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Les maux de tête : découvrez les types les plus fréquents et leurs pistes de traitement

Céphalées et migraines… Tant de possibilités diagnostiques se présentent à nous lorsque vient le temps de trouver la cause d’un mal de tête. Les origines sont nombreuses, les symptômes varient énormément et les traitements doivent être conséquents afin d’obtenir un soulagement efficace et direct. Dans cet article, vous découvrirez les principaux types de maux de tête et des pistes de solutions vous seront données afin d’établir une routine sans faille afin de vous aider à soulager vos douleurs.

Céphalée et migraine, comment les différencier?

Abordons d’abord le sujet de façon plus scientifique. Selon la littérature, une céphalée est caractérisée par une douleur ciblant une partie de la tête :

  • crâne
  • cou
  • visage
  • intérieur de la tête

Ces caractéristiques sont assez larges, n’est-ce pas? En conséquence, il y a différents types de céphalées, et la migraine en fait partie :

  • Céphalée de tension
  • Migraine avec aura
  • Migraine sans aura
  • Céphalée de Horton
  • Céphalée cervicogénique
  • Névralgie du trijumeau
  • Algie vasculaire de la face
  • Migraine ophtalmique
  • Céphalée de rebond (par surconsommation de médicaments)
  • etc.

De plus, on peut classer les céphalées selon leur cause, c’est-à-dire qu’elles peuvent être primaires ou secondaires.

  • Primaire : dont la cause est directement liée à la douleur (ex. : céphalée de tension)
  • Secondaire : dont la cause est liée à autre chose (ex. : céphalée de rebond)

Pour déterminer avec précision le diagnostic associé à la céphalée, un suivi approprié avec un professionnel qualifié comme le chiropraticien devrait être envisagé.

Céphalées : les types les plus fréquents

Cet article vise principalement à vous donner de l’information sur les types de céphalées les plus fréquents. De ce fait, vous saurez les reconnaître plus facilement et serez à même de trouver les pistes de solutions qui vous permettront d’améliorer votre qualité de vie.

1. Céphalée de tension

La céphalée de tension est une condition très commune. Elle fait partie des céphalées primaires.

Le plus souvent, elle se caractérise par une sensation d’étau ou de pression autour de la tête, qui cible les yeux et peut se rendre à l’arrière de la tête. La douleur est d’une intensité modérée/sévère et se retrouve de chaque côté de la tête.

La céphalée de tension découle principalement de ceci :

2. Migraine

La migraine est un type de céphalée primaire. Elle peut se présenter de 2 façons principales :

  • Avec aura (signes annonciateurs que la douleur approche)
  • Sans aura (sans signes annonciateurs)

Les auras peuvent prendre différentes formes, dont des troubles de la vision, de la sensation, de l’équilibre, du mouvement ou du langage. Les auras sont temporaires et réversibles, c’est-à-dire qu’ils ne restent pas. Ils ne font qu’annoncer l’arrivée de la migraine.

Une fois la migraine installée, elle se caractérise souvent comme ceci :

  • Douleur sévère
  • Douleur pulsatile
  • Douleur unilatérale le plus souvent
  • Douleur pouvant être aggravée par l’activité physique, les bruits, les odeurs et la lumière
  • Douleur pouvant être associée à des nausées et vomissements

Contrairement à la céphalée de tension, les déclencheurs de la migraine sont très diversifiés et non seulement associés à l’aspect musculosquelettique :

  • Fatigue
  • Consommation de certains aliments
  • Alcool (vin rouge)
  • Faim
  • Exposition à certaines odeurs
  • Stress

3. La céphalée cervicogénique

La céphalée cervicogénique est définie par une céphalée dont l’origine se trouve au niveau cervical (cou). Elle fait donc partie des céphalées secondaires, puisque la douleur ressentie à la tête peut être provoquée par un mouvement cervical. Généralement, le diagnostic de la céphalée cervicogénique repose sur ceci :

  • Augmentation de la douleur par le mouvement cervical
  • Augmentation de la douleur par la mise en charge au niveau du cou
  • Diminution des amplitudes de mouvement cervicales
  • Douleurs cervicales
  • Présence de points gâchettes donnant des douleurs à la tête

Ces caractéristiques ne sont pas toujours présentes en totalité. Dans l’éventualité où seulement les points gâchettes reproduiraient la douleur à la tête, le diagnostic de céphalée cervicogénique ne serait pas le bon. Il s’agirait plutôt d’une céphalée de tension.

