Categories Bougez mieux

Comment éviter les blessures aux genoux et aux hanches sur terrain glissant?

La randonnée hivernale fait partie des activités les plus appréciées au Québec. Elle permet de rester actif, d’oxygéner le corps et de soutenir la santé cardiovasculaire même pendant les mois froids. Toutefois, les surfaces enneigées et glacées soumettent les hanches et les genoux à des stress différents de ceux rencontrés en saison estivale. La neige durcie, et la glace et les surfaces irrégulières altèrent la biomécanique de la marche. Résultat : certaines douleurs peuvent apparaître, contrairement à ce qui serait survenu pendant l’été. Dans cet article, nous verrons comment ces contraintes saisonnières influencent la mécanique des hanches et des genoux, et quelles stratégies concrètes permettent de prévenir les douleurs lors des randonnées hivernales.

Comment le corps s’adapte à une surface instable?

Pourquoi la marche sur un terrain glacé augmente-t-elle les risques de douleur aux genoux et aux hanches? Parce qu’elle demande une adaptation complète du système neuromusculosquelettique. Le corps adopte instinctivement une stratégie de stabilisation : les pas raccourcissent, la contraction musculaire augmente et l’activation simultanée des différents groupes musculaires entourant le genou et la hanche devient plus marquée afin de renforcer le contrôle de l’articulation.

Ces mécanismes sont protecteurs, mais ils augmentent aussi l’impact sur les articulations.

En descente, le genou doit absorber une charge importante tout en maintenant le contrôle du mouvement vers l’avant. Cette augmentation des forces compressives peut irriter progressivement les structures articulaires, surtout lorsque le terrain est glissant et instable.

Du côté de la hanche, le rôle principal est d’assurer la stabilité du bassin à chaque appui. Si ce contrôle diminue — en raison de fatigue, de faiblesse ou d’un manque de coordination —, les mouvements peuvent devenir moins bien synchronisés et le risque de blessure peut augmenter.

Pourquoi les descentes sollicitent-elles autant les genoux et les hanches?

La descente — quelle que soit l’activité ou la saison — constitue un contexte particulièrement exigeant pour le genou. À chaque pas, l’articulation doit absorber une charge importante tout en ralentissant le mouvement du corps vers l’avant.

Sur une surface glissante, cette exigence augmente : le contrôle doit être plus précis afin d’éviter une perte d’équilibre. Plus l’inclinaison est prononcée, plus les forces exercées sur les articulations s’intensifient, ce qui accroît la pression sur ses différentes composantes.

Plus la pente est importante, plus la charge compressive augmente.

Une hanche et un genou stables et mobiles jouent ici un rôle déterminant. Lorsque les articulations fonctionnent optimalement, tout le membre inférieur absorbe mieux les contraintes, le mouvement reste fluide et le risque de douleur ou de blessure diminue considérablement.

Les facteurs de risque à considérer

Certains éléments augmentent la probabilité de douleur ou de blessure lors des randonnées hivernales :

  • Reprise d’effort physique sans progression graduelle après une période d’inactivité
  • Faiblesse des stabilisateurs de hanche et du genou
  • Antécédents de blessure au membre inférieur
  • Fatigue musculaire (ex.: suite à un effort prolongé)

Un terrain irrégulier dissimulé sous la neige peut ajouter une contrainte imprévisible, puisqu’elle oblige le corps à réagir rapidement pour maintenir l’équilibre. En conséquence, la stabilisation des articulations des hanches et des genoux peut être moins efficace. Une racine ou une pierre invisible peut exiger une réponse rapide, qui sera parfois moins efficace que lorsqu’elle est prévue et contrôlée. Le corps doit être prêt à mettre les éléments de coordination à l’avant afin de permettre un mouvement optimal.

La préparation : un élément souvent négligé

Une préparation adéquate réduit significativement les contraintes sur les articulations.

Un échauffement dynamique (en mouvement) stimule la circulation et améliore la synergie des différents éléments du mouvement (muscles, ligaments, articulations, tendons). Il peut inclure une marche un peu rapide pour s’activer et certains exercices d’étirement pour préparer les articulations avant l’effort.

