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5 solutions pour soulager la douleur au talon d’une fasciite plantaire

Vous ressentez une douleur lancinante au talon, particulièrement intense au lever ou après de longues périodes en position debout? Vous souffrez peut-être d’une fasciite plantaire, une inflammation de la bande fibreuse qui relie l’os du talon à la base des orteils.

La fasciite plantaire, aussi appelée fasciapathie plantaire ou aponévrosite plantaire, est relativement fréquente. Elle touche environ 10 % de la population, plus souvent les personnes de 40 à 60 ans. La douleur, décrite comme une aiguille sur le talon, est souvent pire après l’exercice.

La douleur au talon due à la fasciite plantaire dure entre 6 et 18 mois lorsqu’elle n’est pas traitée.

C’est vrai que c’est long! Mais la bonne nouvelle, c’est que 97% des douleurs au talon disparaissent en moins de 6 mois lorsqu’un traitement est prodigué.

Et l’épine de Lenoir?

L’épine de Lenoir a longtemps été pointée du doigt pour expliquer les douleurs au talon. Aujourd’hui, la science a plutôt démontré qu’elle n’était pas en cause.

De nombreuses personnes ont une épine de Lenoir sans ressentir de douleur. C’est plutôt l’inflammation à l’insertion du fascia plantaire qui est à l’origine de la douleur. L’épine de Lenoir est donc une conséquence de la fasciite plantaire et peut être asymptomatique.

Avant de continuer votre lecture, nous vous suggérons fortement de consulter un professionnel de la santé qualifié, comme un chiropraticien afin d’obtenir un diagnostic.

Votre douleur au talon pourrait aussi bien être le résultat d’une fracture, d’un problème lombaire, d’une ostéoarthrite, d’une arthrite inflammatoire, d’un syndrome du tunnel tarsien et plus rarement d’une tumeur ou d’une métastase.

Un diagnostic vous fera économiser temps et argent puisque vous entamerez dès le départ le bon traitement. C’est pourquoi nous vous suggérons fortement de consulter un professionnel de la santé qualifié, comme un chiropraticien afin d’obtenir un diagnostic.

Votre douleur au talon est bien une fasciite plantaire?

Voici 5 solutions naturelles pour soulager et traiter la douleur au talon.

1- La chiropratique et les autres approches holistiques pour soulager et traiter la douleur au talon

En consultant un chiropraticien pour votre douleur au talon, vous faites d’une pierre, deux coups. Étant un professionnel de la santé de premier contact, le chiropraticien pourra d’abord poser un diagnostic et vous proposer un plan de soins personnalisé.

Le chiropraticien utilisera diverses modalités de traitement comme l’ajustement chiropratique, les mobilisations articulaires et les thérapies musculaires.

De par son approche globale, il pourra aussi vous proposer d’autres thérapies complémentaires, comme des étirements spécifiques.

L’acupuncteur et le massothérapeute peuvent aussi vous aider à soulager vos douleurs au talon. Ils ne sont toutefois pas habiletés à poser un diagnostic.

Le physiothérapeute pourra quant à lui, poser un diagnostic physiothérapeutique et proposer un plan de traitement. Cependant, il ne pourra pas recourir aux ajustements chiropratiques, un acte réservé aux chiropraticiens.

2- Les exercices pour soulager la douleur au talon

Les études ont démontré que les étirements étaient efficaces pour soulager la douleur au talon causée par la fasciite plantaire. Voici 2 étirements musculaires pour soulager la douleur au talon.

  1. L’étirement de l’arche plantaire.
    OPTION 1 : Installez-vous assis sur le sol, les jambes allongées. Agrippez les orteils du pied affecté en les tirant vers vous de façon à ressentir un étirement sous le pied. (Vous pouvez utiliser une sangle, une ceinture ou une serviette roulée pour vous aider au besoin).
    OPTION 2 : Debout près d’un mur, relevez les orteils et appuyez-les contre le mur. Avancez le corps de manière à ressentir l’étirement sous le pied.
    OPTION 3 : Assoyez-vous sur une chaise, croisez la jambe affectée sur l’autre. Agrippez les orteils et tirez doucement vers vous.
  2. L’étirement du mollet.
    OPTION 1 : Face au mur, prenez appui avec vos 2 mains et portez votre pied affecté vers l’arrière en le gardant à plat au sol. Reculez-le jusqu’à ressentir l’étirement dans le mollet.
    OPTION 2 : Placez le devant de votre pied sur le bord d’une marche d’escalier. Laissez tomber doucement les talons dans le vide de façon à ressentir l’étirement dans le mollet.

    Pour chacun des étirements : tenez la position au moins 30 secondes sans donner de coups. Recommencez 3 fois pour un total de 90 secondes. Répétez chaque série 2 à 3 fois par jour.
  3. La balle de massage. Massez le dessous de votre pied pendant quelques secondes à l’aide d’une balle de massage. Vous pouvez utiliser une balle spécialisée, mais une simple balle de tennis fera l’affaire. Roulez la balle sous le pied plusieurs fois par jour, mais attention de ne pas en faire trop, ce qui risquerait d’aggraver l’irritation et l’inflammation. Concentrez-vous sur les zones plus sensibles. Petite astuce : si vous travaillez assis, conservez la balle sous votre bureau pour y avoir accès facilement et rapidement.

3. Modifiez vos habitudes pour soulager vos douleurs au talon

La douleur au talon est aggravée par certains facteurs :

  • Surplus de poids
  • Port de souliers plats ou à talons hauts
  • Nouvelles chaussures
  • Sport: modification d’une routine, surcharge, nouveauté…
  • La position debout prolongée (sur une surface dure de surcroît)

Afin de réduire l’inflammation, pensez d’abord à adopter une alimentation anti-inflammatoire. (Si vous avez un surplus de poids, entamer des démarches pour perdre quelques kilos vous sera d’un grand secours.

Portez des souliers avec un talon légèrement surélevé, évitez à tout-prix les sandales estivales qui n’ont pas de support arrière (les “gougounes”). Lorsque vous achetez de nouvelles chaussures, particulièrement des chaussures de sport, portez-les de façon graduelle.

La course à pied, le ballet, la danse aérobique et les appareils de fitness de type “stairmaster” ou elliptique sont des exemples d’activités qui peuvent déclencher ou aggraver une douleur au talon. En attendant une amélioration significative, choisissez plutôt des activités à faible impact comme le vélo, la natation, le yoga, etc.

La position debout prolongée peut être un facteur aggravant, voire un déclencheur. Pensez à réduire le temps dans cette position et à faire un retour graduel une fois que les douleurs seront disparues.

4- Gérer l’inflammation et la douleur au talon

L’inflammation induite par les surcharges de tension sur le fascia plantaire est en partie responsable de la douleur au talon.

Il existe des façons naturelles de mieux gérer cette inflammation afin d’en assurer une résorption saine.

La médecine traditionnelle propose souvent la prise d’anti-inflammatoires, une solution temporaire qui engendre fréquemment des effets secondaires néfastes. Lisez notre article sur le sujet.

Votre chiropraticien vous suggérera plutôt l’application de glace (cryothérapie) pour vous aider à soulager votre douleur au talon causée par une fasciite plantaire.

Il existe aussi des produits de santé naturels comme le curcuma et les omégas-3 qui peuvent aider à calmer le processus inflammatoire. Des huiles essentielles comme la menthe poivrée, la gaulthérie (thé des bois), le copaïer, l’encens et la citronnelle (lemongrass) peuvent aussi contribuer à réduire la douleur, les tensions musculaires et l’inflammation. Consultez un professionnel de la santé pour des conseils avisés.

Pour en savoir plus sur l’inflammation chronique, consultez cet article.

5- Les soutiens orthopédiques pour soulager la douleur au talon : orthèse, attelle et taping musculaire

  1. Orthèse. Des études démontrent que les orthèses sont efficaces pour soulager la douleur au talon due à la fasciite plantaire. Selon plusieurs de ces études, aucune différence d’efficacité n’a été démontrée entre les orthèses préfabriquées et celles faites sur mesure.
  2. Taping. Le taping musculaire est une option intéressante et peu coûteuse pour soulager et traiter la douleur au talon due à la fasciite plantaire. Il existe de nombreux types de rubans et d’applications. Plusieurs vidéos tutoriels sont disponibles sur le web, mais nous vous recommandons de consulter un professionnel, comme un chiropraticien, formé en taping kinésiologique pour vous aider à bien choisir le type de taping qui vous convient.
  3. Attelles de nuit. Les attelles de nuit s’avèrent efficaces lorsque les autres modalités tardent à offrir un soulagement. Le but de l’attelle de nuit est de forcer la dorsiflexion du pied pendant le sommeil. Voici un exemple d’attelle de nuit pour contrer la douleur au talon due à la fasciite plantaire.

Vous ne savez pas trop par quoi commencer? Consultez un chiropraticien dans les plus brefs délais. Il vous aidera à mettre en place un plan de traitement et vous accompagnera dans le choix des options qui s’offrent à vous.

Une chose est sûre, ne rien faire augmente les risques que votre douleur au talon devienne chronique et interfère avec vos activités quotidiennes.

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Des solutions naturelles pour mieux gérer les douleurs chroniques

Vous ressentez des inconforts physiques chaque jour et vous avez l’impression que votre douleur a pris le contrôle de votre vie?

Vous êtes fatigué, irritable, anxieux voire déprimé?

La douleur vous empêche de faire vos tâches domestiques, de pratiquer votre sport préféré, de vous occuper de vos proches et même de prendre part à vos activités sociales?

Vous avez peut-être tenté plusieurs approches pour la soulager, mais la douleur est toujours là?

Vous êtes loin d’être seul dans cette situation. Entre 20 et 50 % de la population souffrirait de douleurs chroniques. Un phénomène qui prend de l’ampleur et qui coûte cher.

Dans cet article, vous découvrirez comment fonctionne la douleur chronique et quelles sont les solutions naturelles pour y remédier.

La douleur : un garde-du-corps

La douleur est un phénomène assez complexe qui engage plusieurs processus physiologiques dont l’inflammation, l’immunité et les émotions.

