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Prévenir les douleurs au membre supérieur grâce à la chiropratique

Les douleurs au cou, à l’épaule, au bras, au coude ou au poignet font partie des troubles les plus fréquents vus en chiropratique. Qu’il s’agisse d’une douleur persistante à l’épaule, d’un engourdissement au bras ou d’une perte de force dans la main, ces symptômes trouvent souvent leur origine dans un dysfonctionnement neuromusculosquelettique qui n’est pas toujours localisé au même endroit que la douleur. Autrement dit, l’origine du problème n’est pas toujours située à la zone où la douleur est ressentie.

Dans cet article, vous apprendrez quelles peuvent être les causes des douleurs associées aux conditions neuromusculosquelettiques du membre supérieur, et vous découvrirez quelle différence pourrait faire la chiropratique dans votre santé — autant au niveau de la gestion de la douleur que de la restauration de la fonction, de la mobilité et de la qualité de vie.

Comprendre le lien entre la colonne vertébrale et le membre supérieur

Le système nerveux joue un rôle central dans la régulation du mouvement, de la force musculaire et de la sensation de douleur. Les nerfs qui contrôlent le membre supérieur — c’est-à-dire l’épaule, le bras, l’avant-bras et la main — prennent naissance dans la moelle épinière, principalement au niveau cervical et thoracique.

La subluxation vertébrale, qui est une perte de mobilité ou d’alignement au niveau vertébral, peut entraîner une interférence dans la transmission nerveuse. Avec le temps, cette interférence peut provoquer différents problèmes : douleurs, tensions musculaires, perte de mouvement, etc.

Les chiropraticiens sont formés, entre autres, pour évaluer ces interactions complexes entre le système nerveux, les muscles et les articulations (système neuromusculosquelettique). Grâce à une approche globale, leur rôle est d’identifier la cause du déséquilibre et de la traiter, plutôt que de se limiter à la gestion des symptômes qui en découlent.

Les conditions neuromusculosquelettiques les plus fréquentes du membre supérieur

1. Les douleurs à l’épaule

La douleur à l’épaule est souvent liée à l’atteinte d’un tendon (tendinite), d’un ligament ou d’une bourse (bursite). Ces conditions découlent souvent d’un mouvement répétitif ou d’une mauvaise posture. Un mauvais alignement cervical ou thoracique peut également perturber la biomécanique de l’épaule, déstabiliser le mouvement et favoriser l’apparition de douleur.

Les diagnostics les plus rencontrés concernant les douleurs à l’épaule sont les suivants :

L’épaule étant une articulation très mobile, elle dépend d’un équilibre précis entre les muscles, les tendons, les articulations et le système nerveux. Lorsque cet équilibre est altéré — par exemple à la suite d’un désalignement vertébral, d’un mouvement répétitif ou d’un traumatisme —, les structures avoisinantes se mettent à compenser, ce qui entretient souvent l’inconfort.

Une évaluation chiropratique complète permet de déterminer si la cause est locale (tendons, ligaments, articulations) et/ou d’origine vertébrale.

2. La douleur au coude

Au niveau du coude, 2 conditions neuromusculosquelettiques reviennent fréquemment :

  • L’épicondylite médiale (golfer’s elbow)
  • L’épicondylite latérale (tennis elbow)

Ce sont des tendinites, donc elles se caractérisent par l’inflammation d’un tendon au niveau de son insertion sur l’os. Au niveau du coude, les épicondyles médial et latéral servent de point d’ancrage aux tendons des muscles fléchisseurs et extenseurs de l’avant-bras (ceux qui font la flexion et l’extension du poignet), et c’est leur surutilisation ou un déséquilibre biomécanique qui provoque la douleur, la sensibilité et la limitation fonctionnelle.

En plus du traitement local au niveau du coude, le chiropraticien peut évaluer la posture, la mobilité du poignet, de l’épaule afin de suivre le problème dans son ensemble. Selon la cause, il peut suggérer des exercices personnalisés et conseiller certaines modifications au niveau de la posture du travail, par exemple.

