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Découvrez ce qui se passe dans notre cerveau lorsque l’on médite

Vous savez peut-être déjà que la méditation apporte des bénéfices pour la santé. Vous êtes-vous déjà dit : « Tiens, ça ne doit pas être sorcier! », et après 5 minutes, ce fut la fin de votre belle aventure avec cette technique ancestrale. Si c’est le cas, l’article suivant pourrait bien vous intéresser : il vous expliquera pourquoi vous n’avez pas réussi cette simple tâche et comment vous devez vous y prendre pour votre deuxième (ou énième) tentative.

Des bienfaits remarquablement scientifiques

Les recherches démontrent que la méditation peut réellement aider quelqu’un à être en meilleure santé, à vivre plus heureux et peut même améliorer ses relations interpersonnelles.

On constate aussi que la méditation améliore les symptômes physiques et psychologiques associés à des troubles de santé comme les douleurs chroniques, les maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète, l’anxiété, la dépression. Sans guérir ces problèmes, la méditation augmente la capacité du corps à s’adapter et à gérer le stress et la douleur, tout comme la chiropratique d’ailleurs! La neuroscience commence à peine à comprendre comment la méditation peut avoir de telles répercussions.

D’une perspective neuroscientifique, c’est la modification des réseaux cérébraux qui expliquerait ces bénéfices. La méditation est un entraînement du « muscle de l’attention » qui provoque des changements physiques dans la connectivité cérébrale. En d’autres mots, la fonction du cerveau se modifie et ces changements ont un impact dans les circuits de gestion de l’inflammation et de la douleur chronique, par exemple.

Le muscle de l’attention, c’est quoi ça?

L’attention. Vous savez, cette denrée rare? Ce qui fait cruellement défaut aux personnes aux prises avec un TDA (trouble du déficit de l’attention). L’attention est devenue si difficile à trouver (chez soi et chez les autres), que même notre propre cerveau se bat avec lui-même pour l’avoir. Il est particulièrement important de choisir où nous voulons la mettre.

Le cerveau comporte deux hémisphères. L’hémisphère droit (appelons-le affectueusement Droit) est la portion rationnelle, celle qui collecte les données objectives enregistrées par vos 5 sens. L’hémisphère gauche (vous vous doutiez sûrement que nous allions le surnommer Gauche) est celui qui interprète les données recueillies par Droit. Il est responsable du flot d’idées, de pensées, d’émotions, de croyances et de jugements. C’est la « petite voix » dans notre tête.

Il y a une compétition féroce dans le cerveau pour l’attention. En méditation pleine conscience, on cherchera volontairement à porter notre attention vers Droit. Ce faisant, nous réduisons automatiquement l’attention portée à Gauche. Dans quel but? Simplement parce que Gauche est celui qui rumine, qui nourrit les émotions négatives, qui nous garde prisonnier des expériences et blessures du passé. Nous sommes plus heureux lorsque nous nous concentrons sur les informations provenant de Droit avant qu’elles ne soient contaminées par Gauche.

La méditation est donc un entraînement. Nous entraînons notre cerveau à mettre le focus sur Droit plutôt que sur Gauche. Plus cette capacité d’attention sera contrôlée, plus nous serons en mesure de réduire l’impact de Gauche sur notre vie. La méditation est-elle assez puissante pour faire taire cette petite voix grincheuse? Oui! À condition de pratiquer régulièrement. Tout le défi est là!

Simple comme bonjour!

Il existe plusieurs techniques de méditation. En voici une toute simple.

Les yeux fermés, assis confortablement, portez toute votre attention sur votre respiration. Pour vous faciliter la tâche, vous pouvez penser Inspirer, Expirer. C’est tout!

