Categories Fonctionnez mieux

Vous voulez maximiser vos chances d’avoir des problèmes de dos? Suivez ces 8 étapes simples!

Vous vous demandez sans doute : c’est quoi cette chronique qui nous enseigne comment développer des maux de dos? C’est avec un brin d’humour que nous vous proposons ce plan farfelu pour détruire votre colonne vertébrale et maximiser vos chances d’avoir des douleurs au dos.

Bien sûr, personne ne souhaite endommager sa colonne vertébrale. Pourtant, la plupart des gens font inconsciemment des gestes qui ont une telle conséquence.

Alors voici notre décompte des 8 meilleures façons de ruiner sa colonne vertébrale.

1. Endurez ou masquez vos douleurs

Si vous commencez à ressentir de la douleur, surtout ne faites rien pour régler la cause sous-jacente. Certains médicaments en vente libre ou sous prescription pourront soulager temporairement votre douleur; vous pourrez ainsi vaquer à vos occupations sans tenir compte de l’avertissement que vous envoie votre corps. Vous endommagerez vos articulations, vos muscles, vos ligaments et vos disques intervertébraux rapidement et facilement. En prime, la médication pourra aussi s’attaquer à votre fonction digestive, perturber votre équilibre chimique et augmenter vos risques de développer un problème cardiovasculaire. Et vous aurez une bonne raison de ne pas jouer avec vos enfants ou d’accompagner le reste de la famille en ski alpin.

2. Négligez votre posture

Si vous voulez que votre colonne vertébrale s’use rapidement, vous devez absolument avoir une mauvaise posture : épaules affaissées, tête vers l’avant, dos arrondi. Ne tonifiez pas vos abdominaux; ils risqueraient de stabiliser votre bassin et d’aider votre colonne vertébrale à mieux soutenir votre corps. Lorsque vous regardez votre mobile, assurez-vous d’avoir la tête penchée vers l’avant; plus elle sera en flexion, plus le poids de votre tête sera difficile à supporter et plus vous ressentirez des tensions dans la nuque. En position assise, croisez les jambes, privilégiez les postures asymétriques (soyez le plus croche possible) et affalez-vous sur le divan. Si vous possédez un fauteuil inclinable, utilisez-le dès que possible. Si vous ressentez des tensions dans les épaules, le cou ou le bas du dos, vous êtes sur la bonne voie! Encore plus si vous expérimentez des engourdissements dans les mains.

3. Demeurez assis

La position assise est une de vos meilleures alliées. En plus d’augmenter vos risques de subir un accident vasculaire cérébrale (AVC) ou un infarctus, s’assoir pendant de longues périodes (6 heures consécutives ou plus) entraîne des troubles musculaires et articulaires, favorise le développement du diabète de type 2 et de maladies vasculaires périphériques comme les varices ou les thromboses veineuses. Évitez donc de prendre des pauses régulières et n’investissez pas dans une station de travail assis-debout. Dès votre retour du bureau, assoyez-vous et demeurez dans cette position jusqu’au moment d’aller dormir. N’allez surtout pas prendre une marche ni faire d’étirements, au risque de gâcher tous vos efforts.

4. Ne faites pas d’activité physique

Si vous faites de l’activité physique, vous améliorez votre souplesse, votre force, votre puissance et votre endurance. Rien de bien propice à une destruction vertébrale en règle. Si vous choisissez tout de même de faire un sport, assurez-vous qu’il favorise les commotions cérébrales et les chocs importants sur la colonne vertébrale. Le football, le hockey, le trampoline et le ski acrobatique sont de bons choix. Si vous vous blessez pendant la pratique de votre sport, référez-vous aux points 1 et 8 du présent guide.

5. Dormez sur le ventre

Cette position de sommeil en est une de choix pour accélérer la dégénérescence de la colonne vertébrale. En plus d’offrir peu, voire pas de soutien pour la région lombaire, elle oblige la colonne cervicale à faire une rotation importante. Les épaules se trouvent aussi dans une position vulnérable. En dormant de 6 à 8 heures par nuit de cette façon, vous vous assurez de créer des tensions importantes dans les épaules, le cou et le bas du dos.

6. Levez des charges lourdes sans plier les genoux

Cette technique est très efficace pour occasionner une entorse lombaire ou une hernie discale. Encore plus si vous l’utilisez régulièrement, lors du pelletage, par exemple. Si vous soulevez une charge lourde en pliant les genoux et en la tenant près de vous, vous préservez l’intégrité de votre bas de dos en n’y mettant peu ou pas de tension. Si vous souhaitez « barrer solide », ajoutez de la rotation à votre mouvement. Vous ne ressentez rien après quelques tentatives? Persévérez, il s’agit d’un truc infaillible.

7. Augmentez votre niveau de stress

Pour accélérer l’usure de votre colonne vertébrale, vous devriez cesser toute méthode de gestion de stress. Arrêtez immédiatement de méditer, d’appliquer des techniques de respiration, d’utiliser des huiles essentielles, de prier, de faire des étirements ou tout simplement de prendre du temps pour vous. Cessez de consulter votre psy, d’écrire un journal de gratitude, de lire des livres de développement personnel et surtout d’entretenir des relations sociales saines.

Si vous n’aimez pas votre travail et qu’il génère du stress, gardez-le. Ne perdez pas votre temps à organiser votre vie familiale et ne prenez pas en main votre situation financière si elle vous occasionne du stress. Conservez dans votre vie tous les petits irritants quotidiens. Lorsque vous ressentez de l’angoisse, de l’anxiété ou de la panique, n’en parlez à personne, isolez-vous et laissez-vous envahir.

Le stress a un impact énorme sur la colonne vertébrale et le système nerveux. Un trop-plein de stress entraîne une fatigue importante et une désadaptation du corps. Il réduit par le fait même l’efficacité de la plupart des systèmes, dont les systèmes immunitaire et digestif.

8. Ne consultez jamais un chiropraticien

Le chiropraticien agit directement sur la cause d’un problème. Il détecte et corrige les mauvais alignements et mouvements (subluxation vertébrale) des articulations. Son traitement, l’ajustement chiropratique, optimise les structures musculo-squelettiques et la fonction du système nerveux. Si vous consultez un chiropraticien, votre colonne vertébrale pourrait s’user moins rapidement. Un ajustement chiropratique pourrait bien anéantir tous vos efforts de destruction vertébrale massive en améliorant votre posture, en réduisant les tensions musculaires, en diminuant les douleurs et surtout en corrigeant le problème à la source. L’impact de la chiropratique sur le système nerveux est si important que vous pourriez ressentir moins de stress, dormir mieux et avoir plus d’énergie. Est-ce vraiment ce que vous voulez?

