Categories Fonctionnez mieux

Je suis stressé.e. Pourquoi j’ai mal aux épaules?

Quand on parle de stress, on pense souvent à ce qui se passe dans notre tête. Une charge mentale élevée, la gestion des émotions, la pression au travail, etc. Pourtant, le stress ne se limite pas à la sphère mentale. Le corps peut lui aussi être soumis à des contraintes bien réelles, comme une mauvaise posture, un effort répétitif ou une blessure liée à un sport.

Avec le temps, ces différentes sources de stress peuvent s’additionner et influencer la façon dont le corps fonctionne au quotidien. On peut alors ressentir de la fatigue, des raideurs ou certains inconforts sans nécessairement comprendre d’où ils viennent.

Le corps fait-il la différence entre un stress physique et un stress mental? Et surtout, pourquoi ces 2 formes de stress peuvent-elles entraîner des effets similaires? Pour répondre à ces questions, il faut s’intéresser au fonctionnement du système nerveux.

Puisqu’il est le système maître du corps humain, le système nerveux reçoit en continu une foule d’informations. Il les analyse, les interprète et détermine la réponse la plus appropriée afin de permettre une adaptation adéquate et une fonction optimale des autres systèmes, et ce, même en présence de stress.

Dans cet article, nous explorerons comment le système nerveux réagit et s’adapte aux différentes sources de stress, pourquoi leurs manifestations peuvent parfois être similaires et comment elles peuvent influencer l’équilibre global du corps humain.

Comment mon corps s’adapte-t-il aux différentes formes de stress?

À chaque instant (stress ou non), le corps est en adaptation à son environnement. Il utilise toutes les ressources nécessaires pour fonctionner de façon optimale et demeurer en équilibre. Dans un environnement où certains éléments stressants sont présents, il pourra avoir différentes réactions afin de nous faire savoir que sa capacité d’adaptation est perturbée :

  • Lors d’une mauvaise posture prolongée, il peut répondre en créant des tensions musculaires ou des douleurs locales.
  • Dans des situations où le mental est fortement sollicité, il peut générer des sentiments d’inquiétude, de pression ou de fatigue.
  • Lorsqu’un facteur externe lui est imposé, comme un manque de sommeil, il peut entraîner une baisse d’énergie, une récupération plus difficile ou une plus grande difficulté à s’adapter à son environnement.

Même si ces situations sont différentes, elles ont un point commun : elles envoient une information au système nerveux.

Dès qu’un élément (mental ou physique) nécessite une adaptation, le système nerveux se met en action. Il évalue la situation, puis active des mécanismes spécifiques en fonction de l’intensité et de la nature du stimulus. Par le passé, cette adaptation était essentielle, puisqu’elle permettait à l’homme de mobiliser l’énergie nécessaire lorsqu’il devait réagir rapidement pour assurer sa survie face à un danger physique.

Aujourd’hui, même si les menaces ne nous plongent plus vraiment dans un état où notre survie en dépend, l’objectif reste tout de même de permettre au corps de fonctionner optimalement dans son environnement. Alors, même si le stress physique et le stress mental sont distincts à l’origine, leurs effets peuvent parfois se ressembler et le système nerveux doit toujours travailler pour maintenir un état d’équilibre.

Je me sens stressé.e. Pourquoi j’ai des symptômes physiques?

Avez-vous déjà remarqué que vos épaules se contractent en période de stress? Sentez-vous que votre dos devient plus sensible lorsque vous avez une grosse semaine au travail? Ces manifestations physiques ne sont pas un hasard, et elles démontrent très bien à quel point le mental et le physique sont étroitement liés.

Même en l’absence d’une blessure ou un traumatisme, l’activation du système nerveux influence directement le fonctionnement du corps, et, progressivement, certains signes et symptômes physiques peuvent s’installer.

Le stress mental peut donc :

  • Contribuer à l’apparition de tensions musculaires
  • Avoir un impact sur la posture, souvent de façon inconsciente
  • Participer à une diminution dans la fluidité du mouvement
  • Influencer l’apparition de douleurs physiques comme les maux de tête et les douleurs entre les omoplates

Si le stress persiste, ces adaptations persistent également. Le corps demeure dans un état de vigilance constant, ce qui peut diminuer sa capacité à récupérer efficacement. C’est souvent dans ce contexte que des inconforts ou des douleurs apparaissent, même sans élément déclencheur physique précis, comme une blessure ou un traumatisme. Le stress mental peut donc contribuer à l’apparition de changements bien concrets dans le corps!

Le mental influence le physique, mais est-ce que le contraire est possible?

Bien sûr! Si le stress mental peut créer des symptômes physiques, l’inverse est tout aussi vrai : une contrainte physique peut avoir un impact direct sur l’état mental.

Une douleur persistante, une limitation de mouvement ou même une simple tension peuvent influencer le quotidien de façon très concrète. Elles demandent une adaptation constante et sollicitent elles aussi le système nerveux.

Un stress physique ou une douleur peuvent donc :

  • Perturber ou limiter le sommeil en raison de l’inconfort en position couchée
  • Diminuer le niveau d’énergie suite à une douleur qui persiste
  • Augmenter la sensation d’impuissance lorsque la douleur limite les capacités physiques
  • Créer un sentiment d’inquiétude face à la performance au travail en raison d’une douleur
  • Etc.

Avec le temps, ces effets peuvent s’accumuler. Un sommeil moins réparateur peut entraîner plus de fatigue, ce qui peut réduire la capacité d’adaptation et de récupération du corps. Ultimement, de nouvelles blessures peuvent apparaître, et cette cascade peut même contribuer à la chronicité de la douleur.

Il n’y a aucun doute que le physique et le mental s’influencent directement : la douleur peut augmenter la sensation de stress, et le stress peut, en retour, contribuer à l’apparition et à la persistance de la douleur.

Quand l’adaptation du système nerveux fait partie du quotidien

Nous le répétons : l’adaptation au stress est un mécanisme essentiel au bon fonctionnement du corps. Elle permet de répondre à une demande, de s’ajuster à une situation et de mobiliser l’énergie nécessaire pour faire face à un défi, qu’il soit physique ou mental.

Elle est importante, certes, mais qu’en est-il lorsqu’elle devient quotidienne?

À court terme, le stress est utile. Cependant, lorsque cette réponse se prolonge dans le temps, elle peut influencer la capacité de réponse du système nerveux.

Lorsque le corps est constamment sollicité, certains mécanismes peuvent rester activés plus longtemps. Le système nerveux demeure donc en état d’alerte, ce qui peut avoir un impact sur la façon dont le corps fonctionne au quotidien. La réponse à l’état de stress devient donc la nouvelle réalité du corps, et, avec le temps, cela peut se traduire par :

  • Des tensions musculaires persistantes
  • Des sensations de raideur
  • Une capacité de récupération plus lente
  • Une sensation de fatigue physique et mentale
  • Un état d’hypervigilance du corps (le corps est en réaction constante à son environnement)

Lorsque le stress fait partie intégrante du quotidien, les ressources du corps peuvent parfois devenir moins efficaces, limitant ainsi sa capacité à récupérer pour lui permettre d’exprimer son plein potentiel de santé.

En conséquence, une question s’impose : comment faire pour diminuer mon stress? Le simple fait de prendre conscience qu’il est présent est déjà une excellente nouvelle!

Voici ce qui peut être mis de l’avant :

  • Adopter et maintenir une bonne routine de sommeil afin d’avoir des périodes de récupération efficaces
  • Nourrir son corps avec des aliments de bonne qualité pour qu’il puisse avoir toute l’énergie nécessaire et être supporté tout au long de la journée
  • Planifier des périodes de calme et de retour à soi de façon régulière (ex.: méditation)
  • Autant que possible, limiter les contraintes physiques pour le corps en s’assurant que les postures dans lesquelles il se retrouve sont adéquates (ex.: posture à l’écran, utilisation du téléphone)

Est-ce que la chiropratique peut m’aider si je me sens stressé.e?

La chiropratique s’intéresse à la relation entre le système nerveux et le système neuromusculosquelettique.