Tout commence au cœur du système nerveux. Chaque organe ou tissu du corps est recouvert de récepteurs, des petits capteurs qui servent à détecter la température, la pression et la douleur.

La mission des récepteurs est de protéger l’intégrité physique en envoyant des signaux au cerveau. Lorsqu’un stimulus dangereux ou potentiellement dangereux excite le récepteur, un signal d’alarme est envoyé au cerveau qui répondra par une sensation d’inconfort ou de douleur.

Cette douleur est essentielle. Sans elle, vous pourriez marcher sur un pied fracturé ou vous balader sans peine avec une plaie ouverte. Vous imaginez le topo!

La douleur est là pour que vous preniez action. L’objectif principal étant de corriger la cause sous-jacente de cette douleur et de permettre au processus de guérison de se compléter.

Prenons un exemple simple. Votre douce moitié vous marche sur le pied par inadvertance. Vos récepteurs de douleurs sont déclenchés et vous ressentez immédiatement une douleur. Vous repoussez votre partenaire et retirez rapidement votre pied. La douleur se prolonge quelques secondes et puisque la cause a été adressée (le pied de votre conjoint.e) et que les tissus ne sont pas endommagés, elle s’estompe graduellement. Fin de l’histoire.

Lorsque la cause n’est pas réglée – lors d’un déplacement articulaire post-traumatique par exemple – et/ou que les tissus sont endommagés, la douleur peut persister. Si elle dure plus de 3 mois, on parle alors de douleur chronique.

Les douleurs chroniques les plus fréquentes

De douleur aiguë à douleur chronique

Il arrive parfois que la cause soit retirée et que les tissus réparés, mais que la douleur continue d’être ressentie. Ce phénomène neurologique encore mal compris se nomme facilitation.

Les circuits neuronaux associés à cette douleur ont été si souvent ou intensément empruntés, qu’ils se déclenchent sans raison. Un peu comme si le sentier neurologique entre le tissu et le cerveau avait tellement été battu, qu’il s’était élargi et transformé en route principale. Une route facile d’accès et aisément praticable.

Il se peut aussi que le cerveau devienne hyper-réactif aux stimuli douloureux (hyperalgésie), un phénomène qui contribue à l’apparition de douleurs lorsqu’ils n’y a pas de stimuli douloureux (allodynie).

La douleur chronique n’est donc plus considérée comme étant une simple extension de la douleur aiguë, mais plutôt comme un désordre du système nerveux qui implique des changements structuraux et chimiques.

Le processus inflammatoire est aussi souvent impliqué dans le développement des douleurs chroniques. En temps normal, l’inflammation fait son apparition pour entamer la réparation et la guérison d’un tissu. Elle se résorbe normalement lorsque le travail est complété. On parle alors de résolution, dans le cadre d’un processus inflammatoire sain.

Toutefois, sans qu’on ne sache vraiment pourquoi, il arrive que la résolution ne survienne jamais et que le cycle inflammatoire continue. On parle alors d’inflammation chronique.

Douleur ou souffrance

Dans son livre La douleur repensée, le Dr Gaétan Brouillard distingue douleur et souffrance. “ La douleur est très variable selon les périodes et selon chaque individu. Du fait même de sa subjectivité, l’émotion vient teinter le ressenti de la douleur et la transpose en souffrance. Le corps souffre davantage lorsque la psyché se met de la partie.”

La dimension émotionnelle de la douleur ajoute une complexité supplémentaire à la douleur chronique. La manière dont la douleur est perçue à travers le filtre des émotions jouera un rôle primordial dans sa gestion.

Que faire pour soulager naturellement les douleurs chroniques?

Puisque la douleur chronique est aussi complexe, il est logique de penser globalement lorsque vient le temps de trouver des moyens de la soulager.

La médecine traditionnelle, de par son approche symptomatique, ne connaît pas un grand succès pour traiter les douleurs chroniques.

Les thérapies alternatives holistiques comme la chiropratique, qui s’inscrivent dans une approche plus globale ont des taux de réussite beaucoup plus élevés.

La chiropratique, une approche naturelle efficace pour soulager les douleurs chroniques

D’ailleurs, près de 40 % des gens qui consultent en chiropratique le font en raison d’une douleur chronique.

La chiropratique peut vous aider si vous souffrez de douleurs chroniques. Avec son approche globale, le chiropraticien pourra vous prodiguer des conseils sur votre style de vie, en plus de procéder à des ajustements chiropratiques et d’autres thérapies complémentaires.

L’ajustement chiropratique est unique. Il agit principalement sur le système nerveux, en normalisant sa fonction. Comme vous l’avez lu plus haut, c’est le système nerveux hyperactif qui est souvent au cœur des douleurs chroniques.

Mais les avantages ne s’arrêtent pas là. Vous vous souvenez que les cycles de douleur et d’inflammation ne pouvait être résolus tant que la cause du problème était toujours présente?

Et bien voilà que la chiropratique adresse justement la cause des problèmes. Un désalignement articulaire (nommé subluxation) est souvent à l’origine des déséquilibres musculaires menant aux douleurs chroniques.

De nombreuses études ont démontré que l’approche chiropratique était plus efficace que l’approche médicale traditionnelle pour soulager les douleurs chroniques.

Ce n’est tellement étonnant puisque la médecine traditionnelle ne cherche pas à régler la cause sous-jacente du problème mais vise plutôt à soulager la douleur à l’aide de médicaments. Médicaments, qui disons-le, créent d’autres problèmes dont la dépendance, des troubles de l’humeur, des déséquilibres hormonaux, des problèmes digestifs et une diminution de l’immunité.

Les médicaments antidouleurs sont loin d’être sans risques. Consultez cet article de blogue pour en apprendre plus sur les opioïdes.

Le style de vie qui change tout

L’assiette antidouleur

Quand il est question de gestion de la douleur et de l’inflammation, la première chose à revoir est le style de vie, à commencer par l’alimentation.

Elle est à la base de notre fonction organique. Elle fournit les outils de travail pour maintenir la santé et l’équilibre. Et vous savez sûrement qu’on ne se rend pas bien loin dans un projet sans les bons outils, n’est-ce pas?.

Il existe de nombreux courants en alimentation. Bien que plusieurs différences éloignent ces approches, il n’en demeure pas moins qu’elles ont ceci en commun : elles préconisent la qualité nutritionnelle : plus de légumes et de fruits, moins de sucres raffinés et de produits transformés.

Un microbiote équilibré (bonnes bactéries qui colonisent le corps) est très important pour contrer l’inflammation. Les aliments fermentés, les fibres prébiotiques et les suppléments de probiotiques peuvent contribuer à la construction et au maintien d’un microbiote sain. Pour connaître des astuces pour nourrir son microbiote, consultez cet article.

Parmi les vitamines et minéraux, la vitamine D, la vitamine B12 et le magnésium ont un rôle important à jouer dans la gestion de la douleur chronique. De plus, nombreuses sont les personnes qui présentent une carence de ces micronutriments.

Les acides gras oméga-3 sont aussi largement impliqués dans le processus inflammatoire et dans la fonction immunitaire. Il est conseillé de consommer régulièrement du poisson ou encore des végétaux qui en contiennent (lin, caméline, chia…).

Certains aliments ont des propriétés inflammatoires ou anti-inflammatoires. En connaître la liste et privilégier les aliments qui réduisent l’inflammation peuvent aider à soulager les douleurs chroniques.

Le mouvement qui fait du bien

C’est connu que l’exercice physique est un incontournable dans la gestion de la douleur chronique. L’apport en oxygène et l’augmentation de sécrétion d’endorphines qu’entraîne l’exercice contribuent à soulager les douleurs chroniques. De plus, garder le corps en mouvement assure le maintien d’une mobilité, d’une flexibilité et d’une force qui auront certes un impact sur la qualité de vie.

Se calmer les nerfs!

La saine gestion du stress est un sujet de plus en plus abordé de nos jours. Le stress est l’une des causes principales de la subluxation et de l’inflammation chronique. Il est contribue aussi au déséquilibre émotionnel et aux troubles de sommeil.

Quand on parle d’approche globale, on parle aussi d’apprendre à rester zen. Il existe différentes techniques pour mieux gérer son stress : yoga, méditation, techniques de respirations profondes, tai-chi, exercice physique modéré, massothérapie, activités sociales, etc. Consultez cet article de blogue pour en apprendre plus sur la gestion saine du stress.

La supplémentation, les produits de santé naturels et autres solutions

Quand on parle d’approche globale pour la gestion des douleurs chroniques, on parle bien sûr du style de vie, mais aussi de supplémentation et de différents produits naturels dérivés des herbes et des plantes qui peuvent soutenir les efforts de réduction de la douleur chronique.

Comme mentionné précédemment, certains micronutriments comme les vitamines D et B12 ou le magnésium et les polyphénols peuvent aider à mieux gérer les douleurs chroniques.

En fonction de la cause de la douleur et du type de douleur chronique (neurologique, articulaire, inflammatoire, etc.) on pourra choisir d’autres produits naturels pour soulager.

Des huiles essentielles comme le sapin, le copaïer, la marjolaine, la menthe poivrée, la citronnelle ou la gaulthérie couchée peuvent apaiser des douleurs chroniques lorsqu’elles sont appliquées de façon topique.

D’autres suppléments comme la glucosamine, le collagène ou le curcuma sont aussi reconnus pour soulager les douleurs chroniques.

Diverses thérapies comme l’acupuncture, la massothérapie et même les thérapies psychologiques comme l’approche cognitivo-comportementales peuvent aussi favoriser une meilleure gestion de la douleur chronique.

Afin de mieux gérer vos douleurs chroniques, il est préférable d’opter pour une approche globale qui inclut une alimentation saine, de l’exercice physique, une bonne gestion du stress, un sommeil adéquat et diverses thérapies émotionnelles et physiques comme la chiropratique.

Références (telles que consultées le 17 septembre 2020)

Brouillard, Dr Gaétan, La douleur repensée, Les éditions de l’Homme, 2017, 242 pages.

Herman Patricia et coll, Characteristics of Chiropractic Patients Being Treated for Chronic Low Back and Neck Pain, Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics, Volume 41, numéro 6, July–August 2018, Pages 445-455.

