Devrait-on prendre des suppléments? Peut-on se fier aux étiquettes et emballages des produits de santé naturels (PSN)? Comment savoir si un produit est de bonne qualité? Peut-on utiliser les PSN pour traiter un problème de santé? Quand doit-on demander conseil et à qui? Le pharmacien Jean-Yves Dionne répond à nos questions.

Tous les professionnels de la santé ne sont pas toujours outillés pour répondre aux questions de leurs patients concernant les produits de santé naturels (PSN). Le pharmacien Jean-Yves Dionne s’y intéresse depuis longtemps, depuis son adolescence en fait. Il s’est forgé une solide réputation dans le domaine des PSN grâce à son expertise : naturopathie, aromathérapie, herboristerie, médecine chinoise, nutrition, etc.

Il s’est donné pour mission d’informer à la fois la population (site web Franchement santé) et les différents professionnels de la santé (Académie de l’apothicaire, son portail de formations) sur les PSN, afin de créer des ponts entre les différentes professions, qu’il estime complémentaires. « Le patient, c’est lui qui mène, c’est lui qui fait le travail, qui choisit, mais il faut qu’il ait les bonnes informations. »

Jean-Yves Dionne a généreusement accepté de répondre aux questions que se posent les patients chiropratiques.

Quelle est la différence entre un produit de santé naturel (PSN), un médicament en vente libre et un médicament sur ordonnance?

Selon Jean-Yves Dionne, un PSN est d’origine naturelle. Il existe 3 critères pour recevoir un numéro NPN (un numéro de produit de santé naturel) de Santé Canada : la qualité, l’innocuité (la sécurité) et l’efficacité.
Santé Canada ne fait pas de tests, mais les fabricants doivent faire la preuve que ces 3 critères sont remplis.

Qualité. Les compagnies doivent faire parvenir des preuves écrites (études, rapports, etc.) de qualité, tout comme les laboratoires pharmaceutiques le font pour les médicaments.

Efficacité. Les allégations thérapeutiques traditionnelles sont acceptées dans ce modèle. C’est-à-dire que si le fabricant démontre que le produit a été traditionnellement utilisé, en médecine ayurvédique par exemple, son efficacité est considérée comme valide. « Il s’agit d’un irritant pour les scientifiques et les professionnels de la santé qui n’acceptent que les études cliniques randomisées (…) Dans les pays d’Europe que j’ai visités, les produits naturels sont les premiers outils du pharmacien! », explique M. Dionne.

Innocuité. Pour ce qui est de la sécurité (ou innocuité), il poursuit : « Le profil d’innocuité des PSN est beaucoup plus important que celui des médicaments sous prescription. On ne peut pas dire qu’il est sécuritaire mur à mur, mais il a fait la preuve de sa sécurité. Prenons l’échinacée en exemple, bonne chance pour te tuer avec ça! Il faut faire exprès! »

En d’autres mots, le PSN est naturel, a démontré une efficacité et a un profil de sécurité impressionnant (comparable à celui des aliments).

« Les médicaments sont des produits de synthèse (sauf exception). Ils sont sous prescription lorsque l’indication ne mérite pas d’autotraitement ou qu’ils ont un profil toxicologique trop important. Ils sont en vente libre s’ils sont assez sécuritaires pour se soustraire à un contrôle professionnel, le jalon connu étant l’Aspirine. »

M. Dionne met un bémol à cette impression de sécurité en donnant l’exemple de l’acétaminophène (Tylenol) en vente libre, qui entraîne des hospitalisations fréquentes et en ajoutant que tous les mois, il y a des retraits de médicaments. « Santé Canada ne fait pas de tests et se fie sur les dossiers papiers soumis par la compagnie ».

Peut-on se fier aux étiquettes des PSN?

« On peut se fier sur l’étiquette, mais pas sur le marketing. Avec le marketing, il y a de l’enflure verbale », explique-t-il. Il donne l’exemple des deux déclarations suivantes : « aide à soulager les douleurs articulaires » et « guérit l’arthrose ».

