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Sciatique : 5 exercices simples pour diminuer la douleur rapidement

La douleur associée au nerf sciatique est l’un des motifs les plus fréquents de consultation en chiropratique. Elle peut se manifester par une douleur vive dans la fesse, un engourdissement dans la jambe, une sensation de brûlure ou même une faiblesse musculaire. Pour plusieurs, cette douleur peut apparaître soudainement, après — ou non — un faux mouvement. Pour d’autres, elle peut s’installer graduellement et devenir de plus en plus intense.

Pour savoir quoi faire lorsqu’on fait face à une atteinte du nerf sciatique, il est essentiel de comprendre l’anatomie de ce nerf (et de sa région), les causes fréquentes en lien à sa douleur et les options de traitement, notamment les soins chiropratiques. Approches conservatrices, exercices ciblés, conseils posturaux : plusieurs solutions peuvent contribuer au soulagement et à la guérison de l’atteinte du nerf sciatique. Dans cet article, vous découvrirez ce qui pourrait être bénéfique pour vous afin de vous aider à soulager la douleur associée au nerf sciatique.

L’anatomie et l’origine du nerf sciatique

Le nerf sciatique est le plus long et le plus volumineux nerf du corps humain. Il prend naissance dans le bas du dos, à partir des racines nerveuses situées entre les vertèbres lombaires et sacrées. Ces racines se regroupent pour former un nerf très large qui traverse la fesse, longe l’arrière de la cuisse, puis se divise au niveau du genou pour se prolonger jusqu’au pied.

Ce long trajet explique pourquoi une irritation à différents niveaux – dans le bas du dos, dans la fesse ou dans la jambe – peut provoquer des douleurs locales ou, au contraire, pouvant irradier sur toute la longueur du nerf. L’ensemble de ces caractéristiques physiques contribue à la complexité de “la sciatique” et explique pourquoi son traitement peut parfois s’avérer plus ardu.

Quelles sont les causes de l’atteinte du nerf sciatique?

Les causes les plus fréquentes de l’atteinte du nerf sciatique sont celles-ci :

  1. Hernie discale lombaire 
  2. Arthrose (dégénérescence discale ou arthrose lombaire)
  3. Syndrome du piriforme 
  4. Traumatisme ou mouvement brusque
  5. Grossesse
  6. Cause inconnue

Parfois, il n’y a pas de cause précise ou connue à l’apparition de la douleur sciatique : pas de faux mouvement, pas de traumatisme, pas de condition sous-jacente, etc. Si la prise en charge est faite de façon professionnelle et que le diagnostic est le bon, le traitement peut tout autant être efficace.

Les symptômes d’une atteinte du nerf sciatique

Lors d’une atteinte du nerf sciatique, les signes et symptômes peuvent varier, mais les plus typiques incluent ceux-ci :

  • Douleur dans le dos ou la fesse pouvant irradiant vers la jambe
  • Engourdissements, fourmillements ou sensation de brûlure
  • Faiblesse dans certains mouvements de la jambe
  • Inconfort accru en position assise
  • Besoin de changer de posture régulièrement
  • Besoin de garder la hanche et les genoux fléchis afin de trouver un soulagement, comme lorsqu’on se couche sur le dos et qu’on ramène le genou vers la poitrine ou qu’on s’assoit en position accroupie légère (cette position relâche la tension sur le nerf)
  • Reproduction de la douleur à la jambe lors d’un éternuement

Certains symptômes plus graves – comme une perte de contrôle des sphincters ou une perte importante de force – nécessitent une consultation médicale urgente.

Le rôle de la chiropratique dans la prise en charge de la douleur sciatique

La chiropratique est une approche de première ligne pour les troubles neuromusculosquelettiques, y compris l’atteinte du nerf sciatique. Les chiropraticiens détiennent une formation complète pour l’évaluation, le diagnostic et le traitement des douleurs pouvant, entre autres, être associées au nerf sciatique :

  • Il évalue et diagnostique la source du problème par des tests neurologiques, orthopédiques et chiropratiques
  • Il recommande des examens d’imagerie au besoin
  • Il propose un traitement adapté au besoin et à la réalité de son patient, comme des ajustements vertébraux, des mobilisations articulaires, des techniques de tissus mous, des exercices spécifiques et des changements liés aux habitudes de vie.
  • Proposer un suivi afin d’optimiser la santé globale et éviter les récidives.

Que faire lorsqu’on a une douleur sciatique?