Hays RD, Spritzer KL, Sherbourne CD, Ryan GW, Coulter ID. Group and Individual-level Change on Health-related Quality of Life in Chiropractic Patients With Chronic Low Back or Neck Pain. Spine (Phila Pa 1976). 2019;44(9):647-651. doi:10.1097/BRS.0000000000002902

Scholz J. Mechanisms of chronic pain. Mol Pain. 2014;10(Suppl 1):O15. Published 2014 Dec 15. doi:10.1186/1744-8069-10-S1-O15

https://www.chiropractic.ca/blog/how-chiropractic-care-can-help-manage-chronic-pain/

https://spinalresearch.com.au/the-impact-of-spinal-manipulation-on-nitric-oxide-substance-p-and-pain-perception/

http://s3.amazonaws.com/rdcms-iasp/files/production/public/6_Global%20Year%202020%20Nutrition%20and%20Chronic%20Pain%20Fact%20Sheet.pdf

https://spinalresearch.com.au/chronic-pain/

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/douleur

https://www.acatoday.org/Research/What-Research-Shows

https://www.canada.ca/fr/sante-canada/organisation/a-propos-sante-canada/mobilisation-publique/organismes-consultatifs-externes/groupe-travail-douleur-chronique/rapport-2019.html

https://draxe.com/health/chronic-pain-management/

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Voici comment évaluer la posture de votre enfant en 3 étapes simples

Est-ce que votre enfant a une bonne posture? En tant que chiropraticien, nous n’insisterons jamais assez sur l’importance d’adopter une posture adéquate dès le plus jeune âge. En plus de permettre à l’enfant de se développer normalement, une posture appropriée favorise une santé optimale et réduit les risques de souffrir de problèmes musculo-squelettiques plus tard dans la vie. Dans cet article, vous apprendrez comment évaluer vous-même la posture de votre enfant afin de déterminer si elle présente des anomalies.

Selon les études, entre 20 % et 50 % des enfants de 4 à 12 ans rapportent souffrir de maux de dos au moins une fois. Parmi les facteurs de risque importants de ces douleurs, on retrouve la posture assise prolongée, les défauts posturaux et une faiblesse des muscles abdominaux.

Qu’est-ce qui influence la posture de votre enfant?

Le premier facteur qui influencera la posture de votre enfant est son développement moteur. Comme nous l’avions déjà mentionné dans notre blogue «Optimiser le développement moteur de votre enfant grâce à la motricité libre », laisser l’enfant découvrir les étapes de son développement moteur par lui-même l’aide à adopter une posture adéquate. Les parents devraient limiter l’usage d’accessoires (soucoupes, Jolly Jumper, coquille, chaise vibrante, etc.) et privilégier une motricité libre avec un respect du rythme de l’enfant, au sol sur un tapis d’éveil.

Le choix des chaussures aussi est primordial. Dans la mesure du possible, laissez votre enfant marcher pieds nus. Il renforcera rapidement sa musculature, son équilibre et sa stabilité. Procurez-lui des chaussures souples qui le protègeront du sol et évitez les souliers avec une arche plantaire prononcée.

Les chutes peuvent influencer la posture de votre enfant. Même si la plupart d’entre elles sont inoffensives, certaines chutes peuvent entraîner des conséquences néfastes sur le développement de votre enfant. Un déplacement mécanique d’un os du bassin, par exemple, pourrait amener votre enfant à modifier sa démarche. Il est important de faire vérifier la colonne vertébrale de votre enfant par un chiropraticien régulièrement, particulièrement après une chute.

D’autres blessures (entorse, commotion cérébrale, coup direct, etc.) peuvent aussi modifier la mécanique vertébrale et entraîner des problèmes musculo-squelettiques. Demeurez vigilant, surtout si votre enfant pratique un sport comme la gymnastique, le hockey, le football, l’équitation, la danse, le ski ou le soccer, au sein desquels les chocs sont plus fréquents.

Le stress est sournois. Lorsqu’il survient de façon chronique (intimidation, anxiété de performance, conflits à la maison, etc.) ou de façon intensive (deuil, période d’examen, compétition sportive, etc.), le stress peut dépasser les capacités de gestion du corps et entraîner un réflexe neurologique que l’on nomme « posture de défense ». Il s’agit d’un réflexe archaïque qui oblige le corps à se replier sur lui-même devant un danger dans le but de protéger ses organes vitaux (gorge, cœur, poumon, estomac…). Le stress vécu étant perçu comme un danger — le cerveau ne fait pas la différence entre un danger réel et imaginaire)—, le corps adopte une posture en flexion qui, à long terme, provoque des problèmes tels des tensions musculaires, des maux de dos, des raideurs, des hernies discales et même de l’arthrose.

Les habitudes posturales sont extrêmement importantes pour le développement optimal de votre enfant. Lorsqu’il est assis au sol, l’enfant a le choix de plusieurs positions. Il peut s’assoir les jambes devant lui, en tailleur, les jambes repliées sur un côté, une jambe étendue et l’autre repliée, sur les genoux ou encore en W (les fesses au sol, mais les jambes repliées derrière lui).

La position en W n’a pas très bonne presse. Vous trouverez sur le web des centaines d’articles avertissant les parents contre cette « vilaine » position. Mais de nombreux experts ne sont pas d’avis que l’on doive restreindre l’enfant dans le choix de ses positions. Selon deux chirurgiens orthopédistes, cette posture est naturelle chez l’enfant de moins de 8 ans et ne représente pas un danger pour lui. Certains enfants naissent avec des fémurs qui ont une rotation interne accentuée ou une légère déviation vers l’avant, qui se normalisera au cours de la croissance. Cette variation expliquerait pourquoi certains enfants préfèrent cette position à celle du tailleur, par exemple. Les tout-petits écoutent leur corps davantage que les adultes. Ils ne se mettraient pas volontairement dans une position douloureuse. Donc, à moins que ce soit l’unique positon qu’adopte votre enfant, laissez-le choisir la façon dont il veut s’assoir au sol. Assurez-vous toutefois que son dos est droit, proposez-lui de s’adosser à un mur si nécessaire.

À l’école ou devant un ordinateur, un enfant doit avoir le dos droit, les pieds à plat au sol et la tête droite. Les épaules ne doivent pas être arrondies. Prenez le temps de lui montrer la bonne façon de faire : s’assoir les fesses au fond de la chaise (pour bénéficier du support au dos) et ne pas croiser les jambes. Dites-lui aussi de ne pas enrouler les chevilles autour des pattes de sa chaise. Considérant le temps passé en position assise, alternez la chaise avec un ballon d’exercice est une bonne idée. Faites-le au moins à la maison, lors des devoirs, par exemple. Sur le divan, assurez-vous que votre enfant se tient droit et qu’il ne s’affale pas sur le sofa.

Nous avons déjà abordé par le passé le syndrome du cou du texto. Ce nouveau problème est un véritable fléau, d’autant plus qu’on ne sensibilise pas encore assez les jeunes. Lorsque votre enfant utilise un appareil mobile, rappelez-lui de le remonter à la hauteur des yeux pour éviter une flexion du cou prolongée. Proposez-lui un accessoire comme un coussin pour appuyer l’appareil lorsqu’il est assis. Montrez-lui la posture à adopter en position debout.

Des indices que quelque chose ne va pas

  • Un seul rebord de pantalon traine par terre.
  • Un soulier use plus vite que l’autre.
  • Les épaules ne sont pas à la même hauteur (mettez vos mains sur les épaules pour faire cette évaluation).
  • Vue de dos, la colonne vertébrale semble être déviée (une forme de S ou de C).
  • Les hanches ne sont pas à la même hauteur (mettez vos mains sur les hanches pour cette analyse).
  • Vue de côté, l’oreille est devant l’épaule.
  • Les épaules sont arrondies.
  • La démarche vous semble étrange (boiterie, asymétrie, pointe des pieds, etc.).

Si vous soupçonnez une anomalie, il vous est possible d’analyser rapidement la posture de votre enfant en l’observant.

Analysez vous-même la posture de votre enfant

Si vous avez de la difficulté à visualiser, prenez des photos et tracez les lignes à l’aide d’une règle.

Étape 1 : Vue de face : les épaules devraient être à la même hauteur. Appuyez les mains sur ses hanches (sur l’os du bassin), elles devraient aussi se trouver au même niveau. Il est normal que les genoux soient un peu vers l’intérieur.

Étape 2 : Vue de dos : les omoplates devraient être à la même hauteur et refermées sur la cage thoracique de façon identique. La colonne vertébrale devrait être droite et alignée avec la tête et le sillon interfessier (raie des fesses).

Étape 3 : Vue de côté : les courbes devraient être visibles, c’est-à-dire un creux pour le cou et le bas de dos, un renflement pour le dos et le bassin/sacrum. L’oreille devrait être sur la même ligne que l’épaule, le milieu du bassin et la base du 5e orteil (le petit os qui ressort sur le côté du pied). Si ce n’est pas le cas et que l’oreille se trouve devant l’épaule, il se pourrait que votre enfant soit en train de développer un port antérieur de la tête. De plus en plus fréquent, ce problème, souvent associé à l’utilisation prolongée d’appareils mobiles, peut entraîner des douleurs cervicales, des raideurs, des maux de tête et d’autres problèmes de santé. Appliquez immédiatement les conseils posturaux précédents et prenez rendez-vous avec votre chiropraticien sans tarder.

Sur cette photo vue de côté, on peut voir que la hanche du petit garçon se trouve devant la ligne rouge. Ce décalage anormal peut être transitoire chez certains enfants. Dans ce cas-ci, un chiropraticien pourrait émettre des recommandations et faire un suivi adéquat dans le but d’assurer un développement optimal.

Il est tout de même normal de voir une épaule ou une hanche plus basse que l’autre. Mais si vous apercevez des décalages significatifs, consultez un chiropraticien qui sera en mesure d’examiner votre enfant et d’analyser sa posture plus en profondeur en vue de détecter un problème, comme une scoliose.

