heures par jour) serait aussi dangereuse pour la santé que la cigarette. Pire, il faudrait entre 60 et 75 minutes d’exercice physique à intensité modérée quotidiennement pour seulement contrer les effets de la position assise prolongée.

Le manque d’activité physique n’occasionne pas seulement des douleurs musculo-squelettiques comme les maux de dos, les maux de cou ou les maux de tête. La sédentarité nuit à tous les systèmes : nerveux, digestif, cardio-vasculaire, hormonal, respiratoire, etc.

La plupart des gens mangent, travaillent, se déplacent et se divertissent assis. Pour contrer cette sédentarité, assurez-vous de bouger tous les jours : une simple marche sur l’heure du lunch, du jardinage, un cours de Zumba, de la natation, etc.

Si c’est possible, optez pour un bureau assis-debout qui vous permet de varier les positions de travail (encore mieux si vous y glissez un tapis roulant dessous, pour marcher ou courir pendant le boulot). Pourquoi ne pas faire des exercices au sol pendant que vous écoutez votre série préférée?

2. Les abus

Que ce soit l’alcool, la drogue, les médicaments, les temps d’écran, la nourriture ou même le sport, les abus entraînent un déséquilibre de votre système, qui doit redoubler d’ardeur pour remédier à la situation.

Veillez à ne pas faire d’abus trop fréquents, vous donnerez une chance à votre corps de s’harmoniser. Vous avez fait un écart? Portez une attention particulière à vos habitudes dans les jours qui suivent : reposez-vous, mangez bien et hydratez-vous suffisamment.

3. Les toxines

Les produits chimiques et synthétiques potentiellement toxiques sont partout. Ils s’accumulent dans les tissus, perturbent le système hormonal, favorisent le développement de certains cancers, sont reliés à l’apparition de plusieurs maladies neurodégénératives, influencent le développement et le comportement des enfants et bien plus encore.

Ils prennent diverses formes : parfums, agents de conservation, colorants alimentaires, agents texturants, pesticides, métaux lourds, etc. On les retrouve dans les aliments d’agriculture traditionnelle, les plats préparés ou transformés, les produits cosmétiques, les produits ménagers, les médicaments, les chandelles parfumées, les éliminateurs d’odeur, les produits pour la lessive, les plastiques de mauvaise qualité, les poêles antiadhésives, l’air ambiant, l’eau potable, l’environnement, etc. Bref, les toxines sont partout.

Pour mieux contrôler les produits toxiques qui entrent dans votre maisonnée, lisez les étiquettes, choisissez des produits dont la liste d’ingrédients est la plus courte possible et référez-vous au site de l’Environmental Working Group (EWG), qui répertorie les composés chimiques réputés nuisibles à la santé ou soupçonnés de l’être. www.ewg.org

4. Le stress

Ce n’est pas le stress occasionnel qui est néfaste pour la santé; au contraire, il est essentiel à la survie. Toutefois, lorsqu’il devient chronique, le stress entraîne une sécrétion trop élevée de cortisol, pouvant mener à l’épuisement systémique. Le corps se retrouve dans un été d’alarme constant, épuise ses ressources et a de plus en plus de difficulté à se guérir et se réguler.

Le stress chronique peut faciliter l’apparition de maladies cardiaques, de diabète, de troubles digestifs, d’infections, etc. Il a certes un impact sur notre santé physique, mais il peut aussi affecter notre santé mentale. Des études ont démontré un lien clair entre le niveau de stress et la dépression, l’anxiété et des troubles de la mémoire.

Tentez de réduire vos sources de stress (un emploi qui vous draine, un mariage à la dérive, etc.) et utilisez des techniques pour gérer le stress résiduel : méditation, yoga, respiration, activité physique, lecture, dessin, etc.

5. Les carences nutritionnelles

Pour fonctionner de façon optimale, le corps doit recevoir en quantité suffisante vitamines, minéraux et autres nutriments comme les oméga-3 et les antioxydants.

Une carence peut aisément survenir malgré une alimentation saine et variée. Malheureusement, l’agriculture intensive a dépouillé bon nombre de légumes de leurs minéraux. De plus, il est très difficile de connaître la quantité exacte de chacun des nutriments que nous avons consommés chaque jour, à moins de tenir rigoureusement un journal alimentaire. Selon une étude récente, nous devrions manger du poisson tous les jours pour obtenir une dose correcte d’oméga-3.