Lorsque les signes et symptômes décrits plus haut surviennent, la première chose à faire est, bien entendu, de consulter votre chiropraticien ou votre chiropraticienne afin d’établir le diagnostic de façon précise. L’auto-diagnostic n’est jamais une option fiable, et certaines subtilités pourraient facilement vous échapper.

Une fois le diagnostic tombé, certains conseils peuvent être mis en applications :

  • Lorsque possible, rester actif (éviter le repos prolongé)
  • Appliquer de la glace ou de la chaleur selon ce qui procure le plus de soulagement. Dans une phase de douleur aiguë, la glace est souvent recommandée afin de permettre une diminution de l’inflammation. La chaleur peut quant à elle aider au relâchement des structures. Votre chiropraticien sera en mesure de bien vous conseiller.
  • Éviter les mouvements douloureux et se respecter autant que possible

Exercices pour le bas du dos et le nerf sciatique

Comme promis, voici certains exercices qui peuvent être utiles lors d’une atteinte du nerf sciatique. Ils pourraient aussi être bénéfiques au quotidien, dans la mesure où ils ne servent pas seulement à soulager, mais aussi à garder la région mobile, en plus de travailler sa stabilisation et son renforcement.

Prenez toujours le temps de vérifier avec votre chiropraticien s’ils sont adaptés à votre condition!

1. Bascule pelvienne

Cet exercice est efficace pour activer les muscles profonds du tronc.

Comment faire : Allongez-vous sur le dos, pliez les genoux et posez vos pieds sur le sol. Ensuite, contractez vos muscles abdominaux et balancez doucement votre bassin pour aplatir le bas de votre dos sur le sol. Tentez de faire travailler tout ce qui entoure le tronc : les abdominaux, mais les muscles lombaires également.

Maintenez 5 à 10 secondes, répétez 10 à 12 fois.

Bienfaits :

  • Active les abdominaux profonds
  • Crée un léger étirement de la région lombaire
  • Aide à la stabilité du tronc (bon pour la prévention)
  • Permet de prendre conscience de tous les muscles stabilisateurs (autant dans le dos qu’au niveau abdominal)

2. Étirement du piriforme

Parfois, le muscle piriforme est en cause dans la douleur liée au nerf sciatique. Son étirement peut être bénéfique pour le soulagement de la douleur.

Comment faire : Allongez-vous sur le dos, genoux fléchis et pieds à plat au sol. Croisez votre cheville droite sur votre genou gauche. Saisissez l’arrière de votre cuisse gauche et ramenez doucement le genou vers votre poitrine jusqu’à sentir un étirement.

Maintenez la position pendant 30 secondes. Répétez 3 fois de chaque côté.

Bienfaits :

  • Aide au relâchement du muscle piriforme
  • Peut soulager la douleur sciatique

3. Pont fessier

Excellent pour renforcer les fessiers, parfois “faibles” chez les personnes souffrant de douleur lombaire.

Comment faire : Allongez-vous sur le dos, pieds au sol, et soulevez les hanches vers le plafond en serrant les fessiers.

Maintenez 5 secondes, répétez 10 à 12 fois.

Bienfaits :

  • Aide au renforcement des muscles fessiers
  • Améliore la stabilité pelvienne
  • Réduit la charge sur la colonne lombaire

4. Étirement du bas du dos

Un mouvement simple pour diminuer la tension lombaire.

Comment faire : Allongez-vous sur le dos, ramenez un genou à la fois vers la poitrine, puis les deux en même temps si vous êtes confortables dans cette position. Retenez vos genoux avec les mains.

Maintenez 30 secondes. Répétez 3 fois.

Bienfaits :

  • Réduit la tension des muscles lombaires
  • Aide à la mobilité
  • Peut apaiser certains types de douleur lombaire

5. Exercice de mobilité générale

Un classique pour améliorer la fluidité du mouvement vertébral.

Comment faire : À quatre pattes, alternez entre ces 2 mouvements : arrondir le dos et creuser le dos. Répétez 10 à 12 fois.

Bienfaits :

  • Maintient la mobilité lombaire
  • Peut aider au soulagement de la douleur
  • Ne demande pas une grande amplitude de mouvement, donc est facile à réaliser

Le rôle du chiropraticien dans la pratique de ces exercices

En fonction du diagnostic, le chiropraticien adaptera la combinaison d’exercices (pourra en ajouter, en enlever) selon la cause exacte de la condition, la phase dans laquelle vous vous trouvez (aiguë ou chronique), votre mobilité et votre condition physique générale.