Petit mot sur la scoliose

La scoliose est une déviation de la colonne vertébrale dont les causes sont variées. Plus tôt elle est détectée, meilleures sont les chances de ralentir ou d’arrêter la progression et ainsi réduire les impacts à long terme. Si vous soupçonnez une scoliose chez votre enfant, consultez votre chiropraticien dès que possible. Le plus tôt sera le mieux.

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5 choses que votre chiropraticien peut savoir sur vous juste en regardant votre posture

En tant que chiropraticien, on ne rappelle jamais assez à nos patients l’importance d’une bonne posture. Mais saviez-vous que votre posture peut révéler de nombreux secrets sur vous? Voici 5 choses étonnantes que pourrait déceler votre chiropraticien en analysant votre posture.

  1. Votre niveau d’activité physique. Les personnes qui présentent une posture idéale sont généralement plus actives que celles qui ont une mauvaise posture. Des chercheurs ont même rapporté que l’activité physique, aussi minime soit-elle (être debout ou marcher, par exemple), améliorait l’humeur. Ce qui concorde avec le prochain point.
  2. Votre humeur générale. De nombreuses études ont déjà fait le lien entre la posture et la santé mentale. Une étude publiée en 2017 dans le Journal of Behavior Therapy and Experimental Psychiatry suggère que l’adoption de bonnes postures entraînerait une diminution des symptômes de dépression. Quoique très limitée, cette étude a tout de même permis de démontrer une amélioration à court terme de l’anxiété, de l’humeur générale et une diminution de la fatigue chez les sujets dépressifs ayant reçu des conseils posturaux.
    Dans une autre étude, parue en 2015 dans Health Psychology, les sujets présentant une bonne posture avaient une meilleure estime de soi, se sentaient plus stimulés et de meilleure humeur et ressentaient moins de peur et d’anxiété comparativement aux sujets qui avaient une posture voûtée.
  3. Votre personnalité. Des chercheurs ont démontré un lien significatif entre une bonne posture et une personnalité extravertie. Sur 22 patients présentant une posture idéale, 21 (soit 96 %) d’entre eux correspondaient à ce type de personnalité. Le contraire est aussi vrai : parmi les patients avec une posture voûtée, 74 % avaient une personnalité introvertie.
  4. La localisation de vos douleurs. Il y a de fortes chances que votre chiropraticien sache où sont situées vos douleurs, avant même que vous ayez dit quoi que ce soit. L’analyse de votre posture lui révèle où sont les tensions musculaires et de quel problème vous êtes plus susceptible de souffrir. Par exemple, un port antérieur de la tête (une tête avancée par rapport au reste du corps) suggère des tensions dans le cou et possiblement des maux de tête.
  5. Si vous êtes un accro du téléphone intelligent. L’apparition du téléphone intelligent et des tablettes n’a pas tardé à se faire sentir dans les bureaux chiropratiques. Un redressement de la colonne cervicale (diminution de la courbe du cou) et un port antérieur de la tête sont fortement associés aux nombreuses heures passées à regarder ces écrans mobiles. Ce problème a même un nom : le cou du texto.

Posture, humeur, activité physique, personnalité et douleurs vertébrales sont toutes interreliées. L’amélioration de votre posture pourrait donc vous apporter des bénéfices insoupçonnés. Les soins et les conseils de votre chiropraticien vous aideront à adopter une meilleure posture, pour une meilleure santé!

 

Références :

Guimond et coll., Intricate correlation between Body Posture, Personnality Trait and Incidence of Body Pain: A Cross-Referential Study Report. PLoS One, 2012.

Lathia et coll., Happier people Live More Active Lives: Using Smartphones to Link Happiness and Physical Activity. PLOS one, 2017.

Nair et coll., Do Sumpled and upright postures affect stress responses? A randomized trial. Health Psychology, 2015.

Wilkes et coll.,Upright postures improves affect and fatigue in people with depressive symptoms. Journal of behavior therapy and experimental psychiatry, 2017.

Briggs-Myers et coll., MBTI Manual: A Guide to the development and Use of the Myers-Briggs Type Indicator. Consulting Psychologist Press, 2003.

Ono et coll., Effects of head and body position on two- and three-dimensional configurations of the upper airway. Journal of Dental Research, 2000.

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5 choses à ne pas négliger pour que votre enfant exprime son plein potentiel

Qu’est-ce qu’un parent souhaite pour son enfant? Qu’il ait une belle attitude, le sens des responsabilités, de bonnes capacités, du succès, des amitiés sincères, de bonnes manières, des valeurs justes, etc.?

Certes, toutes ces choses sont importantes, mais il en existe 3 encore plus essentielles qu’un parent veut pour son enfant :

  • Qu’il soit heureux
  • Qu’il soit en santé
  • Qu’il exprime son plein potentiel

Votre enfant est conçu pour être extraordinaire!

Il ne pourrait y avoir de meilleures nouvelles! L’état normal — celui par défaut — d’un enfant est celui d’être heureux et en santé!

En tant que parent, cela signifie que nous n’avons pas à investir un temps fou pour aider notre enfant à améliorer sa concentration, à combattre la maladie ou à développer sa forme physique. En fait, notre travail est de s’assurer qu’il dispose de tout ce dont il a besoin pour que son état par défaut s’exprime.

Prenons une plante, par exemple : quand nous lui donnons tout ce qu’il lui faut (eau, terre enrichie, luminosité et espace pour pousser), elle devient un végétal majestueux, vibrant. Si quelque chose cloche soudainement, quel sera notre premier réflexe? Lui trouver un médicament pour traiter son flétrissement? Bien sûr que non! Nous lui fournirons ce qui lui manque.

Ceci s’applique aussi aux enfants (et aux adultes!). Pour qu’il puisse atteindre son plein potentiel, se forger une santé et vivre heureux, on doit s’assurer qu’un enfant comble ces 5 besoins sur une base régulière.

Négliger un de ces aspects augmente les risques qu’il ne puisse jamais exprimer le meilleur de lui-même.

  1. De l’activité physique. Le niveau d’activité physique chez les jeunes a drastiquement chuté au cours des dernières années. L’obésité et le diabète de type 2 frappent de plus en plus tôt et les enfants passent plus de temps devant leurs écrans qu’à jouer, courir et sauter. Les bienfaits de l’exercice sur la santé sont nombreux (perte de gras, fonction cardiovasculaire, longévité, etc.), mais un des bénéfices que les parents doivent absolument connaître est l’impact majeur sur le cerveau. Le mouvement nourrit littéralement le cerveau. On pourrait parler de nutrition neurologique, un peu comme les aliments qui, eux, nourrissent le corps. La stimulation physique est importante pour le développement même du cerveau, l’équilibre, la coordination… même les humeurs et les comportements peuvent être améliorés par un exercice régulier.
  2. De vrais aliments sains. La plupart des parents savent que l’alimentation a un impact majeur sur la santé de leur enfant. Mais la réalité démontre que bon nombre d’entre eux n’appliquent pas les concepts de nutrition saine auxquels ils adhèrent : je manque de temps, manger santé coûte beaucoup trop cher, je croyais que cet aliment était sain, mes enfants mangent de tout avec modération. Ce sont des phrases qu’on entend souvent lorsqu’on interroge les parents sur les habitudes alimentaires de leurs enfants. Rien n’a autant la capacité de ruiner la santé future d’un enfant et de le prédisposer à des maladies que les choix alimentaires malsains faits aujourd’hui. Offrir des aliments entiers, frais et non transformés n’est pas un chemin toujours facile. Remplir correctement ce critère améliorera la qualité de vie actuelle et future de son enfant.
  3. Une communication corps-cerveau optimale. La santé neurologique est probablement l’aspect le plus négligé de cette liste. Que ce soit à la naissance ou lors des examens de routine, le système nerveux, contrairement aux autres systèmes, est très peu évalué par les professionnels de la santé. Quelques réflexes de base sont vérifiés, parfois pas du tout. Ceci est particulièrement étonnant, voire choquant, lorsqu’on réalise qu’il s’agit du système de contrôle principal du corps, le chef d’orchestre. Le système nerveux joue un rôle vital dans tous les aspects de la santé d’un enfant, dans ses performances et dans son habileté à exprimer son potentiel.

    Un problème peut survenir lorsque la structure qui protège la moelle épinière est endommagée ou subit des tensions. Ce trouble de la colonne vertébrale, nommé subluxation, peut se produire aussi tôt qu’à la naissance et demeurer sous silence de nombreuses années sans jamais être détecté. Le chiropraticien est l’expert du système neuro-musculo-squelettique et est formé pour détecter et corriger les subluxations vertébrales à tous les âges. Une vérification régulière de la colonne vertébrale d’un enfant favorise son développement neurologique optimale et l’expression de son plein potentiel.
  4. Un sommeil adéquat. La question qui se pose ici : quelle est la qualité du sommeil de votre enfant? La privation d’un sommeil réparateur peut provenir d’un manque d’heures de sommeil, d’un sommeil trop superficiel ou encore d’un sommeil interrompu ou agité. Un cycle de sommeil sain et complet est un autre besoin essentiel à une santé optimale. C’est durant le sommeil que le corps s’affaire à des activités physiologiques vitales de régénérescence, de réparation, de nettoyage, d’intégration, de croissance et de développement. Que ce soit la tablette, les jeux vidéo, la télévision ou le téléphone mobile, les enfants subissent de nombreuses distractions qui perturbent leur sommeil normal.
  5. Une bonne estime de soi. Un enfant aura très peu de relations aussi importantes que celle qu’il entretient avec lui-même. Une faible estime de soi est au cœur de nombreux problèmes psychologiques, défis personnels et batailles auxquels doit faire face un enfant au cours de sa vie. Les adultes qui ont su développer une bonne estime de soi sont plus heureux et réussissent davantage. Les plus grands experts dans ce domaine affirment qu’une saine estime de soi est un besoin aussi essentiel au développement d’un enfant et à sa capacité d’exprimer son potentiel que l’alimentation saine et l’exercice physique.
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12 façons de pirater son système nerveux pour vaincre le stress

La période d’incertitude actuelle est une source énorme de stress pour plusieurs d’entre nous. En tant que chiropraticien, on le réalise rapidement lorsqu’on pose les mains sur nos patients.