Les néophytes découvriront rapidement ce que les bouddhistes appellent l’esprit du singe. Gauche ne voudra pas être délaissé. Il tentera par tous les moyens de vous distraire et d’attirer votre attention. Il lancera d’abord des pensées. Votre esprit se mettra à vagabonder dans tous les sens. Laissez ces pensées passer en les observant, mais sans les juger. Comme vous le feriez en regardant des nuages passer dans le ciel. Puis, ramenez gentiment, mais fermement, votre attention sur votre respiration. Répétez, répétez, répétez.

C’est simple, mais CE N’EST PAS FACILE! Même avec pour seul stimulus la respiration, Gauche trouve des choses à dire. Il passe d’une idée à l’autre. Vous tentez de les faire disparaître les unes après les autres, mais il y en a toujours plus qui surgissent. Est-ce que ça vous fait penser au jeu de la taupe?

C’est à ce moment que la plupart des gens abandonnent. NE FAITES PAS CETTE ERREUR, NON! Votre cerveau est normal, il n’est pas brisé. Non, vous n’êtes pas fou ou dérangé. Vous êtes un humain.

Connaître les tactiques de Gauche afin de mieux le déjouer

Gauche veut ravoir l’attention. Il vous incitera à cesser votre méditation par tous les moyens.

  • Je devrais aller mettre ma brassée dans la sécheuse.
  • Je rate le match à la télé.
  • J’ai oublié d’appeler ma mère comme je lui avais dit.
  • Je devrais aller envoyer ce courriel important.
  • Etc.

Ignorez ces pensées. Elles semblent importantes sur le moment, mais si vous les laissez aller, elles disparaîtront et seront remplacées. Gauche, ce n’est pas vous. C’est une partie de vous qui fait son travail. Tout comme le cœur bat, Gauche lui, pense.

Gauche a plus d’un tour dans son sac

Gauche est astucieux. Il vous dira des choses qui vous rendent triste ou qui vous inquiètent. Il vous connait, il est dans votre tête après tout! Il sait ce qui vous ébranlera. Il tentera de vous faire réagir. Ne jouez pas le jeu!

La réaction normale serait de se distraire de soi-même en prenant son téléphone, en regardant la télévision, en lisant un livre.

Mais ce sont ces distractions qui vous ont mené vers un besoin de méditation. Restez là, et concentrez-vous encore sur votre respiration. Encore et encore. C’est cet effort qui construit et renforce votre muscle de l’attention.

  • Peut-être que ça ne marche pas vraiment la méditation.
  • C’est vraiment ennuyant ce que je fais.
  • Je perds mon temps, je devrais plutôt […]

C’est encore Gauche qui tente de vous avoir. Ne vous laissez pas berner. En prenant conscience de ce manège, vous augmentez réellement vos chances de réussir. La méditation ne vous ennuie pas, elle ennuie Gauche. Vous avez simplement besoin d’entraîner votre capacité d’attention pour réduire sa voix.

Servez-vous de Gauche à votre avantage

Utilisez Gauche contre lui-même en faisant de l’étiquetage de pensée. Il a été démontré qu’en nommant la pensée ou l’émotion, on en réduit l’impact. La région du cerveau associée à une émotion, l’amygdale, réduit son activité lors de l’étiquetage, amenuisant ainsi les effets sur le reste du cerveau et du corps. C’est d’ailleurs une technique fréquemment utilisée en éducation à la petite enfance.

Lorsqu’une pensée vous vient, nommez la catégorie ou l’émotion associée.

  • Je devrais aller préparer mon souper si je ne veux pas être en retard. INQUIÉTUDE
  • Je pourrais regarder mes courriels pour voir si Justin m’a répondu. PENSÉE
  • Je n’en reviens pas de m’être fait couper des heures au travail, après tout ce que je fais pour eux. RESSENTIMENT
  • Mon frère est vraiment idiot de s’être acheté une si grosse voiture. JUGEMENT
  • Etc.

L’étiquetage revient à écrire une tâche dans notre liste de choses à faire. On libère notre esprit, c’est noté, et on passe à autre chose.