Il veillera aussi à ce qu’une progression puisse être faite en fonction de l’évolution de la condition : exercices de renforcement du tronc, stabilisation du bassin, exercices posturaux, conseils ergonomiques au travail pour éviter la récidive, etc.

Une atteinte du nerf sciatique peut être très inconfortable, mais, dans la majorité des cas, une prise en charge conservatrice bien structurée peut permettre un rétablissement efficace. La chiropratique joue un rôle clé dans l’évaluation, le traitement, la rééducation et la prévention des conditions neuromusculosquelettiques, et, combinés aux exercices adaptés pour le bas du dos, les soins chiropratiques peuvent offrir un chemin efficace vers un soulagement durable et un retour à la mobilité.

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Douleur au dos et hernie discale : découvrez la cause de la douleur et les structures impliquées

Les maux de dos (douleurs lombaires, lombalgie) sont des motifs très fréquents de consultation dans le domaine de la santé. Selon l’OMS, cette condition est un problème de santé mondial et constitue la principale cause d’invalidité dans le monde, indépendamment de l’âge et du sexe. Puisqu’au moins un épisode de mal de dos est susceptible de survenir chez la majorité des adultes au cours de leur vie, il est important de comprendre comment minimiser ses chances de survenue tout en priorisant la santé globale et les saines habitudes de vie.

Cet article vous permettra de comprendre les structures impliquées dans l’apparition des maux de dos et mettra l’emphase sur la santé des disques intervertébraux. Sachant qu’à long terme, ils peuvent jouer un rôle sur l’apparition de douleurs au dos, vous en apprendrez davantage sur ces éléments de la colonne vertébrale et par le fait même, leur lien dans la survenue de la hernie discale.

La colonne vertébrale lombaire : structures et alignement

La région lombaire repose sur le sacrum et constitue la base de la colonne vertébrale. Comme toutes les autres régions de la colonne, son alignement et ses structures doivent fonctionner en synergie afin que le corps puisse exprimer son plein potentiel de santé. Voici en détail les composantes de la colonne vertébrale lombaire :

1. La colonne vertébrale lombaire est constituée de 5 vertèbres.

2. Chaque vertèbre lombaire s’articule avec celle de son niveau supérieur via les processus articulaires (les facettes, une de chaque côté).

3. Chaque vertèbre lombaire s’articule avec celle de son niveau inférieur via les processus articulaires (les facettes, une de chaque côté). Concernant la 5e vertèbre lombaire, elle s’articule avec la base du sacrum et non une vertèbre, mais le mouvement se fait tout de même via les processus articulaires (les facettes).

4. Entre chaque vertèbre (et entre la 5e vertèbre et la base du sacrum), un disque est présent. Le disque intervertébral a comme fonction d’amortir les chocs et transférer leur énergie en fonction de l’orientation de l’impact. Il contribue également au mouvement vertébral. La santé du disque intervertébral est primordiale puisque sans lui, le mouvement et la transmission des impacts ne peuvent être optimaux. En conséquence, une défaillance dans son fonctionnement peut être à l’origine de maux de dos.

5. Les muscles permettent le mouvement de la colonne vertébrale. Plusieurs groupes influencent la région lombaire. Certains sont superficiels alors que d’autres sont profonds. Dans tous les cas, ils ont comme fonction de permettre le mouvement et donner une stabilité à la colonne vertébrale.

  • Les muscles abdominaux (transverse, obliques, grands droits)
  • Les muscles érecteurs du rachis lombaire
  • Les muscles carrés des lombes
  • Les muscles ilio-psoas
  • Les muscles interépineux
  • Les muscles multifides
  • Les muscles fessiers (petit, moyen, grand)

6. Les ligaments offrent la stabilité à la colonne vertébrale. Ils travaillent en synergie avec le reste des éléments vertébraux. Ils permettent aux diverses articulations de rester dans leurs amplitudes normales et ainsi éviter les mouvements trop grands et les blessures.

  • Ligaments longitudinaux antérieurs
  • Ligaments longitudinaux postérieurs
  • Ligament jaune
  • Ligaments interépineux
  • Ligaments intertransversaires
  • Ligaments supraépineux

Les disques comme source de douleur au dos : pourquoi?

Comme mentionné précédemment, les disques intervertébraux peuvent contribuer à l’apparition de maux de dos. Les douleurs peuvent être légères, modérées ou sévères. Elles peuvent être de courte durée ou persister. Elles peuvent être associées à une condition nouvelle, une récidive ou un état chronique.