Lorsque certaines contraintes sont présentes, le corps peut être influencé de différentes façons :

  • Modification de la mobilité articulaire
  • Augmentation de la sensation de raideurs et de tensions musculaires
  • Apparition de douleurs

Le suivi chiropratique vise à soutenir la capacité d’adaptation du corps à son environnement, y compris celle au stress. Est-ce que son rôle est d’éliminer le stress? Bien sûr que non! Cependant, cela pourrait avoir un impact sur la façon dont le corps y répond. Puisque la chiropratique a comme objectif de soutenir le fonctionnement du système neuromusculosquelettique, elle pourrait être une alliée précieuse dans votre quotidien afin de supporter votre corps face aux différentes contraintes quotidiennes. N’hésitez pas à consulter!

Categories Bougez mieux

C’est le printemps et j’ai recommencé à bouger. Pourquoi j’ai mal au dos?

Le printemps est arrivé. Les journées sont plus longues, les températures deviennent plus douces et l’envie de profiter de l’extérieur devient présente. Plusieurs recommencent à marcher, à planifier des travaux extérieurs ou à préparer leur jardin.

Même si une grande partie de la neige a fondu, les conditions extérieures demeurent tout de même instables et imprévisibles. Les cycles de gel et de dégel peuvent laisser des surfaces humides, des plaques de glace résiduelles ou des trottoirs irréguliers, ce qui peut augmenter les risques de chute et de perte d’équilibre, même lors de déplacements quotidiens.

De plus, après un hiver parfois plus sédentaire, la reprise des activités physiques peut entraîner certaines douleurs ou inconforts.

Comment profiter pleinement du retour du beau temps tout en réduisant les risques de chute et de blessure? Voici quelques conseils pour aborder cette transition saisonnière en toute sécurité.

Dans cet article, vous découvrirez comment adapter vos habitudes au printemps, prévenir les chutes et reprendre vos activités extérieures de façon progressive afin de protéger votre dos et vos articulations.

Pourquoi je risque de tomber et me faire mal au dos même si l’hiver est terminé?

Même si la neige disparaît progressivement, le sol n’est pas toujours complètement stable. Les variations de température entre le jour et la nuit favorisent toujours la formation de surfaces glissantes.

On peut encore retrouver :

  • Des plaques de glace (surtout à l’ombre)
  • Des trottoirs mouillés ou boueux
  • Des surfaces irrégulières causées par le gel et le dégel
  • Des entrées et stationnements dégagés de façon inadéquate

Souvent à tort, plusieurs personnes rangent leurs bottes d’hiver et adoptent des chaussures plus légères, parfois moins adaptées aux surfaces humides et partiellement glacées. Cette combinaison de facteurs peut augmenter le risque de perte d’équilibre, causer des chutes et entraîner différents symptômes et/ou conditions :

Comment adapter mes déplacements en ce début du printemps?

Même lorsque la neige a presque disparu, certaines habitudes peuvent contribuer à réduire les risques de chute. En restant attentif à son environnement, en adoptant des déplacements plus prudents et en choisissant des chaussures adaptées, il est possible de mieux contrôler son équilibre et de prévenir les incidents, même sur des surfaces qui semblent sécuritaires à première vue.

– Choisir des chaussures adéquates

Les surfaces mouillées demeurent fréquentes au printemps. Il est donc préférable de porter des chaussures qui offrent une bonne adhérence, une semelle antidérapante et un soutien adéquat du pied. Les chaussures très lisses ou usées peuvent rendre les déplacements plus risqués et favoriser les chutes.

– Porter attention à l’environnement

Au printemps, les conditions peuvent changer rapidement au cours d’une même journée. Une surface qui semble sécuritaire peut devenir glissante en raison de l’eau ou du gel.

Prendre l’habitude de regarder où l’on met les pieds et de ralentir légèrement sa cadence de marche peut aider à prévenir plusieurs incidents.

– Garder les mains libres

Transporter plusieurs objets peut diminuer la capacité à se stabiliser en cas de déséquilibre. Lorsque possible, utiliser un sac à dos ou répartir les charges permet de garder les bras disponibles pour maintenir l’équilibre. Marcher avec les mains dans les poches peut également nuire à la capacité de réagir rapidement en cas de glissade, augmentant ainsi le risque de chute.

– Utiliser les rampes et les appuis

Les escaliers extérieurs et les entrées de maison peuvent demeurer humides ou glissants. Utiliser les rampes et prendre appui lorsque c’est possible peut réduire les risques de chute.

Pourquoi les douleurs apparaissent-elles lorsque je recommence à bouger?

Le printemps marque souvent la reprise des activités physiques extérieures. Marche plus fréquente, vélo, nettoyage du terrain ou travaux de jardinage deviennent graduellement plus présents dans le quotidien.

Après plusieurs mois d’activités différentes durant l’hiver, il est normal que le corps ait besoin d’un temps d’adaptation.

Les muscles, les articulations et les ligaments peuvent être moins sollicités durant la saison froide, surtout chez les personnes qui ont diminué leur niveau d’activité.

Une reprise trop rapide peut donc provoquer certains inconforts, notamment :

  • Des douleurs lombaires
  • Des tensions au cou et aux épaules
  • Des douleurs aux genoux
  • Des sensations de raideur

Heureusement, quelques stratégies simples peuvent aider à préparer le corps à cette transition.

Le retour aux activités : comment bien se préparer

Comment je dois me préparer pour recommencer à bouger? La réponse est fort simple et voici pourquoi : comme la plupart du temps, utiliser une approche graduelle est toujours recommandé lorsqu’on décide de recommencer à bouger. De cette façon, le risque de blessure est souvent diminué et le corps a le temps de s’adapter progressivement aux nouvelles demandes physiques, favorisant ainsi une reprise plus confortable et durable des activités.

1. La progression, un élément clé

Après l’hiver, il peut être tentant de profiter immédiatement des premières journées plus chaudes. Toutefois, il est préférable d’augmenter l’intensité des activités progressivement.

Par exemple :

  • Commencer par de courtes marches
  • Augmenter graduellement la durée et la distance
  • Alterner les périodes d’activité et de repos
  • Porter des charges plus légères pour débuter, comme lorsque les activités de jardinages reprennent

Cette progression permet au corps de s’adapter plus facilement aux nouvelles exigences physiques.

2. Activer son corps avant l’activité

Avant de reprendre une activité extérieure, prendre quelques minutes pour préparer son corps peut faire une réelle différence. Cette courte période permet d’augmenter progressivement la circulation, de mobiliser les articulations et de faciliter les mouvements à venir. Résultat : une meilleure coordination, une sensation de fluidité dans les mouvements et un risque de blessure réduit.

Plutôt que de débuter brusquement, il est recommandé d’opter pour des mouvements actifs et progressifs, qui sollicitent doucement les muscles et les articulations. Ces gestes simples aident le corps à passer graduellement du repos à l’effort.

Avant votre activité, vous pouvez intégrer :

  • Des rotations des épaules pour délier le haut du corps
  • Des mouvements de rotation, flexion et extension du cou pour relâcher les tensions
  • Une mobilisation du tronc (rotations ou inclinaisons légères) pour activer la région lombaire
  • Des mouvements des hanches et des jambes (flexions, petits pas, balancements) pour préparer les membres inférieurs

Ces mouvements peuvent être réalisés pendant quelques minutes, de façon confortable et sans douleur. L’objectif n’est pas de forcer, mais plutôt de remettre le corps en mouvement en douceur.

En prenant cette habitude, il devient plus facile d’aborder les activités printanières avec confiance… et de bouger avec plus de confort.

3. La posture, encore et toujours!

La posture joue un rôle clé dans la prévention des douleurs, et elle est d’autant plus importante lors de la reprise des activités au printemps. Une posture adéquate permet de mieux répartir les charges sur l’ensemble du corps et d’éviter des stress inutiles au niveau des muscles et des articulations.

Lors de la marche, par exemple, quelques ajustements simples peuvent faire une réelle différence :

  • Garder la tête alignée avec la colonne vertébrale, plutôt que de regarder constamment vers le sol
  • Détendre les épaules, en évitant de les hausser ou de les crisper
  • Laisser les bras se balancer naturellement, afin de favoriser un mouvement fluide et équilibré

Adopter une posture plus équilibrée contribue à améliorer la coordination, à diminuer la fatigue musculaire et à répartir les forces de façon plus harmonieuse dans le corps.

Au-delà de la marche, la posture influence l’ensemble des activités printanières. Que ce soit pour jardiner, ramasser des branches, nettoyer son terrain ou simplement passer plus de temps debout, le corps est souvent sollicité de différentes façons après l’hiver.