Les causes des dysfonctions cervicales à l’origine de la céphalée cervicogénique sont multiples :

  • Stress
  • Mauvaise posture de travail
  • Mauvaise posture de sommeil
  • Syndrome du cou texto
  • Mauvaise utilisation des appareils technologiques
  • Traumatisme direct

Diagnostic précis : questionnaire et examen complets

Chaque diagnostic chiropratique repose essentiellement sur une anamnèse (questionnaire) et un examen physique complets et détaillés. Non seulement ils sont essentiels pour déterminer la cause du problème, mais ils servent également à éliminer des causes ou des pathologies potentiellement plus graves qui ne découlent pas d’un suivi chiropratique.

En effet, certains maux de tête peuvent avoir une origine dite “non-chiropratique”, dans le sens où elle n’est pas neuromusculosquelettique. On peut penser à différentes causes comme une tumeur cérébrale, un AVC, un trouble neurologique, une méningite ou une hémorragie intracrânienne. Ces diagnostics ne sont pas des diagnostics chiropratiques et les symptômes qu’ils présentent ne sont pas associés à ceux des types de céphalées énumérés précédemment. Dans tous les cas, le chiropraticien est formé pour reconnaître les signes et symptômes qui ne s’apparentent pas à des conditions chiropratiques et pourra orienter le patient vers le professionnel de la santé indiqué.

Quoi faire maintenant que le diagnostic est tombé?

Lorsque le mal de tête apparaît, prenez certaines habitudes afin d’optimiser votre état. Sans nécessairement certifier que le mal partira, vous serez en mesure de mettre toutes les chances de votre côté pour améliorer votre condition.

  • Buvez de l’eau
    La déshydratation peut avoir un impact sur l’apparition d’un mal de tête.
  • Faites des exercices d’étirement
    Si le mal de tête est d’origine cervicale, il peut être bénéfique de faire des exercices d’étirement afin de stimuler la musculature.
  • Prenez une pause des écrans
    Les maux de tête peuvent être exacerbés par la lumière des écrans. Retirez-vous dans un endroit où la stimulation à la lumière n’est pas présente.
  • Reposez-vous
    Faites une sieste, allez prendre une marche, relaxez sur le fauteuil. Combiné avec l’hydratation, le repos est un élément clé dans la récupération des maux de tête.
  • Consultez votre chiropraticien
    Puisqu’il s’agit d’un diagnostic chiropratique, il va de soi que le suivi avec un chiropraticien peut faire partie des solutions à envisager pour optimiser votre état de santé. Les ajustements chiropratiques s’avèrent bénéfiques pour les conditions comme les céphalées de tension et les céphalées cervicogéniques. Outre les ajustements, votre chiropraticien sera en mesure de vous donner de judicieux conseils qui complèteront son suivi. Puisqu’il voit la santé dans sa globalité, il ne se limitera pas seulement au soulagement de la douleur, mais mettra aussi l’emphase sur vos habitudes de vie.

 

Sources, telles que consultées le 12 mars 2023
https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/headache-disorders#:~:text=Les%20c%C3%A9phal%C3%A9es%2C%20caract%C3%A9ris%C3%A9es%20par%20des,cours%20de%20l’ann%C3%A9e%20%C3%A9coul%C3%A9e.

https://www.merckmanuals.com/fr-ca/accueil/troubles-du-cerveau,-de-la-moelle-%C3%A9pini%C3%A8re-et-des-nerfs/c%C3%A9phal%C3%A9es/c%C3%A9phal%C3%A9es-de-tension

https://www.merckmanuals.com/fr-ca/accueil/troubles-du-cerveau,-de-la-moelle-%C3%A9pini%C3%A8re-et-des-nerfs/c%C3%A9phal%C3%A9es/migraines?query=migraine

https://www.chiropractic.ca/wp-content/uploads/2014/09/Headache-CPG-final-Jan2012_French.pdf?e3c7c0

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15 solutions naturelles pour soulager les maux de tête et migraines

Vous en avez assez d’avoir régulièrement mal à la tête? Dans cet article, vous découvrirez les causes les plus communes à l’origine des maux de tête ainsi que nos 15 meilleures solutions naturelles pour les soulager ou les traiter.