Des impacts positifs sur vos relations avec les autres

Avez-vous déjà remarqué comment vous vous sentiez bien avec quelqu’un qui vous écoute vraiment? En musclant votre capacité d’attention, vous améliorerez votre écoute et porterez davantage attention aux gens que vous aimez. Vous leur donnerez enfin l’attention et l’écoute qu’ils méritent. Si vos proches vous disent parfois : « Tu ne m’écoutes pas! » ou « M’écoutes-tu quand je te parle? », vous devriez en constater encore plus les bienfaits.

Nous vous avons partagé une seule méthode de méditation, mais sachez qu’il en existe plusieurs autres. L’entraînement de l’attention au moment présent (pleine conscience ou mindfullness) peut aussi se faire lorsque l’on exécute une tâche comme préparer un repas (en se concentrant sur les odeurs, les couleurs, etc.), en prenant une marche ou même en plein trafic du vendredi.

Il est plus avantageux de faire de courtes séances régulièrement que de plus longues méditations moins souvent.

À retenir :

  • La méditation offre de nombreux bienfaits sur la santé physique et mentale.
  • La méditation est un exercice de musculation de l’attention.
  • Les bases de la méditation sont simples, mais il existe de nombreux pièges que l’on peut apprendre à éviter.
  • L’étiquetage des pensées est une technique efficace pour réduire l’impact d’une émotion ou d’une pensée sur le reste du cerveau et sur le corps.
  • Il est préférable de méditer plus souvent pendant de courtes périodes.
  • Intégrer la méditation aux activités quotidiennes permet de mieux prendre conscience de ce qui nous entoure.
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Visualiser pour mieux guérir et être en meilleure santé

Avez-vous déjà entendu parler de guérison miraculeuse? La plupart de ceux qui en vivent une ont une chose bien précise en commun : ils utilisent leur mental pour encourager leur corps. Ne vous inquiétez pas, cette pratique n’a rien d’ésotérique. Il s’agit simplement de visualisation. Vous pouvez l’ajouter à vos outils de bien-être, que vous soyez malade ou blessé ou que vous désiriez améliorer votre niveau de santé et de vitalité.

 

Ça marche vraiment ?

Une image vaut mille mots dit le dicton. En créant des images positives dans votre esprit, vous faites de l’autosuggestion pour favoriser un meilleur fonctionnement de votre corps. C’est par le biais de l’hypothalamus et du système nerveux que ça se passe. Peu importe l’idée que vous avez en tête, un groupe de neurones est activé pour engendrer une réaction chimique puis un changement dans votre organisme. C’est le principe même du lien corps-esprit.

Ainsi, l’état psychologique/émotionnel d’une personne affecte son système endocrinien. Par exemple, si vous ressentez de la peur, votre corps produira de l’adrénaline. Et sans peur, pas d’adrénaline. L’inverse est aussi vrai : pas d’adrénaline, pas de sentiment de peur. Les deux sont intimement liés. Et ce n’est qu’un aperçu des nombreuses réactions chimiques engendrées par les pensées.

Et plus vous répétez un concept dans votre esprit, plus vous incitez votre cerveau à déclencher la cascade de réactions neurochimiques jusqu’à vos tissus, organes et cellules. Les athlètes de haut niveau sont un très bon exemple. Ils apprennent tôt dans leur carrière à visualiser l’amélioration de leurs performances et leurs victoires. Cela fait partie de leur entraînement et, pour certains, c’est aussi important que l’aspect physique.

La visualisation peut donc être utile pour atteindre différents objectifs, dont celui de favoriser la santé et la guérison. Notamment, les pensées et émotions négatives abaissent la réponse du système immunitaire alors que les pensées et émotions positives la renforcent. Dans la même veine, une étude parue en 2013 (1) a démontré qu’un état d’esprit plus serein, induit par la méditation quotidienne, pouvait améliorer l’expression génétique des cellules immunitaires au niveau de l’inflammation et de la réponse antivirale innée. Incroyable ce que le mental peut faire, non?!

