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Bursite, tendinite ou capsulite… Quoi faire quand on a mal à l’épaule?

Avec l’arrivée massive du télétravail et des bureaux à la maison, les patients présentant des douleurs à l’épaule sont de plus en plus nombreux.

Les douleurs à l’épaule sont d’ailleurs la troisième cause musculo-squelettique de consultation clinique, tout juste après les maux de cou et les maux de dos.

Quand l’épaule fait mal

Les problèmes d’épaule peuvent se traduire de plusieurs façons :

  • Douleur d’intensité variable autour de l’articulation de l’épaule souvent pire la nuit et le matin
  • Douleur diffuse qui descend vers le bras et la main
  • Douleurs d’intensité variable à l’omoplate
  • Raideurs de l’épaule
  • Perte de mouvement, incapacités
  • Faiblesses musculaires
  • Douleurs lors de mouvements spécifiques
  • Douleurs au cou et au haut du dos
  • Blocage ou craquement lors de certains mouvements
  • Maux de tête
  • Engourdissement des bras et des mains

Le complexe articulaire de l’épaule : un 4-en-1

L’épaule est l’articulation du corps la plus mobile et complexe. Ce qui la rend particulièrement vulnérable aux blessures.

L’articulation de l’épaule est constituée de 3 os (l’humérus, la clavicule et la scapula ou omoplate) ainsi que de plusieurs muscles et autres tissus de soutien (capsule, ligaments, bourses, tendons).

Ce qu’il est surtout important de comprendre, c’est que la fonction optimale de l’épaule dépend de l’harmonie du mouvement et de l’équilibre musculaire de plusieurs articulations, comme dans une réaction en chaîne.

On nomme cet amalgame le complexe articulaire de l’épaule.

Dans le complexe articulaire de l’épaule, on retrouve :

  • l’articulation gléno-humérale, qui relie l’humérus à l’omoplate
  • l’articulation acromio-claviculaire (qui relie l’omoplate à la clavicule)
  • l’articulation sterno-claviculaire (qui relie la clavicule au sternum)
  • l’articulation scapulo-thoracique (qui permet le glissement de l’omoplate sur la cage thoracique)

À cela, on pourrait inclure les régions cervicales et thoraciques de la colonne vertébrale. La colonne vertébrale est intimement liée au complexe articulaire par de nombreux muscles.

Toutes ces articulations doivent fonctionner en synergie pour assurer un mouvement optimal, fluide et sans douleur.

C’est pourquoi le traitement des problèmes d’épaule nécessite une bonne connaissance et compréhension de l’anatomie, de la neurologie et de la kinésiologie (étude du mouvement).

Les causes

Avec autant de structures qui forment le complexe articulaire de l’épaule, il n’est pas étonnant de constater que les causes de douleurs soient aussi nombreuses.

Voici les causes plus fréquentes des douleurs à l’épaule :

  • Tendinopathie et tendinite
  • Bursite
  • Syndrome de la coiffe des rotateurs
  • Subluxation
  • Dislocation
  • Entorse ligamentaire ou musculaire
  • Capsulite adhésive (Épaule gelée ou Frozen shoulder)
  • Arthrose ou arthrite
  • Fracture

Quoi faire quand on a mal à l’épaule

Que la douleur à l’épaule soit due à un traumatisme ou à un travail répétitif, il est très important de consulter son chiropraticien rapidement.

Comme nous l’avons expliqué précédemment, le complexe articulaire de l’épaule engage de nombreuses structures et sa dysfonction peut facilement dégénérer et devenir incapacitante.

Voici quelques modifications que vous pourriez apporter à votre style de vie pour réduire les douleurs à l’épaule et faciliter la guérison.

  1. Cessez les activités spécifiques qui reproduisent la douleur comme pelleter, travailler les bras dans les airs (optez pour un escabeau au besoin)
  2. Évitez les mouvements de contorsions (comme ramasser un objet sur la banquette arrière de la voiture lorsqu’on est au volant).
  3. Éviter de dormir sur le côté de l’épaule douloureuse.
  4. Utiliser un oreiller de corps pour appuyer le bras supérieur douloureux si l’on dort sur le côté opposé.
  5. Rendre son espace de travail ergonomique.
  6. Faire des étirements de l’épaule et du cou tous les jours.
  7. Garder la mobilité du bras en faisant des mouvements doux.
  8. Masser les muscles de l’épaule et du dos régulièrement (on peut utiliser certaines huiles essentielles diluées pour réduire les spasmes et apporter du soulagement)
  9. Suivre un programme de renforcement musculaire (idéalement personnalisé par un professionnel).
  10. Utiliser des techniques de gestion de stress comme la méditation, la visualisation, les respirations, le journaling, etc.
  11. Privilégier une alimentation et une supplémentation anti-inflammatoire.