Les carences en vitamines et minéraux peuvent être subtiles : les tests sanguins ne sont pas révélateurs, à moins de souffrir d’une déficience majeure, et les symptômes associés sont souvent généraux (fatigue, douleurs musculaires, digestion lente, brouillard mental, etc.).

Pour diverses raisons, certains suppléments sont plus pertinents que d’autres, citons par exemple le magnésium, le zinc, les oméga-3, la vitamine B12 (chez les végétariens) et la vitamine D (en hiver surtout). Informez-vous auprès d’un professionnel de la santé dont l’approche en produits de santé naturels vous convient.

6. Un système digestif détraqué

Au cours des dernières années, les études qui ont permis de faire un lien clair entre la santé digestive et la santé générale sont de plus en plus nombreuses. Quand on y pense, c’est logique : la digestion est un système de nutrition ET d’élimination, deux processus particulièrement importants, n’est-ce pas? Choisir ce dont on a besoin pour fonctionner et bien éliminer le reste pour éviter de s’intoxiquer.

Mais avoir un système digestif sain n’est pas toujours facile. D’abord, la flore intestinale (les bactéries qui colonisent notre tube digestif), ou microbiote, doit être équilibrée. Les antibiotiques, le stress et la malbouffe sont parmi les plus grands perturbateurs de cet équilibre. Pour favoriser la présence de bonnes bactéries, qui ont un impact important sur les systèmes immunitaire et nerveux, optez pour une alimentation saine, des suppléments de probiotiques, des prébiotiques et probiotiques naturels (choucroute, kimchi, yogourt, kéfir, kombucha, grains entiers, etc.) et évitez les agents antibactériens (savon à main, produits nettoyants…) tout comme (autant que possible) les antibiotiques.

Une autre dimension de la santé intestinale est la présence d’intolérances alimentaires. Elles sont fréquentes et souvent difficiles à détecter; le lien entre l’aliment et les symptômes n’est pas toujours évident. Si vous souffrez de problèmes digestifs récurrents ou chroniques, songez à tenir un journal alimentaire pour cibler les intolérances potentielles (gluten, produits laitiers, protéines bovines, œufs, etc.). Une intolérance alimentaire provoque généralement de l’inflammation intestinale chronique, ce qui peut perturber l’équilibre hormonal et réduire la résistance au stress.

7. Un mauvais sommeil

Insomnie, cauchemars, mauvaises habitudes de vie ou de sommeil, déséquilibre hormonal, douleurs ou conjoint ronfleur : les raisons derrière la privation chronique de sommeil sont nombreuses.

Un manque de sommeil perturbe l’équilibre du corps et entraîne des conséquences néfastes sur la santé globale: affaiblissement du système immunitaire, fatigue, perte de concentration, troubles de l’humeur, prise de poids, etc.

Le sommeil est essentiel pour le cerveau, qui profite de cette période pour se nettoyer. Une déficience en sommeil provoque souvent du brouillard mental et de la confusion. Lorsque cette déficience devient chronique, elle augmente les risques de développer des maladies telles que le diabète de type 2, l’hypertension artérielle, certains cancers, les maladies cardio-vasculaires, etc.

Adoptez un horaire de sommeil fixe, évitez les stimulants et les écrans en soirée et consultez un chiropraticien si des douleurs vous empêchent de dormir.

8. Une fonction nerveuse déficiente

« Tous vos organes sont connectés à celui qui se trouve sous votre chapeau. » Il s’agit d’une phrase de BJ Palmer, un des grands pionniers de la chiropratique. Ce qu’il entend par là, c’est que le système nerveux est celui qui contrôle tous les autres. Il est le grand responsable de la régulation, de l’harmonie et de la guérison du corps.

Lorsque la fonction nerveuse n’est pas optimale, le corps n’est pas en mesure de s’adapter adéquatement aux stress et aux changements, de se guérir, de bien choisir ses nutriments, de bien éliminer, de bien dormir, etc.