Ne gardez pas ces précieuses recommandations pour vous, partagez-les avec votre entourage!

Categories Bougez mieux, Fonctionnez mieux

Votre chiro vous manque? Trucs, astuces et exercices pour garder votre colonne vertébrale en santé pendant le confinement

Voilà plus d’un mois que votre routine a changé. Que vous soyez confiné à la maison ou sur la ligne de front, sans emploi ou en télétravail, vous vivez sûrement plus de stress et bougez probablement moins. Se pourrait-il que votre chiro vous manque?

Dans cet article, nous vous proposons 3 routines d’exercices pour conserver une bonne mobilité vertébrale et une posture adéquate tout en minimisant les risques d’apparition ou de réapparition d’un problème neuro-musculo-squelettique. Nous vous suggérons aussi des trucs pour aménager un poste de travail ergonomique à la maison.

Si la majorité des chiropraticiens s’entendent pour dire que 4 semaines est la fréquence minimale des soins chiropratiques de mieux-être, c’est qu’il s’agirait d’un délai suffisant pour que les tissus adjacents à un segment vertébral hypomobile (complexe de subluxation vertébrale – ce que votre chiro ajuste) subissent des changements dégénératifs et inflammatoires. (1) Bien que les recherches sur ce sujet n’en soient qu’à leur balbutiements, la plupart des patients sont d’accord pour dire qu’après une période de temps similaire, des inconforts, des raideurs ou d’autres symptômes de douleurs peuvent réapparaître s’ils ne portent pas une attention particulière à leur santé vertébrale.

Alors que votre ajustement chiropratique doit probablement être reporté, comment pouvez-vous à la maison optimiser votre santé vertébrale?

Votre poste de travail à la maison

Vous êtes en télétravail? Il se pourrait bien que l’aménagement de votre poste de travail temporaire ne soit pas aussi ergonomique que celui auquel vous êtes habitué. C’est d’autant plus vrai si vous faites usage d’un ordinateur portable et que vous n’avez pas de souris accessoire.

C’est possible que vous soyez dans l’obligation d’opter pour la table de cuisine ou encore le comptoir de service. Il se peut même que vous ayez à gérer les enfants pendant vos heures de travail, vos réunions et vos appels.

Même s’il n’est pas toujours possible d’aménager un espace optimal dans les conditions actuelles, gardez en tête les éléments suivants au moment de vous installer.

Les questions à se poser

Est-ce que mon écran est à la hauteur de mes yeux?
Est-ce que je suis assis sur une chaise confortable, qui offre un soutien lombaire?
Est-ce que mes coudes sont à angle droit?
Est-ce que mes poignets sont bien droits?
Est-ce que j’ai suffisamment de lumière?
Est-ce que mes hanches et mes genoux sont à angle droit?
Est-ce que mes pieds sont bien appuyés au sol?
Lors de mes appels, est-ce que je dois tenir mon téléphone dans une main ou encore entre mon épaule ou mon oreille?

Nos astuces

  • Équipez-vous. Assurez-vous d’avoir au moins une souris et un clavier accessoire (autre que celui de votre portable). Munissez-vous d’écouteurs avec micro pour vos réunions et vos appels.
  • Faites vos appels téléphoniques debout, idéalement en marchant, si c’est possible. Pourquoi ne pas ressortir le vieux tapis roulant ou le vélo stationnaire qui prend la poussière au sous-sol?
  • Surélever votre portable à l’aide de vieux livres, d’un dictionnaire ou d’une boite de carton de manière à ce que le milieu de l’écran soit à la hauteur de vos yeux.
  • Insérer un coussin sous les fesses si vous manquez de hauteur.
    Utilisez une pile de livres comme repose-pieds au besoin.

 

Ce n’est pas parce que vous êtes à la maison que vous devez abandonner vos bonnes habitudes :

  • Levez-vous fréquemment et étirez-vous, à toutes les 30 à 60 minutes idéalement. Il s’agit de trouver votre période idéale de travail, assez courte afin d’éviter les courbatures et les tensions mais assez longue pour conserver une attention optimale et votre créativité.
  • Au moins une à deux fois par jour, faites une routine de renforcement musculaire (voir plus loin pour des suggestions).
  • Restez bien hydraté en gardant une bouteille d’eau à proximité.

Attention au cou du texto et au syndrome du divan

Si vous êtes actuellement sans emploi, il se pourrait que votre temps d’écran (et même de lecture) augmente considérablement. Voici quelques petits conseils à garder en tête.

  • Portez une attention particulière à votre posture lorsque vous consultez votre téléphone ou tablette. Le cou du texto est rapidement devenu problème courant dans les cliniques chiropratique. Pour en savoir plus, consultez notre article de blogue ici.
  • Quoique bien confortable, le divan et la causeuse ne sont pas des endroits idéaux appréciés par votre bas de dos, ni par votre cou d’ailleurs. Pensez à varier vos positions et à ne pas vous écraser dans le divan. Entre chaque épisode de votre série Netflix que vous écoutez en rafale, prenez une pause pour vous étirer.

Pour une colonne vertébrale mobile et tonifiée

Nous vous avons préparé 3 séries d’exercices : les deux premières pour garder votre flexibilité et votre mobilité (Séries Étirements) et la seconde pour tonifier et renforcer votre musculature (Série Musculation).

Nous vous recommandons aussi de marcher tous les jours et de faire une activité cardiovasculaire comme de la course, du vélo, de la danse ou de la Zumba au moins 2 à 3 fois par semaine, si votre condition vous le permet.

 

 

Profitez de ces moments uniques pour rehausser votre conscience posturale. Gardez-vous en mouvement et profitez plus que jamais des avantages d’un style de vie sain et naturel.

  1. Cramer GD, Fournier JT, Henderson CN, Wolcott CC. Degenerative changes following spinal fixation in a small animal model. Journal of Manipulative Physiol Ther. 2004 Mars-Avril;27(3):141-54.
Categories Fonctionnez mieux

« Cou du texto » : comment la techno ruine votre colonne vertébrale

Découvrez dans cet article comment votre téléphone intelligent nuit à l’intégrité de votre colonne vertébrale et quelles en sont les conséquences sur votre santé.