Après une période plus sédentaire, certaines habitudes posturales peuvent s’être installées, comme se pencher davantage vers l’avant ou compenser avec certaines régions du corps. Lorsqu’on augmente soudainement son niveau d’activité, ces habitudes peuvent accentuer les contraintes sur la colonne vertébrale et les articulations.

Porter attention à sa posture permet donc :

  • De mieux répartir les efforts lors des mouvements
  • De réduire les tensions au niveau du dos, du cou et des épaules
  • De favoriser des mouvements plus efficaces et sécuritaires

En intégrant de bonnes habitudes posturales dès la reprise des activités, il devient plus facile de bouger avec confort et de prévenir l’apparition de douleurs au fil des semaines.

Pourquoi le jardinage me donne-t-il mal au dos?

Le jardinage peut sembler être une activité légère et agréable, mais il peut tout de même être exigeant pour le corps, surtout après une période plus sédentaire. Certains gestes et positions adoptés sans y penser peuvent augmenter les contraintes sur la colonne vertébrale et ses composantes (articulations, muscles et ligaments).

Plusieurs facteurs expliquent pourquoi des douleurs peuvent apparaître :

  • Des postures prolongées et penchées vers l’avant, qui sollicitent davantage le bas du dos
  • Le soulèvement de sacs de terre, de pots ou d’outils, parfois sans technique adaptée
  • La répétition de certains mouvements, comme creuser, planter ou désherber
  • Un manque de conscience de sa posture et de ses mouvements, surtout lorsque l’on est concentré sur la tâche

Ces éléments peuvent entraîner une surcharge au niveau des structures articulaires, particulièrement si le corps n’est pas encore bien préparé à ce type d’effort.

En portant attention à sa posture, en variant les positions et en prenant des pauses, il est possible de réduire les tensions et de jardiner de façon plus confortable. Voici donc quelques stratégies qui peuvent être mises de l’avant :

  • Alterner les positions (à genoux, accroupi, debout)
  • Utiliser des outils avec des manches plus longs
  • Éviter de soulever des charges trop lourdes
  • Prendre des pauses régulières

Ces ajustements permettent de diminuer la fatigue musculaire et d’améliorer le confort pendant l’activité.

Que faire après une chute?

Même lorsque la neige a presque disparu, les chutes peuvent encore survenir. Après une chute, certaines personnes peuvent ressentir des douleurs ou des raideurs de façon immédiate, tandis que d’autres remarquent les symptômes quelques heures ou quelques jours plus tard.

Les chutes peuvent parfois entraîner :

  • Des tensions musculaires
  • Des restrictions de mouvement
  • Des inconforts au niveau du dos, du cou ou des articulations

Il est donc important de rester attentif à l’apparition de nouveaux symptômes après un incident.

Je suis tombé [ou pas] : est-ce que je devrais consulter en chiropratique?

La chiropratique s’intéresse à la santé neuromusculosquelettique, qui comprend notamment la colonne vertébrale, les muscles, les articulations et le système nerveux. Son approche ne se limite pas uniquement au traitement des douleurs : elle joue aussi un rôle important en prévention et en maintien d’une bonne fonction du corps.

Après une chute, même si elle semble mineure, une évaluation chiropratique pourrait être très bénéfique. Certaines tensions ou restrictions de mouvement ne sont pas toujours ressenties immédiatement, mais peuvent apparaître dans les heures ou les jours suivants. Et sachant que le corps est expert dans l’art de s’adapter et de masquer certaines douleurs, il est possible que des compensations s’installent sans que l’on s’en rende compte, ce qui pourrait éventuellement entraîner d’autres inconforts ou déséquilibres à long terme.

MAIS… au-delà des chutes, consulter régulièrement pourrait aider à mieux préparer le corps aux changements de saison, comme la reprise des activités au printemps.

L’objectif est donc d’évaluer le fonctionnement du système neuromusculosquelettique, de détecter certaines limitations et de favoriser une meilleure mobilité et une fonction optimale du corps.

Adopter une approche préventive permet non seulement de diminuer les risques de blessure, mais aussi de profiter pleinement des activités du quotidien… et du retour du beau temps!

En prenant soin de votre corps dès maintenant, vous mettez toutes les chances de votre côté pour profiter du printemps en mouvement, avec confort et confiance. N’hésitez pas à consulter… à l’année!

Categories Bougez mieux, Fonctionnez mieux, Mangez mieux, Pensez mieux

S’adapter à l’automne : sommeil, posture et santé neuro-vertébrale

Dès l’arrivée de novembre, un changement de rythme s’installe. Les jours deviennent plus courts, la luminosité baisse, et le fameux changement d’heure finit souvent par nous secouer un peu plus qu’on le voudrait. On observe souvent une diminution d’énergie, un désir accru de rester à l’intérieur et une tendance à se laisser absorber par le confort du canapé. Cette transition saisonnière n’est pas seulement psychologique, puisqu’elle influence notre corps tout entier : notre posture, notre sommeil, notre niveau d’activité, et, bien sûr, l’équilibre de notre système nerveux.

Comme la chiropratique s’intéresse à la façon dont le corps s’adapte aux différents stress, cette période de l’année est particulièrement pertinente pour rappeler l’importance d’une colonne vertébrale mobile, bien alignée et soutenue par de saines habitudes de vie. Alors, avant de se laisser emporter par la grisaille, voyons comment mieux traverser cette saison en priorisant le mouvement, le sommeil, et une fonction nerveuse optimale. Dans cet article, vous découvrirez des outils simples, mais puissants, qui vous permettront de traverser novembre avec plus d’énergie, tout en vous portant tranquillement vers les festivités de fin d’année.

Pourquoi novembre fatigue-t-il plus?

La baisse de luminosité et le changement d’heure peuvent modifier le rythme biologique et influencer l’horloge interne. On observe alors une baisse d’énergie, un besoin accru de sommeil et une perturbation de celui-ci. Lorsque le sommeil est perturbé, la fatigue s’installe plus facilement et, avec la noirceur qui arrive plus tôt, il devient tentant d’adopter des habitudes plus casanières.

Détrompez-vous : il n’y a pas de mal à être casanier, mais le maintien de bonnes habitudes demeure essentiel pour affronter ce changement avec plus de stabilité, d’énergie et de résilience. Bouger régulièrement, optimiser son sommeil ou soutenir la fonction de la colonne vertébrale sont autant de gestes qui permettent au corps de mieux s’ajuster à cette transition saisonnière.

À titre de rappel : la sédentarité agit souvent en silence. Elle s’installe progressivement, et elle peut rapidement influencer la mobilité de la colonne vertébrale, augmenter les tensions musculaires et diminuer la capacité du système nerveux à fonctionner de façon optimale. En restant actif — même légèrement — on préserve non seulement la mobilité articulaire, mais aussi l’énergie, l’humeur et la qualité du sommeil.

Colonne vertébrale et chiropratique : quel est le lien avec la grisaille de novembre?

Pour permettre un bon influx nerveux et un fonctionnement optimal de l’ensemble des systèmes du corps humain, la chiropratique met l’accent sur la fonction du système nerveux et l’importance d’une colonne vertébrale libre d’interférences (subluxations).

Combinée à une fatigue accrue, la posture “du divan” (ou celle utilisée lors de longues périodes devant le cellulaire ou les écrans), peut mener à un mouvement vertébral non optimal, à des tensions musculaires, et à des compensations adoptées par le corps lorsqu’il s’adapte au stress qui lui est imposé. Ces compensations, bien qu’utiles au départ, peuvent, à long terme, entraîner des déséquilibres qui affectent autant le bien-être que le bon fonctionnement du système nerveux.

Les subluxations – même sans douleur – peuvent limiter la capacité du corps à s’adapter et à fonctionner à son plein potentiel de santé. En conséquence, la colonne vertébrale n’est pas moins sollicitée (par la posture, l’inactivité, la fatigue) pendant une période plus sédentaire, comme celle décrite ci-haut. Elle l’est tout autant que lors des moments plus actifs, comme l’été, mais de façon différente.

Consulter en chiropratique pour optimiser le mouvement vertébral et veiller à ce que le corps puisse exprimer son plein potentiel de santé n’aura jamais eu autant d’importance, n’est-ce pas?

Posture de sommeil, divan et téléromans : attention!

