On accorde généralement de l’importance aux exercices lorsqu’une douleur est présente : on consulte, on exécute les recommandations, on observe une amélioration des symptômes… puis on arrête progressivement (ou dès que la douleur disparaît). Pourquoi continuer si le résultat escompté semble atteint? En l’absence de symptômes, la motivation à bouger diminue souvent. Après tout, pourquoi intervenir quand tout va bien?
Cette perception est pourtant trompeuse. L’activité physique ne sert pas uniquement à traiter une condition : elle joue un rôle fondamental dans la prévention, l’optimisation du fonctionnement du corps et le maintien de la santé à long terme.
Alors, à la question suivante :
Je n’ai plus mal au dos, est-ce que je dois continuer mes exercices?
La réponse est sans aucun doute oui!
Dans cet article, on explique pourquoi le mouvement demeure essentiel même après la disparition des symptômes, et comment il contribue à maintenir les résultats obtenus, à prévenir les récidives et à optimiser la fonction globale du corps. Une approche qui s’inscrit pleinement dans une vision préventive et durable de la santé que prône la chiropratique!
Dois-je faire mes exercices même si je n’ai pas mal?
Dans une ère où tout va vite et où le système nerveux est continuellement sollicité, il est courant d’adopter une approche réactive face à la santé : on attend l’apparition d’un problème avant d’agir, soit par manque de temps, d’intérêt ou de priorité. Pourtant, le corps humain est conçu pour bouger, s’adapter et évoluer en fonction des demandes qu’on lui impose, et ce, quotidiennement. C’est à nous que revient la responsabilité de l’aider à s’adapter de manière optimale!
Lorsqu’on réduit notre niveau d’activité, certaines capacités peuvent diminuer progressivement :
- La mobilité articulaire
- La force musculaire
- La coordination
- La capacité d’adaptation à un changement rapide de l’environnement (terrain instable, stress physique et stress mental)
- L’endurance
Résultat : augmentation des risques de récidives et de blessures.
Ce processus est souvent lent et silencieux, ce qui explique pourquoi plusieurs personnes ne réalisent pas immédiatement les changements qui s’installent.
Bouger lorsqu’on n’a pas mal ne devrait donc pas être une option, mais plutôt une composante essentielle d’une approche de santé globale. C’est une façon proactive de maintenir l’équilibre du corps avant que des déséquilibres ne s’installent, particulièrement lorsqu’on s’investit dans un suivi et que le professionnel de la santé consulté possède une formation solide en santé neuromusculosquelettique.

Ne l’oubliez pas : si votre chiropraticien vous a donné des exercices spécifiques et personnalisés avec un prochain rendez-vous de suivi, c’est qu’il juge que c’est la meilleure recommandation pour vous, en fonction de VOTRE condition et VOS besoins.
Cette démarche permet notamment de :
- Soutenir la fonction optimale du système neuromusculosquelettique
- Réduire les risques de récidive et favoriser des résultats durables dans le temps
Pourquoi les exercices sont-ils nécessaires?
Lorsqu’il est question d’exercice, on pense souvent aux muscles et aux articulations. Toutefois, un élément essentiel est souvent oublié : le système nerveux. C’est lui qui coordonne la fonction de tous les autres systèmes du corps humain (y compris les systèmes musculaire et articulaire), en plus de permettre au corps de s’adapter à son environnement à chaque instant :
- Il ajuste la posture afin de maintenir un alignement optimal de la colonne vertébrale : à vous de faire attention à votre posture de travail à l’écran afin qu’il ne compense pas trop.
- Il modifie le comportement et la contraction musculaires lorsque vous vous retrouvez dans un état de déséquilibre, comme lorsque vous mettez le pied sur une surface glissante : les muscles du tronc et des membres inférieurs doivent réagir rapidement pour éviter une chute.
- Il s’adapte lorsque vous vivez un moment de stress : votre rythme cardiaque fluctue, votre état de vigilance s’ajuste et votre respiration devient plus rapide afin de préparer votre corps à réagir efficacement.
Même dans des gestes simples du quotidien, le système nerveux ajuste en continu la force, la coordination et la précision des mouvements nécessaires pour répondre aux demandes de l’environnement. Une communication efficace entre le cerveau et le reste du corps demeure donc essentielle, et les exercices peuvent grandement contribuer à l’optimisation de cette adaptation du système nerveux.