Tête penchée vers l’avant, épaules et dos voûtés, yeux hypnotisés par un écran… ça vous dit quelque chose? La plupart des gens adoptent cette position pour lire les nouvelles, consulter les réseaux sociaux, magasiner, texter un ami, regarder une vidéo, alouette!

Mais saviez-vous que cette habitude pouvait endommager votre colonne vertébrale de façon importante? Le phénomène est si récent qu’il n’a pas encore de nom définitif : on parle du cou du texto, du syndrome du texteur, du text neck ou encore du tech neck.

Ce syndrome s’est propagé comme une traînée de poudre. En peu de temps, le cou du texto est devenu un motif de consultation courant dans les cliniques chiropratiques. Les patients sont nombreux à rapporter un ou plusieurs des symptômes liés à l’utilisation prolongée de leur appareil mobile :

  • Douleurs au cou
  • Raideurs au cou
  • Maux de tête
  • Douleurs au visage
  • Douleurs au haut du dos
  • Douleurs aux épaules
  • Douleurs aux bras, coudes, poignets et mains
  • Engourdissement dans les mains
  • Étourdissements et vertiges
  • Troubles du sommeil
  • Sensation de lourdeur
  • Fatigue oculaire

Si ladite position n’était tenue que 5 minutes, on n’écrirait pas sur le sujet. Mais les gens passent en moyenne 3 heures par jour à regarder leur appareil mobile (téléphone, tablette, etc.), c’est plus de 1000 heures par année! Les problèmes surviennent quand sont associées mauvaise posture et utilisation prolongée.

Les 5 conséquences néfastes du « cou du texto » sur la colonne vertébrale

1. Troubles posturaux

La position usuelle lors de l’utilisation d’un appareil mobile entraîne une diminution de la courbe cervicale (en forme de C) pouvant aller jusqu’à la rectitude (cou militaire en forme de I).

Lorsque cela se produit, la tête se retrouve déportée vers l’avant par rapport au reste de la colonne vertébrale. On parle d’un port antérieur de la tête (PAT). Si les recherches scientifiques sur le cou du texto sont limitées en raison de sa récente apparition, celles sur le port antérieur de la tête sont très nombreuses.

D’ailleurs, une étude importante a démontré « qu’une perte de la courbe naturelle de la colonne cervicale mène à une augmentation croissante du stress sur la colonne. » (1) Le poids de la tête est d’environ 5 kg (0° d’inclinaison). Lorsque la tête est inclinée de 15° par rapport à la verticale, la colonne cervicale doit supporter un poids équivalent à 12 kg. C’est comme si un enfant de 2 ans était assis sur vos épaules en tout temps. On parle d’environ 5 kg pour chaque 15° d’inclinaison supplémentaires.

Tout ce stress mécanique provoque à son tour une augmentation de la courbe thoracique (hypercyphose), parfois surnommée bosse de bison. La combinaison d’un PAT et d’une hypercyphose peut parfois faire penser au cou d’une tortue. Une fois ces changements posturaux installés, il peut être difficile de les renverser.

2. Élongations musculaires et ligamentaires

Le port antérieur de la tête (PAT) crée un déséquilibre dans la mécanique du cou et entraîne des étirements et des élongations dans plusieurs muscles et ligaments de la nuque, des épaules et du haut du dos. Ces tensions musculaires sont souvent à l’origine de douleurs, de raideurs et de maux de tête reliés au cou du texto.

3. Hernies discales

Comme il a été mentionné plus haut, le PAT occasionne un stress mécanique énorme sur la colonne cervicale. Parmi les structures les plus sollicitées, on retrouve les disques intervertébraux, petits coussinets situés entre chacune des vertèbres et servant à amortir les chocs. Lorsque la tête s’incline vers l’avant, comme dans le cou du texto, les disques subissent beaucoup de pression, particulièrement dans leur partie avant. Cette pression excessive prolongée peut mener à une déchirure du disque et à l’expulsion de son contenu — un petit noyau. On nomme cette pathologie une hernie discale. La hernie discale cervicale se traduit généralement par des douleurs localisées, mais aussi par d’autres symptômes comme des engourdissements, des brûlures, des picotements et même des faiblesses musculaires.

4. Arthrose ou ostéoarthrite

La présence d’un stress mécanique important, comme c’est le cas dans le syndrome du « cou du texto », n’endommage pas que les disques intervertébraux. Les vertèbres elles-mêmes peuvent subir des conséquences irréversibles. La charge accrue, les tensions musculaires et les disques moins performants peuvent, à long terme, engendrer une usure prématurée des vertèbres. Cette dégénérescence est mieux connue sous le nom d’arthrose. Non, ce ne sont pas que les grand-mères qui peuvent souffrir d’arthrose. Il est de plus en plus fréquent de repérer des signes d’arthrose cervicale chez des sujets beaucoup plus jeunes, particulièrement depuis l’apparition de la technologie numérique mobile. Les dommages structurels causés par l’arthrose sont irréversibles. Les symptômes d’arthrose les plus fréquents sont la douleur, la raideur et la perte de mouvement.

5. Autres problèmes de santé

Il a été démontré que le PAT diminuait la force des muscles respiratoires (situés au-devant du cou, ces muscles aident les côtes à se soulever lors de l’inspiration), ce qui peut entraîner des troubles respiratoires. Des tendinites, particulièrement au niveau des mains et des doigts, sont aussi associées au « cou du texto ». La lumière diffusée par l’écran numérique perturbe les cycles d’éveil/sommeil et augmente les risques de souffrir de troubles du sommeil. Il a aussi été démontré que l’utilisation abusive de la technologie numérique mobile favorisait l’apparition de troubles de l’humeur, dont la dépression.