Même s’il ne s’agit pas d’une science exacte, vous ne perdez rien à l’essayer. Au contraire, vous vous sentirez tout au moins dans un meilleur état d’esprit.

 

Comment procéder?

Voici la marche à suivre pour maximiser vos chances d’appuyer votre processus de guérison par la visualisation.

 

  1. Définissez une intention précise

La visualisation fonctionne lorsque vous avez un objectif en tête. Plus le but sera précis, plus les résultats le seront également. N’oubliez pas : votre corps réagira en fonction de vos croyances. Au moment de la définition de votre intention, assurez-vous qu’elle est : claire et atteignable. Vous devez sentir et être convaincu qu’elle se réalise.

  1. Engagez-vous

Tenter de visualiser sans s’engager… c’est un peu une perte de temps. Il faut compter habituellement six semaines avant de commencer à constater des résultats si l’on pratique la visualisation une fois le matin et une fois le soir. Certaines personnes voient ou ressentent des effets dès la première fois, mais le corps et l’esprit de chacun sont différents, alors faites preuve de patience.

  • Prenez l’engagement envers vous-même
  • Effectuez vos visualisations de façon régulière
  • Soyez tenace et patient
  • Maintenez une attitude positive et utilisez des affirmations quotidiennement
  1. Déconnectez

Un état de relaxation permet d’accéder directement au subconscient. Il y a quelques étapes simples que vous pouvez suivre pour vous aider à vous détendre.

  • Trouvez un endroit calme.
  • Installez-vous confortablement dans votre fauteuil préféré ou sur votre tapis de yoga ou allongez-vous.
  • Décroisez vos bras et vos jambes (à moins d’être assis en position de lotus).
  • Centrez-vous en vous concentrant sur votre respiration.
  • Relaxez complètement votre corps et votre esprit.

Une musique calme, de préférence sans parole, peut vous aider à atteindre cet état de détente. Optez pour des sons de la nature, des ondes spécifiques à la méditation et des rythmes lents.

  1. Visualisez

Lorsque vous avez atteint votre état de relaxation, il est temps de passer à la visualisation proprement dite.

  • Pensez à votre intention ou dites-la à voix haute.
  • Fermez vos yeux et imaginez-vous en processus de guérison ou en pleine santé.
  • Regardez votre corps à l’action.
  • Sentez la guérison se produire.
  • Soyez convaincu que la guérison est en phase de réalisation.

 

Si vous éprouvez de la difficulté avec la manière précédemment décrite, vous pouvez essayer une des méthodes suivantes.

  1. Imagerie créative :
    • Visualisez les cellules dans votre corps qui vous guérissent.
    • Imaginez votre système immunitaire en plein combat contre les envahisseurs.
    • Visualisez votre douleur se faire emporter par une vague de guérison.
    • Imaginez-vous dans un endroit magnifique, heureux et en santé.
  1. Lecture de guides de visualisation ou d’autohypnose
  2. Enregistrement de votre propre méditation guidée

 

Dans tous les cas, souvenez-vous qu’il est capital que votre intention soit claire et précise. Et par-dessus tout, utilisez des affirmations et des images positives qui créent en vous des émotions de joie et de bonheur.

Vous verrez que la visualisation est un complément très important à vos soins chiropratiques et à tout le travail que vous faites déjà pour améliorer votre santé. L’état des pensées est un pilier fondamental de votre bien-être, au même titre que l’alimentation, l’exercice physique et le bon fonctionnement de votre système nerveux. La plupart des gens ont tendance à négliger cet aspect de leur santé, mais ils voient la différence lorsqu’ils mettent en place des techniques telles que la visualisation positive. Aussi, comme le système nerveux est à la base du lien corps-esprit, rendez visite à votre chiropraticien pour vous faire ajuster. Et pourquoi ne pas effectuer une visualisation durant votre ajustement? Vous ne pourrez que mieux vous en porter!