3. Les douleurs au poignet et à la main

Le plus souvent, quand on parle de condition neuromusculosquelettique à la main et au poignet, on pense au syndrome du canal carpien.

Le syndrome du tunnel carpien se manifeste principalement par des engourdissements, des picotements ou une perte de force dans le pouce, l’index, le majeur et parfois l’annulaire. Cette condition survient lorsqu’un nerf (le nerf médian) est comprimé dans le canal carpien, un passage étroit situé au niveau du poignet. Souvent, cette compression vient de mouvements répétitifs ou d’un désalignement biomécanique.

En chiropratique, l’évaluation ne se limite pas au poignet : le chiropraticien examine aussi le cou, l’épaule et la colonne vertébrale afin d’identifier d’éventuelles dysfonctions articulaires ou subluxations vertébrales pouvant nuire à la transmission nerveuse et contribuer à la douleur ou à la faiblesse de la main.

Une douleur qui persiste : que se passe-t-il?

Une douleur ignorée ou mal prise en charge peut évoluer vers un état chronique.

Avec le temps, les tissus peuvent compenser : la musculature se contracte, les articulations perdent leur mobilité et le système nerveux se retrouve en continuelle adaptation. C’est ce que l’on appelle la neuroplasticité : le corps développe une nouvelle réalité, où la douleur et la tension deviennent la norme.

Ce phénomène rend la récupération plus complexe, car le système nerveux “apprend” à maintenir la douleur, même lorsque la cause initiale s’atténue. En chiropratique, l’objectif est de rééduquer le système neuromusculosquelettique et de restaurer le mouvement naturel. Par des ajustements, des exercices et des conseils adaptés, l’objectif est d’aider le corps à retrouver son équilibre initial et à briser le cercle de la douleur.

Pour le chiropraticien, la douleur est perçue comme un signal d’alarme. L’objectif du suivi n’est pas simplement de soulager, mais de corriger la cause du déséquilibre afin de prévenir les récidives.

Le rôle de la subluxation vertébrale dans les douleurs du membre supérieur

Comme mentionné plus haut, la subluxation vertébrale est une dysfonction articulaire qui peut perturber la communication entre le cerveau et le corps. Lorsqu’une vertèbre perd de sa mobilité, les récepteurs nerveux environnants s’adaptent à ce nouveau mouvement, ce qui peut créer un déséquilibre dans la transmission de l’influx nerveux. Cette interférence peut entraîner de la douleur, de la raideur, ou même une perte de mobilité articulaire plus importante.

Chez plusieurs patients, cette situation peut se manifester par :

  • Une sensation de raideur dans le cou ou entre les omoplates
  • Des engourdissements qui descendent dans le bras
  • Un point intense entre les omoplates
  • Etc.

Les ajustements chiropratiques peuvent contribuer à réduire l’irritation nerveuse et à optimiser la fonction du système neuromusculosquelettique. Le corps retrouve ainsi un équilibre plus naturel, favorisant un état de guérison et le retour à une fonction plus “normale”.

Les options de suivi en chiropratique

Chaque suivi chiropratique est adapté à la condition et aux besoins du patient. Après une évaluation complète (anamnèse, examen neurologique, orthopédique et postural), le chiropraticien élabore une approche personnalisée. Une prise en charge rapide permet non seulement de soulager la douleur, mais surtout de corriger la cause du problème.

Les options peuvent inclure :

  • Des ajustements chiropratiques pour restaurer la mobilité des vertèbres et des articulations périphériques
  • Des techniques de tissus mous
  • Des conseils posturaux et ergonomiques
  • Des exercices de renforcement, d’étirement et de stabilisation
  • Un suivi de prévention, afin de maintenir la santé neuromusculosquelettique et éviter les récidives

La prévention est au cœur de la pratique chiropratique. En entretenant la mobilité vertébrale et en optimisant le fonctionnement du système nerveux, le chiropraticien aide le corps (les épaules et les bras aussi) à mieux s’adapter aux stress quotidiens : travail prolongé à l’ordinateur, gestes répétitifs, efforts physiques ou posture inadéquate.