La subluxation vertébrale, la dysfonction biomécanique et neurologique d’une articulation vertébrale, est une des grandes responsables d’un système nerveux sous-performant. Les chiropraticiens sont les seuls professionnels de la santé formés pour détecter et corriger les subluxations vertébrales. Ils permettent au système nerveux de fonctionner à son meilleur, ce qui a donc un impact positif important sur tous les autres systèmes du corps et, par le fait même, sur la santé globale. Consultez un chiropraticien régulièrement pour éviter les conséquences néfastes de la subluxation vertébrale.

9. Des relations malsaines

L’environnement social dans lequel nous évoluons est intimement lié à notre état de santé. Une relation amoureuse malsaine peut rapidement influencer notre santé mentale, ce qui aura inévitablement des conséquences sur notre santé physique.

Même si vos relations sont harmonieuses, vous êtes en droit de vous demander si elles sont bénéfiques. Vous pourriez très bien vous entendre avec votre mère, par exemple, parce que vous n’exprimez pas vos sentiments ou vos besoins. Que découle-t-il de vos discussions : de la colère, de la rancœur, de la tristesse?

Le type de personnes que nous fréquentons influence nos comportements, nos actions, nos décisions et même nos pensées. Votre sœur se plaint constamment de tout dans la vie? Comment son négativisme vous affecte-t-il? Au contraire, une amie a un style de vie sain qui vous inspire, se pourrait-il qu’elle vous incite à faire des modifications?

Apprenez à reconnaître les individus qui vous élèvent de ceux qui vous tirent vers le bas. Choisissez de fréquenter des personnes auxquelles vous aimeriez ressembler. Respectez-vous dans vos relations et ne laissez personne prendre le pouvoir sur qui vous êtes, sur votre vie ou sur votre santé. VOUS êtes la personne la plus importante pour vous-même.

10. Des émotions rebelles

Ah! Les émotions. Si certaines personnes parviennent aisément à en faire la gestion, la plupart des gens en sont plutôt les victimes. Savoir reconnaître et gérer ses émotions peut être tout un contrat, mais il s’agit d’un contrat payant!

Nos émotions dictent nos pensées, nos décisions et nos actions. Il est donc tout à votre avantage d’apprendre à les comprendre et à les contrôler. Il existe plusieurs façons de le faire : certains choisiront des méthodes de relaxation comme la méditation, la prière ou la respiration consciente alors que d’autres opteront pour une visite régulière chez le psy.

Quelques huiles essentielles, comme la lavande, le bois de cèdre ou le vétiver, sont reconnues pour leurs effets apaisants sur le système limbique (le centre de contrôle des émotions).

Il existe des tonnes d’ouvrage sur la gestion des émotions, demandez conseil auprès d’un libraire, d’un bibliothécaire ou même de votre chiropraticien. 😉 Psst… Vous cherchez à aider votre enfant à reconnaître ses émotions? Le film de Disney/Pixar Sens dessus dessous est une magnifique porte d’entrée à la discussion.

Les 6 sphères à considérer

Bien sûr, l’alimentation et l’activité physique ont beaucoup à voir avec le bien-être et l’équilibre, mais l’humain est complexe et plusieurs autres facteurs peuvent influencer son état général. Pour exprimer pleinement la santé, il est important de considérer tous les aspects de sa vie (alimentation, mouvement, repos, pensée, environnement et connexion nerveuse) et de travailler sur chacune de ces sphères.

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5 raisons pour prendre de [vraies] vacances

Si vous avez le teint vert, des poches sous les yeux, la langue à terre et mal partout, vous êtes mûr pour des vacances. Vous vous sentez indispensable au boulot? « Comment mes collègues vont faire sans moi? » Les vacances sont obligatoires! Dans cet article, vous découvrirez comment le stress généré par vos activités professionnelles peut miner votre santé et pourquoi les vacances sont indispensables à votre mieux-être et à votre performance au travail.

Recharger ses batteries quelques jours, ce n’est pas un luxe. Le stress et la fatigue (même si vous ne les ressentez pas toujours) affectent directement votre résistance physique et vos capacités mentales.

Que diriez-vous d’une petite escapade?