Des tensions physiques importantes se manifestent : aux épaules, aux mâchoires et tout le long de la colonne vertébrale, particulièrement dans les portions cervicales et thoraciques.

Sans parler des nombreux effets psychiques comme l’anxiété et la dépression, qui sont subitement apparus chez certains.

Il n’y a pas de doutes, le stress a un impact significatif sur notre santé et notre bien-être.

Et ce n’est pas toujours facile de réduire le stress, spécialement ces jours-ci.

Que pouvons-nous faire alors pour mieux moduler notre réaction face au stress et ainsi se sentir mieux? C’est simple : il suffit de pirater notre système nerveux!

Suis-je sympathique ou parasympathique?

Le système nerveux est l’autoroute électrique du corps. C’est le système qui contrôle et coordonne l’ensemble des fonctions et qui agit comme chef d’orchestre. Il se subdivise en plusieurs segments comme le démontre la figure ci-bas.

Lorsqu’on parle de stress, c’est la portion autonome du système nerveux qui est impliquée. Celle qui régit les fonctions inconscientes comme la respiration, les battements cardiaques, la digestion, la température, etc.

Le système nerveux autonome (SNA) se scinde en deux parties : le système nerveux sympathique (SCS) et le système nerveux parasympathique (SNP). Ces deux système sont complémentaires et ne peuvent fonctionner en même temps. Lorsqu’un des deux est activé, l’autre se met en veille.

Le système nerveux parasympathique (SNP)

Le SNP est le mode de fonctionnement “par défaut” du SNA. Ou du moins, c’est lui qui devrait l’être. C’est celui qui est aux commandes quand tout va bien et que nous nous sentons en sécurité. Il est en charge des actions de base essentielles à notre survie : manger (digérer), dormir, se réparer (se régénérer) et se reproduire.

Le SNP dirige le sang vers les organes, stimule la réparation des tissus, permet la construction de nouveaux muscles, déclenche la sécrétion de diverses hormones et bien plus encore. Pour simplifier, plus nous passons de temps en mode parasympathique, plus nous sommes en santé.

Le système nerveux sympathique (SNS)

Quant au SNS, il prend le relais lorsque nous percevons un danger. Le mot percevoir est important ici, car le SNS ne distingue pas le danger réel du danger perçu et du danger anticipé (anxiété).

Le SNS prend le relais lorsque nous avons besoin de fuir ou combattre. Il est notre outil de survie. En présence d’un danger, le SNS déclenche une cascade chimique qui mène à la sécrétion d’adrénaline et de cortisol, permettant au corps de s’enfuir et de se battre. Les pupilles se dilatent pour mieux voir, le coeur et la respiration accélèrent, le sang est dirigé vers les muscles des bras et des jambes, etc.

Ce système est ancestral. Il a permis à l’humain de survivre dans la nature. Le problème c’est qu’aujourd’hui, notre mode de vie entraîne une surutilisation inconsciente du SNS, plutôt qu’une exploitation occasionnellement et temporairement, comme cela devrait être.

Le chapitre covid-19 passera sûrement à l’histoire comme étant une période ayant généré beaucoup de stress, ce qui envenime des situations déjà précaires pour plusieurs d’entre nous.

Une surutilisation du SNS c’est épuisant. Puisque le corps n’a pas la possibilité de se rééquilibrer et de se régénérer, une pléiade de symptômes et de problèmes peuvent apparaître. On parle de fatigue, d’anxiété, de dépression, d’émotions en montagnes russes, de troubles digestifs, de douleurs chroniques, etc.

Il est donc plus important que jamais d’apprendre à réduire les sources de stress et surtout de mieux contrôler nos réactions face à celles-ci. Une des premières choses à faire est de se sortir du climat de peur véhiculé par les médias pour mieux contrôler les informations qui viendront créer nos pensées et donc nos émotions. La seconde chose, c’est de prendre action consciemment afin de redonner les commandes à notre SNP.

Pirater son système nerveux

Pour parvenir à tempérer nos réactions face au stress, on peut jouer un tour à notre système nerveux en activant volontairement notre SNP. Ce qui aura pour effet immédiat de désactiver le SNS. En d’autres mots, on peut choisir qui est aux commandes : le sympathique (stress) ou le parasympathique (calme, repos).

Voici nos 12 suggestions pour activer son parasympathique.

  1. La respiration profonde et la cohérence cardiaque. La respiration est la seule fonction autonome qui peut être volontairement contrôlée. En choisissant de prendre 6 respirations profondes par minute pendant 3 minutes, on provoque un redémarrage de notre système nerveux et une synchronisation bénéfique de nos fonctions vitales. L’astuce est d’inspirer pendant 5 secondes en soulevant le ventre (respiration diaphragmatique), puis d’expirer pendant 5 secondes par le nez ou la bouche. À faire 18 fois pour atteindre le 3 minutes.
  2. Passer du temps en nature. La nature a un effet très apaisant pour le corps et l’esprit, sans parler de la qualité de l’air et de la connexion que l’on ressent avec le grand tout. À faire et refaire souvent!
  3. L’EFT. L’Emotional Freedom Technique ou taping est une technique très facile et de plus en plus utilisée pour aider à la gestion d’émotions et apaiser un esprit agité. Il suffit de tapoter divers points dans un ordre précis en récitant une phrase (ou mantra) choisie (ex: je me sens submergé, mais je m’aime et je m’accepte tel que je suis). À exécuter chaque fois que c’est nécessaire. Cette technique peut être combinée à l’utilisation d’huiles essentielles calmantes comme la lavande, l’encens, la bergamote, l’orange, le vétiver, etc.
  4. La chiropratique. L’ajustement chiropratique – un peu comme la respiration profonde – agit comme un redémarrage du système nerveux. Même si les recherches tardent à démontrer un effet parasympathique direct, on sait d’emblée que l’ajustement chiropratique améliore la variabilité cardiaque, un des marqueurs de l’activité du nerf vague (parasympathique). De plus, l’expérience chiropratique globale, durant laquelle on se sent écouté, encouragé, accompagné et dirigé vers un mode de vie plus sain nous permet aussi de réduire notre sentiment d’impuissance devant la douleur et le stress vécu.
  5. La méditation, la pleine conscience et la prière. Les effets positifs de ces pratiques sont de plus en plus documentés. Si l’on débute, on peut essayer les séances guidées et en groupe pour se familiariser.
  6. L’exercice. L’activité physique est l’un des moyens les plus efficaces pour stimuler le système nerveux parasympathique. Il n’y a qu’à penser au bien-être ressenti après une bonne séance de course pour comprendre l’effet apaisant des hormones du bien-être qui sont libérées.
  7. Le yoga, la Qigong et le taï chi. Ces 3 disciplines sont des hybrides entre le mouvement et la méditation. Une façon efficace de combiner l’entraînement physique et spirituel.
  8. Chanter, parler, rire et fredonner. La stimulation des cordes vocales a été démontrée comme efficace pour stimuler le nerf vague, la principale voie de communication du SNP. Tous au karaoké!!!
  9. La massothérapie. Un massage aura aussi un effet apaisant sur le corps et l’esprit et aura pour effet de stimuler la libération d’hormones du bien-être.
  10. L’exposition au froid. Des études ont démontré un effet positif de l’exposition au froid sur l’activité du nerf vague et sur la variabilité cardiaque. S’humecter le visage avec de l’eau froide ou simplement prendre une douche froide stimulera le SNP.
  11. Socialiser. Voilà quelque chose qui nous a tous manqué et qui a probablement contribué à l’accroissement fulgurant du stress pendant le confinement. L’humain est une bête sociale et a besoin des autres pour s’apaiser et se sentir en sécurité. Profitons du déconfinement (tout en respectant les règles bien sûr!) pour socialiser et reprendre le temps perdu.
  12. Nourrir son microbiote. La qualité du microbiote intestinal (nos bonnes bactéries) a un impact sur l’équilibre du système nerveux autonome. De bonnes bactéries intestinales, présentes en quantités adéquates favoriseraient une rétroaction positive sur le SNP. Pour entretenir un bon microbiote, on choisit des aliments fermentés comme le yogourt, le kéfir, le kimchi, la choucroute ou le kombucha. On peut aussi prendre des suppléments de probiotiques à raison de 10 jours par mois.

L’adoption d’un mode de vie sain, incluant une alimentation végétale et diversifiée, de l’exercice physique, un repos adéquat, une réduction de sa charge toxique, des relations saines et des soins chiropratiques aura pour effet global de stimuler le SNP et de nous aider à mieux gérer le stress.

On peut aussi tenter d’éviter les éléments qui peuvent activer notre SCS comme les aliments stimulants (café, chocolat, sucres), les écrans, les situations stressantes au travail, les relations problématiques, etc.

Références

Journal of Bodywork and Movement Therapies January 2018
Effects of spinal manipulation and myofascial techniques on heart rate variability: A systematic review.” BL Amoroso Borges, G Luiz Bortolazzo, H Pasin Neto

Jungmann, Manuela et al. “Effects of Cold Stimulation on Cardiac-Vagal Activation in Healthy Participants: Randomized Controlled Trial.” JMIR formative research vol. 2,2 e10257. 9 Oct. 2018, doi:10.2196/10257

https://spinalresearch.com.au/the-stress-series-part-4-stress-chiropractic-and-mental-health/

https://spinalresearch.com.au/the-stress-series-part-5-stress-chiropractic-the-gut-brain/

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Coronavirus : ce que votre chiro vous recommande

La situation exceptionnelle que nous vivons actuellement nous a tous pris par surprise. En tant que professionnels de la santé, nous avons à cœur votre bien-être et celui de votre famille.

C’est pourquoi nous vous partageons les précautions à prendre* pour éviter une propagation trop rapide de la covid-19 (coronavirus) au pays, et ce, dans le but de réduire la pression sur notre système de santé et sauver autant de vies que possible.

Bien sûr, nous y avons ajouté quelques astuces pour vous simplifier la vie et vous aider à traverser cette épreuve.

Restez chez vous!

La première action à entreprendre est celle de rester chez soi. Autant que possible, restez à la maison, symptômes ou pas. Ne sortez que pour les nécessités (épicerie, pharmacie, travail), si vous ne présentez pas de symptômes bien entendu.