Ce que votre chiropraticien fera pour traiter votre problème d’épaule

Le docteur en chiropratique détient une formation solide qui lui permet de diagnostiquer et traiter les troubles de l’épaule.

Grâce à une variétés de techniques et d’outils, le chiropraticien pourra redonner du mouvement aux articulations dysfonctionnelles (traiter les subluxations vertébrales cervico-thoraciques d’abord, qui diminuent les influx nerveux et sanguins vers l’épaule), réduire les tensions musculaires, harmoniser la chaîne de mouvement, rééquilibrer les muscles et améliorer les problèmes posturaux.

Tout ça, dans le but de traiter la cause du problème d’épaule et par le fait même enrayer la douleur.

De plus, le chiropraticien pourra offrir des conseils personnalisés sur le style de vie, proposer des solutions naturelles complémentaires au besoin et prescrire un programme d’exercices.

En résumé

  • Les douleurs à l’épaule sont très fréquentes
  • Le complexe articulaire de l’épaule comprend plus de 4 articulations
  • Les problèmes d’épaule peuvent se traduire de plusieurs façons
  • Les causes de douleurs à l’épaule sont nombreuses
  • La consultation rapide en chiropratique évite la dégénérescence du problème
  • Des changements dans le style de vie favorise une guérison plus rapide et évite les récidives

 

Sources telles que consultées le 2 février 2022.

http://www.irsst.qc.ca/media/documents/PubIRSST/R-885.pdf

https://fr.ccgi-research.com/shoulderpain

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Douleur au genou? Quoi faire pour soulager la douleur et éviter le pire.

Les douleurs au genou sont fréquentes. Elles peuvent toucher n’importe qui, du jeune athlète qui risque un traumatisme ou une surutilisation jusqu’à l’aîné qui peut développer une dégénérescence (arthrose). Les personnes qui ont un surplus de poids ou qui souffrent d’une maladie métabolique comme le diabète sont plus à risque de souffrir de ce problème.

Que vous soyez actif ou sédentaire, jeune ou moins jeune, homme ou femme, personne n’est à l’abri d’une douleur au genou.

Une articulation bien complexe

Le genou est l’une des plus grosses, mais surtout l’une des plus complexes articulations du corps. Elle est constituée de trois os (fémur, tibia et rotule, ou patella), deux ménisques, quatre ligaments, une capsule articulaire ainsi qu’une dizaine de muscles et de bourses. Son mouvement se fait essentiellement en flexion et en extension (plier/déplier), même si l’articulation bouge légèrement en rotation.

Même si l’os péroné (ou fibula) ne fait pas vraiment partie de l’articulation du genou, il peut être impliqué dans certains problèmes mécaniques.

La santé articulaire du genou repose d’abord sur sa stabilité. Des muscles forts et équilibrés couplés à des ligaments solides (non étirés ou déchirés) sont le gage d’un rendement efficace et sécuritaire.

Les blessures traumatiques

Le genou est particulièrement vulnérable aux traumatismes. Que ce soit au quotidien ou dans un sport, un mauvais mouvement peut avoir pour conséquence une entorse ou une déchirure des ligaments et des ménisques. Souvent, une blessure traumatique touche plusieurs de ces structures à la fois. Le ligament croisé antérieur est le plus difficile à traiter. Peu importe le mécanisme de blessure, il est important de consulter rapidement un professionnel de la santé qualifié lorsqu’une douleur au genou apparaît à la suite d’un traumatisme. Le problème peut aisément devenir chronique et s’accompagner de limitations du mouvement et de douleurs. L’ostéoarthrite (arthrose) se développe plus facilement dans une articulation lésée.

Les blessures de surutilisation

Elles sont le lot de nombreux coureurs notamment. Les blessures de surutilisation sont le résultat de mouvements inadéquats répétés ou encore d’un manque de récupération entre les entraînements. Une mauvaise technique de course, un changement de chaussures soudain (sans période de transition), un mauvais alignement de l’articulation, un surentraînement ou un problème articulaire connexe (pied, hanche…) peuvent être à l’origine de ce type de blessure. Les diagnostics les plus fréquemment posés dans de tels cas sont le syndrome fémoro-patellaire et le syndrome de la bandelette ilio-tibiale.