Prendre des vacances ne signifie pas nécessairement s’envoler vers le sud. Il vous faut seulement trouver un environnement propice où délaisser toutes vos inquiétudes. Certaines personnes arrivent à le faire de la maison, mais si ce n’est pas votre cas, un changement d’air vous aidera à déconnecter de vos préoccupations quotidiennes. Éteignez votre cellulaire et rendez-vous dans un parc pour lire à l’ombre d’un arbre. Faites quelques sorties amusantes avec les enfants. Sautez dans l’auto pour un mini road trip.

Ces petites vacances ponctuelles tout au long de l’année vous permettront de souffler et d’avoir un meilleur rendement au travail. Il n’en demeure pas moins que des vacances d’au moins 7 jours sont encore plus bénéfiques pour votre santé. Et non, le voyage d’affaires ne compte pas pour de vraies vacances.

5 bonnes raisons pour prendre de vraies vacances

Les Français ont droit à 5 semaines de vacances par an. Disons que les Québécois ne font pas très bonne figure avec leurs 2 semaines. Que dire de ceux qui les monnayent?! Voici 5 bonnes raisons de prendre vos 2 semaines et même plus si c’est possible.

  1. Relâcher le stress. Le premier avantage de tout laisser derrière et de libérer votre cerveau de toutes vos préoccupations est la diminution du stress. Il y a un lien direct entre le stress (le milieu de travail est souvent associé à des épisodes anxieux par le cerveau) et certains problèmes de santé tels que les maux de tête, les maladies cardiovasculaires, le cancer et d’autres types d’infections acquises en raison d’un système immunitaire faible. Il a été établi scientifiquement que les vacances diminuent le risque d’épuisement professionnel. Des chercheurs de l’Université de Vienne ont même démontré une réduction des maux de tête, des maux de dos et des irrégularités cardiaques chez les personnes qui s’accordent quelques jours de congé. Les bienfaits persistent jusqu’à 5 semaines après le retour au travail.
  2. Améliorer ses capacités mentales et mieux performer au travail. Les vacances seraient liées de façon positive à la fonction intellectuelle. Un esprit bien reposé et serein est souvent plus efficace. Il se pourrait soudainement que vous trouviez des solutions toutes simples et évidentes à des problèmes qui vous tracassaient depuis un moment.
  3. Améliorer sa santé physique. En plus de vous éloigner des facteurs de stress quotidiens, les vacances vous donnent souvent l’opportunité de rattraper un peu de sommeil et d’exercice. C’est aussi le moment idéal pour expérimenter des recettes, goûter de nouvelles saveurs et remplir vos poumons d’air frais.
  4. Resserrer les liens familiaux. Trop souvent, les relations familiales souffrent d’une routine quotidienne en mode accéléré. Les vacances sont un bon moyen de découvrir chaque membre de votre famille sous un jour différent et de construire des souvenirs qui dureront toute votre vie.
  5. Goûter à la vie. Ralentissez le rythme et vos horizons s’élargiront. Rencontrez de nouvelles personnes, riez et faites-vous plaisir, vous le méritez amplement. Les vacances, c’est le moment idéal pour changer la routine, s’aérer l’esprit.

Maximisez les bienfaits des vacances!

Votre système nerveux a sûrement été surchargé durant les derniers mois. Il se peut que votre corps vous envoie des signaux d’alarme vous indiquant qu’il est grand temps de diminuer le rythme et de changer vos habitudes de vie. Maux de tête, douleur au bas du dos, tension accrue aux épaules, douleur à la nuque : ce ne sont que quelques exemples de surcharges de votre système nerveux et du stress subi par votre colonne vertébrale.

Pour bien profiter de vos vacances et vous reposer pleinement, assurez-vous que votre corps retrouve d’abord sa fonction optimale.

Votre docteur en chiropratique porte une attention particulière à la fonction du système nerveux et à la colonne vertébrale. En éliminant les interférences de votre système nerveux, causées par des problèmes de mobilité articulaire vertébrale, votre corps pourra profiter pleinement du repos que vous lui offrez et pourra ainsi récupérer plus rapidement. Votre chiropraticien vous aidera à retrouver la forme sans être limité dans les activités que vous et votre famille rêvez de faire pendant les vacances. Vous retournerez donc au travail en pleine possession de vos moyens, reposé, et prêt à passer à l’action!