Évitez les rassemblements et discutez-en avec vos ados afin qu’ils comprennent la situation. Vous avez vécu cette période aussi et savez donc que la tentation de profiter de ce congé forcé pour faire la fête et se retrouver entre amis sera forte. Sensibilisez-les aux conséquences, montrez-leur que vous comprenez ce qu’ils vivent et pourquoi ne pas leur proposer un party virtuel en utilisant une application comme Zoom?

Il a aussi été recommandé de ne pas voyager d’une région à l’autre à moins d’une nécessité liée à une raison médicale ou au travail.

Privilégiez le télétravail

Ne vous rendez au bureau que pour les obligations. Aménagez-vous un bureau temporaire à la maison si c’est possible. La conciliation travail-famille avec les enfants n’est certes pas facile. Les spécialistes de la productivité vous diront qu’il est essentiel de travailler par bloc de temps, sans distraction.

Pour être plus efficace, éteignez vos appareils et notifications et soyez clair avec les membre de votre famille. Vous pourrez accomplir plus en moins de temps.

Évitez l’urgence et les cliniques médicales

Si vous souffrez de toux ou de fièvre, ne vous présentez pas dans une clinique médicale sans avoir eu un rendez-vous.

Présentez-vous à l’urgence que si vous avez des difficultés respiratoires (difficultés à respirer au repos ou impossibilité de respirer en position couchée).

Voici ce qu’on peut lire sur le site du gouvernement : « Avant de vous rendre à l’urgence, si votre condition le permet, contactez le 418 644-4545 pour la région de Québec, le 514 644-4545 pour la région de Montréal et le 1 877 644-4545 ailleurs au Québec. Si vous êtes un voyageur de retour depuis moins de 14 jours, précisez-le. On vous dira comment vous rendre et quelles précautions prendre (port de masque, utilisation de transport personnel ou d’une ambulance, etc.). »

Respectez la quarantaine de 14 jours. À moins d’un réel état urgent (traumatisme sévère, malaise cardiaque, avc, etc.), pensez à obtenir une consultation téléphonique avec un médecin pour avoir un avis professionnel.

L’hygiène de base

Il n’aura jamais été aussi important d’appliquer les règles d’hygiène de base.

  • Lavez-vous les mains souvent – jusqu’à 20 fois par jour selon les conditions – à l’eau tiède courante et au savon pendant au moins 20 secondes. Le frottement est primordial à l’aseptisation. Chantez « Au clair de la lune » pour vous aider à évaluer le temps, cette berceuse dure 25 secondes.
  • Quoiqu’il est préférable de se laver les mains avec du savon, utilisez un désinfectant à base d’alcool (minimum 60 % d’alcool à friction) lorsque vous n’avez pas accès à l’eau et au savon. Nous vous offrons une recette de désinfectant maison à la fin du blogue. Utilisez un contenant de voyage (ceux dans lesquels on y verse du shampoing ou du gel douche) pour y mettre du savon à main. Ayez-le toujours avec vous, on ne sait jamais quand ça peut servir.
  • Lorsque vous toussez ou éternuez, couvrez-vous la bouche et le nez avec votre bras – et non la main – afin d’éviter la propagation des germes.
  • Si vous faites l’usage d’un mouchoir, jetez-le dès que possible et lavez-vous les mains.
  • Évitez de vous toucher le visage.
  • Ne portez le masque que si vous suspectez être porteur. Il donne un faux sentiment de sécurité et ne protège pas les personnes qui le portent. À vouloir le mettre, l’enlever ou le replacer, vous risquez de porter le virus à votre bouche, votre nez ou vos yeux.
  • Évitez le contact direct pour les salutations (poignée de main, accolade, etc.) et respectez les règles de distanciation sociale en gardant au moins 1, voire 2 mètres de distance avec les autres.
  • Évitez de rendre visite aux personnes vulnérables (aînés de plus de 70 ans, personnes hospitalisées, personnes hébergées en centre ou en résidence privée, malades chroniques, etc.)

Les pharmacies et autres essentiels

Les pharmacies sont les premiers endroits où se rendront les gens malades. Téléphonez d’abord à votre pharmacie pour recevoir les conseils d’un professionnel de la santé et faites livrer votre commande si ce service est offert. Utilisez des services en ligne pour les autres items non essentiels (shampoing, savon, produits d’hygiène, etc.). N’achetez que le nécessaire, évitez de faire des réserves.

Privilégiez l’achat en ligne (local si disponible) pour vos articles essentiels. Ceci dit, il est intéressant de savoir que le coronavirus survivrait 4 heures sur du cuivre, 24 heures sur du carton et 2 à 3 jours sur du plastique et du fer. Il pourrait être judicieux d’attendre 3 jours avant d’ouvrir vos colis.

Nous avons tous des défis. Le sacrifice que nous faisons et la solidarité que nous démontrons feront la différence sur le bilan final que laissera le passage du coronavirus dans notre société.

Ne cédons pas à la panique, demeurons vigilants et constants.

Vaporisateur désinfectant pour les mains maison

Dans un vaporisateur de 30 ml

  • 25 ml d’alcool à friction à 70%
  • 5 ml d’huile végétale (amande douce, abricot…)
  • 10 gouttes d’huile essentielle (lavande, arbre à thé, ravintsara)

Bien agiter avant usage.

*Certaines de ces précautions sont celles proposées par le gouvernement du Québec en date du 20 mars 2020. Pour connaître les directives les plus récentes, veuillez consulter le site web https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/.

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« Cou du texto » : comment la techno ruine votre colonne vertébrale

Découvrez dans cet article comment votre téléphone intelligent nuit à l’intégrité de votre colonne vertébrale et quelles en sont les conséquences sur votre santé.

Tête penchée vers l’avant, épaules et dos voûtés, yeux hypnotisés par un écran… ça vous dit quelque chose? La plupart des gens adoptent cette position pour lire les nouvelles, consulter les réseaux sociaux, magasiner, texter un ami, regarder une vidéo, alouette!

Mais saviez-vous que cette habitude pouvait endommager votre colonne vertébrale de façon importante? Le phénomène est si récent qu’il n’a pas encore de nom définitif : on parle du cou du texto, du syndrome du texteur, du text neck ou encore du tech neck.

Ce syndrome s’est propagé comme une traînée de poudre. En peu de temps, le cou du texto est devenu un motif de consultation courant dans les cliniques chiropratiques. Les patients sont nombreux à rapporter un ou plusieurs des symptômes liés à l’utilisation prolongée de leur appareil mobile :

  • Douleurs au cou
  • Raideurs au cou
  • Maux de tête
  • Douleurs au visage
  • Douleurs au haut du dos
  • Douleurs aux épaules
  • Douleurs aux bras, coudes, poignets et mains
  • Engourdissement dans les mains
  • Étourdissements et vertiges
  • Troubles du sommeil
  • Sensation de lourdeur
  • Fatigue oculaire

Si ladite position n’était tenue que 5 minutes, on n’écrirait pas sur le sujet. Mais les gens passent en moyenne 3 heures par jour à regarder leur appareil mobile (téléphone, tablette, etc.), c’est plus de 1000 heures par année! Les problèmes surviennent quand sont associées mauvaise posture et utilisation prolongée.

Les 5 conséquences néfastes du « cou du texto » sur la colonne vertébrale

1. Troubles posturaux

La position usuelle lors de l’utilisation d’un appareil mobile entraîne une diminution de la courbe cervicale (en forme de C) pouvant aller jusqu’à la rectitude (cou militaire en forme de I).

Lorsque cela se produit, la tête se retrouve déportée vers l’avant par rapport au reste de la colonne vertébrale. On parle d’un port antérieur de la tête (PAT). Si les recherches scientifiques sur le cou du texto sont limitées en raison de sa récente apparition, celles sur le port antérieur de la tête sont très nombreuses.

D’ailleurs, une étude importante a démontré « qu’une perte de la courbe naturelle de la colonne cervicale mène à une augmentation croissante du stress sur la colonne. » (1) Le poids de la tête est d’environ 5 kg (0° d’inclinaison). Lorsque la tête est inclinée de 15° par rapport à la verticale, la colonne cervicale doit supporter un poids équivalent à 12 kg. C’est comme si un enfant de 2 ans était assis sur vos épaules en tout temps. On parle d’environ 5 kg pour chaque 15° d’inclinaison supplémentaires.

Tout ce stress mécanique provoque à son tour une augmentation de la courbe thoracique (hypercyphose), parfois surnommée bosse de bison. La combinaison d’un PAT et d’une hypercyphose peut parfois faire penser au cou d’une tortue. Une fois ces changements posturaux installés, il peut être difficile de les renverser.

2. Élongations musculaires et ligamentaires

Le port antérieur de la tête (PAT) crée un déséquilibre dans la mécanique du cou et entraîne des étirements et des élongations dans plusieurs muscles et ligaments de la nuque, des épaules et du haut du dos. Ces tensions musculaires sont souvent à l’origine de douleurs, de raideurs et de maux de tête reliés au cou du texto.

3. Hernies discales

Comme il a été mentionné plus haut, le PAT occasionne un stress mécanique énorme sur la colonne cervicale. Parmi les structures les plus sollicitées, on retrouve les disques intervertébraux, petits coussinets situés entre chacune des vertèbres et servant à amortir les chocs. Lorsque la tête s’incline vers l’avant, comme dans le cou du texto, les disques subissent beaucoup de pression, particulièrement dans leur partie avant. Cette pression excessive prolongée peut mener à une déchirure du disque et à l’expulsion de son contenu — un petit noyau. On nomme cette pathologie une hernie discale. La hernie discale cervicale se traduit généralement par des douleurs localisées, mais aussi par d’autres symptômes comme des engourdissements, des brûlures, des picotements et même des faiblesses musculaires.