De plus, des muscles stabilisateurs forts sont importants afin d’assurer un mouvement optimal. Certains exercices peuvent aider à obtenir des muscles stabilisateurs forts, et ainsi contribuer à réduire le risque de blessures aux hanches, aux genoux et aux chevilles :

1. Le pont fessier (glute bridge)
a. S’allonger sur le dos, les genoux fléchis, les pieds à plat au sol à la largeur des hanches.
b. Contracter les muscles du tronc.
c. Soulever le bassin jusqu’à aligner épaules, hanches et genoux.
d. Maintenir quelques secondes 5 secondes, puis redescendre lentement avec contrôle.

2. La planche
a. Se placer face au sol, en appui sur les avant-bras (ou sur les mains) et les orteils.
b. Aligner la tête, les épaules, le bassin et les chevilles.
c. Contracter les muscles du tronc pour éviter que le bas du dos soit courbé.
d. Maintenir la position en respirant normalement pendant environ 15 à 20 secondes, puis relâcher avec contrôle (il est préférable de faire 2 à 3 répétitions de courte durée avec une bonne technique plutôt qu’un seul maintien prolongé avec perte d’alignement).


3. La planche latérale
a. S’allonger sur le côté, en appui sur l’avant-bras, le coude placé sous l’épaule.
b. Garder les jambes allongées, les pieds superposés ou légèrement décalés.
c. Soulever le bassin pour former une ligne droite entre la tête, les épaules, le bassin et les chevilles.
d. Comme avec la planche, maintenir la position en respirant normalement, puis redescendez avec contrôle.

Un élément clé dans la préparation est sans aucun doute de valider ce qui est adapté ou non à votre condition avec votre chiropraticien!

Comment optimiser sa stabilité et protéger ses articulations lors de la marche hivernale?

Comme mentionné précédemment, les muscles stabilisateurs jouent un rôle clé dans l’optimisation de la technique de marche en hiver.

En ce sens, prendre conscience des muscles abdominaux et faire de petits pas contribuent à améliorer l’équilibre et à réduire les risques de glissade. Ajuster son rythme en fonction des conditions du sol permet également de mieux contrôler ses déplacements.

L’utilisation de bâtons de randonnée redistribue une partie des charges vers les membres supérieurs, particulièrement en descente. Ce soutien additionnel peut diminuer la pression exercée sur les membres inférieurs.

L’équipement joue aussi un rôle non négligeable : des bottes qui supportent bien les chevilles, dotées de semelles antidérapantes, stabilisent le pied et influencent indirectement le fonctionnement des autres articulations.

Quel est le rôle de la chiropratique dans cette prévention?

La chiropratique vise à optimiser la fonction du système neuromusculosquelettique afin d’améliorer la capacité d’adaptation aux contraintes quotidiennes, y compris celles liées aux activités saisonnières, comme la randonnée hivernale. En travaillant, entre autres, sur la mobilité articulaire, elle aide le corps à fonctionner optimalement, à adapter sa posture à son environnement et à minimiser le risque de blessures.

En effet, une perte de mobilité articulaire — que ce soit au niveau du bassin, de la hanche, du genou ou de la cheville — peut modifier la façon dont le corps se comporte. Cela peut entraîner des compensations dans d’autres régions ou groupes musculaires, augmenter la pression sur certaines structures et rendre les mouvements moins fluides et moins sécuritaires. L’évaluation et l’accompagnement chiropratique visent à identifier ces limitations, à rétablir (ou maintenir) la mobilité et à éduquer sur certaines stratégies à adopter pour que chaque mouvement soit plus efficace et mieux contrôlé.

L’évaluation chiropratique permet notamment :

  • D’identifier des restrictions articulaires
  • De détecter des déséquilibres musculaires
  • D’optimiser la mobilité articulaire
  • De proposer des exercices correctifs adaptés

L’objectif ne se limite pas à soulager la douleur. Il vise aussi la prévention des récidives, l’apparition de nouveaux symptômes et l’expression du plein potentiel de santé. La chiropratique permet ainsi au corps de rester résilient et performant, de s’adapter au quotidien plus efficacement et de soutenir une santé globale durable, tout en profitant pleinement des activités saisonnières.