Bonnes vacances en santé!

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15 solutions naturelles pour soulager les maux de tête et migraines

Vous en avez assez d’avoir régulièrement mal à la tête? Dans cet article, vous découvrirez les causes les plus communes à l’origine des maux de tête ainsi que nos 15 meilleures solutions naturelles pour les soulager ou les traiter.

Le mal de tête se retrouve au sommet de la liste des problèmes physiques les plus invalidants à travers le monde. Des épisodes fréquents de céphalées (ou maux de tête) entraînent une diminution de la qualité de vie et peuvent même affecter les sphères familiale, sociale et professionnelle d’un individu qui en souffre.

Il existe plusieurs sortes de maux de tête; les céphalées de tension et la migraine sont les plus communes. D’autres types de céphalées sont aussi fréquents : la céphalée de Horton (ou algie vasculaire de la face ou Cluster), les désordres temporo-mandibulaires (mâchoire), la névralgie d’Arnold, les céphalées cervicogéniques, la sinusite et plusieurs autres.

Selon l’Association chiropratique américaine, 95 % des maux de tête sont des céphalées primaires, c’est-à-dire des céphalées de tension, des migraines ou des céphalées cervicogéniques. Elles ne sont causées par aucune maladie, mais par un déséquilibre neurostructurel résultant de mauvaises habitudes de vie.

Il existe autant de causes que de types de maux de tête : dysfonction des articulations vertébrales, tension musculaire, déshydratation, intolérance à des parfums synthétiques, intolérance alimentaire, débalancement hormonal, déficience en vitamines ou minéraux, abus d’alcool, sevrage, infection des voies respiratoires supérieures, hypertension, hypoglycémie, maladie grave…

Le soulagement de la céphalée dépendra évidemment de son origine. Un docteur en chiropratique peut vous aider à mettre en lumière la cause de vos maux de tête. Vous serez ainsi plus en mesure d’identifier les éléments déclencheurs, s’il y en a, et de les éviter, si possible. Vous pourrez aussi établir avec votre docteur en chiropratique un plan de traitement adapté à votre situation et découvrir les outils qui vous aideront à soulager vos symptômes.

Voici 15 solutions naturelles pour soulager les maux de tête.

1) Boire de l’eau. Quel conseil banal, n’est-ce pas? Vous seriez surpris du nombre de maux de tête causés par la déshydratation. Dès que l’on ressent un début de céphalée, on se précipite sur notre bouteille d’eau pour boire un grand coup!

2) Consulter en chiropratique. Le chiropraticien est en mesure de trouver et de régler la cause de nombreux maux de tête. Il pourra aussi vous guider dans l’adoption d’un style de vie sain dans lequel la fréquence et la durée des maux de tête pourraient être réduites. De nombreuses études rapportent que les ajustements chiropratiques (manipulations cervicales) sont efficaces et sécuritaires dans le traitement des migraines et des céphalées d’origine cervicale, tout en étant associés à peu d’effets secondaires. Consulter un chiropraticien vous permettra de recevoir un diagnostic clair et d’établir avec lui un plan de traitement adapté à votre situation.

3) Se masser le cou, les épaules et le visage. De nombreux maux de tête prennent leur origine dans une tension musculaire du cou ou des épaules. Effectuer un massage et des étirements de ces muscles peuvent aider à relâcher la pression. Consultez un chiropraticien pour trouver et régler la cause de ces tensions musculaires dès que possible. D’autres céphalées proviennent plutôt d’une congestion des sinus. Avec le bout des doigts, massez le front et les joues de l’extérieur vers l’intérieur – l’objectif étant de diriger le mucus vers le nez pour qu’il s’écoule dans la gorge.

4) Détecter les intolérances. Le gluten, les produits laitiers et même les ondes électromagnétiques peuvent être la cause de maux de tête. La seule façon de savoir si vos maux de tête sont provoqués par une intolérance, c’est d’éliminer l’agent soupçonné pendant une période d’environ 30 jours et d’observer les effets.