Le mal de tête se retrouve au sommet de la liste des problèmes physiques les plus invalidants à travers le monde. Des épisodes fréquents de céphalées (ou maux de tête) entraînent une diminution de la qualité de vie et peuvent même affecter les sphères familiale, sociale et professionnelle d’un individu qui en souffre.

Il existe plusieurs sortes de maux de tête; les céphalées de tension et la migraine sont les plus communes. D’autres types de céphalées sont aussi fréquents : la céphalée de Horton (ou algie vasculaire de la face ou Cluster), les désordres temporo-mandibulaires (mâchoire), la névralgie d’Arnold, les céphalées cervicogéniques, la sinusite et plusieurs autres.

Selon l’Association chiropratique américaine, 95 % des maux de tête sont des céphalées primaires, c’est-à-dire des céphalées de tension, des migraines ou des céphalées cervicogéniques. Elles ne sont causées par aucune maladie, mais par un déséquilibre neurostructurel résultant de mauvaises habitudes de vie.

Il existe autant de causes que de types de maux de tête : dysfonction des articulations vertébrales, tension musculaire, déshydratation, intolérance à des parfums synthétiques, intolérance alimentaire, débalancement hormonal, déficience en vitamines ou minéraux, abus d’alcool, sevrage, infection des voies respiratoires supérieures, hypertension, hypoglycémie, maladie grave…

Le soulagement de la céphalée dépendra évidemment de son origine. Un docteur en chiropratique peut vous aider à mettre en lumière la cause de vos maux de tête. Vous serez ainsi plus en mesure d’identifier les éléments déclencheurs, s’il y en a, et de les éviter, si possible. Vous pourrez aussi établir avec votre docteur en chiropratique un plan de traitement adapté à votre situation et découvrir les outils qui vous aideront à soulager vos symptômes.

Voici 15 solutions naturelles pour soulager les maux de tête.

1) Boire de l’eau. Quel conseil banal, n’est-ce pas? Vous seriez surpris du nombre de maux de tête causés par la déshydratation. Dès que l’on ressent un début de céphalée, on se précipite sur notre bouteille d’eau pour boire un grand coup!

2) Consulter en chiropratique. Le chiropraticien est en mesure de trouver et de régler la cause de nombreux maux de tête. Il pourra aussi vous guider dans l’adoption d’un style de vie sain dans lequel la fréquence et la durée des maux de tête pourraient être réduites. De nombreuses études rapportent que les ajustements chiropratiques (manipulations cervicales) sont efficaces et sécuritaires dans le traitement des migraines et des céphalées d’origine cervicale, tout en étant associés à peu d’effets secondaires. Consulter un chiropraticien vous permettra de recevoir un diagnostic clair et d’établir avec lui un plan de traitement adapté à votre situation.

3) Se masser le cou, les épaules et le visage. De nombreux maux de tête prennent leur origine dans une tension musculaire du cou ou des épaules. Effectuer un massage et des étirements de ces muscles peuvent aider à relâcher la pression. Consultez un chiropraticien pour trouver et régler la cause de ces tensions musculaires dès que possible. D’autres céphalées proviennent plutôt d’une congestion des sinus. Avec le bout des doigts, massez le front et les joues de l’extérieur vers l’intérieur – l’objectif étant de diriger le mucus vers le nez pour qu’il s’écoule dans la gorge.

4) Détecter les intolérances. Le gluten, les produits laitiers et même les ondes électromagnétiques peuvent être la cause de maux de tête. La seule façon de savoir si vos maux de tête sont provoqués par une intolérance, c’est d’éliminer l’agent soupçonné pendant une période d’environ 30 jours et d’observer les effets.

5) Éviter les déclencheurs. Certains types de maux de tête, et particulièrement les migraines, sont précipités par des éléments déclencheurs comme les sulfites, le café, les produits laitiers, l’alcool, les charcuteries, les additifs alimentaires, les colorants alimentaires, le sucre raffiné, etc. Apprenez à connaître quels aliments vous provoquent des maux de tête (le journal alimentaire peut être d’une grande utilité) et évitez-les autant que possible de manière à réduire la fréquence des épisodes.