Maintenir l’activité en toute sécurité

C’est indéniable : la randonnée hivernale procure des bénéfices sur de multiples plans. Elle influence positivement les différents systèmes du corps humain, et soutient un bien-être général.

Doit-on l’éviter en présence d’une condition de santé ou d’un diagnostic neuromusculosquelettique? Dans la majorité des cas, non. Une activité adaptée contribue au maintien de la mobilité et à la santé articulaire.

La clé réside dans l’ajustement :

  • Progression graduelle
  • Renforcement ciblé de certaines articulations et groupes musculaires
  • Technique adaptée, sous les conseils d’un professionnel de la santé

En combinant une préparation adéquate, l’écoute du corps et un accompagnement approprié, il est tout à fait possible de profiter des sentiers hivernaux sans compromettre la sécurité, la santé des articulations et le confort des mouvements. Cette approche permet de minimiser le risque de blessures, d’améliorer la stabilité et la coordination, et de soutenir le bien-être général tout en restant actif même sur terrain glissant.

Pour optimiser vos randonnées hivernales, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec votre chiropraticien. Un suivi personnalisé pourra mettre l’emphase sur votre santé neuromusculosquelettique, vous guider vers l’adoption de saines habitudes de vie et vous conseiller, entre autres, sur l’adoption de techniques de marche sécuritaires. N’hésitez pas à consulter!

Categories Fonctionnez mieux

La hanche : problèmes communs et solutions efficaces

La hanche fait partie des articulations les plus sollicitées du corps humain. Considérant qu’un humain fait en moyenne 10 000 pas par jour, il va de soi qu’elle doit fonctionner adéquatement afin d’assurer une santé optimale pour le présent, mais aussi pour le futur. Dans cet article, vous découvrirez les conditions qui ciblent le plus souvent la hanche et apprendrez comment pallier leur présence.

La hanche, une articulation synoviale

En gros, le corps humain est constitué de plus de 300 articulations qui sont divisées en 3 catégories différentes :

1. Les articulations synoviales (mobiles)

Ce type d’articulation est celui auquel on pense en premier et la hanche en fait partie.
Les articulations synoviales sont constituées comme ceci :

  • L’extrémité de 2 os adjacents (ex.: pour l’articulation de la hanche, il est question du fémur et du bassin)
  • Du cartilage qui recouvre l’extrémité des 2 os
  • Une capsule articulaire qui englobe les extrémités des 2 os
  • Une membrane synoviale qui tapisse l’intérieur de la capsule articulaire
  • Du liquide synovial qui est compris à l’intérieur de la membrane
  • Des ligaments qui entourent et stabilisent l’articulation

Évidemment, les articulations mobiles, comme leur nom l’indique, sont mobiles. Elles permettent généralement un mouvement dans plusieurs axes, qui sera de plus ou moins grande amplitude selon la région.

Exemple : Le genou ne permet pas une grande amplitude de mouvement en rotation, contrairement à l’épaule et la hanche, qui elles, oui.

2. Les articulations cartilagineuses

Ce type d’articulation permet un mouvement moins important que le type d’articulation synoviale comme la hanche est constitué comme ceci :

  • L’extrémité de 2 os adjacents OU 2 parties d’un même os en raison d’une plaque de croissance
  • Présence de cartilage entre les 2 structures osseuses

Ce type d’articulation ne présente aucune cavité articulaire ni liquide synovial.

Vous comprendrez que lorsqu’il s’agit de 2 parties d’un même os en raison d’une plaque de croissance, le mouvement ne doit pas être important. Le cartilage n’est que temporaire et laisse place à une articulation complètement fusionnée une fois la croissance terminée.

Les articulations cartilagineuses comprennent celles-ci :

  • Symphyse pubienne
  • Articulations discales (intervertébrales)
  • Articulation sacrococcygienne
  • Articulation costosternale

3. Articulations fibreuses

Les articulations fibreuses ne sont pas mobiles, ne présentent aucune cavité articulaire et n’ont pas de liquide synovial. Elles sont composées comme ceci :

  • 2 os adjacents
  • Tissu fibreux qui relie les 2 structures osseuses

Les sutures crâniennes représentent le meilleur exemple d’articulations fibreuses. Pendant l’enfance, les os crâniens sont reliés entre eux par du tissu fibreux, qui, à l’âge adulte, sera remplacé par du tissu osseux qui indiquera la fusion des os les uns avec les autres.