– Le syndrome fémoro-patellaire se caractérise par une apparition progressive d’une douleur sur ou autour de la rotule (ou patella). La plupart du temps, il est causé par un déséquilibre musculaire du quadriceps, dont la portion interne (vaste médial) est plus faible, ce qui entraîne un désalignement. La douleur se présente souvent lors de la course à pied, en descendant les escaliers ou lors d’une position assise prolongée (au cinéma, par exemple).

– Le syndrome de la bandelette ilio-tibiale se traduit par une douleur sur la face externe du genou, souvent sous forme de brûlure. Elle est parfois accompagnée de douleurs à la hanche, d’une boiterie et d’une tension musculaire tout au long de la cuisse. La bandelette ilio-tibiale est une bande fibreuse qui relie la hanche au genou. Lorsqu’elle est tendue, elle crée un frottement puis une irritation sur le rebord externe du genou. Ce syndrome est parfois appelé le « genou du coureur».

D’autres tendons peuvent être touchés par une surutilisation, selon l’alignement du genou et des articulations adjacentes.

Les bourses, ces petits coussinets qui réduisent le frottement entre un tendon et l’os, sont aussi sujettes à l’inflammation lors d’une surutilisation. On parle alors de bursite. La douleur est généralement ressentie à un point précis lors du mouvement. La palpation de la bourse reproduit souvent la douleur.

Si la douleur au genou s’accompagne de fièvre, consultez immédiatement un médecin. Il pourrait s’agir d’une infection.

Les troubles dégénératifs

Le genou est très vulnérable à l’usure; il s’agit de l’une des articulations les plus touchées par l’ostéoarthrite (ou arthrose). Les facteurs de risque principaux sont le surplus de poids et les antécédents traumatiques (anciennes blessures mal guéries). L’âge et la génétique jouent aussi leur rôle.

Les symptômes principaux de l’arthrose du genou sont la raideur, la douleur, les crépitements et la perte de mouvement. En général, les raideurs apparaissent après une période de repos prolongé. La douleur quant à elle survient d’abord lors du mouvement, puis s’installe au repos de l’articulation.

Traiter et prévenir les douleurs au genou

Une douleur au genou causée par un traumatisme, une surutilisation ou encore par de la dégénérescence ne doit pas être prise à la légère. Un chiropraticien est en mesure d’évaluer et de déterminer la cause du problème. Il pourra ensuite proposer un plan de traitement personnalisé incluant des ajustements chiropratiques, des mobilisations, des thérapies complémentaires et diverses recommandations (exercices, posture, habitudes de vie, etc.).

Les soins chiropratiques, par leur double action à la fois sur la biomécanique et sur le système nerveux, peuvent aider à prévenir les blessures au genou. Une posture adéquate, des articulations fluides et une communication corps-cerveau efficace améliorent l’équilibre et la proprioception (perception du corps dans l’espace), réduisant ainsi les risques de chute. De plus, un corps dont l’influx nerveux circule de façon optimale est un corps qui saura se guérir plus facilement.

À faire à la maison

Afin de prévenir les problèmes de genou, l’articulation doit être stabilisée par des ligaments solides, mais aussi par une musculature forte et équilibrée. Des exercices d’étirement et de renforcement peuvent contribuer à maintenir cet équilibre.

L’étirement du quadriceps quotidien est très efficace pour réduire bon nombre de douleurs au genou – particulièrement les syndromes fémoro-patellaires. En position debout ou couchée sur le côté, apportez le talon vers la fesse pour ressentir un étirement au-devant de la cuisse. Il est préférable de consulter un professionnel de la santé qualifié, comme un chiropraticien, afin de recevoir les recommandations d’exercices qui conviennent à votre état de santé.

L’adoption d’un mode de vie sain contribue à réduire les risques de souffrir d’un problème de genou. D’abord parce que ce style de vie aide à maintenir un poids santé, mais aussi parce qu’il permet au corps de fonctionner à son meilleur. L’alimentation saine et variée apporte tous les nutriments dont le corps a besoin; l’exercice physique assure un renforcement et une flexibilité musculaires; un sommeil réparateur adéquat permet la récupération et le nettoyage des débris; la gestion du stress aide à réduire l’état inflammatoire et les tensions musculaires.