En plaçant le système nerveux au cœur de sa démarche, il agit non seulement sur les symptômes, mais aussi sur la cause profonde du déséquilibre. Résultat : une meilleure posture, une santé durable et un corps plus libre qui exprime son plein potentiel!

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Nerf sciatique et chiropratique : causes, symptômes et approches possibles pour réduire la douleur

L’atteinte du nerf sciatique, souvent appelée la sciatique, est une condition neuromusculosquelettique douloureuse qui touche de nombreuses personnes. Comprendre son origine, ses symptômes et les options de traitement possibles est essentiel pour trouver un soulagement adéquat et découvrir des pistes de solutions de prévention. La chiropratique pourrait jouer un rôle important dans la gestion de la sciatalgie, et cet article vous permettra d’en apprendre davantage sur cette condition, tout en vous offrant des pistes de solutions efficaces et durables.

Anatomie de la région lombaire

La région lombaire se situe au bas du dos. Voici de quoi elle est composée :

  • Cinq vertèbres lombaires, numérotées de L1 à L5, qui s’articulent les unes avec les autres
  • Du sacrum, composé généralement de 5 segments, qui s’articule à la colonne vertébrale lombaire
  • Des disques intervertébraux, situés entre les vertèbres, qui servent en quelque sorte d’amortisseur de choc et aident au mouvement de la région lombaire
  • Du canal rachidien, formé par les vertèbres lombaires, et dans lequel passe la moelle épinière
  • Les racines nerveuses lombaires, qui émergent de la moelle épinière, sortent par des ouvertures latérales (foramens intervertébraux) à travers les vertèbres lombaires et innervent les structures des jambes et des pieds. Le nerf sciatique naît de certaines de ces racines, et descend dans la fesse, la cuisse, le mollet et se rend jusqu’au pied.

Cette structure complexe qu’est la région lombaire joue à la fois un rôle de support (porter le poids du corps, permettre le mouvement) et de protection des éléments nerveux. Elle sert de lien afin de transmettre l’information nerveuse vers les membres inférieurs. Toute perturbation dans cette synergie (disque, vertèbre, racine nerveuse, inflammation, articulation) peut conduire à une dysfonction qui, à son tour, peut entraîner une douleur locale ou irradiante en lien avec le nerf sciatique.

Les causes de la douleur sciatique

Les causes potentielles de l’atteinte du nerf sciatique sont variées :

  • Hernie discale : Il s’agit de l’une des causes les plus fréquentes associées à l’atteinte du nerf sciatique. Dans cette condition, le noyau pulpeux du disque intervertébral fait saillie à travers l’anneau fibreux, ce qui peut comprimer une racine nerveuse. Dans le cas présent, il s’agit d’une racine nerveuse faisant partie du nerf sciatique.
  • Sténose lombaire : La sténose lombaire est associée à un rétrécissement du canal rachidien ou des foramens intervertébraux, ce qui peut exercer une compression sur les racines nerveuses et causer une douleur associée à celle du nerf sciatique.
  • Syndrome du piriforme : Le nerf sciatique peut être irrité ou comprimé par le muscle piriforme (muscle de la fesse), puisqu’il passe sous ce muscle. Si ce dernier est hypertonique ou inflammé, il peut avoir un impact sur le nerf sciatique et causer les symptômes connus de la sciatalgie.
  • Arthrose : L’arthrose est une forme de dégénérescence articulaire qui peut s’installer avec le processus naturel de vieillissement ou de façon secondaire à un traumatisme physique. Au niveau vertébral, l’arthrose peut toucher les disques intervertébraux ou les foramens intervertébraux, ce qui entraîne une diminution de l’espace nécessaire au bon fonctionnement des structures nerveuses et ainsi causer les douleurs associées au nerf sciatique.
  • Traumatismes ou microtraumatismes : Mouvement brusque, soulever des poids de façon inadéquate, chute, mouvement de torsion répétée, postures inadéquates, etc.
  • Moins fréquemment : tumeurs, infections, maladies métaboliques, etc.