Trucs pour prévenir le « cou du texto »

  1. Faites vérifier votre colonne vertébrale par un chiropraticien régulièrement. Les soins chiropratiques contribuent au maintien d’une bonne posture. Ils optimisent à la fois la structure et la fonction vertébrales. Ils détendent la musculature et aident à prévenir la dégénérescence articulaire. Entre les ajustements chiropratiques, suivez les conseils 2 à 5.
  2. Adoptez la bonne posture. Relevez la tête et le menton puis remontez les bras sur la poitrine de façon à ce que votre écran soit à la hauteur de vos yeux. Une bonne astuce pour éviter la fatigue dans vos bras (et d’avoir l’air un peu étrange) est de soutenir le coude qui tient le téléphone avec le bras opposé. Aménagez votre poste de travail pour le rendre plus ergonomique, un écran d’ordinateur mal positionné peut entraîner ou aggraver un PAT.
  3. Faites des pauses régulièrement. Comme nous l’avons mentionné plus haut, c’est la posture prolongée qui est problématique dans le développement du syndrome du « cou du texto ». Prenez des pauses toutes les 5 minutes pour vous étirer (et peut-être même parler à quelqu’un ;-p ).
  4. Utilisez d’autres technologies. Diversifiez vos utilisations : ordinateur de bureau, portable, tablette. Faites un appel au lieu d’envoyer des textos. Utilisez la reconnaissance vocale pour dicter vos messages textes.
  5. Faites des exercices. Une étude a démontré que, combinés à des soins chiropratiques, les exercices d’étirement et de renforcement des muscles du cou amélioraient la posture thoracique chez des femmes d’âge moyen. Voici quelques exercices qui vous aideront à soulager les tensions et raideurs au cou et aux épaules ainsi qu’à réduire le PAT.À faire quotidiennement :
  • Collez l’oreille sur l’épaule du même côté pour étirer les muscles du cou. Maintenez cette position 5 secondes. Répétez 10 fois de chaque côté.
  • Rentrez le menton et maintenez la position pendant 5 à 10 secondes. Répétez 10 fois.
  • Croisez les doigts derrière le dos et remontez les bras vers le haut. Maintenez la position 30 secondes. Répétez au besoin.
  • Assis au bureau ou dans la voiture, collez les omoplates ensemble en ramenant les épaules vers l’arrière. Maintenez 10 secondes et répétez entre 5 et 10 fois.

Des enfants à risque

Les enfants et les adolescents sont particulièrement à risque de développer un syndrome du « cou du texto », notamment parce que leur colonne vertébrale est en pleine croissance. Dans une étude réalisée sur 1049 personnes, 70 % des adultes et 30 % des enfants ont déclaré ressentir des douleurs musculo-squelettiques en lien avec l’utilisation de leur appareil mobile.

Discutez avec vos enfants des risques qu’ils encourent lorsqu’ils utilisent leur téléphone, tablette ou console de jeu portative afin de les conscientiser tôt. Ils pourront ainsi prendre de bonnes habitudes dès le départ. Faites aussi vérifier leur colonne vertébrale par votre chiropraticien!

Références

1. Hansraj, K., « Assessment of Stresses in the Cervical Spine Caused by Posture and Position of the Head », Surgical Technology International XXV, section Neuro and Spine Surgery.
2. Castello-Branco, K., et M. Moodley, « Chiropractic manipulative therapy of the thoracic spine in combination with stretch and strengthening exercises, in improving postural kyphosis in woman », Health SA Gesonheid, vol. 21, décembre 2016, p. 303-308. Science Direct, https://hsag.co.za/index.php/hsag/article/view/982, consulté le 7 juin 2017.
3. https://spinalresearch.com.au/stress-on-the-spine-the-downside-of-prolific-social-media-use/, consulté le 15 janvier 2018.
4. https://spinalresearch.com.au/forward-head-posture-effects-young-aging/, consulté le 15 janvier 2018.
5. https://www.spine-health.com/blog/modern-spine-ailment-text-neck, consulté le 15 janvier 2018.
6. https://staging.chiropractic.ca/fr/blogue/trois-facons-de-prevenir-le-syndrome-du-texteur/, consulté le 15 janvier 2018.

Categories Fonctionnez mieux

Détruire sa colonne vertébrale en 8 étapes faciles

Vous vous demandez sans doute : c’est quoi cette chronique qui nous enseigne à détruire notre colonne vertébrale?

Bien sûr, personne ne souhaite endommager sa colonne vertébrale. Pourtant, la plupart des gens font inconsciemment des gestes qui ont une telle conséquence.

Alors voici notre décompte des 8 meilleures façons de ruiner sa colonne vertébrale.

1. Endurez ou masquez vos douleurs

Si vous commencez à ressentir de la douleur, surtout ne faites rien pour régler la cause sous-jacente. Certains médicaments en vente libre ou sous prescription pourront soulager temporairement votre douleur; vous pourrez ainsi vaquer à vos occupations sans tenir compte de l’avertissement que vous envoie votre corps. Vous endommagerez vos articulations, vos muscles, vos ligaments et vos disques intervertébraux rapidement et facilement. En prime, la médication pourra aussi s’attaquer à votre fonction digestive, perturber votre équilibre chimique et augmenter vos risques de développer un problème cardiovasculaire. Et vous aurez une bonne raison de ne pas jouer avec vos enfants ou d’accompagner le reste de la famille en ski alpin.

2. Négligez votre posture

Si vous voulez que votre colonne vertébrale s’use rapidement, vous devez absolument avoir une mauvaise posture : épaules affaissées, tête vers l’avant, dos arrondi. Ne tonifiez pas vos abdominaux; ils risqueraient de stabiliser votre bassin et d’aider votre colonne vertébrale à mieux soutenir votre corps. Lorsque vous regardez votre mobile, assurez-vous d’avoir la tête penchée vers l’avant; plus elle sera en flexion, plus le poids de votre tête sera difficile à supporter et plus vous ressentirez des tensions dans la nuque. En position assise, croisez les jambes, privilégiez les postures asymétriques (soyez le plus croche possible) et affalez-vous sur le divan. Si vous possédez un fauteuil inclinable, utilisez-le dès que possible. Si vous ressentez des tensions dans les épaules, le cou ou le bas du dos, vous êtes sur la bonne voie! Encore plus si vous expérimentez des engourdissements dans les mains.

3. Demeurez assis

La position assise est une de vos meilleures alliées. En plus d’augmenter vos risques de subir un accident vasculaire cérébrale (AVC) ou un infarctus, s’assoir pendant de longues périodes (6 heures consécutives ou plus) entraîne des troubles musculaires et articulaires, favorise le développement du diabète de type 2 et de maladies vasculaires périphériques comme les varices ou les thromboses veineuses. Évitez donc de prendre des pauses régulières et n’investissez pas dans une station de travail assis-debout. Dès votre retour du bureau, assoyez-vous et demeurez dans cette position jusqu’au moment d’aller dormir. N’allez surtout pas prendre une marche ni faire d’étirements, au risque de gâcher tous vos efforts.