 

 

Référence:

  1. D. S. Black et coll. Yogic meditation reverses NF-κB and IRF-related transcriptome dynamics in leukocytes of family dementia caregivers in a randomized controlled trial. Psyneuen. mars 2013; 38 (3) : 348–355
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6 stratégies efficaces pour réduire drastiquement votre niveau de stress

Parlons stress. Avez-vous l’impression que les tâches et les responsabilités pèsent lourd sur vos épaules? Vous sentez-vous prisonnier? Le stress est toujours présent. Il est plus ou moins intense selon les jours, mais toujours présent. Vous voudriez sûrement éprouver plus de légèreté, mais vous ne savez peut-être pas comment vous y prendre. Nous vous proposons ici six techniques de gestion du stress pour vous aider à passer au travers des moments plus difficiles qui se présentent dans votre vie.

 

 

  • Écrivez – Mettre vos pensées sur papier peut grandement diminuer votre niveau de stress et vous éclaircir les idées. C’est une façon de prendre de la perspective et de regarder le problème sous un autre angle. Notez ce qui a causé l’épisode de stress et comment vous vous sentez exactement. Vous observerez peut-être une tendance se dessiner : moment du jour, circonstances, etc. Utilisez ces indicateurs pour commencer à réduire les facteurs de stress de votre vie.

 

  • Mangez bien – En période de stress, vous avez sûrement envie de sucre ou de glucides. Vous savez, ces fameux aliments réconfortants? Si vous nourrissez votre corps de façon saine, il pourra mieux faire face au stress et vous aurez moins d’effets secondaires qui y sont associés tels que la fatigue, les défenses immunitaires réduites, les problèmes digestifs, etc. Alors, soyez conscient de la manière dont vous nourrissez vos cellules.

 

  • Dites non – Apprenez à connaître vos limites et respectez-les. Accepter plus de responsabilités que vous ne pouvez en gérer mènera inévitablement au stress. Épluchez votre liste de choses à faire en rayant certains points; votre stress en sera automatiquement amoindri… Vous voulez sans doute faire plaisir aux autres en consentant à donner de votre temps, mais placez-vous en priorité et aidez les autres lorsque vous en êtes capable.

 

  • Bougez – Prenez au moins 20 minutes par jour, trois fois par semaine, pour faire de l’activité physique. L’exercice peut soulager le stress ou les tensions accumulées et éclaircir l’esprit. Même si vous avez l’impression que vous n’avez pas de temps pour ces courtes séances, introduisez-en une par semaine et augmentez graduellement la durée, la fréquence et l’intensité de votre entraînement. Le sentiment de « laisser aller le trop-plein » en bougeant vous convaincra de poursuivre.

 

  • Dormez suffisamment – Un sommeil adéquat permet à votre corps et à votre esprit de gérer le stress de façon rationnelle. C’est le moment de reprendre des forces et de s’assurer une clarté mentale pour la nouvelle journée à venir. En étant bien reposé, il vous sera énormément plus facile de naviguer paisiblement à travers les situations stressantes.

 

  • Méditez – La méditation diminue le stress, apaise l’anxiété et aide à instaurer un état de calme. Un élément clé dans la méditation est la respiration profonde. Voici un exercice que vous pouvez exécuter n’importe où et qui ne nécessite que 5 minutes.
    • Assoyez-vous confortablement.
    • Fermez vos yeux et concentrez-vous sur votre propre respiration.
    • Ne pensez à rien d’autre que votre respiration; inspirez, expirez.
    • Répétez-vous : « Je me détends, je respire doucement et régulièrement. L’oxygène circule dans mon corps. Je suis calme et revigoré. »
    • Continuez de porter attention à votre respiration qui entre et qui sort; ne pensez à rien d’autre qu’au rythme doux de votre propre respiration.
    • Vous vous rendrez compte que votre esprit s’égare naturellement; c’est tout à fait normal. Lorsque cela se produit, ramenez simplement votre attention à votre respiration. Avec le temps, vous arriverez à maintenir votre concentration pour des périodes de plus en plus longues.
    • Après avoir fait cet exercice pendant 1 à 5 minutes, levez-vous, étirez-vous, souriez et poursuivez le cours de votre journée.
    • Si vous êtes pressé par le temps, inquiet de vous endormir pendant la méditation ou préoccupé de manquer quelque chose, réglez une minuterie. Méditez ne serait-ce que pendant une minute aide à équilibrer le système nerveux.