Nous le rappelons : il n’y a pas de mal à être plus casanier avec l’arrivée de l’automne. Quand la lumière baisse et que le froid s’installe, certains résistent difficilement à l’appel du divan et des séries télévisées. Bien que ce soit relaxant – et très légitime –, certaines informations doivent être prises en considération afin de maintenir une bonne hygiène de vie :

  1. Rester allongé de longues périodes sur le divan n’offre pas un support adéquat pour la colonne vertébrale. Les coussins peuvent être mous, ce qui empêche une posture neutre. Puisqu’il n’est pas rare que l’on finisse par s’endormir, on adopte souvent des positions asymétriques, laissant le cou, le bas du dos ou les épaules supporter une charge inhabituelle. Au réveil, des raideurs, des tensions ou une sensation de « faux mouvement » peuvent être ressenties et même persister quelques jours.
  2. Outre le support inadéquat que peut imposer le divan, le maintien d’une posture immobile (ou presque) pendant une longue période peut contribuer à l’apparition de pertes de mouvement articulaires.
  3. Le temps assis ou allongé sans mouvement accentue la sédentarité, et de façon répétée, peut avoir un impact négatif sur la santé globale.
  4. Avec le changement d’heure et de luminosité, le sommeil peut être perturbé. Si, en plus de ces changements, l’exposition à la lumière bleue des écrans est augmentée, cet élément perturbateur supplémentaire peut influencer la qualité du sommeil. Ne l’oubliez pas : le sommeil fait partie intégrante des piliers de la santé optimale!

Il est donc primordial de faire des choix judicieux : prioriser un environnement adéquat et limiter les périodes dans lesquelles la posture n’est pas optimale.

Une hygiène de vie optimale : comment adapter nos habitudes en fonction des saisons

Afin de contrer les effets liés aux blues d’automne, nous avons pensé vous donner quelques conseils à mettre en application :

Optimiser l’exposition à la lumière

Même lorsqu’il fait gris, sortez quelques minutes le matin à la lumière naturelle. À l’intérieur, ouvrez les rideaux, et profitez de l’effet des rayons de lumière en vous installant près d’une fenêtre.

Vous pouvez également envisager la luminothérapie (en raison de l’exposition aux rayons UV et des effets secondaires possibles, consultez un professionnel de la santé avant d’entreprendre cette démarche).

Bien dormir

Respectez une heure de coucher régulière. Évitez les écrans juste avant de dormir. Privilégiez un environnement sombre, calme, et une posture de sommeil neutre pour la colonne vertébrale.

Une colonne bien alignée pendant la nuit facilite la récupération et un bon fonctionnement nerveux. Le sommeil est considéré comme un moment de récupération essentiel pour le corps. Optimisez-le!

Bien manger

Vous l’aurez deviné : ce conseil n’est pas qu’à mettre en place seulement pour contrer les blues de l’automne!

En tout temps, il est important de choisir une alimentation riche en légumes, en fruits, en protéines de bonne qualité et en bons gras. Orientez la majorité de vos choix alimentaires vers des produits non transformés.

Une saine alimentation aura toujours un impact positif dans votre état de santé globale!

Bouger régulièrement et rester actif

Même si l’envie n’est pas toujours au rendez-vous, l’activité physique demeure un puissant antidote à la fatigue, à la sédentarité, aux tensions musculaires et aux limitations vertébrales.

Il n’est pas nécessaire d’être un athlète pour être considéré comme actif : intégrez la marche à votre quotidien, faites des exercices de groupe, allez à la piscine municipale, etc. Votre corps vous remerciera et vous en redemandera!

La méditation, la respiration en cohérence cardiaque et la relaxation aident également à un état d’esprit optimal. Quoi de mieux que d’être prêt à affronter les changements de saison?

Intégrer la chiropratique dans votre quotidien

La santé neuro-vertébrale devrait elle aussi faire partie des priorités en matière de santé. Les soins chiropratiques ne se limitent pas à la gestion de la douleur : dès qu’une perte de mobilité, un changement de posture ou une sensation de raideur s’installe, une consultation avec un chiropraticien pourrait s’avérer très positive afin maximiser le potentiel de santé.

Avons-nous besoin de vous rappeler l’impact que peut avoir la posture du divan sur vos articulations et votre sentiment de bien-être?

Traverser novembre en forme repose sur de petits gestes : bouger, bien dormir, s’exposer à la lumière et prendre soin de sa colonne vertébrale. En appliquant ces habitudes — et en intégrant la chiropratique à votre routine — vous aidez votre corps à rester énergique, aligné et résilient jusqu’au retour des jours plus lumineux!

Categories Fonctionnez mieux

Pour une Halloween 2025 réussie : trucs et astuces chiropratiques

L’Halloween est une période magique pour les enfants : déguisements, friandises, rires et aventures nocturnes. Mais derrière cette effervescence se cachent parfois des défis physiques et posturaux qui peuvent affecter leur bien-être. C’est l’occasion parfaite pour nous de parler de chiropratique pédiatrique, de prévention vertébrale, et du rôle fondamental que peut jouer le chiropraticien dans le développement des enfants.

Dans cet article, nous abordons donc la posture, le développement moteur pendant l’enfance, ainsi que les diverses conditions qui touchent la clientèle pédiatrique. Halloween ou non, la chiropratique pédiatrique a toujours sa place dans le parcours de santé globale des tout-petits!

Qu’est-ce que la chiropratique pédiatrique?

La chiropratique pédiatrique s’intéresse à la santé neuromusculosquelettique des enfants, et ce, dès la naissance. Elle repose sur une approche douce, sécuritaire et adaptée à chaque étape du développement. Comme pour la clientèle adulte, les soins chiropratiques pour enfants sont personnalisés selon l’âge, la condition physique et les besoins spécifiques de l’enfant. Les principes chiropratiques sont exactement les mêmes, et chaque chiropraticien est apte à traiter les enfants.

Les enfants peuvent bénéficier de la chiropratique pour une multitude de raisons :

  • Conditions posturales liées à la croissance ou à de mauvaises habitudes de vie (comme le port d’un sac à dos trop lourd, une posture inadéquate en classe ou l’utilisation des technologies).
  • Conditions musculaires causées par des chutes fréquentes, des sports ou des activités physiques intenses
  • Perte de mobilité articulaire (avec ou sans douleur) suite à une blessure
  • Asymétrie de mouvement (parfois dès la naissance, comme le torticolis congénital ou la plagiocéphalie)
  • Support au développement moteur

Le chiropraticien utilise des techniques spécifiques, comme des ajustements, des mobilisations et des conseils posturaux afin de favoriser une croissance harmonieuse et un fonctionnement optimal du système nerveux. Sa vision reste la même pour n’importe quelle clientèle : il ne fait que s’ajuster en fonction de la réalité de chacune, et c’est ce qui le rend si pertinent et précieux tout au long de la vie.

La science derrière les soins chiropratiques

La chiropratique repose sur des principes scientifiques bien établis. Le système nerveux contrôle toutes les fonctions du corps, et toute interférence dans sa communication peut affecter les autres systèmes. En corrigeant les subluxations vertébrales, le chiropraticien vise une meilleure régulation du système nerveux, ce qui peut avoir un effet positif sur toutes les fonctions corporelles, et ce, pour tous les types de clientèles.

La subluxation vertébrale : parfois silencieuse, mais souvent significative

Vous l’aurez compris : au cœur de la chiropratique se trouve le concept de subluxation vertébrale. Il s’agit d’un dysfonctionnement articulaire au niveau de la colonne vertébrale qui peut perturber la communication entre le cerveau et le reste du corps. Chez les enfants, les subluxations peuvent survenir dès la naissance (par exemple, lors d’un accouchement, ou suite à une position intra-utérine non optimale), ou au fil du développement, à travers les chutes, les mauvaises postures ou les stress physiques et émotionnels.

À long terme, la subluxation peut entraîner :

  • Une diminution de la mobilité articulaire
  • Une modification de la posture
  • Des douleurs ou inconforts
  • Une perturbation de la fonction nerveuse

Le chiropraticien est formé pour détecter et corriger ces subluxations à l’aide d’ajustements chiropratiques précis et sécuritaires. Ceux-ci permettent d’optimiser l’équilibre neurovertébral, ce qui peut aider à favoriser une meilleure santé globale.

La prévention chiropratique : un pilier de la santé globale pour votre enfant (et votre famille!)