4. Ne faites pas d’activité physique

Si vous faites de l’activité physique, vous améliorez votre souplesse, votre force, votre puissance et votre endurance. Rien de bien propice à une destruction vertébrale en règle. Si vous choisissez tout de même de faire un sport, assurez-vous qu’il favorise les commotions cérébrales et les chocs importants sur la colonne vertébrale. Le football, le hockey, le trampoline et le ski acrobatique sont de bons choix. Si vous vous blessez pendant la pratique de votre sport, référez-vous aux points 1 et 8 du présent guide.

5. Dormez sur le ventre

Cette position de sommeil en est une de choix pour accélérer la dégénérescence de la colonne vertébrale. En plus d’offrir peu, voire pas de soutien pour la région lombaire, elle oblige la colonne cervicale à faire une rotation importante. Les épaules se trouvent aussi dans une position vulnérable. En dormant de 6 à 8 heures par nuit de cette façon, vous vous assurez de créer des tensions importantes dans les épaules, le cou et le bas du dos.

6. Levez des charges lourdes sans plier les genoux

Cette technique est très efficace pour occasionner une entorse lombaire ou une hernie discale. Encore plus si vous l’utilisez régulièrement, lors du pelletage, par exemple. Si vous soulevez une charge lourde en pliant les genoux et en la tenant près de vous, vous préservez l’intégrité de votre bas de dos en n’y mettant peu ou pas de tension. Si vous souhaitez « barrer solide », ajoutez de la rotation à votre mouvement. Vous ne ressentez rien après quelques tentatives? Persévérez, il s’agit d’un truc infaillible.

7. Augmentez votre niveau de stress

Pour accélérer l’usure de votre colonne vertébrale, vous devriez cesser toute méthode de gestion de stress. Arrêtez immédiatement de méditer, d’appliquer des techniques de respiration, de pratiquer le yoga, d’utiliser des huiles essentielles, de prier, de faire des étirements ou tout simplement de prendre du temps pour vous. Cessez de consulter votre psy, d’écrire un journal de gratitude, de lire des livres de développement personnel et surtout d’entretenir des relations sociales saines.

Si vous n’aimez pas votre travail et qu’il génère du stress, gardez-le. Ne perdez pas votre temps à organiser votre vie familiale et ne prenez pas en main votre situation financière si elle vous occasionne du stress. Conservez dans votre vie tous les petits irritants quotidiens. Lorsque vous ressentez de l’angoisse, de l’anxiété ou de la panique, n’en parlez à personne, isolez-vous et laissez-vous envahir.

Le stress a un impact énorme sur la colonne vertébrale et le système nerveux. Un trop-plein de stress entraîne une fatigue importante et une désadaptation du corps. Il réduit par le fait même l’efficacité de la plupart des systèmes, dont les systèmes immunitaire et digestif.

8. Ne consultez jamais un chiropraticien

Le chiropraticien agit directement sur la cause d’un problème. Il détecte et corrige les mauvais alignements et mouvements (subluxation vertébrale) des articulations. Son traitement, l’ajustement chiropratique, optimise les structures musculo-squelettiques et la fonction du système nerveux. Si vous consultez un chiropraticien, votre colonne vertébrale s’usera moins rapidement et vous réduirez vos chances de souffrir d’arthrose. Un ajustement chiropratique pourrait bien anéantir tous vos efforts de destruction vertébrale massive en améliorant votre posture, en réduisant les tensions musculaires, en diminuant les douleurs et surtout en corrigeant le problème à la source. L’impact de la chiropratique sur le système nerveux est si important que vous pourriez ressentir moins de stress, dormir mieux et avoir plus d’énergie. Est-ce vraiment ce que vous voulez?

Ne gardez pas ces précieuses recommandations pour vous, partagez-les avec votre entourage!

Categories Fonctionnez mieux

Le « Cou du texto » [Ou comment la techno ruine votre colonne vertébrale]

Tête penchée vers l’avant, épaules et dos voûtés, yeux hypnotisés par un écran… ça vous dit quelque chose? La plupart des gens adoptent cette position pour lire les nouvelles, consulter les réseaux sociaux, magasiner, texter un ami, regarder une vidéo, alouette!

Mais saviez-vous que cette habitude pouvait endommager votre colonne vertébrale de façon importante? Le phénomène est si récent qu’il n’a pas encore de nom définitif : on parle du cou du texto, du syndrome du texteur, du text neck ou encore du tech neck.

Ce syndrome s’est propagé comme une traînée de poudre. En peu de temps, le cou du texto est devenu un motif de consultation courant dans les cliniques chiropratiques. Les patients sont nombreux à rapporter un ou plusieurs des symptômes liés à l’utilisation prolongée de leur appareil mobile :

  • Douleurs au cou
  • Raideurs au cou
  • Maux de tête
  • Douleurs au visage
  • Douleurs au haut du dos
  • Douleurs aux épaules
  • Douleurs aux bras, coudes, poignets et mains
  • Engourdissement dans les mains
  • Étourdissements et vertiges
  • Troubles du sommeil
  • Sensation de lourdeur
  • Fatigue oculaire

Si ladite position n’était tenue que 5 minutes, on n’écrirait pas sur le sujet. Mais les gens passent en moyenne 3 heures par jour à regarder leur appareil mobile (téléphone, tablette, etc.), c’est plus de 1000 heures par année! Les problèmes surviennent quand sont associées mauvaise posture et utilisation prolongée.

Les 5 conséquences néfastes du «cou du texto» sur la colonne vertébrale

1. Troubles posturaux. La position usuelle lors de l’utilisation d’un appareil mobile entraîne une diminution de la courbe cervicale (en forme de C) pouvant aller jusqu’à la rectitude (cou militaire en forme de I).

Lorsque cela se produit, la tête se retrouve déportée vers l’avant par rapport au reste de la colonne vertébrale. On parle d’un port antérieur de la tête (PAT). Si les recherches scientifiques sur le cou du texto sont limitées en raison de sa récente apparition, celles sur le port antérieur de la tête sont très nombreuses.