Le chiropraticien est en mesure de déterminer l’origine de l’atteinte du nerf sciatique. En conséquence, si elle est de nature neuromusculosquelettique et que la condition décrite est traitable en chiropratique, il établira le suivi le plus approprié pour aider son patient. Dans l’éventualité où la cause serait d’origine infectieuse ou métabolique, par exemple, il pourra orienter son patient vers le professionnel de la santé apte à le prendre en charge. Dans tous les cas, l’évaluation chiropratique aura servi à orienter le patient de la bonne façon, tout en lui assurant un suivi adéquat.

Les symptômes de la douleur associée au nerf sciatique

Les symptômes associés au nerf sciatique peuvent varier eux aussi. Selon la cause, la gravité, le lieu de l’atteinte et la racine touchée, ils peuvent être légers, ou au contraire, très incommodants. Leur intensité, leur durée et leur localisation peuvent également varier. En général, les signes et les symptômes les plus fréquemment rapportés sont ceux-ci :

  • Douleur qui irradie : douleur qui part du bas du dos ou de la fesse et qui descend dans l’arrière de la jambe, parfois jusqu’au pied. Cette douleur peut être décrite comme une brûlure, une décharge électrique, une douleur lancinante ou un engourdissement.
  • Sensation d’engourdissements, de fourmillements ou picotements dans la jambe ou le pied.
  • Faiblesse musculaire dans certains muscles de la jambe, difficulté à marcher ou à se tenir debout, selon la racine atteinte.
  • Douleur aggravée par certains mouvements : se pencher en avant, éternuer, tousser, torsion du tronc, flexion lombaire, etc.
  • Limitation de la mobilité et adoption d’une posture de compensation pour éviter les douleurs (ex.: avoir tendance à préférer rester penché vers l’avant).

Dans plusieurs cas, la douleur est ressentie d’un seul côté du corps. Toutefois, il peut y avoir des cas où la douleur est bilatérale.

Mise en garde : une douleur bilatérale associée à de l’incontinence pourrait être signe d’une condition nécessitant une prise en charge médicale immédiate, soit le syndrome de la queue de cheval. Assez rare, elle ne doit pas être prise à la légère.

Subluxation vertébrale et nerf sciatique : quel est le lien?

Le concept de subluxation vertébrale fait partie intégrante de la philosophie chiropratique.

Une subluxation vertébrale est définie comme une dysfonction d’une articulation vertébrale, qui se traduit par une mobilité altérée ou une perte de qualité de mouvement, ainsi que par une interférence dans la transmission nerveuse.

Les causes de la subluxation sont multiples : stress physique (traumatismes, microtraumatismes, mauvaises postures), stress chimique (toxines, nutrition), stress émotionnel.

Les conséquences possibles de la subluxation sont celles-ci :

  • Douleur locale ou qui irradie
  • Perte d’amplitude de mouvement
  • Inflammation
  • Raideurs musculaires
  • Altérations possibles du fonctionnement nerveux
    (Dans le cas de la sciatalgie, la présence de la subluxation peut avoir un impact sur la transmission de l’information nerveuse, puisqu’elle peut engendrer de l’inflammation et une perte de mobilité articulaire. En conséquence, les structures nerveuses peuvent ne pas fonctionner optimalement).

Traitement chiropratique et atteinte du nerf sciatique : pourquoi?

La chiropratique propose plusieurs avenues de traitement pour réduire les symptômes de la sciatalgie, restaurer la fonction et tenter de prévenir les récidives. Pour déterminer la nature de la condition présentée par son patient, le chiropraticien procède à différentes étapes d’évaluation.