6) Éviter les parfums synthétiques. Ils sont PARTOUT : détergents, eau de toilette, produits ménagers, désodorisants textiles, chandelles parfumées, cosmétiques, etc. Choisissez des produits sans parfum et ajoutez vous-mêmes vos huiles essentielles de haute qualité (les huiles essentielles bon marché contiennent souvent des agents de remplissage et des solvants synthétiques). Évitez de vous parfumer, n’utilisez pas de « sent-bon » dans la voiture ou dans la maison.

7) Utiliser l’huile essentielle de menthe poivrée ou de lavande. Optez pour une huile essentielle de grade thérapeutique : mettez une goutte dans la paume de votre main, frottez vos mains ensemble, fermez les yeux et approchez vos mains de votre nez. Prenez 3 ou 4 grandes inspirations par le nez. Frottez vos mains sur votre nuque et vos épaules et massez vos tempes. Répétez au besoin.

8) Prendre l’air. Sortez prendre une marche de quelques minutes pour oxygéner votre cerveau et réduire les tensions.

9) Essayer la cryothérapie et la thermothérapie. Certains maux de tête peuvent être soulagés par l’application de glace ou de chaleur sur la nuque. N’appliquez pas la glace directement sur la peau et ne dépassez pas 15 minutes. La chaleur peut être laissée environ 30 minutes.

10) Prendre un supplément de magnésium. Nombreuses sont les personnes présentant un déficit de magnésium et des études ont rapporté que les personnes souffrant de migraines étaient particulièrement touchées par ce déficit. Un supplément quotidien de magnésium de haute qualité (sous forme de citrate ou de bisglycinate de magnésium) peut être une bonne option, particulièrement chez les personnes vivant beaucoup de stress, chez les diabétiques ou chez les gens qui consomment de fortes quantités d’alcool.

11) Délaisser les écrans. L’ordinateur, la tablette, la télévision ou le téléphone mobile peuvent fatiguer les yeux et entraîner des maux de tête. Les appareils mobiles sont encore plus souvent à l’origine de maux de tête en raison de la position dans laquelle on les consulte (cou du texto). Redressez-vous et prenez des pauses régulières, que ce soit lors des loisirs ou du travail.

12) Bouger plus. L’exercice physique augmente le taux d’endorphines dans le corps et favorise la détente et la résistance au stress. Faire des étirements régulièrement peut aussi aider à réduire l’apparition des maux de tête.

13) Apprendre à gérer son stress. Trouvez des outils de gestion du stress qui vous conviennent : yoga, méditation, écoute de musique, marche en nature, etc. Le stress mental est une cause majeure de tension physique qui affecte la mobilité du cou et la tension musculaire.

14) Adopter une posture adéquate. Que ce soit au bureau, sur le divan ou dans votre lit, une posture adéquate est importante dans la prévention des maux de tête. Assurez-vous d’avoir un poste de travail ergonomique. Utilisez un oreiller à votre taille et ne dormez pas sur le ventre.

15) Soigner les allergies. Les maux de tête peuvent provenir d’un problème d’allergie saisonnière ou encore d’une allergie à la poussière ou aux acariens. Utilisez l’huile essentielle de lavande pour réduire vos symptômes, passez l’aspirateur fréquemment et particulièrement sur le matelas.

 

Références
1. MAUSKOP et coll. « Why all migraine patients should be treated with magnesium », Journal of neural transmission, Vienne, vol. 119, no 5, p. 575-579, 2012.
2. BRYANS et coll. « Evidence-based guidelines for the chiropractic treatment of adults with headache », Journal of Manipulative Physiological Therapeutics, 2011.
3. TUCHIN. « A Randomized Controlled Trial of Chiropractic Spinal Manipulative Therapy for Migraine », Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics, 2000.
4. CLAR C. et coll. « Clinical effectiveness of manual therapy for the management of musculoskeletal and non-musculoskeletal conditions: systematic review and update of UK evidence report », Chiropractic Manual Therapies, 28 mars 2014, vol. 22, no 1, p. 12.
5. VARATHARAJAN S. et coll. « Are non-invasive interventions effective for the management of headaches associated with neck pain? An update of the Bone and Joint Decade Task Force on Neck Pain and Its Associated Disorders by the Ontario Protocol for Traffic Injury Management (OPTIMa) Collaboration », European Spine Journal, juillet 2016, vol. 25, no 7, p. 1971-1999.

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