D’ailleurs, une étude importante a démontré «qu’une perte de la courbe naturelle de la colonne cervicale mène à une augmentation croissante du stress sur la colonne.» (1) Le poids de la tête est d’environ 5 kg (0° d’inclinaison). Lorsque la tête est inclinée de 15° par rapport à la verticale, la colonne cervicale doit supporter un poids équivalent à 12 kg. C’est comme si un enfant de 2 ans était assis sur vos épaules en tout temps. On parle d’environ 5 kg pour chaque 15° d’inclinaison supplémentaires.

Tout ce stress mécanique provoque à son tour une augmentation de la courbe thoracique (hypercyphose), parfois surnommée bosse de bison. La combinaison d’un PAT et d’une hypercyphose peut parfois faire penser au cou d’une tortue. Une fois ces changements posturaux installés, il peut être difficile de les renverser.

2. Élongations musculaires et ligamentaires. Le port antérieur de la tête (PAT) crée un déséquilibre dans la mécanique du cou et entraîne des étirements et des élongations dans plusieurs muscles et ligaments de la nuque, des épaules et du haut du dos. Ces tensions musculaires sont souvent à l’origine de douleurs, de raideurs et de maux de tête reliés au cou du texto.

3. Hernies discales. Comme il a été mentionné plus haut, le PAT occasionne un stress mécanique énorme sur la colonne cervicale. Parmi les structures les plus sollicitées, on retrouve les disques intervertébraux, petits coussinets situés entre chacune des vertèbres et servant à amortir les chocs. Lorsque la tête s’incline vers l’avant, comme dans le cou du texto, les disques subissent beaucoup de pression, particulièrement dans leur partie avant. Cette pression excessive prolongée peut mener à une déchirure du disque et à l’expulsion de son contenu — un petit noyau. On nomme cette pathologie une hernie discale. La hernie discale cervicale se traduit généralement par des douleurs localisées, mais aussi par d’autres symptômes comme des engourdissements, des brûlures, des picotements et même des faiblesses musculaires.

4. Arthrose ou ostéoarthrite. La présence d’un stress mécanique important, comme c’est le cas dans le syndrome du «cou du texto», n’endommage pas que les disques intervertébraux. Les vertèbres elles-mêmes peuvent subir des conséquences irréversibles. La charge accrue, les tensions musculaires et les disques moins performants peuvent, à long terme, engendrer une usure prématurée des vertèbres. Cette dégénérescence est mieux connue sous le nom d’arthrose. Non, ce ne sont pas que les grand-mères qui peuvent souffrir d’arthrose. Il est de plus en plus fréquent de repérer des signes d’arthrose cervicale chez des sujets beaucoup plus jeunes, particulièrement depuis l’apparition de la technologie numérique mobile. Les dommages structurels causés par l’arthrose sont irréversibles. Les symptômes d’arthrose les plus fréquents sont la douleur, la raideur et la perte de mouvement.

5. Autres problèmes de santé. Il a été démontré que le PAT diminuait la force des muscles respiratoires (situés au-devant du cou, ces muscles aident les côtes à se soulever lors de l’inspiration), ce qui peut entraîner des troubles respiratoires. Des tendinites, particulièrement au niveau des mains et des doigts, sont aussi associées au «cou du texto». La lumière diffusée par l’écran numérique perturbe les cycles d’éveil/sommeil et augmente les risques de souffrir de troubles du sommeil. Il a aussi été démontré que l’utilisation abusive de la technologie numérique mobile favorisait l’apparition de troubles de l’humeur, dont la dépression.

Trucs pour prévenir le «cou du texto»

1. Faites vérifier votre colonne vertébrale par un chiropraticien régulièrement. Les soins chiropratiques contribuent au maintien d’une bonne posture. Ils optimisent à la fois la structure et la fonction vertébrales. Ils détendent la musculature et aident à prévenir la dégénérescence articulaire. Entre les ajustements chiropratiques, suivez les conseils 2 à 5.   

2. Adoptez la bonne posture. Relevez la tête et le menton puis remontez les bras sur la poitrine de façon à ce que votre écran soit à la hauteur de vos yeux. Une bonne astuce pour éviter la fatigue dans vos bras (et d’avoir l’air un peu étrange) est de soutenir le coude qui tient le téléphone avec le bras opposé. Aménagez votre poste de travail pour le rendre plus ergonomique, un écran d’ordinateur mal positionné peut entraîner ou aggraver un PAT.

3. Faites des pauses régulièrement. Comme nous l’avons mentionné plus haut, c’est la posture prolongée qui est problématique dans le développement du syndrome du «cou du texto». Prenez des pauses toutes les 5 minutes pour vous étirer (et peut-être même parler à quelqu’un ;-p ).

4. Utilisez d’autres technologies. Diversifiez vos utilisations : ordinateur de bureau, portable, tablette. Faites un appel au lieu d’envoyer des textos. Utilisez la reconnaissance vocale pour dicter vos messages textes.

5. Faites des exercices. Une étude a démontré que, combinés à des soins chiropratiques, les exercices d’étirement et de renforcement des muscles du cou amélioraient la posture thoracique chez des femmes d’âge moyen. Voici quelques exercices qui vous aideront à soulager les tensions et raideurs au cou et aux épaules ainsi qu’à réduire le PAT. À faire quotidiennement :

  • Collez l’oreille sur l’épaule du même côté pour étirer les muscles du cou. Maintenez cette position 5 secondes. Répétez 10 fois de chaque côté.
  • Rentrez le menton et maintenez la position pendant 5 à 10 secondes. Répétez 10 fois.
  • Croisez les doigts derrière le dos et remontez les bras vers le haut. Maintenez la position 30 secondes. Répétez au besoin.
  • Assis au bureau ou dans la voiture, collez les omoplates ensemble en ramenant les épaules vers l’arrière. Maintenez 10 secondes et répétez entre 5 et 10 fois.

 

Des enfants à risque

Les enfants et les adolescents sont particulièrement à risque de développer un syndrome du «cou du texto», notamment parce que leur colonne vertébrale est en pleine croissance. Dans une étude réalisée sur 1049 personnes, 70 % des adultes et 30 % des enfants ont déclaré ressentir des douleurs musculo-squelettiques en lien avec l’utilisation de leur appareil mobile.