« Ce n’est pas la même affaire! Faites très attention à l’enflure verbale. C’est comme un chiro qui dit guérir quelque chose. Non! Il ouvre le chemin de la guérison, mais le corps va se guérir lui-même. C’est la même chose. Il faut garder son sens critique », prévient-il.

Est-ce que les PSN sont de bons compléments à une approche de santé globale?

Selon Jean-Yves Dionne, la réponse est oui. Il explique en indiquant les 2 grandes catégories d’utilisation des PSN.

1) Prévention : On parle de multivitamines, de vitamine D, d’oméga-3, etc. On améliore les taux sanguins et la qualité de vie.

2) Soulagement : Ce sont des produits que l’on utilise en complément d’une approche comme la chiropratique, par exemple. Il s’agit d’un outil supplémentaire. C’est le but d’une approche intégrative. La mélatonine, la glucosamine, la chondroïtine et le collagène sont de bons exemples de PSN que l’on peut utiliser en complément de la chiropratique pour aider à soulager divers symptômes.

Les PSN complémentent donc les saines habitudes de vie, mais ne les remplacent pas.

Est-ce que tout le monde devrait prendre des suppléments? Pourquoi?

Selon le pharmacien, la grande majorité des gens devrait prendre un supplément. « Tous les Nordiques (nous!) devraient prendre de la vitamine D au moins 6 mois par année. Et comme la majorité des Québécois ne vont pas au soleil le midi parce qu’ils se font dire que le soleil est dangereux, ce qui est totalement faux — c’est la brûlure du soleil qui est un facteur de risque, pas le soleil —, raison de plus pour prendre un supplément de vitamine D, et pas seulement les 600 UI recommandées ». Jean-Yves Dionne suggère un apport de 75 UI/kg/jour, soit environ 3500 UI pour une personne de 68 kg (150 lb). Selon lui, pourvu que vous la consommiez sous forme de vitamine D3, la marque importe peu dans ce cas-ci. « Prenez la moins chère! Il n’y a pas de différence significative sur l’absorption à long terme. »

« Si vous mangez bio et que vous savez ce que vous faites, si vous vivez dans un environnement non pollué (ce qui est très rare), si vous gérez votre stress très bien (vous êtes zen et rien ne vous ébouriffe) et que vous faites de l’activité physique modérée à intense, qui est bien tolérée, alors là, vous n’avez pas besoin de prendre des suppléments! Par contre, si vous ne répondez pas à un de ces critères (vous mangez à la cafeteria du bureau, vous vivez en ville, etc.), une multivitamine n’est pas une mauvaise idée, mais il y a mieux que Centrum, on s’entend! »

Selon M. Dionne, le Québécois moyen ne consomme pas assez d’oméga-3 non plus, car il ne mange pas ses 2 à 3 portions de poisson par jour : « La plupart du temps, c’est du tilapia (…), on ne dira pas ce qu’il mange celui-là… »

Il ajoute : « Est-ce que tout le monde devrait prendre des suppléments? Pas sûr. Est-ce que la majorité des gens bénéficieraient d’en prendre? Oui. Dans un contexte de malbouffe, de stress, de prise d’antibiotiques, les probiotiques deviennent une béquille super importante. Si ce n’est que pour prévenir les dommages des antibiotiques. Alors je ne peux pas dire que tout le monde devrait prendre des suppléments, je le pense parfois, mais je ne peux pas le dire! », s’exclame-t-il en riant.

Avec un budget restreint, quels suppléments devrait-on prioriser?

« La vitamine D, une multivitamine de bonne qualité et les oméga-3, c’est la base. Si vous souffrez de tensions nerveuses et musculaires et que vous subissez beaucoup de stress, un supplément de magnésium pourrait être une bonne idée. Le magnésium est en carence chez 42 % des Canadiens. Vous dormez mal? Essayez donc ça avant de prendre une pilule pour dormir. Le reste, c’est sur indication. »

Comment fait-on pour s’y retrouver en matière de qualité de suppléments?