1. Diagnostic chiropratique

  • Une anamnèse complète (historique de santé complet, mode de vie, antécédents de douleurs, actions qui aggravent ou soulagent la douleur, moment d’apparition de la douleur, intensité, etc.). Suite à cette anamnèse, le chiropraticien a généralement une liste de diagnostics potentiels (diagnostics différentiels) en tête. La suite de la rencontre servira à mettre en lumière celui qui correspond le mieux aux signes et symptômes observés et décrits par le patient.
  • Un examen physique : évaluation de la posture, palpation de la colonne vertébrale, examen orthopédique et examen neurologique adaptés aux diagnostics différentiels établis.
  • Si nécessaire, des examens complémentaires (radiographies, IRM) sont effectués ou prescrits pour confirmer la présence d’une hernie discale, d’une sténose ou d’une autre cause anatomique comme l’arthrose.

2. Ajustements chiropratiques et thérapies complémentaires au besoin

Puisque la chiropratique met l’accent sur l’évaluation du fonctionnement vertébral et nerveux, elle pourrait identifier des subluxations ou des dysfonctions articulaires contribuant à la compression nerveuse ou au maintien de l’inflammation.

Les ajustements chiropratiques, qui visent à corriger la subluxation vertébrale, peuvent redonner mobilité aux vertèbres ou aux articulations affectées, et diminuer les interférences nerveuses.

Le travail des tissus mous (muscles, fascias) et les mobilisations articulaires peuvent quant à eux être bénéfiques pour améliorer la mobilité articulaire, relâcher les tensions et, dans certains cas, diminuer la compression sur le nerf.

3. Gestion de la douleur

Conjointement aux ajustements chiropratiques, certaines stratégies de gestion de la douleur peuvent être envisagées et recommandées, telles que l’application de froid ou chaud, le repos, les exercices d’étirement ou de renforcement.

Lorsqu’il est en présence d’un diagnostic chiropratique, le chiropraticien est à même de proposer ce qui est le plus bénéfique pour son patient. De plus, en fonction de ses habitudes de vie, il peut suggérer un changement de posture au travail, par exemple. Avec sa vision globale de la santé, il fait sans aucun doute partie des professionnels à consulter pour ce type de condition, d’autant plus que son suivi aura également comme objectif d’éviter les récidives.

La sciatalgie est une douleur qui peut être très invalidante, mais une meilleure compréhension de l’anatomie lombaire, des causes possibles, des symptômes usuels, et du rôle de la chiropratique peut aider à envisager des solutions efficaces, sécuritaires et durables. La chiropratique pourrait offrir des options pour soulager la douleur, améliorer la mobilité, corriger les subluxations, et soutenir la guérison naturelle du corps, et ce, tout en ayant comme objectif d’éviter les récidives et maintenir un état de santé optimale. Grâce à une évaluation rigoureuse et à un diagnostic précis, votre chiropraticien pourrait sans doute être le professionnel de choix pour vous accompagner efficacement dans la réalisation de vos objectifs en matière de santé!

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Qu’est-ce qu’une subluxation vertébrale?

Trop longtemps relégué au statut de simple théorie, le concept de subluxation vertébrale s’appuie désormais sur des preuves scientifiques solides. Il s’agit d’une notion assez compliquée; même les chiropraticiens ont de la difficulté à l’expliquer simplement à leurs patients. On peut la définir ainsi :

La subluxation vertébrale est la dysfonction biomécanique ET neurologique d’une articulation vertébrale qui se traduit à la fois par une mobilité articulaire anormale et par une distorsion des signaux nerveux échangés entre le corps et le cerveau, résultant en une capacité amoindrie du corps à se réguler, s’harmoniser, s’adapter et se guérir.

Quelles sont les causes de la subluxation vertébrale?

La subluxation vertébrale est une mauvaise adaptation du corps devant un stress. Il existe trois types de stress pouvant causer la subluxation vertébrale : les stress physiques (traumatismes), les stress chimiques (toxines) et les stress émotionnels (émotions).

1. Les stress physiques sont classés en deux catégories : les macrotraumatismes et les microtraumatismes.

A. Les macrotraumatismes représentent les blessures physiques classiques résultant d’un accident, d’une chute, du processus de la naissance ou d’un impact sportif.