5) Éviter les déclencheurs. Certains types de maux de tête, et particulièrement les migraines, sont précipités par des éléments déclencheurs comme les sulfites, le café, les produits laitiers, l’alcool, les charcuteries, les additifs alimentaires, les colorants alimentaires, le sucre raffiné, etc. Apprenez à connaître quels aliments vous provoquent des maux de tête (le journal alimentaire peut être d’une grande utilité) et évitez-les autant que possible de manière à réduire la fréquence des épisodes.

6) Éviter les parfums synthétiques. Ils sont PARTOUT : détergents, eau de toilette, produits ménagers, désodorisants textiles, chandelles parfumées, cosmétiques, etc. Choisissez des produits sans parfum et ajoutez vous-mêmes vos huiles essentielles de haute qualité (les huiles essentielles bon marché contiennent souvent des agents de remplissage et des solvants synthétiques). Évitez de vous parfumer, n’utilisez pas de « sent-bon » dans la voiture ou dans la maison.

7) Utiliser l’huile essentielle de menthe poivrée ou de lavande. Optez pour une huile essentielle de grade thérapeutique : mettez une goutte dans la paume de votre main, frottez vos mains ensemble, fermez les yeux et approchez vos mains de votre nez. Prenez 3 ou 4 grandes inspirations par le nez. Frottez vos mains sur votre nuque et vos épaules et massez vos tempes. Répétez au besoin.

8) Prendre l’air. Sortez prendre une marche de quelques minutes pour oxygéner votre cerveau et réduire les tensions.

9) Essayer la cryothérapie et la thermothérapie. Certains maux de tête peuvent être soulagés par l’application de glace ou de chaleur sur la nuque. N’appliquez pas la glace directement sur la peau et ne dépassez pas 15 minutes. La chaleur peut être laissée environ 30 minutes.

10) Prendre un supplément de magnésium. Nombreuses sont les personnes présentant un déficit de magnésium et des études ont rapporté que les personnes souffrant de migraines étaient particulièrement touchées par ce déficit. Un supplément quotidien de magnésium de haute qualité (sous forme de citrate ou de bisglycinate de magnésium) peut être une bonne option, particulièrement chez les personnes vivant beaucoup de stress, chez les diabétiques ou chez les gens qui consomment de fortes quantités d’alcool.

11) Délaisser les écrans. L’ordinateur, la tablette, la télévision ou le téléphone mobile peuvent fatiguer les yeux et entraîner des maux de tête. Les appareils mobiles sont encore plus souvent à l’origine de maux de tête en raison de la position dans laquelle on les consulte (cou du texto). Redressez-vous et prenez des pauses régulières, que ce soit lors des loisirs ou du travail.

12) Bouger plus. L’exercice physique augmente le taux d’endorphines dans le corps et favorise la détente et la résistance au stress. Faire des étirements régulièrement peut aussi aider à réduire l’apparition des maux de tête.

13) Apprendre à gérer son stress. Trouvez des outils de gestion du stress qui vous conviennent : yoga, méditation, écoute de musique, marche en nature, etc. Le stress mental est une cause majeure de tension physique qui affecte la mobilité du cou et la tension musculaire.

14) Adopter une posture adéquate. Que ce soit au bureau, sur le divan ou dans votre lit, une posture adéquate est importante dans la prévention des maux de tête. Assurez-vous d’avoir un poste de travail ergonomique. Utilisez un oreiller à votre taille et ne dormez pas sur le ventre.

15) Soigner les allergies. Les maux de tête peuvent provenir d’un problème d’allergie saisonnière ou encore d’une allergie à la poussière ou aux acariens. Utilisez l’huile essentielle de lavande pour réduire vos symptômes, passez l’aspirateur fréquemment et particulièrement sur le matelas.

 

Références
1. MAUSKOP et coll. « Why all migraine patients should be treated with magnesium », Journal of neural transmission, Vienne, vol. 119, no 5, p. 575-579, 2012.
2. BRYANS et coll. « Evidence-based guidelines for the chiropractic treatment of adults with headache », Journal of Manipulative Physiological Therapeutics, 2011.
3. TUCHIN. « A Randomized Controlled Trial of Chiropractic Spinal Manipulative Therapy for Migraine », Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics, 2000.
4. CLAR C. et coll. « Clinical effectiveness of manual therapy for the management of musculoskeletal and non-musculoskeletal conditions: systematic review and update of UK evidence report », Chiropractic Manual Therapies, 28 mars 2014, vol. 22, no 1, p. 12.
5. VARATHARAJAN S. et coll. « Are non-invasive interventions effective for the management of headaches associated with neck pain? An update of the Bone and Joint Decade Task Force on Neck Pain and Its Associated Disorders by the Ontario Protocol for Traffic Injury Management (OPTIMa) Collaboration », European Spine Journal, juillet 2016, vol. 25, no 7, p. 1971-1999.