Les grandes amplitudes de mouvement de la hanche

Comme mentionné précédemment, la hanche fait partie des articulations synoviales et permet plusieurs types de mouvements :

  • Rotation interne
  • Rotation externe
  • Flexion
  • Extension
  • Abduction
  • Adduction
  • Circumduction

En conséquence, la hanche, de par sa grande sollicitation au quotidien, nécessite une fonction adéquate.

Les conditions susceptibles de toucher la hanche

Différentes conditions peuvent toucher la hanche. Certaines peuvent être d’origine congénitale, découler de troubles posturaux, être associées à une surutilisation et être secondaires à une blessure/traumatisme. En conséquence, lorsqu’une douleur survient, il est essentiel de faire évaluer l’articulation par votre chiropraticien.

  • Conditions d’origine congénitale à la hanche
    • Malformation osseuse
    • Legg Calve Perthes (dysplasie congénitale)
    • Asymétrie de la longueur des jambes
  • Conditions à la hanche liées à des troubles posturaux
    • Tendinite (fessiers, tenseur du fascia lata, adducteurs, abducteurs)
    • Bursite trochantérique
    • Subluxation coxo-fémorale (de la hanche)

Les troubles posturaux peuvent comprendre une mauvaise posture assise à l’ordinateur, une mauvaise posture de sommeil ou une mauvaise posture au travail debout.

  • Conditions ciblant la hanche en raison d’une surutilisation
    • Tendinite (fessiers, tenseur du fascia lata, adducteurs, abducteurs)
    • Bursite trochantérique

Les sports comme la course, le jogging, le vélo, la marche, le soccer et le tennis peuvent contribuer à causer l’apparition de ce genre de conditions. On pense souvent à une mauvaise pratique du sport, mais la surutilisation et le mauvais équipement (ex.: mauvaises chaussures, vélo mal adapté) peuvent avoir un impact également.

  • Les conditions à la hanche secondaires à une blessure/traumatisme
    • Séquelle de fracture créant un déséquilibre biomécanique
    • Ostéoarthrose coxofémorale (de la hanche)
    • Tendinite (fessiers, tenseur du fascia lata, adducteurs, abducteurs)
    • Bursite trochantérique

Pallier aux conditions ciblant la hanche

La mission principale du chiropraticien est d’optimiser la santé de la communauté. Avec son doctorat de premier cycle en chiropratique, il est en mesure d’évaluer, émettre un diagnostic chiropratique, offrir un traitement chiropratique adapté et émettre des recommandations en lien avec les conditions neuromusculosquelettiques.

  • La base de l’évaluation chiropratique repose d’abord sur une période de questions (anamnèse) ciblée sur la condition présentée par le patient.
  • Suite à l’anamnèse, une évaluation physique de l’articulation de la hanche est nécessaire. Un chiropraticien aguerri aura le réflexe de ne pas seulement évaluer la hanche, puisque le membre inférieur, le bassin et la colonne vertébrale comportent plusieurs articulations qui fonctionnent conjointement à celle-ci.
    • Comment bouge l’articulation de la hanche?
    • Y a-t-il des limitations de mouvement?
    • Les muscles sont-ils impliqués?
    • La bourse est-elle impliquée?
    • Les articulations connexes sont-elles limitées
    • Quel est le jeu articulaire vertébral?

Autant de questions qui, avec leurs réponses, sauront orienter le diagnostic chiropratique et permettre au chiropraticien d’être plus précis dans son suivi.

  • Une fois le suivi établi, le suivi chiropratique pourra aider à soulager la douleur, améliorer la mobilité articulaire, améliorer les tensions musculaires et diminuer les chances de récidive.
  • Puisqu’il a en tête la santé globale de son patient, le chiropraticien pourra, en plus d’offrir un suivi chiropratique, proposer certains conseils sur les habitudes de vie :
    • Amélioration de la posture de sommeil
    • Amélioration de la posture de travail à l’ordinateur
    • Conseils sur la pratique de l’activité sportive

En tout temps, n’hésitez pas à parler à votre chiropraticien, sa formation et son expertise pourraient vous être grandement utiles!