B. Les microtraumatismes sont des blessures plus sournoises provenant de mauvaises habitudes posturales, d’un style de vie sédentaire, de mouvements répétés ou d’une surutilisation.

Le stress physique est le plus évident des trois types de stress. Il provoque de façon directe un problème biomécanique d’une articulation qui se solde par une subluxation vertébrale.

2. Les stress chimiques sont en fait des toxines présentes sous forme d’agent de conservation, de colorants, de parfums, d’agents texturants, d’agents moussants, de molécules chimiques, de toxines environnementales, de métaux lourds ou de résidus domestiques dangereux. Il peut même s’agir d’un manque de vitamines, de minéraux et de nutriments ou encore d’un excès de sucres raffinés ou de gras trans, par exemple.

Les toxines perturbent l’équilibre chimique et s’accumulent dans le corps, réduisant ainsi sa résistance physique. On parle de « charge toxique ». L’affaiblissement causé par une trop grande charge toxique facilite l’apparition de la subluxation puisque le corps s’adapte moins bien aux stress physiques cités précédemment.

3. Le stress émotionnel fait référence aux émotions négatives ressenties par un individu. Il entraîne notamment des tensions dans les muscles du cou et des épaules. Il peut s’agir de colère, de tristesse, d’angoisse de performance au travail, de peur liée à de l’intimidation ou du harcèlement, d’inquiétude provoquée par des problèmes financiers…

Les émotions négatives intenses sont à l’origine de la sécrétion d’hormones du stress (le cortisol, par exemple), qui perturbent à leur tour l’équilibre chimique du corps. Tout comme les toxines, les émotions négatives facilitent donc l’apparition de la subluxation en réduisant la résistance physique du corps.

En outre, tout agent stresseur a le potentiel de créer une subluxation, et la subluxation est un agent stresseur en soi. Le lien entre la subluxation et un état de stress chronique est de plus en plus étudié. L’hypothèse proposée est que la subluxation vertébrale constitue un agent stresseur neurologique qui active la réponse au stress de l’amygdale (une partie du cerveau) à des niveaux bas, mais chroniques.

Qu’est-ce qui se passe dans la colonne vertébrale?

Si la ou les causes de la subluxation vertébrale (les 3 différents types de stress) persistent, le corps ne sera pas en mesure de réparer adéquatement les tissus. Le processus inflammatoire peut alors devenir chronique et provoquer une fibrose de l’articulation, c’est-à-dire une cicatrisation anormale des tissus. Toutes les structures articulaires, dont le disque intervertébral, peuvent alors s’endommager.

Quels sont les effets sur le cerveau?

Mais les effets ne s’arrêtent pas à la colonne vertébrale. L’aspect neurologique de la subluxation vertébrale est, comme mentionné précédemment, d’une importance capitale et les recherches en chiropratique les plus récentes s’y intéressent particulièrement.

La technologie offre désormais des outils performants et fiables aux chercheurs, qui commencent à comprendre l’ampleur des effets néfastes de la subluxation vertébrale sur les fonctions nerveuses.

Un centre de recherche néozélandais étudie précisément la façon dont la subluxation vertébrale affecte la communication entre le corps et le cerveau et met en lumière ses impacts sur les fonctions du système nerveux.

La dysfonction biomécanique associée à la subluxation (trouble de la mobilité, inflammation, cicatrisation, étirement ou contraction musculaire, etc.) se répercute sur le système nerveux en brouillant les signaux envoyés au cerveau.

Les muscles et les tissus de la colonne vertébrale renferment des milliers de capteurs qui détectent et relaient au cerveau différents paramètres dont la position dans l’espace (mécanorécepteurs) et les dommages tissulaires (nocicepteurs). Ce relais se fait de façon subconsciente.

On pourrait comparer les mécanorécepteurs aux « yeux » du cerveau et les nocicepteurs au « check engine ». La subluxation vertébrale perturbe ces signaux, ce qui entraîne des erreurs de perception du cerveau – il ne voit plus la réalité telle qu’elle est vraiment.