 

Si vous désirez aller plus loin, si vous voulez éliminer le stress plutôt que simplement le soulager, il faut identifier les éléments déclencheurs. La carrière, les relations et les finances sont habituellement les facteurs les plus importants. Toutefois, il faut creuser pour reconnaître le véritable problème. Par exemple, vous vous dites peut-être que votre emploi vous cause un stress incroyable. Dans les faits, il est possible que ce ne soit pas le travail en soi, mais la procrastination dont vous faites preuve et qui se transforme en nervosité à l’approche de la date limite. Vous devez accepter la responsabilité du rôle que vous jouez dans la création du stress dans votre vie. Vous avez un certain contrôle et il faut en profiter. Vous avez notamment la possibilité de regarder les problèmes d’un angle différent. Prenez du recul et voyez le positif. Si vous ajustez votre attitude face à une situation, la situation changera.

 

Dans tous les cas, il existe de nombreuses autres techniques de gestion du stress et il est important que vous trouviez celles qui vous conviennent. Chaque individu est différent et doit tenir compte des particularités de sa personnalité et de sa situation. N’hésitez pas non plus à avoir recours à un spécialiste. Selon vos besoins, un psychologue, un thérapeute en relation d’aide ou un coach de vie pourrait vous fournir de bons outils. Parfois, un regard externe permet de faire le point plus facilement.

 

 

 

 

 

 

Traduction et adaptation d’un texte de Stephanie Weeks disponible au : http://www.foodmatters.com/article/6-stress-management-techniques-to-balance-your-day

 

 

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Combattez les effets du stress et retrouvez votre zen en seulement 5 min

Si on vous disait qu’il est possible de vous détendre, de retrouver votre calme intérieur et d’en ressentir les bienfaits pendant les prochaines heures, tout simplement grâce à quelques respirations… le croiriez-vous?

 

C’est ce que vous propose la cohérence cardiaque, aussi appelée méditation du cœur. Eh non, pas besoin d’avoir l’étoffe d’un moine bouddhiste pour la pratiquer, c’est tout à fait accessible! En fait, cette méthode a été mise en place par des chercheurs américains et ensuite mise à l’avant-scène francophone par le Dr David Servan-Schreiber, auteur du célèbre livre Guérir : le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse.

 

Comment ça fonctionne?

 

Le but de la cohérence cardiaque est de contrôler votre respiration afin d’équilibrer la fréquence des battements du cœur. Vous serez d’accord que votre cœur, lorsqu’il est mis sous stress, s’emballe et bat la chamade. Vous savez donc que vos émotions influencent votre rythme cardiaque. Mais saviez-vous que le contraire est aussi vrai? Le rythme de vos battements de cœur joue sur vos émotions et sur votre système hormonal.

 

En pratiquant la cohérence cardiaque, vous devez respirer selon un rythme qui entraine une diminution de la variation de votre rythme cardiaque. De cette manière, vous envoyez un message clair à votre cerveau qu’il n’a nul besoin de sonner l’alerte générale et vous réussissez ainsi à diminuer la relâche d’hormones de stress telles que le cortisol.

 

Imaginez ne plus souffrir du stress…

 

Des sources de stress, il y en aura toujours. Et tant mieux, puisque le stress peut être positif; c’est ce qui pousse à aller de l’avant, à évoluer, c’est ce qui motive. Le problème, c’est quand vous ne gérez plus comment vous ressentez le stress et que vous le laissez prendre le dessus sur vos émotions et votre santé.