La chiropratique ne se limite pas à soulager les douleurs. Elle joue aussi un rôle clé dans la prévention des troubles neuromusculosquelettiques et dans le maintien d’une santé globale optimale. Intégrer les soins chiropratiques à la routine de santé d’un enfant, c’est lui offrir un accompagnement précieux à chaque étape de sa croissance.

Voici ce que les enfants (et les parents) peuvent en retirer :

  • Des conseils adaptés au quotidien : posture à l’école, utilisation des écrans, transport du sac à dos… ou même du sac de bonbons d’Halloween parfois bien trop lourd!
  • Une meilleure récupération après l’activité physique : une mobilité articulaire optimale favorise un mouvement global optimal et peut réduire les tensions suite à un effort physique.
  • Un soutien au développement moteur et cognitif : un système nerveux libre d’interférence fonctionne généralement mieux, ce qui peut contribuer à un développement global harmonieux.
  • Une réduction du risque de blessures : en favorisant l’équilibre postural et un mouvement optimal, les risques de compensations, de chutes et de blessures peuvent diminuer.
  • Une amélioration du sommeil et de la concentration : un système nerveux libre d’interférence peut favoriser un repos de qualité, ce qui est essentiel à l’apprentissage et à la gestion des émotions.

Un suivi régulier peut donc permettre de détecter rapidement les déséquilibres, et, ensuite, intervenir avant qu’ils ne deviennent problématiques. La chiropratique est une approche proactive qui mise sur le bien-être à long terme plutôt que sur la gestion de la douleur.

Le rôle du chiropraticien : un professionnel de premier contact

Le chiropraticien est un professionnel de la santé de première ligne, ce qui signifie qu’il peut être consulté sans référence médicale. Il possède une formation universitaire rigoureuse et est apte à :

  • Évaluer la condition neuromusculosquelettique de l’enfant
  • Poser un diagnostic chiropratique
  • Élaborer un plan de traitement personnalisé et répondant aux besoins de l’enfant
  • Recommander des exercices spécifiques et des conseils posturaux
  • Collaborer avec d’autres professionnels de la santé au besoin

Son approche globale vise à améliorer la qualité de vie de l’enfant, en tenant compte de son mode de vie, de ses activités et de ses besoins spécifiques. Il agit comme un partenaire de santé, à l’écoute des parents, mais surtout, attentif aux besoins et au développement de l’enfant.

Quand consulter un chiropraticien pour son enfant?

Voici quelques signes qui peuvent indiquer qu’une consultation chiropratique serait bénéfique :

Il n’est jamais trop tôt pour consulter. Même les nouveau-nés peuvent bénéficier d’une évaluation chiropratique!

Halloween et chiropratique : un lien plus que pertinent

L’Halloween est une période de plaisir, mais peut aussi être une source de stress physique pour les enfants. C’est une courte période, certes, mais il ne faut pas pour autant négliger les impacts que ces quelques jours peuvent avoir sur leur posture, leur système neuromusculosquelettique et leur bien-être global.

Voici quelques conseils chiropratiques pour une fête en santé :

  • Choisir un costume confortable qui ne limite pas les mouvements ni la respiration.
  • Éviter les sacs trop lourds : privilégier un sac à dos bien ajusté ou répartir les friandises dans plusieurs contenants.
  • Surveiller la posture : les enfants ont tendance à pencher vers l’avant lorsqu’ils courent ou portent des charges.
  • Encourager des pauses : après une longue soirée de marche, un moment de repos et d’étirement pourrait être bénéfique. Tenter de les faire ralentir pendant la cueillette des bonbons pourrait être plutôt difficile… il est préférable de garder ce moment de repos avant le coucher, une fois le bain pris et les bonbons rangés.
  • Pensez à la sécurité lors de la cueillette : soyez visibles, et assurez-vous de respecter les zones dédiées aux piétons et aux véhicules.
  • Prévoyez une visite chez le chiropraticien après l’Halloween pour corriger les subluxations vertébrales de vos petits squelettes.

Rappel : À l’Halloween, c’est la sécurité avant tout!

L’Halloween, c’est une soirée magique remplie de rires, de costumes et de bonbons… mais aussi un moment où la vigilance est de mise! Pour que la fête reste amusante et sécuritaire, voici quelques rappels essentiels :

  • Assurez-vous que les costumes soient visibles la nuit, avec des bandes réfléchissantes ou une lampe frontale.
  • Choisissez des vêtements confortables et bien ajustés, sans traîne ni masque qui gênent la vision ou la respiration.
  • Restez sur les trottoirs et traversez toujours aux intersections, en regardant des deux côtés.
  • Rappelez aux enfants de ne jamais courir entre les voitures stationnées et de marcher du côté opposé à la circulation.
  • Inspectez les friandises avant de les consommer — rien d’ouvert, d’abîmé ou de suspect.
  • Les plus jeunes devraient toujours être accompagnés d’un adulte, d’un grand frère ou d’une grande sœur responsable.

Permettre un suivi chiropratique à son enfant, c’est lui offrir un outil de prévention et de bien-être qui l’accompagnera tout au long de sa croissance. À l’Halloween, entre les bonbons et les déguisements, pensez à planifier une visite en clinique… parce qu’un squelette bien aligné, c’est aussi un élément essentiel pour une fête réussie!

Categories Bougez mieux

Prévenir et soulager les douleurs lombaires avec la chiropratique

Les douleurs lombaires, communément appelées maux de dos, touchent une grande partie de la population. En tant que chiropraticien, nous savons que ces douleurs sont l’un des principaux motifs de consultation en clinique, et ce, à tous les âges. Du jeune étudiant au retraité, le bas du dos est mis à rude épreuve chaque jour.

La chiropratique offre une approche naturelle, efficace et sécuritaire qui pourrait soulager les douleurs lombaires, améliorer la posture et prévenir leur récidive.

Dans ce blogue, nous aborderons les causes les plus communes du mal de dos, et nous décrirons les symptômes et les stratégies de prévention les mieux adaptées à toute la famille.

Bonne lecture!

Les causes des douleurs lombaires

Le dos est une structure complexe qui soutient le poids du corps, permet de nombreux mouvements et protège le système nerveux. C’est une région très vulnérable, ce qui explique très bien la fréquence des douleurs lombaires et le nombre de consultations chez le chiropraticien en lien avec elles.

Parmi les causes les plus courantes des douleurs lombaires, on note celles-ci :

  • Mauvaises postures : rester assis de longues heures devant un ordinateur ou allongé sur le divan.
  • Sédentarité : peut contribuer à la perte de la mobilité articulaire, à une endurance moins présente et peut augmenter le risque de blessures à l’effort.
  • Efforts physiques inappropriés : soulever des charges lourdes sans plier les genoux ou répéter des mouvements brusques.
  • Stress et tensions musculaires : contractent les muscles lombaires et aggravent la douleur.
  • Processus normal de vieillissement : perte de souplesse, apparition de dégénérescence au niveau des articulations lombaires (et autres articulations).

Les douleurs lombaires chez les enfants et les adolescents

Contrairement aux idées reçues, les enfants et adolescents peuvent également souffrir de douleurs lombaires.

Dès le plus jeune âge, la chiropratique permet de prévenir les déséquilibres posturaux fréquents chez les enfants et les adolescents. Le temps prolongé passé devant les écrans, les mauvaises postures scolaires et le port de sacs trop lourds peuvent entraîner des tensions, des douleurs lombaires et des anomalies de posture. Un suivi chiropratique régulier favorise un développement optimal de la colonne vertébrale.

Reprenons ces facteurs plus en détail :

  • Sacs à dos trop lourds et mal ajustés : exercent une pression excessive sur le bas du dos, peuvent déplacer le centre de gravité et avoir un impact négatif sur les structures lombaires.
  • Écrans et posture : longues heures penchées sur les téléphones ou tablettes. Ces postures n’ont pas seulement un impact sur le cou. Elles influencent la colonne vertébrale en entier.
  • Pratique sportive : mouvements répétitifs, microtraumatismes ou blessures qui créent des déséquilibres posturaux, mais aussi au niveau de la mobilité vertébrale.

Dans un contexte de santé globale, la mobilité vertébrale est essentielle. La chiropratique, avec sa vision et les ajustements vertébraux, vise la correction de ces déséquilibres (subluxations vertébrales) et le soulagement des douleurs. Le chiropraticien peut également donner des conseils pratiques aux familles, comme ajuster le sac à dos ou introduire des exercices simples à la maison.