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Qu’est-ce qui « craque » chez le chiro?

Ah! Le grand mystère. La question revient souvent et il s’agit probablement de la crainte la plus commune associée aux soins chiropratiques. Quel est le phénomène physique lié à ce bruit? Est-ce dangereux ou douloureux? Y a-t-il des conséquences à « se craquer » soi-même une articulation? Trouvez enfin les réponses que vous cherchez en lisant ce qui suit.

Le chiropraticien effectue une manipulation articulaire que l’on nomme ajustement chiropratique. L’exécution de cette manœuvre est rapide, précise et de faible amplitude.

L’ajustement vise une articulation dont le mouvement ou le positionnement est incorrect. Cet état articulaire se nomme subluxation.

La subluxation est à l’origine de pertes de mouvement, d’inflammation, de raideurs musculaires, de douleur et d’un dysfonctionnement du système nerveux.

La cavitation : un savant mélange de physique et de chimie

Lors de certains ajustements chiropratiques, un bruit peut survenir. Ce phénomène se nomme la cavitation. Soyez d’abord rassuré : ce ne sont pas les os qui craquent ni un tendon, un ligament ou encore un muscle.

Une articulation est généralement formée de 2 os adjacents, dont la jonction est entourée d’une capsule articulaire, que l’on pourrait comparer à un ballon de fête. À l’intérieur de la capsule se trouve le liquide synovial (ou synovie) qui a plusieurs fonctions : lubrification, facilitation du mouvement, absorption des chocs, élimination des déchets et apport en nutriments aux os et cartilages. On retrouve aussi de l’oxygène, du dioxyde de carbone et de l’azote sous leur forme liquide, dissous dans la synovie.

L’ajustement chiropratique entraîne un étirement très rapide de la capsule articulaire au-delà de la limite physiologique normale, ce qui augmente le volume de la capsule et crée un vacuum (une bulle vide) à l’intérieur de l’articulation. L’oxygène, le dioxyde de carbone et l’azote dissous dans le liquide synovial passent de la forme liquide à la forme gazeuse, remplissant ainsi la bulle de gaz. On pourrait comparer cela à l’ouverture d’une bouteille de champagne. Au moment où la bouteille s’ouvre, les gaz dissous dans le liquide s’échappent. On aperçoit alors les bulles remonter à la surface.

Si les scientifiques s’entendent sur la formation de la bulle, il existe toutefois deux théories expliquant l’origine du son, qui se font bataille depuis plusieurs décennies. La première veut que ce soit l’éclatement de la bulle (ou de microbulles de gaz) qui entraîne le « crac » sonore alors que l’autre soutient que c’est plutôt la formation de la bulle qui produirait le bruit typique. Deux études plus récentes (2015 et 2018), une démontrant la cavitation sous résonnance magnétique et l’autre présentant plutôt un modèle mathématique, ont gardé les deux théories sur le tapis.

Est-ce vraiment une cavitation?

La particularité de la cavitation, c’est qu’elle est suivie d’une période réfractaire, qui dure une vingtaine de minutes, durant laquelle il est impossible de reproduire le craquement. C’est le temps moyen que prendront l’oxygène, le dioxyde de carbone et l’azote pour retourner sous leur forme liquide dans la synovie.

Alors si vos articulations craquent à répétition, il ne s’agit pas d’une cavitation articulaire. Il est probable que ce soit un tendon contracté frottant sur un os ou sortant de son sillon anatomique (une petite gouttière creusée dans l’os qui facilite le glissement adéquat du tendon). Les crépitements sont plus souvent dus à des débris articulaires (fragments osseux ou ligamentaires) flottant dans la synovie.