4. Arthrose ou ostéoarthrite

La présence d’un stress mécanique important, comme c’est le cas dans le syndrome du « cou du texto », n’endommage pas que les disques intervertébraux. Les vertèbres elles-mêmes peuvent subir des conséquences irréversibles. La charge accrue, les tensions musculaires et les disques moins performants peuvent, à long terme, engendrer une usure prématurée des vertèbres. Cette dégénérescence est mieux connue sous le nom d’arthrose. Non, ce ne sont pas que les grand-mères qui peuvent souffrir d’arthrose. Il est de plus en plus fréquent de repérer des signes d’arthrose cervicale chez des sujets beaucoup plus jeunes, particulièrement depuis l’apparition de la technologie numérique mobile. Les dommages structurels causés par l’arthrose sont irréversibles. Les symptômes d’arthrose les plus fréquents sont la douleur, la raideur et la perte de mouvement.

5. Autres problèmes de santé

Il a été démontré que le PAT diminuait la force des muscles respiratoires (situés au-devant du cou, ces muscles aident les côtes à se soulever lors de l’inspiration), ce qui peut entraîner des troubles respiratoires. Des tendinites, particulièrement au niveau des mains et des doigts, sont aussi associées au « cou du texto ». La lumière diffusée par l’écran numérique perturbe les cycles d’éveil/sommeil et augmente les risques de souffrir de troubles du sommeil. Il a aussi été démontré que l’utilisation abusive de la technologie numérique mobile favorisait l’apparition de troubles de l’humeur, dont la dépression.

Trucs pour prévenir le « cou du texto »

  1. Faites vérifier votre colonne vertébrale par un chiropraticien régulièrement. Les soins chiropratiques contribuent au maintien d’une bonne posture. Ils optimisent à la fois la structure et la fonction vertébrales. Ils détendent la musculature et aident à prévenir la dégénérescence articulaire. Entre les ajustements chiropratiques, suivez les conseils 2 à 5.
  2. Adoptez la bonne posture. Relevez la tête et le menton puis remontez les bras sur la poitrine de façon à ce que votre écran soit à la hauteur de vos yeux. Une bonne astuce pour éviter la fatigue dans vos bras (et d’avoir l’air un peu étrange) est de soutenir le coude qui tient le téléphone avec le bras opposé. Aménagez votre poste de travail pour le rendre plus ergonomique, un écran d’ordinateur mal positionné peut entraîner ou aggraver un PAT.
  3. Faites des pauses régulièrement. Comme nous l’avons mentionné plus haut, c’est la posture prolongée qui est problématique dans le développement du syndrome du « cou du texto ». Prenez des pauses toutes les 5 minutes pour vous étirer (et peut-être même parler à quelqu’un ;-p ).
  4. Utilisez d’autres technologies. Diversifiez vos utilisations : ordinateur de bureau, portable, tablette. Faites un appel au lieu d’envoyer des textos. Utilisez la reconnaissance vocale pour dicter vos messages textes.
  5. Faites des exercices. Une étude a démontré que, combinés à des soins chiropratiques, les exercices d’étirement et de renforcement des muscles du cou amélioraient la posture thoracique chez des femmes d’âge moyen. Voici quelques exercices qui vous aideront à soulager les tensions et raideurs au cou et aux épaules ainsi qu’à réduire le PAT.À faire quotidiennement :
  • Collez l’oreille sur l’épaule du même côté pour étirer les muscles du cou. Maintenez cette position 5 secondes. Répétez 10 fois de chaque côté.
  • Rentrez le menton et maintenez la position pendant 5 à 10 secondes. Répétez 10 fois.
  • Croisez les doigts derrière le dos et remontez les bras vers le haut. Maintenez la position 30 secondes. Répétez au besoin.
  • Assis au bureau ou dans la voiture, collez les omoplates ensemble en ramenant les épaules vers l’arrière. Maintenez 10 secondes et répétez entre 5 et 10 fois.

Des enfants à risque

Les enfants et les adolescents sont particulièrement à risque de développer un syndrome du « cou du texto », notamment parce que leur colonne vertébrale est en pleine croissance. Dans une étude réalisée sur 1049 personnes, 70 % des adultes et 30 % des enfants ont déclaré ressentir des douleurs musculo-squelettiques en lien avec l’utilisation de leur appareil mobile.

Discutez avec vos enfants des risques qu’ils encourent lorsqu’ils utilisent leur téléphone, tablette ou console de jeu portative afin de les conscientiser tôt. Ils pourront ainsi prendre de bonnes habitudes dès le départ. Faites aussi vérifier leur colonne vertébrale par votre chiropraticien!

Références

1. Hansraj, K., « Assessment of Stresses in the Cervical Spine Caused by Posture and Position of the Head », Surgical Technology International XXV, section Neuro and Spine Surgery.
2. Castello-Branco, K., et M. Moodley, « Chiropractic manipulative therapy of the thoracic spine in combination with stretch and strengthening exercises, in improving postural kyphosis in woman », Health SA Gesonheid, vol. 21, décembre 2016, p. 303-308. Science Direct, https://hsag.co.za/index.php/hsag/article/view/982, consulté le 7 juin 2017.
3. https://spinalresearch.com.au/stress-on-the-spine-the-downside-of-prolific-social-media-use/, consulté le 15 janvier 2018.
4. https://spinalresearch.com.au/forward-head-posture-effects-young-aging/, consulté le 15 janvier 2018.
5. https://www.spine-health.com/blog/modern-spine-ailment-text-neck, consulté le 15 janvier 2018.
6. https://staging.chiropractic.ca/fr/blogue/trois-facons-de-prevenir-le-syndrome-du-texteur/, consulté le 15 janvier 2018.

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Maux de dos et relations sexuelles : nos meilleures astuces

Trouvez dans cet article, des trucs et astuces pour éviter les blessures au dos ou au cou lors des relations sexuelles. Que vous soyez un homme ou une femme, certaines positions peuvent aggraver un problème de dos ou de cou. Soyez renseigné et prévenez les lendemains difficiles.

Vos douleurs au dos ou au cou nuisent à vos relations sexuelles? Vous n’êtes pas seul dans cette situation. Les patients sont parfois gênés de parler de ce genre de problème avec leur chiropraticien, mais il n’est pas rare que les douleurs vertébrales impactent sur la qualité et la fréquence des relations sexuelles.

Jusqu’à 84 % des hommes souffrant de lombalgie (douleur au bas du dos) rapportent une diminution de la fréquence de leurs relations sexuelles et affirment que le coït aggrave leur douleur.

L’activité sexuelle est un indicateur reconnu de la qualité de vie. Alors, ne laissez pas votre mal de dos gâcher vos moments intimes.

Jetez un œil à nos meilleures astuces pour une vie sexuelle épanouie et sans douleur!

1. Consultez en chiropratique. Avant toute chose, il est primordial de connaître et traiter la cause de vos douleurs. Souffrez-vous d’une dysfonction articulaire, d’une hernie discale ou d’une entorse musculaire?

L’ajustement chiropratique (manipulation vertébrale) :

  • Corrige les subluxations (dysfonctions articulaires) à l’origine de la plupart des problèmes de dos
  • Restaure la biomécanique normale de la colonne vertébrale
  • Améliore les amplitudes de mouvement du dos, du cou, du bassin et des hanches
  • Optimise les fonctions nerveuses de la moelle épinière et du cerveau — ce qui facilite la communication entre vos organes sexuels et votre cerveau
  • Détend les muscles
  • Augmente la flexibilité
  • Peut améliorer la fonction respiratoire (mouvements des côtes, tensions dans les muscles respiratoires, etc.)

Aussi, une étude présentée à l’International Research and Philosophy Symposium tenu au Sherman College of Straight Chiropractic en 2016 a démontré que l’ajustement vertébral améliorait les différentes fonctions cérébrales, particulièrement celles liées aux ondes alpha, ondes associées à la détente, la relaxation, la santé et la guérison.

Il peut arriver qu’une relation sexuelle soit la cause de l’apparition d’une douleur, mais aussi de son aggravation ou de sa réactivation. Régler la cause du problème réduit les risques de récidives. Vous vous sentirez moins fragilisé et pourrez profiter pleinement du moment sans craindre de vous blesser à nouveau.

2. Attendez le bon moment. Sans vouloir être rabat-joie, nous vous conseillons d’attendre que la phase aiguë (environ 72 heures) de votre problème soit terminée avant de reprendre votre vie sexuelle. Par la suite, allez-y progressivement et surtout respectez vos limites et écoutez votre corps.

3. Choisissez les bonnes positions. Règle générale, la position sur le ventre est à proscrire pour tous les types de problèmes vertébraux (cou et bas de dos). La position sur le dos est généralement la plus confortable pour les personnes souffrant de douleurs vertébrales.

Quelques études ont été menées sur le sujet au cours des dernières années, dont deux par Stuart McGill, à l’Université de Waterloo, en Ontario. À la lumière des résultats, les chercheurs ont recommandé des postures à adopter en fonction du type de douleurs lombaires. Voici les résultats.

Les positions à éviter chez les hommes

  • Intolérants à la flexion (douleur en se penchant vers l’avant) : la cuillère (les deux partenaires couchés sur le côté) et le missionnaire sur les avant-bras.
  • Intolérants à l’extension (douleur en se penchant vers l’arrière) : le missionnaire sur les mains et la levrette (partenaire du dessous sur les avant-bras).
  • Intolérants au mouvement : la levrette (partenaire du dessous sur les mains).

Les positions à éviter chez les femmes

  • Intolérantes à la flexion (douleur en se penchant vers l’avant) : le missionnaire (le partenaire du dessus sur les avant-bras et la partenaire du dessous a les hanches et genoux fléchis) et la levrette sur les avant-bras.
  • Intolérantes à l’extension (douleur en se penchant vers l’arrière) : la levrette sur les mains et la cuillère (les deux partenaires couchés sur le côté).

4. Optez pour le confort. N’hésitez pas à utiliser des accessoires (oreiller, coussin, couvertures, etc.) pour améliorer votre confort. Ne restez pas trop longtemps dans la même position, particulièrement si vous ressentez un inconfort.

5. Mettez toutes les chances de votre côté. Détendez la musculature avant la relation en prenant une douche chaude, en exécutant quelques étirements ou en recevant un massage. Après la relation, vous pouvez appliquer de la glace si vous en ressentez le besoin. Évitez de prendre des antidouleurs avant la séance, vous ne serez pas en mesure de bien écouter votre corps et pourriez aggraver votre problème. Pourquoi ne pas échanger un massage aux huiles essentielles qui favorisent la détente musculaire comme la gaulthérie ou la menthe poivrée?