Astuce chiropratique : Encouragez les enfants à faire de courtes pauses actives toutes les 30-45 minutes lors de l’étude ou de l’utilisation des écrans!

Les douleurs lombaires à l’âge adulte

Chez l’adulte, les douleurs lombaires, ou encore les inconforts liés aux efforts physiques et aux habitudes de vie sont fréquents. La chiropratique accompagne les adultes, actifs ou non, en soulageant les douleurs présentes tout en permettant au corps de s’adapter au stress physique. Elle permet ainsi de prévenir l’apparition de maux de dos potentiellement chroniques, souvent liés au stress, au travail de bureau ou à des mouvements répétitifs. Chez les adultes, le mal de dos est donc souvent lié au mode de vie :

Les douleurs peuvent être aiguës, après un faux mouvement, ou chroniques, persistant plusieurs semaines ou mois (au-delà de 3 mois). Dans tous les cas, le chiropraticien pourrait être un professionnel de la santé à consulter, puisqu’il est formé pour évaluer, diagnostiquer et traiter les conditions neuromusculosquelettiques :

  • Ajustements vertébraux pour favoriser un bon mouvement articulaire et soulager la douleur
  • Exercices de renforcement et/ou d’étirement adaptés à la condition de son patient
  • Conseils ergonomiques pour le travail ou les activités quotidiennes

Astuce chiropratique : Demandez conseil à votre chiropraticien même si vous n’avez pas de douleur. Saviez-vous que, si vous passez une bonne partie de votre journée à l’écran, vous pourriez bénéficier d’un suivi chiropratique afin d’obtenir des conseils personnalisés et des ajustements vertébraux en lien avec votre condition?

Les douleurs lombaires chez les gens du bel âge

Avec l’âge, les douleurs articulaires et la perte de mobilité peuvent influencer la qualité de vie. La chiropratique aide les aînés à maintenir leur autonomie, à préserver leur mobilité articulaire et à soulager les douleurs chroniques. Grâce à des ajustements adaptés, elle favorise une meilleure mobilité et un quotidien plus agréable.

Le vieillissement est généralement associé à la dégénérescence articulaire (disques intervertébraux, articulations, arthrose). Les gens plus âgés peuvent donc présenter des douleurs lombaires qui influencent leur mobilité et leur autonomie.

La chiropratique pourrait donc être envisagée (et adaptée) à ce type de clientèle, et ce, en ayant des objectifs précis :

  • Favoriser le maintien de la mobilité articulaire
  • Diminuer la douleur et améliorer le confort
  • Prévenir les chutes en veillant à maintenir une bonne posture

Astuce chiropratique : Les aînés peuvent intégrer des étirements doux et de courtes séances de marche pour compléter leur suivi chiropratique. La mobilité demeure un enjeu très important pour eux.

Prévenir les douleurs lombaires : conseils pratiques pour toute la famille

Nous le mentionnons régulièrement dans nos communications : la prévention est la clé pour éviter les douleurs et favoriser un état de santé global et optimal. Différentes façons peuvent être mises en application afin d’adopter cette stratégie.

  • Consulter en chiropratique de façon régulière : le chiropraticien est en mesure d’évaluer votre condition neuromusculosquelettique et vous proposer le suivi le plus adapté à vos besoins.
  • Bouger régulièrement : marcher, pratiquer une activité physique
  • Renforcer la ceinture abdominale : un tronc fort favorise une bonne stabilité, ce qui joue un rôle positif dans l’équilibre de la région lombaire. Connaissez-vous l’entraînement fonctionnel?
  • Maintenir une bonne posture : demandez à votre chiropraticien, il a des bases solides en ergonomie afin de vous conseiller! Le point clé : veiller à ce que les structures vertébrales soient le plus souvent alignées les unes avec les autres.
  • Forcer correctement : plier les genoux et garder la charge le plus près possible du corps.
  • Faire des pauses actives : toutes les 30-60 minutes si vous êtes assis.

Ces conseils sont applicables à tous les membres de la famille, des enfants aux aînés, et pourraient permettre de réduire de façon importante le risque de douleurs lombaires.

La chiropratique : un allié naturel pour toute la famille

La chiropratique ne se limite pas à soulager la douleur : elle agit sur la cause des troubles neuromusculosquelettiques afin de favoriser l’équilibre du corps, corriger les désalignements vertébraux (subluxations vertébrales) et améliorer la posture, qui sont souvent responsables des maux de dos.

Au-delà des soins, le chiropraticien accompagne ses patients dans l’adoption de saines habitudes de vie — posture, ergonomie, activité physique, gestion du stress — pour favoriser la prévention et le bien-être au quotidien.

À tout âge, un suivi régulier aide à maintenir une colonne en santé, prévenir les déséquilibres et préserver la mobilité. La chiropratique a sans aucun doute sa place au sein de la population comme étant une approche naturelle, sécuritaire et efficace pour favoriser la santé neurovertébrale à long terme.

Categories Bougez mieux, Fonctionnez mieux, Mangez mieux, Pensez mieux

Mieux vaut prévenir que guérir : adoptez les bonnes habitudes avec la chiropratique

À tort, nous avons tendance à consulter un professionnel de la santé seulement lorsque la douleur devient trop importante, que le mouvement est limité ou que la qualité de vie est affectée. Ce mode d’action est plutôt réactif, alors qu’il pourrait être bien plus bénéfique d’y aller de façon préventive. Puisque le corps nous envoie généralement des signaux bien avant que les symptômes ne deviennent trop importants, la prévention constitue donc une approche essentielle pour conserver une bonne santé neuromusculosquelettique, et la chiropratique pourrait jouer un rôle important dans cette démarche. Dans cet article, vous serez sensibilisés au concept de prévention et vous apprendrez comment éviter l’apparition de douleurs et d’inconforts dans différentes situations du quotidien.

Comprendre le système neuromusculosquelettique

Le bien-être physique dépend, entre autres, d’un équilibre constant entre le système nerveux , les muscles et les articulations. Ensemble, ils permettent la mobilité, la coordination, la force et l’adaptation aux différentes contraintes de la vie quotidienne. Lorsque cet équilibre est perturbé — par une mauvaise posture, un faux mouvement, un traumatisme ou simplement par la répétition de gestes — des inconforts sont susceptibles d’apparaître. Avec le temps, elles peuvent mener à des douleurs plus importantes, à une perte de mobilité ou à une diminution de la performance dans la pratique de certains sports.

En mettant l’emphase sur la fonction du système nerveux, le rôle du chiropraticien est d’évaluer ses interactions avec les autres systèmes du corps humain. Il met l’emphase sur la mobilité des articulations vertébrales, et il veille à corriger les déséquilibres présents à ce niveau pour que l’information nerveuse circule de façon optimale. L’objectif est donc d’offrir au corps toutes les ressources nécessaires pour maintenir un fonctionnement harmonieux de tous les systèmes. Cette approche ne se limite pas aux douleurs liées à la colonne vertébrale (lombaires ou cervicales) ; elle concerne l’ensemble du système neuromusculosquelettique, des épaules aux chevilles, en passant par la mâchoire.

L’impact invisible des gestes du quotidien

On pense souvent que les blessures surviennent lors d’événements traumatiques, comme un accident ou une chute. Pourtant, la majorité des douleurs qui mènent à une consultation en chiropratique proviennent d’habitudes quotidiennes répétées (ex.: mauvaise posture, mouvement répétitif).

  • Le travail de bureau : rester assis plusieurs heures par jour devant un écran entraîne souvent un changement de posture qui amène la tête et les épaules vers l’avant
  • L’utilisation des écrans : le syndrome du cou du texto illustre bien l’impact de nos nouvelles habitudes technologiques. La flexion prolongée du cou vers l’avant augmente la pression sur les vertèbres cervicales.
  • Les tâches ménagères : passer l’aspirateur, pelleter ou encore transporter l’épicerie sont des gestes qui sollicitent beaucoup la région lombaire lorsqu’ils sont mal exécutés.
  • Le manque de mouvement : l’inactivité physique (sédentarité) peut contribuer à la perte de la mobilité articulaire, à une endurance moins présente et peut augmenter le risque de blessures à l’effort

De façon ponctuelle, ces éléments ne créent pas nécessairement de problème, mais à long terme, ils peuvent engendrer des stress (micro-traumatismes). En conséquence, la capacité d’adaptation du corps humain peut être mise à l’épreuve, et certaines douleurs peuvent apparaître.