La douleur peut aussi apparaître : c’est le « check engine » qui s’allume. Il s’agit des signaux de nociception qui passent du subconscient au conscient.

Si la cause des interférences (subluxation vertébrale) n’est pas éliminée, les distorsions de la réalité et la douleur augmenteront graduellement.

Une perception inexacte de la réalité aura des conséquences sur la façon dont le cerveau intègre et traite toutes les informations, et pas seulement celles qui sont erronées. L’organisme aura alors de plus en plus de difficulté à répondre adéquatement à son environnement, à réguler ses fonctions et à se guérir.

Le corps aura perdu son homéostasie, c’est-à-dire sa capacité à se maintenir en équilibre physique, chimique et émotionnel.

Quelles sont les conséquences de la subluxation vertébrale?

Si la subluxation vertébrale n’est ni traitée ni éliminée, elle peut avoir de graves conséquences. La perte de l’homéostasie mentionnée plus haut est probablement la plus redoutable de toutes. Cependant, il ne s’agit pas du seul effet néfaste de la subluxation vertébrale sur l’ensemble du corps.

La composante biomécanique de la subluxation vertébrale peut entraîner divers symptômes et problèmes tels que :

Raideurs
Douleurs
Perte d’amplitude de mouvement
Inflammation (enflure, chaleur et rougeur locales)
Tensions musculaires
Torticolis ou entorse
Mauvaise posture
Maux de tête
Protrusion ou hernie discale
Dégénérescence (arthrose ou ostéoarthrite)
Etc.

Les symptômes et troubles de santé pouvant être provoqués par la composante neurologique (problèmes de communication du système nerveux) sont beaucoup plus nombreux et variés* :

Fatigue
Troubles du sommeil
Problèmes d’équilibre
Engourdissements
Brûlures
Lourdeurs
Pertes de force musculaire
Étourdissement et vertiges
Pression artérielle élevée
Baisse de l’immunité
Troubles de l’humeur
Troubles digestifs
Problèmes respiratoires
Troubles de la coordination
Brouillard mental
Migraine
Hypersensibilité
Etc.

* La plupart de ces symptômes sont liés à la stimulation du système nerveux sympathique et à l’inflammation chronique. Des symptômes comme les troubles du sommeil, la fatigue, le brouillard mental, l’hypertension artérielle et les troubles de l’humeur peuvent aussi être aggravés par la douleur.

Un facteur de risque supplémentaire

Bien sûr, la subluxation vertébrale n’est pas nécessairement ni toujours la cause de tous ces problèmes. Tout comme des habitudes de vie malsaines, elle représente un des multiples facteurs pouvant prédisposer à certains troubles de santé.

Notamment, il a été démontré que la subluxation vertébrale facilite le déclenchement du système nerveux sympathique. Cette portion du système nerveux autonome est responsable de la réaction « fuite ou combat » devant un danger — par opposition au système nerveux parasympathique, qui déclenche les fonctions de relaxation et digestion. Lorsqu’il est sollicité, le système nerveux sympathique provoque la sécrétion de cortisol, l’hormone du stress.

Est-il possible de prévenir et d’éliminer les subluxations vertébrales?

Deux actions principales peuvent être prises afin de diminuer les subluxations vertébrales : réduire les stress à l’origine de la subluxation vertébrale et consulter un chiropraticien pour éliminer les subluxations vertébrales existantes.

1. Réduire les stress causant la subluxation vertébrale. L’adoption d’un style de vie sain est la clé pour limiter les différents stress qui causent la subluxation vertébrale. L’alimentation, l’exercice physique, le repos, les pensées, les relations et l’environnement sont toutes des sphères de vie que l’on peut apprendre à améliorer un peu chaque jour. Malheureusement, il est impossible d’éliminer tous les stress de notre vie. Bien qu’il soit en mesure de vous conseiller sur les saines habitudes à adopter pour réduire les 3 types de stress, le chiropraticien jouera un rôle unique dans le traitement des subluxations vertébrales.