6. Discutez avec votre partenaire. Le sujet n’a pas à être tabou. Votre partenaire doit connaître et comprendre la nature de votre problème pour mieux vous aider et vous soutenir. Aussi, vous ressentirez moins de pression.

7. Discutez-en avec votre chiropraticien. Votre docteur en chiropratique vous prodiguera des conseils plus personnalisés. Il connaît votre colonne vertébrale et pourra vous guider tout au long de votre rétablissement.

Bonne Saint-Valentin!

 

Références
Sidorkewicz, Natalie, et Stuart M. McGill, « Male Spine Motion During Coitus: Implications for the Low Back Pain Patient », Spine 39.20, 2014, p. 1633–1639.
Maigne et coll., « Assessment of sexual activity in patients with back pain compared with patients with neck pain », Clinical Orthopaedics and Related Research, avril 2001, p. 82-87.
McGill et coll., « Documenting female spine motion during coitus with a commentary on the implications for the low back pain patient », European Spine Journal, mars 2015, p. 513-520.
https://naturalnewsblogs.com/neuroplasticity-improving-brain-function-with-chiropractic-care/, consulté le 15 janvier 2018.

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6 bienfaits de la chiropratique pour la femme enceinte

Dans cet article, vous découvrirez que les changements physiologiques et physiques que vivent les femmes enceintes les rendent particulièrement vulnérables à divers problèmes : douleurs au dos et au bassin, sciatalgie, syndrome du tunnel carpien, maux de tête, douleurs pubiennes, etc. Vous apprendrez aussi comment la chiropratique peut traiter efficacement et de façon sécuritaire les symptômes neuro-musculo-squelettiques communs liés à la grossesse, en plus de faciliter l’accouchement et favoriser une récupération post-partum plus rapide.

La grossesse est un moment si excitant pour la future maman! Au fur et à mesure que le bébé se développe, la femme enceinte vit de grands changements physiques et physiologiques. Les articulations du corps, dont celles de la colonne vertébrale et du bassin, sont particulièrement susceptibles de souffrir de ces changements.

Le chiropraticien représente une valeur ajoutée au sein de l’équipe périnatale. Les soins chiropratiques durant la grossesse sont sécuritaires et efficaces pour traiter les symptômes neuro-musculo-squelettiques communs qui affectent les femmes enceintes en plus d’offrir de nombreux autres avantages.

Voici 6 bénéfices des soins chiropratiques durant la grossesse.

1. Les ajustements chiropratiques aident à garder la colonne vertébrale alignée.

La grossesse augmente significativement le poids du corps de la femme, et ce, en très peu de temps. Ces changements ont un impact important sur la colonne vertébrale, qui dévie souvent de son axe.

Le déplacement vers l’avant du centre de gravité de la mère accentue la lordose lombaire (creux du bas du dos) et entraîne une hausse de la charge sur les articulations.

Les soins chiropratiques contribuent au fonctionnement optimal du corps en maintenant la colonne vertébrale droite, en permettant une mobilité saine des articulations et en soutenant les différents tendons, muscles et ligaments.

Les structures vertébrales sont ainsi mieux préparées à la prise de poids rapide et au déplacement vers l’avant du centre de gravité.

2. Les chiropraticiens peuvent réduire les besoins en médication antidouleur.

La femme enceinte devrait éviter autant que possible de consommer des médicaments. En traitant ses problèmes neuro-musculo-squelettiques et en diminuant ses douleurs, le chiropraticien l’aide à poursuivre cet objectif. Le chiropraticien est aussi formé pour offrir des conseils sur les solutions naturelles à de nombreux problèmes légers pouvant affecter les femmes enceintes.

3. Les chiropraticiens peuvent appuyer le renforcement et la réparation des articulations.

La grossesse représente un défi de taille pour les articulations de la future mère. Le poids du contenu utérin entraîne une augmentation physique du stress sur les articulations. Autour du troisième trimestre, les changements hormonaux favorisent la relaxation des ligaments en prévision de l’accouchement, réduisant ainsi la stabilité articulaire.

Les soins chiropratiques sont une façon efficace de diminuer les impacts d’un ventre proéminent et des changements hormonaux sur les différentes articulations : bassin, hanches, genoux, chevilles…

Visant le corps dans son ensemble, les soins chiropratiques contribuent à son renforcement et son endurance, tout en encourageant la guérison des régions surchargées ou blessées.

4. Les soins chiropratiques optimisent l’alignement des os du bassin.

Selon l’American Pregnancy Association, lorsque les os pelviens sont désalignés, l’espace pour le développement du bébé peut être réduit. Cette restriction se nomme « contrainte intra-utérine ».

La croissance du bébé, qui nécessite chaque jour plus d’espace, invite le sacrum de la mère à se positionner vers l’arrière. Si le sacrum n’est pas en mesure de reculer parce qu’il est mal positionné, les risques de contrainte intra-utérine sont augmentés.

Lorsque le sacrum se déplace vers l’arrière pour libérer de l’espace, cela peut provoquer plus de stress sur l’articulation sacro-iliaque, particulièrement lorsque sa position n’est pas idéale. Ce phénomène se traduit souvent par des douleurs lombaires et des sciatalgies.

Les ajustements chiropratiques facilitent cette transition et assurent un mouvement et un positionnement optimal du sacrum, réduisant les risques de douleurs, favorisant un développement maximal du bébé et facilitant un accouchement vaginal naturel plus fluide.

Au moment de l’accouchement, le bassin s’ouvre comme un livre pour laisser passer le bébé dans le canal vaginal. Lorsque les articulations sacro-iliaques sont désalignées ou restreintes dans leur mouvement naturel, l’ouverture du bassin est plus difficile, ce qui peut ralentir le travail. L’alignement optimal des os pelviens atténue donc les risques d’intervention médicale (forceps, ventouse, césarienne, etc.) au moment de la naissance en facilitant le passage du bébé.

Les conseils du chiropraticien sur le positionnement du corps durant le travail peuvent aussi aider la future maman à améliorer son confort et optimiser le passage du bébé.

Des chercheurs (3) ont noté une réduction de l’incidence de l’accouchement par les reins (back labour), qui se décrit par des contractions de plus en plus intenses ressenties dans le bas de dos, chez les femmes ayant reçu des soins chiropratiques pendant la grossesse.

Une étude (3) rapporte une réduction de 25 % du temps de travail chez les femmes qui accouchent de leur premier enfant. Ce chiffre grimpe à 31 % lors des accouchements subséquents.

Selon une autre étude (2), les femmes qui ont reçu un ajustement avant le travail ont rapporté moins de douleurs au dos durant l’accouchement.

5. Les soins chiropratiques agissent directement sur le plancher pelvien.

Le plancher pelvien est un ensemble de muscles qui composent la base du bassin. Il retient, un peu comme un hamac, les organes à l’intérieur du bassin. Il a aussi pour fonctions de stabiliser les articulations du bassin et d’assurer la fermeture des sphincters urinaire et anal (empêche les pertes urinaires et les incontinences fécales).

Lors de la grossesse, le plancher pelvien devient encore plus important puisqu’il supporte l’utérus qui s’alourdit chaque jour et contribue à la stabilisation du bassin, dont les ligaments s’assouplissent.

À l’accouchement, la future maman doit être en mesure de contracter et relâcher les muscles du plancher pelvien afin de permettre au bébé de descendre tout en douceur dans le canal vaginal. Lorsque la femme qui accouche n’est pas en mesure d’accomplir cette tâche adéquatement, elle s’épuise plus rapidement, le travail est plus lent et les risques d’intervention médicale pour assister la naissance augmentent.

Selon une étude de 2016 (1), les ajustements chiropratiques semblent améliorer le relâchement des muscles du plancher pelvien au repos chez la femme enceinte, ce qui permettrait à la femme d’avoir un meilleur contrôle sur son plancher pelvien durant l’accouchement, facilitant ainsi la naissance par voie naturelle.

6. Les soins chiropratiques augmentent la capacité du corps à récupérer après l’accouchement.

Plus le corps de la femme sera sain et fort avant et pendant la grossesse, plus il pourra se remettre facilement après la naissance du bébé. Les soins chiropratiques aideront la femme enceinte à demeurer active en favorisant une bonne posture, en diminuant ses douleurs et en augmentant sa mobilité, particulièrement vers la fin du troisième trimestre.

Après l’accouchement, il sera d’autant plus aisé de reprendre l’entraînement si la colonne vertébrale et les autres articulations fonctionnent déjà de façon optimale.

De plus, un meilleur contrôle des muscles du plancher pelvien peut faciliter le rétablissement du plancher pelvien et pourrait réduire les risques d’incontinence urinaire et de descente d’organe.

Les soins chiropratiques peuvent donc réduire les douleurs et désagréments de la future mère, lui permettant de relaxer et de profiter pleinement des aspects positifs de sa grossesse.

Les femmes enceintes suivies en chiropratique peuvent s’attendre à un corps plus fort et endurant, à de plus grandes chances d’un accouchement naturel en douceur et à une récupération plus facile après l’arrivée de bébé.

 

Références
1. HAAVIK, H., et coll.. « Effect of Spinal Manipulation on Pelvic Floor Functional Changes in Pregnant and Nonpregnant Women: A Preliminary Study », Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics, 2016, vol. 39, no 5, p. 339-347.
2. DIAKOW, P.R., et coll. « Back pain during pregnancy and labor » Journal of Manipulative Physiological Therapeutics, février 1991, vol. 14, no 2, p. 116-118.
3. HUTTON, E., et coll. « Sterile water injection for labour pain: a systematic review and meta‐analysis of randomised controlled trials » BJOG: An International Journal of Obstetrics & Gynaecology, 2009, vol. 116, no 9, p. 1158-1166.
4. BORGGREN, C.L. « Pregnancy and chiropractic: a narrative review of the literature », Journal of Chiropractic Medicine, 2007, vol. 6, no 2, p. 70-74.
5. FALLON, J.M. Textbook on chiropractic & pregnancy, International Chiropractors Association, 1994.

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