La chiropratique : une alliée en termes de prévention

Avec sa vision de santé optimale et globale, la chiropratique offre une vision proactive. Elle traite la douleur, certes, mais elle propose également une approche préventive.

Grâce à sa formation, le chiropraticien peut, entre autres, évaluer la posture et la mobilité articulaire afin de détecter certains signes qui pourraient être précurseurs de déséquilibre.

Un suivi préventif peut offrir certains avantages :

  • Optimiser la fonction nerveuse : en corrigeant les restrictions articulaires (subluxations vertébrales), la communication entre le système nerveux et le corps est facilitée.
  • Viser l’amélioration de la mobilité articulaire : en redonnant du mouvement aux segments articulaires qui ne bougent pas de façon optimale, il est possible de réduire le risque de compensation et de surcharge d’autres articulations. En conséquence, la mobilité peut être préservée.
  • Réduire les stress musculaires : lorsque le système nerveux fonctionne de façon optimale, il peut envoyer des signaux optimaux partout ailleurs dans le corps, et le système musculosquelettique en fait partie. Les muscles peuvent donc fonctionner optimalement eux aussi.
  • Adopter de meilleures habitudes : grâce à des conseils personnalisés en ergonomie, en exercices et en hygiène de vie, la chiropratique éduque et aide la communauté à avoir des habitudes de vie optimales.

Ainsi, la chiropratique s’inscrit dans une approche de santé globale (bouger mieux, manger mieux, dormir mieux, penser mieux).

Prévenir les douleurs selon les différentes étapes de vie

Chaque étape de la vie comporte des défis particuliers. La chiropratique s’adapte à ces réalités pour prévenir les conditions spécifiques à chacun.

  • Chez les nouveaux-nés : la chiropratique offre une approche douce et adaptée pour détecter et corriger les subluxations vertébrales (restrictions articulaires), souvent causées par la grossesse et le stress de l’accouchement. Elle contribue à favoriser un allaitement plus confortable, prévenir le torticolis congénital ou la plagiocéphalie, et promouvoir un développement moteur harmonieux.
  • Chez les enfants et adolescents : le suivi permet de dépister tôt les déséquilibres liés au port du sac à dos, aux activités sportives ou encore aux longues heures passées devant les écrans.
  • Chez l’adulte actif : la gestion du stress, les postures prolongées au travail et les efforts physiques occasionnels sont souvent en cause lors de l’apparition de douleurs.
  • Chez les sportifs : un accompagnement préventif permet d’optimiser les performances et de réduire le risque de blessures récurrentes.
  • Chez les gens du bel âge : l’objectif principal est de maintenir la mobilité, l’équilibre et l’autonomie le plus longtemps possible.

Chiro-conseils : passons en mode prévention

  1. Bouger toutes les heures : même une simple marche de 2 minutes ou quelques étirements suffisent pour réduire la tension et le stress accumulés
  2. Adopter une posture dynamique : varier les positions assises, utiliser un bureau ajustable ou simplement se lever régulièrement.
  3. Renforcer le tronc (core) : en s’assurant d’avoir un tronc fort, le risque de blessures peut être grandement diminué. Connaissez-vous l’entraînement fonctionnel? Il pourrait vous être grandement utile.
  4. Privilégier la récupération : le sommeil et l’hydratation sont essentiels pour favoriser la régénération musculaire et articulaire.
  5. Écouter son corps : la douleur, même légère ou occasionnelle, est un signal d’alarme qu’il ne faut pas ignorer. Attendre qu’elle parte par elle-même n’est pas toujours la meilleure solution!

Ces conseils, intégrés au quotidien et combinés à des ajustements chiropratiques réguliers, peuvent avoir un impact positif dans le quotidien et ainsi viser la réduction de l’apparition de douleurs.

La vision préventive de la chiropratique : un investissement payant

La prévention en chiropratique ne se résume pas à traiter et éviter la douleur. Elle vise avant tout à favoriser un fonctionnement optimal du corps et à améliorer la qualité de vie. En misant sur une approche globale, le chiropraticien accompagne son patient dans ses objectifs personnels : plus d’énergie, une meilleure posture, une plus grande capacité de récupération et une mobilité durable, etc.

Plutôt que de se limiter à traiter une douleur lorsqu’elle devient trop intense, l’approche préventive peut permettre de préserver la santé pour continuer à profiter des activités quotidiennes et des loisirs, et ce, sans limitations.

La prévention, c’est en quelque sorte un investissement (capital santé) sur le long terme. En intégrant la chiropratique à une routine de soins préventifs, chacun peut y gagner : réduction des risques de douleurs, amélioration de la mobilité articulaire, préservation de l’autonomie.

Que ce soit pour le nouveau-né qui doit s’adapter à son nouvel environnement, l’enfant qui débute un sport, l’adulte qui passe de longues heures au bureau ou la personne âgée qui souhaite continuer à bouger avec aisance, la chiropratique peut être un allié précieux.

Mieux vaut agir aujourd’hui pour préserver la santé de demain!

Categories Bougez mieux, Fonctionnez mieux

J’ai mal au cou! Découvrez comment la chiropratique pourrait vous aider

Le mal de cou est l’un des motifs de consultation les plus fréquents en chiropratique. Il peut se présenter sous différentes formes, apparaître seul ou être associé à d’autres symptômes, comme les maux de tête. Il peut réduire la mobilité, nuire au sommeil, limiter les activités quotidiennes et parfois même diminuer la productivité au travail. Le mal de cou est l’expression par le corps d’une douleur qui cible cette région, mais un diagnostic précis doit être émis afin de mieux comprendre la cause liée à l’apparition de cette dernière. Ensuite, il est beaucoup plus facile de déterminer le suivi approprié afin d’optimiser le soulagement, favoriser une bonne récupération et mettre en place une stratégie pour éviter les risques de récidive.

Dans cet article, les causes les plus communes de mal de cou seront abordées, et à travers votre lecture, vous découvrirez comment la chiropratique pourrait s’inscrire dans votre démarche de mieux-être. En misant sur une approche personnalisée, naturelle et fondée sur une compréhension globale du système neuromusculosquelettique, les soins chiropratiques pourraient fort probablement contribuer à soulager les douleurs cervicales, prévenir leur récidive et optimiser votre bien-être au quotidien.

Mal de cou : quelles sont les causes les plus communes?

Raideur, inconfort en position assise prolongée ou pendant la nuit, douleur au mouvement… Le mal de cou est une condition fréquente qui peut grandement nuire au quotidien. Que ce soit à la suite d’un traumatisme en raison de mauvaises postures, d’un stress physique prolongé ou d’un déséquilibre au niveau de la colonne vertébrale cervicale, les causes sont nombreuses, et peuvent parfois être interreliées. Pour le chiropraticien, comprendre l’origine de cette douleur est essentiel pour intervenir efficacement.

1. Causes mécaniques et microtraumatismes

Les douleurs cervicales sont fréquemment d’origine mécanique : accidents, gestes brusques ou microtraumatismes répétés associés à une posture prolongée inadéquate (comme devant un écran ou avec un cellulaire).

À long terme, ces contraintes peuvent irriter les structures cervicales, provoquer de l’inflammation, entraîner une perte de mouvement articulaire et contribuer à l’apparition ou au maintien de la douleur.

Lorsqu’une articulation vertébrale ne bouge pas optimalement, on peut parler de subluxation vertébrale. En chiropratique, la subluxation vertébrale désigne une dysfonction articulaire au niveau de la colonne vertébrale qui peut altérer la mobilité, causer des tensions musculaires et interférer avec le bon fonctionnement du système nerveux. Cette perturbation biomécanique peut entraîner divers symptômes, dont des douleurs localisées (dans le cas présent, un mal de cou), une raideur, une perte de mobilité ou des douleurs irradiées (à distance). L’évaluation chiropratique vise donc à détecter ces dysfonctions vertébrales afin d’intervenir de façon ciblée et sécuritaire pour restaurer l’équilibre neuromusculosquelettique.

2. Mauvaise posture à l’écran et au cellulaire

Adopter une posture de flexion du cou, avec la tête inclinée vers l’avant, peut augmenter la charge imposée sur les vertèbres cervicales inférieures. En conséquence, les structures vertébrales de la région travaillent davantage pour supporter le poids de la tête et maintenir cette dernière en position verticale. À long terme, cette posture peut avoir un impact négatif sur les articulations et modifier la courbure naturelle du cou (lordose cervicale). Les raideurs intermittentes ressenties initialement peuvent donc se transformer en douleurs de plus en plus intenses et constantes (ex.: syndrome du cou texto).