Lorsque cette communication est optimale, les mouvements sont fluides, précis et efficaces. À l’inverse, lorsqu’elle est moins performante, certaines compensations peuvent apparaître, entraînant potentiellement une perte d’efficacité du mouvement et une augmentation du risque de déséquilibres dans différentes régions du corps.
L’exercice agit donc comme une forme de stimulation pour le système nerveux. Il peut, entre autres, aider à :
- Améliorer la coordination
- Favoriser une meilleure perception du corps dans l’espace
- Renforcer la communication entre le système nerveux, le système musculaire et le système articulaire
C’est ce qui permet, entre autres, de réagir rapidement à un déséquilibre ou d’éviter un faux mouvement. Une bonne raison de faire les exercices recommandés, et ce, même en l’absence de douleur, n’est-ce pas?
Faire les exercices recommandés par votre chiropraticien : prévenir plutôt que corriger
La majorité des douleurs neuromusculosquelettiques ne surviennent pas soudainement. Elles sont souvent le résultat d’une accumulation de facteurs qui, pris individuellement, semblent sans grande importance :
- Mauvaise posture prolongée
- Mouvements répétitifs
- Manque d’activité physique
- Manque de sommeil
- Stress (mental ou physique)
Avec le temps, ces éléments peuvent créer des déséquilibres dans le corps. Certains muscles deviennent plus tendus, d’autres, moins actifs, et certaines articulations peuvent perdre de leur mobilité. C’est ce qui peut mener à l’apparition de douleurs, et c’est spécifiquement pour cette raison que votre chiropraticien vous recommande l’intégration de certains exercices dans votre routine quotidienne.
Intégrer des exercices de façon régulière permet d’agir en amont :
- En phase de douleur, ils peuvent aider au soulagement
- De façon générale, ils peuvent contribuer à maintenir une bonne force des différents groupes musculaires (tronc, membre supérieur et membre inférieur) et ainsi supporter adéquatement la colonne vertébrale et le corps en entier
Concrètement, cela peut se traduire par :
- Une réduction des douleurs lombaires
- Une diminution des raideurs aux épaules et au cou en lien avec le travail de bureau
- Une amélioration de la mobilité articulaire
- Une meilleure capacité d’adaptation aux différents stress quotidiens
Plutôt que d’attendre que la douleur s’installe pour intervenir, pourquoi ne pas entretenir le corps de manière continue?
Est-ce que bouger au quotidien peut m’aider à long terme?
Vieillir en santé ne se limite pas à l’absence de maladie. Cela implique aussi de conserver une bonne capacité fonctionnelle, c’est-à-dire être capable de bouger librement, sans restriction et sans douleur.
Avec les années, certaines transformations naturelles se produisent :
- La masse musculaire a tendance à diminuer
- La densité osseuse change
- La mobilité articulaire peut se restreindre
Les habitudes de vie, y compris les exercices, peuvent avoir un impact positif dans la réaction du corps à ces changements.

En effet, en stimulant régulièrement les muscles et les articulations, il est possible de préserver une bonne force, une stabilité adéquate et une mobilité optimale. Cela contribue non seulement à maintenir l’autonomie, mais aussi à préserver la qualité de vie au quotidien.
Saviez-vous que la perte de masse musculaire et de densité osseuse peuvent débuter relativement tôt à l’âge adulte si elle n’est pas entretenue? Cette réalité souligne l’importance de bouger, même en l’absence de symptômes.
Quels exercices dois-je faire?
Avec sa vision globale de la santé, la chiropratique privilégie une approche centrée sur le patient. En conséquence, chaque suivi et chaque condition demandent une analyse personnalisée. Lors de cette analyse, le chiropraticien se base sur certains éléments :
- La condition dans laquelle se présente le patient dans son bureau : un patient en phase aiguë de douleur ne recevra pas nécessairement les mêmes recommandations qu’un patient qui présente une douleur moins intense et qui est fonctionnel au quotidien
- L’état de santé global du patient : un patient qui est déjà actif et n’aura pas les mêmes recommandations qu’un patient qui est considéré comme étant sédentaire.
- Le besoin du patient : ses objectifs, ses limitations fonctionnelles, son niveau de tolérance à l’exercice ainsi que les activités qu’il souhaite reprendre ou maintenir au quotidien.
- La capacité de mouvement actuelle du patient : l’amplitude articulaire, la stabilité et la tolérance des structures articulaires influencent directement le type, l’intensité et la progression des exercices recommandés.
Certains exercices auront comme objectifs d’aider à la mobilité alors que d’autres favoriseront la stabilité, la force et/ou l’endurance. Dans tous les cas, ils seront adaptés au patient, et, combinés avec un mode de vie actif, ils contribueront à optimiser la fonction globale du corps, à soutenir les résultats obtenus en clinique et à réduire le risque de récidive à long terme.
Mon chiropraticien peut-il m’aider à prévenir les douleurs?
La chiropratique occupe une place centrale dans une approche globale de la santé, puisqu’elle vise à optimiser la fonction du système nerveux et la mobilité articulaire, deux éléments essentiels au bon fonctionnement du corps au quotidien.

Lorsqu’elle est combinée à un mode de vie actif et à des habitudes de mouvement intégrées dans la routine, ses effets sont amplifiés : il devient plus facile de maintenir les gains obtenus, de soutenir la fonction globale du corps et de réduire le risque de récidive. Dans cette optique, l’activité physique n’a pas besoin d’être complexe. Elle peut s’intégrer progressivement, de façon simple et réaliste, dans le quotidien.
N’hésitez pas à consulter votre chiropraticien!