« Il existe différentes philosophies chez les compagnies. Il y a le mass market, où la compagnie cherche la meilleure marge de profit pour un prix cible. La qualité est minimale. Je parlais de Centrum tantôt, quand tu arrives avec une multivitamine qui est sensée contenir tout ça, à ce prix-là, tu fais ouch! Ils ont tourné les coins ronds quelque part! »

Le pharmacien ajoute que l’on connait et reconnaît facilement les compagnies qui font du mass market : elles ont une belle visibilité dans les pharmacies et les grandes surfaces, elles font de la publicité, etc. M. Dionne met toutefois les gens en garde : lorsqu’on parle d’une monosubstance (comme la vitamine D ou le magnésium, par exemple), il est possible de retrouver une belle qualité même dans les grandes marques. Il s’agit de s’informer sur la forme que l’on doit prendre pour faire le bon choix (voir plus bas).

« Il y a aussi des compagnies qui ont une vision plus thérapeutique. Ils offrent des dosages précis et un prix est associé à ça. D’où l’importance de l’information. Prenons le magnésium en exemple, on ne doit pas choisir l’oxyde de magnésium (NDLR l’oxyde de magnésium est très mal absorbé par l’organisme), on va choisir le bisglycinate, le citrate ou un autre sel soluble, le tout dans un dosage significatif, soit 200 à 300 mg/jour. »

Selon lui, certaines compagnies sont plus intéressantes pour leurs formules et leurs dosages, mais il faut demeurer vigilant : « Dans ce monde-là, il y a beaucoup de tape-à-l’œil, des produits qui ont l’air meilleurs, mais qui ne le sont pas. » Il explique que certaines compagnies vont mettre un ingrédient de bonne qualité et en bonne quantité, mais qu’elles vont ajouter 3 ou 4 autres ingrédients en quantités minimes : « Ce sera des poussières, juste pour l’étiquette! Par exemple, quand on retrouve 3 mg de coenzyme Q10. Pourquoi tu le mets dans ta formule? Un test de plus fourni à Santé Canada pour prouver sa présence? Mais il n’y a pas d’efficacité à ce dosage-là. »

M. Dionne croit qu’il est donc primordial de bien s’informer et de repérer les ingrédients que l’on veut, sous la forme souhaitée et dans des dosages significatifs.

« La marque connue, ce n’est pas meilleur que la marque maison! » La multivitamine que je recommande n’est pas la marque connue ni la marque maison. Je veux des ingrédients et des dosages qui ont de l’allure. Un bon exemple : si le magnésium dans la multivitamine est de l’oxyde, laissez-la sur la tablette! »

M. Dionne poursuit en disant qu’il existe un créneau de distribution pour ces produits qui ont une intelligence dans la formulation. Ils sont généralement distribués dans des endroits où les consommateurs sont plus éduqués et moins endoctrinés par le circulaire. Ce qu’il entend par là, c’est que les sources d’informations des clients ne se limitent pas aux circulaires des pharmacies ou aux dépliants des fabricants. Il recommande donc de faire nos achats de PSN dans les boutiques de produits naturels plutôt que dans les pharmacies ou grandes surfaces.

« Pour ce qui est des produits vendus par les marketings de réseau, je ne critique pas la qualité, mais le modèle d’affaires. Les représentants manquent souvent de sens critique, leurs produits sont les meilleurs! »

Quelles sont les bonnes ressources pour trouver des renseignements sur les PSN?

Selon le pharmacien, le monde des PSN n’est pas structuré et il peut être difficile de trouver la bonne information. Il mentionne tout de même que l’on doit éviter 2 pôles : celui du marketing (mon produit est bon pour tout, ça va te guérir, etc.) : « Il y en a plein, évitez ça, c’est de l’enflure! ».