Discutez avec vos enfants des risques qu’ils encourent lorsqu’ils utilisent leur téléphone, tablette ou console de jeu portative afin de les conscientiser tôt. Ils pourront ainsi prendre de bonnes habitudes dès le départ. Faites aussi vérifier leur colonne vertébrale par votre chiropraticien!   

 

Références
1. Hansraj, K., « Assessment of Stresses in the Cervical Spine Caused by Posture and Position of the Head », Surgical Technology International XXV, section Neuro and Spine Surgery.
2. Castello-Branco, K., et M. Moodley, « Chiropractic manipulative therapy of the thoracic spine in combination with stretch and strengthening exercises, in improving postural kyphosis in woman », Health SA Gesonheid, vol. 21, décembre 2016, p. 303-308.  Science Direct, https://doi.org/10.1016/j.hsag.2016.06.001, consulté le 7 juin 2017.
3. https://spinalresearch.com.au/stress-on-the-spine-the-downside-of-prolific-social-media-use/, consulté le 15 janvier 2018.
4. https://spinalresearch.com.au/forward-head-posture-effects-young-aging/, consulté le 15 janvier 2018.
5. https://www.spine-health.com/blog/modern-spine-ailment-text-neck, consulté le 15 janvier 2018.
6. https://www.chiropractic.ca/fr/blogue/trois-facons-de-prevenir-le-syndrome-du-texteur/, consulté le 15 janvier 2018.

Categories Soyez Ajustés

Nouvelle étude : Usure prématurée à la colonne vertébrale sans douleurs

PAS DE SYMPTÔMES… DONC TOUT VA BIEN?

  Tout le monde connait l’expression « il vaut mieux prévenir que guérir ». Mais combien l’appliquent vraiment quand il est question de prendre soin du système le plus important de leur corps – le système neurovertébral? Vous savez, celui qui se trouve dans votre dos et votre cou…

 Malheureusement, la très grande majorité des gens minimise l’importance de la colonne vertébrale. Ils la croient en bonne santé puisqu’ils ne ressentent pas de douleur au dos ni au cou, mais ne s’en préoccupent guère autrement. Pourtant, les faits sont probants : il est possible de souffrir d’une sérieuse dégénérescence vertébrale sans avoir mal.

 Les conclusions d’une étude de 2015 (1) viennent soutenir ces dires en démontrant à quel point il est fréquent qu’une personne moyenne souffre d’une mauvaise santé vertébrale sans nécessairement ressentir de la douleur ni même présenter d’autres symptômes.

 Voici quelques observations importantes effectuées dans le cadre de l’étude :

 37 % des personnes asymptomatiques (sans douleur ou autre symptôme) dans la vingtaine présentent une dégénérescence discale; le résultat monte à 96 % pour les octogénaires asymptomatiques.

  • 30 % des personnes asymptomatiques dans la vingtaine présentent un bombement discal; le résultat monte à 84 % pour les octogénaires asymptomatiques.
  • 29 % des personnes asymptomatiques dans la vingtaine présentent une protrusion discale (une sorte de hernie discale); le résultat monte à 40 % pour les octogénaires asymptomatiques.
  • 19 % des personnes asymptomatiques dans la vingtaine présentent une fissure annulaire (déchirure du tissu intervertébral); le résultat monte à 29 % pour les octogénaires asymptomatiques.

 Le fait que tant de personnes ne ressentent pas de douleur malgré les lésions à leur colonne vertébrale démontre que les symptômes ne sont pas les seuls indicateurs auxquels se fier pour évaluer la santé. Il est primordial de regarder l’ensemble de la fonction lorsqu’on vise un niveau de santé élevé. Voilà le rôle de votre chiropraticien de famille. C’est d’ailleurs une évaluation approfondie de la colonne vertébrale qui permet de détecter rapidement les dérèglements – nommées subluxations vertébrales –  et de s’en occuper avant même qu’ils ne soient douloureux et qu’ils entrainent des problèmes de santé plus graves.

 Ainsi, les constats de cette étude viennent supporter l’idée que tous les bébés, enfants et adultes doivent être évalués régulièrement afin de vérifier la présence de subluxations pour enrayer les risques de problèmes neuro-musculo-squelettiques de la colonne vertébrale et, par le fait même, aider à prévenir d’importants dégâts neurologiques!

 

Référence

  1. Brinjikji et al. Systematic literature review of imaging features of spinal degeneration in asymptomatic populations. American Journal of Neuroradiology avril 2015; 36(4):811-6

 

Categories Pensez mieux

L’incroyable pouvoir d’autoguérison du corps humain

Voici une histoire qui saura en inspirer plusieurs d’entre vous. Une histoire extraordinaire à propos du potentiel de guérison du corps, de la force de l’intelligence innée qui nous habite et du pouvoir de l’esprit sur la guérison. Il s’agit du témoignage de Dr Joe Dispenza, un chiropraticien de très grande renommée en Californie.

 

« Pour certains d’entre nous, les prises de conscience ne se font qu’avec un choc brutal. En 1986, j’ai eu ce choc brutal. Par une belle journée d’avril dans le sud de la Californie, j’ai eu le privilège de me faire heurter par un VUS lors d’un triathlon à Palm Springs. Ce moment a changé ma vie et m’a propulsé dans toute une aventure. J’avais 23 ans à l’époque, j’avais ouvert depuis relativement peu de temps un centre de chiropratique à La Jolla, en Californie, et je m’étais entraîné avec ardeur pendant des mois en vue de ce triathlon.

 

J’avais terminé le segment de natation et j’avais commencé la portion de vélo de la course lorsque c’est arrivé. J’arrivais à un tournant délicat; je savais que nous empruntions une route où il y avait de la circulation automobile. Un policier, qui faisait dos au trafic, m’a fait signe de tourner à droite et de poursuivre mon chemin. Comme je donnais tout ce que j’avais et que j’étais concentré sur la course, je n’ai jamais quitté des yeux l’officier. En dépassant deux cyclistes sur ce coin, un Bronco rouge à quatre roues motrices qui roulait à environ 90 km/h a frappé mon vélo par l’arrière. Avant que j’aie réalisé ce qui était en train de se passer, j’étais projeté dans les airs puis j’atterrissais directement sur le dos. À cause de la vitesse du véhicule et des lents réflexes de la dame âgée qui conduisait le Bronco, le VUS a poursuivi son chemin vers moi et j’ai rapidement été réuni avec son pare-chocs. J’ai rapidement agrippé le pare-chocs afin de ne pas me faire écraser et d’éviter de passer entre le métal et l’asphalte. J’ai ainsi été traîné pendant un moment avant que la conductrice se rende compte de ce qui arrivait. À ce moment, elle a freiné abruptement et j’ai donc été projeté sans contrôle sur une vingtaine de mètres.