Toutes ces possibilités viennent une fois de plus confirmer l’importance de consulter un professionnel de la santé pouvant évaluer, diagnostiquer et traiter de façon adéquate les conditions neurovertébrales comme celles associées aux disques intervertébraux. Avec son doctorat de premier cycle en chiropratique, le chiropraticien fait partie de ces professionnels.

Différentes conditions peuvent toucher le disque intervertébral et être associées à des douleurs lombaires

L’anatomie du disque est faite de façon à ce qu’il puisse absorber les chocs et transmettre l’énergie reçue en fonction de son orientation. Il est composé de 2 éléments :

  • Le noyau pulpeux, constitué majoritairement d’eau
  • L’anneau fibreux, constitué de fibrocartilage, ce qui le rend rigide et lui permet de contenir le noyau pulpeux

Comme n’importe quelle structure du corps humain, sa fonction peut être compromise. Voici différents facteurs qui peuvent avoir un impact sur le disque intervertébral et en conséquence, sur sa fonction et l’apparition de douleurs :

  • Le processus de vieillissement
  • Les blessures
  • Le surpoids
  • Le tabagisme
  • L’ostéoarthrose
  • La sédentarité

Le processus de vieillissement touche la majorité des structures du corps humain et le disque intervertébral n’y échappe pas. La régénérescence cellulaire se fait moins rapidement avec le vieillissement, la guérison est au ralenti et les capacités du disque à réagir aux impacts sont moins présentes. La vascularisation diminue également. En conséquence, le disque perd ses propriétés, les fibres de l’anneau fibreux sont moins rigides et retiennent moins efficacement le noyau pulpeux.

Les blessures comme les traumatismes directs peuvent blesser automatiquement le disque en faisant ressortir le noyau pulpeux à travers les fibres de l’anneau fibreux.

Le tabagisme influence le disque intervertébral puisqu’il limite la bonne vascularisation, comme partout ailleurs dans le corps humain. Le disque intervertébral voit donc ses capacités habituelles diminuées.

Le surpoids et la sédentarité influencent le corps en général. Avec le surpoids, le centre de gravité se déplace vers l’avant et la charge au niveau de la colonne lombaire augmente. La stabilité du tronc diminue et les risques de blessures augmentent.

L’ostéoarthrose est un processus dégénératif, mais peut se développer suite à un traumatisme à la colonne lombaire (ex.: impact direct, mauvaise posture, etc.). Lorsqu’elle s’installe, elle influence nécessairement le disque intervertébral puisque les surfaces articulaires s’amincissent, le cartilage du disque perd de son élasticité et commence à se désintégrer. Le disque se déforme et le noyau pulpeux peut se frayer un chemin entre les fibres de l’anneau fibreux.

Les douleurs associées au disque intervertébral ne sont pas toujours associées à l’importance de la condition à laquelle elles sont associées puisque certaines personnes qui présentent une ostéoarthrose sévère ne ressentent parfois aucune douleur. En contrepartie, une forme légère d’ostéoarthrose peut quant à elle provoquer des douleurs très importantes.

Elles peuvent se traduire comme ceci :

  • Douleur locale légère, modérée ou sévère
  • Douleur irradiante au dos et/ou à la fesse
  • Douleur associée à une diminution des amplitudes de mouvement lombaires
  • Douleur associée à un engourdissement à la fesse ou la jambe
  • Douleur associée au mouvement du dos ou de la jambe
  • Douleur au repos

Souvent, les conditions discales sont associées à des symptômes neurologiques comme les engourdissements puisque lorsque le disque se bombe ou que le noyau pulpeux sort de l’anneau fibreux comme dans le cas de la hernie discale, une compression de la moelle épinière ou des racines nerveuses peut survenir. Puisque les symptômes neurologiques peuvent être associés à différentes formes de complications, il est judicieux de consulter lorsqu’ils sont présents.

Dans tous les cas, une consultation avec un chiropraticien pourrait s’avérer très bénéfique pour vous, puisqu’avec ses connaissances en santé globale, il sera en mesure de déterminer quelle est la cause associée à vos douleurs. Il pourra déterminer si le disque est en cause et vous proposer le suivi approprié à vos besoins.

N’hésitez pas à en parler avec lui!

 

Sources, telles que consultées le 21 avril 2024

https://chiropractic.ca/fr/loms-publie-des-lignes-directrices-sur-la-lombalgie-chronique/

https://iris.who.int/bitstream/handle/10665/376185/9789240085619-fre.pdf

https://www.merckmanuals.com/fr-ca/accueil/troubles-osseux,-articulaires-et-musculaires/douleurs-lombaires-et-cervicales/hernie-discale?query=disque%20intervert%C3%A9bral