Puis, à l’opposé, le pôle sceptique (ce n’est pas prouvé, ça ne devrait pas exister, ce sont tous des charlatans, etc.). « J’ai de la misère avec les sceptiques, car si on les écoutait, la Terre serait encore plate! Ça prend une ouverture d’esprit! (…) Un esprit, c’est comme un parachute : ça fonctionne mieux quand c’est ouvert! », lance-t-il à la blague.

M. Dionne croit que le site Passeport santé est un départ intéressant. « Il y a aussi le jydionne.com où il y a de l’information, mais ce n’est pas une base de données. Tu ne trouveras pas tout là-dedans. (…) La meilleure façon de trouver de l’information est de glaner. En politique internationale, on dit que ça prend 3 sources d’opinions contradictoires pour trouver la vérité. Parce que si tu écoutes juste CNN, ça marchera pas! », compare-t-il. Il ajoute que les sites les plus intéressants, comme Natural Medecines, sont généralement payants. « C’est vraiment un bon site pour se faire une tête ». Il suggère de visiter les sites de différents professionnels de la santé et de se méfier de Wikipédia, qui a parfois des intérêts commerciaux.

Quelle formation sur les PSN reçoivent les différents professionnels de la santé?

« En médecine, il n’y a rien sur les PSN, sauf s’ils assistent à des conférences-midi, comme celles que je vais leur donner ponctuellement. Mais oubliez ça, sauf s’ils font une démarche personnelle. »

Il ajoute qu’à l’Université de Montréal, les pharmaciens ne reçoivent aucune formation sur les PSN. « À Laval, ils ont 24 h sur 4 ans et c’est moi qui les donne. » Même son de cloche du côté des nutritionnistes, qui, à sa connaissance, ne reçoivent toujours pas de formation officielle. « Les nutritionnistes se font dire qu’on va surdoser avec une multivitamine, ce qui est virtuellement impossible. »

Alors, qui peut-on consulter ?

Jean-Yves Dionne met plutôt l’accent sur la démarche personnelle du professionnel de la santé.

« Ça dépend de la personne! De son ouverture d’esprit! (…) Un naturopathe qui dit que tout ce qu’il fait est bon et que tout ce qui est synthétique est poison : sortez de là en courant! Un médecin qui te dit de ne plus aller le voir si tu prends des PSN : sortez de là en courant. Bon, au Québec on a un problème parce que c’est lui qui a le gros bout du bâton en raison de la liste d’attente. »

Il poursuit : « Si le pharmacien a comme seule réponse que ce n’est pas prouvé, allez voir ailleurs! Ça veut dire qu’il n’a pas de formation, car CE N’EST PAS VRAI QUE CE N’EST PAS PROUVÉ! Ça veut seulement dire qu’il ne le sait pas. C’est une réponse bidon. Je recommanderais certains naturos les yeux fermés, d’autres je me sauverais. »

Il ajoute qu’il est important de demeurer vigilant, car les naturopathes ne sont pas encadrés au Québec. « Ça ne veut rien dire N.D. ici, mais les naturopathes ont des corporations dans 7 provinces sur 10 ».

Est-ce que les femmes enceintes (ou qui allaitent) et les personnes qui prennent des médicaments devraient absolument consulter un pharmacien s’il veut consommer un PSN?