 

La pratique quotidienne de la cohérence cardiaque vous permettra de mieux gérer votre réaction face au stress et d’être ainsi plus serein. Naturellement, c’est tout votre corps qui vous en remerciera.

  • Système nerveux plus équilibré (diminution de la dominance sympathique)
  • Système immunitaire plus efficace
  • Attention et concentration améliorées
  • Variation émotive diminuée
  • Anxiété réduite
  • Sommeil plus aisé
  • Sensation de calme et de paix intérieure immédiate

 

Pour cela, vous devez apprendre à respirer calmement, en rythme, et à contrôler votre respiration.

 

Voici une méthode pour pratiquer la cohérence cardiaque

 

  1. Assoyez-vous le dos bien droit, les pieds à plat, ancré au sol et les mains ouvertes sur les cuisses. Certains préfèrent faire leur pratique étendus sur le dos, libre à vous.
  2. Centrez votre attention sur votre respiration et inspirez lentement et profondément par le nez.
  3. En expirant par la bouche, visualisez le laisser-aller/l’expulsion de vos angoisses, peurs, stress, ce qui est négatif…
  4. Répétez chaque cycle de respiration durant 5 minutes, au rythme de six respirations/minute. La respiration devrait être souple et fluide, puis une sensation de calme ou de chaleur devrait tranquillement s’installer dans votre poitrine.
  5. Vous pouvez terminer la séance en visualisant quelque chose d’agréable ou en créant une intention positive pour le reste de la journée.

 

Il est dit que l’effet des respirations durerait près de cinq heures. Pour en ressentir les bienfaits toute la journée, les trois séances peuvent se faire le matin, au diner et en rentrant de travailler.

 

Vous avez de la difficulté à centrer votre attention?

 

Durant la pratique de la cohérence cardiaque, il peut être facile de perdre le compte des respirations ou encore de perdre le rythme, qui est la clef pour vivre les bienfaits. Surtout si votre hamster mental ne veut pas se calmer. Heureusement, il existe en ligne différents vidéos, enregistrements et même des applications pour téléphone intelligent et tablette électronique qui donnent le tempo et marquent le début et la fin de la pratique. Vous pouvez donc pratiquer votre relaxation à la maison, durant une pause au bureau ou même dans le train ou l’autobus. Consultez le site www.coherenceinfo.com/ressources/guides pour vous procurer les guides respiratoires gratuits.

 

 

« Pendant cet exercice, on constate parfois qu’un sourire monte doucement aux lèvres, comme s’il était né dans la poitrine et venu éclore sur le visage. C’est un signal tout simple que la cohérence cardiaque est établie. » – David Servan Schreiber

 

 

 

 

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10 preuves scientifiques des bienfaits de la méditation

La méditation a de nombreux effets bénéfiques sur la santé et certains vous surprendront! Mais comment est-il possible qu’une activité aussi simple que de se concentrer sur une seule pensée puisse produire des résultats aussi remarquables?

 

Les bouddhistes méditent depuis des millénaires. Ils en connaissent les effets positifs, notamment la stimulation de la force intérieure et de l’introspection nécessaire à une pratique spirituelle élevée. Mais ce n’est que récemment que les neuroscientifiques ont pu jeter un œil à ce qui se passe directement dans le cerveau. La venue de l’IRM et d’autres techniques d’imagerie médicale ont grandement contribué aux avancées.

 

Voici ce que des études récentes nous apprennent au sujet de la méditation et de la manière dont elle peut modifier le cerveau.

 

1. Pense vite!

 

La méditation renforce le cerveau en améliorant la connexion entre les neurones. Les gens qui pratiquent la méditation présentent des niveaux plus élevés de gyrification – ensemble des replis du cortex cérébral – ce qui permet de traiter l’information de façon plus rapide.