Est-ce douloureux ou dangereux, docteur?

La cavitation ne crée pas de douleur. La présence d’inflammation, d’irritation ou de tensions musculaires pourrait expliquer un certain inconfort lié à l’ajustement chiropratique. La douleur est un signe qu’il était grand temps que la correction articulaire se fasse!

Il n’y a pas de danger associé au phénomène de la cavitation. Le chiropraticien procède à divers examens et pose un diagnostic avant d’exécuter un ajustement chiropratique afin de déterminer s’il existe des risques reliés à l’état d’un patient – par exemple, l’ostéoporose sévère est une contre-indication à l’ajustement. Soyez rassuré, les risques sont mineurs et le docteur en chiropratique est formé (doctorat universitaire de premier cycle d’une durée de 5 ans) pour les reconnaître. Raison de plus pour confier votre colonne vertébrale à un professionnel de la santé qualifié.

Si vous expérimentez un craquement articulaire accompagné de douleurs, consultez un professionnel de la santé.

Est-ce que la cavitation est nécessaire lors de l’ajustement?

Certaines techniques chiropratiques emploient des outils qui n’occasionnent pas de cavitation. L’ajustement chiropratique typique est habituellement accompagné d’une cavitation. Une revue de littérature démontre que la cavitation pourrait améliorer le résultat d’un ajustement chiropratique, mais qu’il n’est pas essentiel à l’obtention de bénéfices.

La production d’un son pourrait toutefois ajouter un effet psychologique (type placebo) de réussite de l’ajustement, particulièrement chez les patients ayant des attentes en ce sens. Le contraire est aussi vrai, ces mêmes patients pourraient voir leurs bienfaits diminuer lors d’un ajustement sans cavitation.

Est-ce qu’il y a des conséquences à « se craquer » soi-même?

La question n’est pas simple et la science n’a pas vraiment de réponse claire. Donald Unger, un médecin américain, a remporté le prix Ig Nobel pour avoir fait craquer les articulations de sa main gauche, mais pas ceux de sa main droite, quotidiennement pendant 60 ans. À l’issue de son expérimentation, l’état de ses deux mains était similaire. Il a voulu démontrer à sa mère que cette habitude n’augmentait pas les risques de souffrir d’arthrite ou d’arthrose. On peut dire qu’il avait de la détermination! Mais il ne s’agit ici que d’un seul cas, ce qui a peu de valeur scientifique.

Cela dit, « se craquer » le dos ou le cou soi-même n’est pas la meilleure des idées. Cette manœuvre ne comporte aucune précision et donnera du mouvement aux articulations qui bougent déjà facilement. Le chiropraticien, quant à lui, sélectionne les vertèbres bloquées (subluxation), puis les ajuste spécifiquement, dans la direction souhaitée (en rotation, en flexion, en extension…). En reproduisant la manœuvre régulièrement, vous étirerez sans cesse les mêmes capsules articulaires sans corriger les articulations bloquées (subluxation) qui entraînent des irritations des systèmes nerveux et musculaires, entre autres. Vous augmentez donc les risques de créer des instabilités articulaires.

La cavitation est donc un phénomène normal, sans douleur et sans danger, qui accompagne certains ajustements chiropratiques.

Si vous avez certaines craintes ou réticences envers l’ajustement chiropratique, n’hésitez pas à en discuter avec votre chiropraticien. Il pourra modifier son approche ou vous expliquer plus en détail les mécanismes sous-jacents.

 

Références :
SUJA et BARAKAT. « A Mathematical Model for the Sounds Produced by Knuckle Cracking », Scientific Reports, 2018, vol. 8, article no 4600.
UNSWORTH, A., et coll. « Cracking joints – A bioengineering study of cavitation in the metacarpophalangeal joint », Annals of the Rheumatic Diseases, 1971, vol. 30, p. 348.
KAWCHUK, G. N. et coll. « Real-Time Visualization of Joint Cavitation », PLOS ONE, 2015. //doi.org/10.1371/journal.pone.0119470
BAKKER, M. et J. MILLER, « Does an audible release improve the outcome of a chiropractic adjustment? », The Journal of the Canadian Chiropractic Association, 2004, vol. 48, no 3, p. 237-239.