 

J’ai appris rapidement que je m’étais cassé six vertèbres : fracture par compression des vertèbres thoraciques 8, 9, 10, 11 et 12 et de la vertèbre lombaire 1 (des omoplates aux reins). Les vertèbres de la colonne sont empilées comme des blocs individuels et, lorsque j’ai atterri sur le sol avec une grande force d’impact, elles se sont écrasées. La huitième vertèbre thoracique, le segment supérieur de ma fracture, avait été comprimée à plus de 60 % et l’arche circulaire qui contient et protège la moelle épinière était brisée et avait désormais une forme de bretzel. Lorsqu’une vertèbre se comprime et se fracture, l’os doit aller quelque part. Dans mon cas, une grande partie des fragments s’est dirigée à l’arrière vers ma moelle épinière. La situation n’était pas reluisante.

 

Comme si j’étais en plein cauchemar, je me suis réveillé le lendemain matin avec tout un éventail de symptômes neurologiques et diverses douleurs : différents degrés d’engourdissement, des picotements, une certaine perte de sensation dans les jambes en plus de difficultés à contrôler mes mouvements. Après avoir subi les prises de sang, radiographies, tomodensitogrammes et IRM à l’hôpital, le chirurgien m’a montré les résultats et, la mine sombre, m’a annoncé la nouvelle : afin de contenir les fragments d’os qui se trouvaient maintenant sur ma moelle épinière, je devais me faire implanter une tige de Harrington. Pour se faire, il faudrait couper les parties arrière des vertèbres de deux à trois segments au-dessus et en dessous des fractures puis visser et serrer deux tiges en acier inoxydable de 30 centimètres de chaque côté de ma colonne vertébrale. Ensuite, il faudrait gratter des fragments de ma hanche et les coller sur les tiges. Il s’agissait d’une opération importante, mais j’aurais au moins une chance de marcher de nouveau. Malgré tout, je savais que je resterais quelque peu handicapé et que je devrais vivre avec une douleur chronique pour le reste de ma vie. Il va sans dire que je n’étais pas chaud à l’idée.

 

Mais si je refusais la chirurgie, la paralysie semblait certaine. Le meilleur neurologue de la région de Palm Springs, qui était de l’avis du premier chirurgien, m’a dit qu’à sa connaissance aucun autre patient dans ma situation aux États-Unis n’avait refusé la chirurgie. L’impact de l’accident avait comprimé ma vertèbre T8 en lui donnant une forme de coin qui empêcherait ma colonne vertébrale de supporter le poids de mon corps si je me levais; ma colonne s’effondrerait en poussant les débris d’os dans la moelle épinière et en causant ainsi la paralysie instantanée de la poitrine aux pieds. Cette option n’était guère plus alléchante.

 

J’étais peut-être jeune et audacieux à ce moment dans ma vie, mais j’ai décidé d’aller à l’encontre du modèle médical et des recommandations des experts. Je crois qu’il se trouve à l’intérieur de chacun de nous une intelligence, une conscience invisible, qui donne la vie. Elle nous supporte, maintient, protège et guérit en tout instant. Elle crée près de cent mille milliards de cellules spécialisées (à partir de seulement 2), elle fait battre notre cœur des centaines de milliers de fois par jour, elle peut organiser des centaines de milliers de réactions chimiques dans une seule cellule chaque seconde – et ce n’est qu’un aperçu de ses nombreuses fonctions exceptionnelles. Je me suis dit que si cette intelligence était vraie et qu’elle mettait à mon profit ses capacités remarquables de façon délibérée, attentive et aimante, alors je devrais détourner mon attention du monde extérieur et commencer à regarder vers l’intérieur et entrer en contact avec elle – développer une relation avec elle.

 

Ainsi, même si intellectuellement je comprenais que le corps a souvent la capacité de se guérir lui-même, j’avais alors l’occasion d’appliquer la totalité de ma philosophie et de l’approfondir pour créer une véritable expérience de guérison. Et puisqu’il était hors de question que j’aille où que ce soit ou fasse quoi que ce soit d’autre que de rester allongé sur le ventre, j’ai pris deux décisions. La première, je placerais chaque jour consciemment toute mon attention dans cette intelligence à l’intérieur de moi et je lui donnerais un plan, un programme, une vision, avec des ordres précis, et je confierais ma guérison à cet esprit supérieur doté d’un pouvoir infini afin de lui permettre d’effectuer la guérison pour moi. Et la deuxième, je ne laisserais effleurer mon esprit aucune pensée que je ne voulais pas voir se concrétiser.

 

Neuf semaines et demie à la suite de l’accident, je me suis levé et j’ai repris le chemin de ma vie – sans plâtre ni chirurgie. Je m’étais complètement rétabli. J’ai recommencé à voir des patients après 10 semaines, puis à m’entraîner et à soulever des poids, tout en poursuivant ma réadaptation, après 12 semaines. J’ai découvert que j’étais moi-même un placébo. Et aujourd’hui, 30 ans après l’accident, je peux sincèrement dire que je n’ai pratiquement jamais eu mal au dos depuis. »

 

Cette histoire semble invraisemblable, mais elle est bien vraie. Dr Dispenza a fait l’expérience de ce que peu d’entre nous expérimentent au cours d’une vie; l’autoguérison consciente.

 

Sachez que le partage de cette histoire ne se veut en aucun cas un appel à aller contre les recommandations des experts. Nous avons cru bon de vous la partager pour vous inspirer à être davantage à l’écoute de votre corps et à avoir confiance en vos capacités de guérison naturelle. Le potentiel de guérison en chacun est immense. Il suffit parfois seulement de le reconnaitre et de le laisser s’exprimer pour que les petits miracles, comme les grands, puissent arriver.

 

 

 

Article original disponible en anglais au http://www.healyourlife.com/how-i-healed-myself-after-breaking-6-vertebrae