 

2. J’ai moins mal

 

La méditation apporte d’autres changements physiques au cerveau. On lie notamment la méditation à l’épaisseur corticale, qui peut se traduire par une diminution de la sensibilité à la douleur.

 

3. Cerveau, cœur et poumons…

 

Les différences structurelles observées entre les cerveaux de méditants et de non-méditants ont mené les scientifiques à spéculer que certains bénéfices, comme l’amélioration des réponses cognitives, émotionnelles et immunitaires, peuvent être liés aux effets positifs sur la respiration et la fréquence cardiaque.

 

4. Par ici le positivisme

L’intégrité de la matière grise, qui joue un rôle majeur dans le système nerveux central, semble vraiment profiter de la méditation; on parle d’une augmentation du volume de l’hippocampe et du lobe frontal. Ainsi, on note des émotions plus positives, un maintien de la stabilité émotionnelle et une plus grande focalisation dans la vie de tous les jours. De plus, la méditation aide à améliorer l’état de conscience et les pensées contemplatives et à alléger les symptômes dépressifs.

 

5. Protégez votre matière grise

 

Il a également été démontré que la méditation a des effets neuroprotecteurs. Elle peut diminuer les effets associés à l’âge sur la matière grise et le déclin cognitif.

 

6. Finies les difficultés de concentration

 

En plus des composants physiques et chimiques du cerveau, la méditation affecte aussi l’activité cérébrale! Par exemple, la méditation touche les fonctions indésirables qui sont responsables de troubles tels que le TDAH et l’anxiété et de maladies telles que l’Alzheimer.

 

7. En toute quiétude

 

La méditation a été liée à des changements considérables dans l’activité électrique cérébrale qui se traduisent par un état d’éveil calme et posé.

 

8. À bas le stress!

 

Une étude a démontré, sans grande surprise, que la méditation peut grandement diminuer le niveau de stress après seulement huit semaines de pratique, probablement en raison d’une réduction des niveaux de cortisol (hormone du stress). Fait intéressant, si vous méditez avant une situation stressante, vous vous sentirez moins stressé pendant l’événement.

 

9. Libre cours à la créativité

 

Si vous désirez augmenter votre créativité, la méditation en pleine conscience est pour vous : elle favorise la production de nouvelles idées. La méditation en pleine conscience est à l’opposé de la méditation attentive; il s’agit de centrer son attention sur le moment présent.

 

10. Love is in the air!

 

Finalement, la pratique d’un type précis de méditation – la méditation amour-bienveillance-compassion – augmente le niveau d’empathie. Il s’agit d’une méditation attentive, mais le pratiquant doit se concentrer sur des sentiments d’amour, de compassion et de compréhension.

 

Alors qu’attendez-vous? Commencez à méditer et transformez votre cerveau!

 

 

 

 

 

 

Pour en apprendre d’avantage sur les effets bénéfiques de la méditation, consultez les études suivantes, qui ont servi de référence pour l’article :

 

  1. http://newsroom.ucla.edu/releases/evidence-builds-that-meditation-230237
  2. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20141301
  3. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3184843/
  4. http://www.neurobiologyofaging.org/article/S0197-4580%2807%2900243-6/abstract?cc=y=
  5. http://www.pnas.org/content/108/50/20254.abstract
  6. http://pss.sagepub.com/content/early/2010/05/11/0956797610371339.abstract
  7. http://faculty.washington.edu/wobbrock/pubs/gi-12.02.pdf
  8. http://online.liebertpub.com/doi/abs/10.1089/acm.2010.0142
  9. http://journal.frontiersin.org/article/10.3389/fpsyg.2012.00116/full
  10. http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0001897

 

 

Texte traduit et adapté d’un article de George Dvorsky, The science behind meditation, and why it makes you feel better. http://io9.com/how-meditation-changes-your-brain-and-makes-you-feel-b-470030863