« Je n’aime pas le mot absolument, mais j’ai presque envie de le dire. (…) Tout ce qui est interaction avec des médicaments, il faut parler avec le pharmacien. Surtout ceux qui prennent des médicaments avec des intervalles thérapeutiques très étroits, comme le Lanoxin ou le Coumadin. L’écart entre la dose minimale thérapeutique et la dose toxique est très étroit. C’est le rôle du pharmacien d’ajuster la dose, qu’elle soit naturelle ou pas. »

Il poursuit : « Pour la femme enceinte, ça dépend. Il y a une panoplie d’outils sécuritaires. Il y a les sages-femmes qui peuvent les aider, certains naturopathes, nutritionnistes et pharmaciens qui connaissent ça. Car le problème d’aller voir le pharmacien quand tu es enceinte, c’est de recevoir le discours très Sainte-Justine : il n’y a rien de bon, ne touche à rien. Ce n’est pas vrai! », soupire-t-il. Il donne l’exemple de l’échinacée, qui est tout à fait sécuritaire chez la femme enceinte.

Est-ce que certains PSN peuvent être utilisés en traitement ? Quand devrait-on les considérer comme tel?

M. Dionne affirme qu’il existe certaines indications où les PSN peuvent être utilisés en tant que traitement. « Mais il faut savoir ce qu’on fait! »

Selon lui, le PSN est plus souvent utilisé en adjuvant, comme un complément à un autre traitement. (…) Souvent, les problèmes sont multifactoriels. Il y a des réponses pour beaucoup d’indications, surtout dans les débuts du problème. Mais il faut regarder plus large que : prends ce produit-là! Il est possible de le faire, mais ça doit être accompagné d’autres conseils. Prenons un exemple chiropratique : un patient se présente avec un problème récurrent d’articulation faible. Que peut-on faire pour la nourrir de l’intérieur? C’est là que les PSN peuvent aider, mais il faut accompagner le tout de changements nutritionnels et d’exercices spécifiques, qui deviennent tous des compléments aux ajustements chiropratiques. Ce n’est pas : je traite avec un PSN. »

Comment Jean-Yves Dionne explique-t-il que son discours soit si différent de celui d’autres pharmaciens connus?

« Les formations en santé sont généralement des formations en silo (mise à part votre gang de chiros de Trois-Rivières, c’est ce que j’ai pu constater lors des formations que j’offre avec l’Académie de l’apothicaire). Chaque professionnel connaît bien son morceau et le reste n’est pas bon. »

Il poursuit : « Dans le monde des pharmaciens, on nous enseigne un type de documentation précis, c’est surtout vrai avec les jeunes pharmaciens. Pourquoi le premier outil du pharmacien européen est un produit naturel (une plante, un minéral, etc.) et qu’ici, c’est péché mortel? Pourquoi? Parce que ce n’est pas prouvé? Ce n’est pas vrai ça! C’est parce qu’il y a un canyon qui s’est créé et que ce qu’on nous enseigne à l’université, particulièrement à l’Université de Montréal, c’est plein de préjugés qui sont vendus comme des faits. C’est ça qui me dérange. Mon but est d’aider le plus de monde possible, pas d’avoir raison. Et les gens qui ont un discours à l’opposé du mien, ce sont des gens qui disent faire la différence entre la science et le n’importe quoi. Je ne comprends pas. La science n’est jamais dogmatique, les scientifiques sont des gens qui ont le doute. Ils se disent : j’ai trouvé, oui mais… Maintenant, lorsqu’on écoute les professionnels de la santé, il n’y a plus de oui mais. C’est : j’ai raison, tu as tort. NON!!! Le dogmatisme et la position tranchée je n’embarque pas là-dedans, ce n’est pas vrai. »

M. Dionne affirme que sa position est basée sur le doute et sur la variabilité de l’être humain. Il base ses interventions sur le fait que chaque être humain est différent, qu’il ne réagit pas de la même façon, qu’il est unique.

« Tous les professionnels de la santé devraient d’abord comprendre qu’ils sont au service du client. »

Jean-Yves Dionne tient le blogue Franchement santé au www.jydionne.com. Il offre aussi des formations aux professionnels de la santé qui souhaitent développer leur expertise en produits de santé naturels par le biais de l’Académie de l’apothicaire. La prochaine formation aura lieu cet automne et portera sur les troubles musculo-squelettiques notamment.

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