2. Bénéficier d’ajustements chiropratiques. L’ajustement chiropratique est la seule façon connue d’éliminer les subluxations vertébrales. Il s’agit d’une manipulation articulaire de faible amplitude et de haute vélocité (très rapide) qui rétablit le mouvement normal de l’articulation vertébrale.

Les plus récentes recherches indiquent une amélioration instantanée dans la qualité des signaux nerveux relayés par les mécanorécepteurs et les nocicepteurs vers le cerveau. L’ajustement chiropratique agit donc simultanément sur les composantes biomécaniques et neurologiques de la subluxation vertébrale.

Les chiropraticiens sont les seuls professionnels de la santé formés pour détecter et éliminer les subluxations vertébrales. Au Québec, ils doivent compléter un doctorat universitaire de premier cycle d’une durée de 5 ans et répondre aux exigences de l’Ordre des chiropraticiens du Québec (examens, formation continue, etc.) pour obtenir leur permis de pratique.

Le docteur en chiropratique détecte et élimine les subluxations grâce à des ajustements chiropratiques, rétablissant ainsi la communication entre le cerveau et le corps. Ce qui donne l’occasion au système nerveux de maintenir son équilibre (homéostasie), de se guérir et de mieux s’adapter aux stress impossibles à éviter.

Saviez-vous que?

La définition de la subluxation vertébrale a évolué à travers les années, tout comme la science qui l’explique. C’est pourquoi nous sommes passés d’une vertèbre bloquée, coincée ou déplacée et de nerfs pincés à un concept plus physiologique. À une certaine époque — pas si lointaine, disons-le —, on utilisait l’analogie du pied sur le boyau d’arrosage pour expliquer les symptômes systémiques associés à la subluxation vertébrale. Ce concept est désuet.

Parce que la subluxation vertébrale ne se limite pas simplement au déplacement ou au blocage d’une vertèbre, mais représente plutôt un processus au cours duquel de nombreux changements pathologiques surviennent, les chiropraticiens utilisent régulièrement l’expression complexe de subluxation vertébrale (CSV). Le CSV fait donc référence aux 5 composantes étroitement liées de la subluxation vertébrale ainsi qu’aux conséquences qu’elles engendrent.

Les 5 composantes de la subluxation vertébrale

1. Altération du mouvement = kinésiopathologie
2. Altération du système nerveux = neurophysiopathologie
3. Altération des muscles = myopathologie
4. Altération des tissus conjonctifs (ligaments, disques…) = histopathologie
5. Altération des fonctions vertébrales et systémiques = pathophysiologie

Il n’est pas rare d’entendre des chiropraticiens et d’autres professionnels de la santé parler d’une fixation articulaire, d’une dysfonction articulaire, d’un désalignement, d’une restriction articulaire, d’un syndrome facettaire ou d’une dysfonction vertébrale. Cette terminologie n’est pas incorrecte en soi, mais elle n’intègre pas la composante neurologique de la subluxation vertébrale.

À retenir :

  • La subluxation vertébrale est un problème de mouvement vertébral qui entraîne une interférence de la fonction nerveuse.
  • La subluxation vertébrale est causée par des stress physiques, chimiques et émotionnels.
  • La subluxation vertébrale provoque une perte de l’homéostasie (équilibre) du corps et de la vitalité, qui se manifeste par des symptômes très variés.
  • La subluxation vertébrale entrave le processus d’autoguérison naturel du corps.
  • Les chiropraticiens sont les seuls professionnels de la santé à être formés pour détecter et traiter les subluxations vertébrales.

 

Références

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ROME, P. A. « Basis for the Theory of a Central Chiropractic Principle – The Vertebral Subluxation », Chiropractic Journal of Australia, 2013, vol. 43, no 1, p. 2-14.

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KANDEL et SCHWARTZ. Principles of neural science, 4e édition, 2000.

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