3. L’arthrose

L’arthrose, aussi appelée ostéoarthrose, est une forme de dégénérescence progressive des articulations de la colonne vertébrale. La région cervicale peut donc être touchée. Avec le temps, les disques intervertébraux peuvent perdre de leur élasticité, et les articulations vertébrales peuvent se détériorer, entraînant de la douleur, de la raideur et une diminution de la mobilité.

Bien qu’il s’agisse d’un processus dégénératif naturel souvent lié au vieillissement, certains facteurs, comme une mauvaise posture, des traumatismes anciens ou des mouvements répétitifs peuvent en accélérer l’apparition.

4. Autres facteurs contributifs

D’autres habitudes de vie peuvent jouer un rôle dans l’apparition de la douleur cervicale et du mal de cou :

Dans de rares cas, le mal de cou peut être le signe d’une condition plus grave (fracture, infection, tumeur). Lors de son évaluation, si le chiropraticien détermine des signes précurseurs ou en lien avec ces conditions, il pourra orienter son patient vers le professionnel de la santé approprié afin d’assurer un suivi adapté.

Le mal de cou : déroulement du suivi chiropratique

Pour n’importe quelle condition, la chiropratique a une approche structurée et alignée avec des standards de pratique élevés. Chaque motif est évalué selon des étapes précises, et ce, dans le but de déterminer si le diagnostic est d’ordre chiropratique et quel serait le suivi approprié :

– Anamnèse structurée

Le chiropraticien questionne en profondeur les différentes caractéristiques de la douleur : localisation, intensité, type (irradiation ou non), durée et évolution. Il se penche aussi sur le mode de vie de son patient, ses antécédents de santé et ses habitudes posturales générales ou associées au travail.

– Examen physique et chiropratique

Lors de cette étape de l’évaluation, le chiropraticien observe la posture générale et les courbes vertébrales. Il palpe les structures anatomiques vertébrales afin d’évaluer leur mobilité, détecter des zones douloureuses et voir la présence de subluxations vertébrales.

Selon les besoins, des tests orthopédiques spécifiques à la région concernée sont faits afin de confirmer ou d’infirmer l’implication de certaines structures dans le diagnostic.

En fonction de l’historique du patient et des résultats de l’examen physique, un examen neurologique de base ou plus spécialisé est effectué pour compléter la collecte des données.

– Imagerie si nécessaire

Au besoin, une radiographie ou une autre imagerie peut être prescrite, toujours en respectant les normes de pratique établies.

– Diagnostic

Le chiropraticien est apte à distinguer les différents types de mal de cou (ex.: mécanique/chiropratique vs condition nécessitant un suivi médical). En ayant toutes les informations en main, il peut donc conclure à un diagnostic chiropratique ou à une condition nécessitant une référence vers le professionnel de la santé le mieux adapté aux besoins de son patient.

Le mal de cou : quelles sont les possibilités de traitement?

Un diagnostic chiropratique amènera le chiropraticien à établir son plan de traitement. Ce dernier pourra comporter différentes propositions :

– Ajustements chiropratiques

L’ajustement chiropratique est la base du traitement pour le chiropraticien. Cette technique manuelle appliquée (haute vélocité, faible amplitude) vise à corriger une dysfonction articulaire segmentaire, souvent causée par une subluxation vertébrale. L’ajustement aide à rétablir la mobilité, réduire l’inflammation et améliorer la communication nerveuse.

– Mobilisations et thérapies complémentaires au besoin

Selon le cas, des mobilisations, des techniques musculaires (ex.: points gâchettes et autres) peuvent être associées à l’ajustement pour favoriser un relâchement des tissus et viser une bonne mobilité articulaire.

– Exercices et conseils généraux

En fonction du diagnostic, le chiropraticien peut proposer des exercices de renforcement ou d’étirement. Ces derniers sont adaptés à chaque patient, ce qui rend son approche encore plus personnalisée. Des conseils ergonomiques et posturaux, ainsi que des suggestions quant aux habitudes de vie peuvent également faire partie du suivi proposé.

Le mal de cou : que se passe-t-il une fois la douleur estompée?

La porte d’entrée chez le chiropraticien est le plus souvent associée à un état douloureux (ex.: mal de cou). En conséquence, l’objectif premier sera d’avoir un impact sur la sensation de douleur. C’est ce qu’on appelle la phase de soulagement. Par la suite, une phase de correction peut être envisagée, de façon à consolider l’état de bien-être, s’assurer d’une bonne mobilité articulaire et veiller à optimiser l’état global. La phase préventive, quant à elle, a pour objectif de maintenir un état de santé optimal en veillant à détecter et corriger les subluxations vertébrales sur une base régulière, proposée par le chiropraticien et acceptée par le patient. À ce stade, il n’est plus question de gestion de douleur, mais plutôt d’optimisation et de plein potentiel de santé.

La vision chiropratique est globale, et, en ce sens, le concept de prévention résonne très fort pour le chiropraticien. N’hésitez pas à discuter des différentes options de traitement avec lui, il saura vous écouter, proposer un suivi adapté et respecter vos besoins, puisque, pour lui, votre consentement aux soins sera au centre de ses préoccupations!

Categories Fonctionnez mieux

Mauvaise posture et mal de tête : quel peut être le lien?

Vous souffrez de maux de tête sans comprendre pourquoi? Avez-vous déjà pensé que votre posture pourrait être associée à ces douleurs? Les maux de tête représentent une bonne proportion des consultations en chiropratique et, aujourd’hui, nous souhaitons nous pencher sur le lien qui pourrait les unir avec une mauvaise posture.

De son côté, la posture est elle aussi très affectée chez un bon nombre de nos patients. Les postes de travail à l’ordinateur mal ajustés, les postures immobiles prolongées et l’usage inadéquat du téléphone cellulaire sont 3 exemples très communs associés à une mauvaise posture.

Avec cet article, nous souhaitons vous conscientiser [une fois de plus] sur l’importance d’une bonne posture au quotidien, et ce, tout en vous éduquant sur la condition de santé neuromusculosquelettique très fréquente que représentent les maux de tête. La posture et les maux de tête : 2 sujets intimement liés qui n’ont pas de secrets pour la chiropratique! Bonne lecture!

Rappel : l’importance d’une bonne posture au quotidien

Dès la naissance, l’importance d’une bonne posture est mise de l’avant. La position de l’allaitement, la posture de sommeil et la posture lors des moments d’éveil doivent permettre à la colonne vertébrale du bébé (et de la mère qui allaite) d’être le plus possible en position neutre.

La raison derrière ces recommandations est forte simple : plus les courbes naturelles de la colonne vertébrale sont préservées, moins de stress s’installe sur les différentes structures qui la composent. En conséquence, la synergie des muscles, des ligaments, des os et des éléments du système nerveux est optimale, ce qui permet au corps humain d’exprimer son plein potentiel de santé.

Venu le temps de la rentrée à l’école, la posture est toujours mise de l’avant :

À l’âge adulte, la posture de travail, la posture de sommeil ainsi que la posture associée à l’utilisation des technologies feront encore l’objet de recommandations quotidiennes. Avons-nous besoin de vous rappeler, encore une fois, l’importance d’une bonne posture au quotidien? Les preuves sont faites : une bonne posture est un élément essentiel à la promotion d’une santé optimale puisqu’elle participe au maintien de l’intégrité des structures neuromusculosquelettiques. En conséquence, elle minimise les chances associées à l’apparition de conditions de santé et, ultimement, la douleur qui peut en découler.

Les maux de tête : différents types, différentes causes

Selon leur cause et les symptômes associés, les maux de tête peuvent être regroupés en différents types. Nous avons listé pour vous, 3 types pour lesquels la mauvaise posture pouvait faire partie des éléments associés à leur apparition.

1. Céphalée de tension

La céphalée de tension est une forme courante de mal de tête. Elle se caractérise par une douleur bilatérale, souvent localisée au niveau du front, des tempes ou à l’arrière de la tête. Elle s’étend souvent à ces 3 régions, comme si elle faisait le tour de la tête. La cause de cette condition est associée à des tensions musculaires présentes au niveau du cou et/ou des épaules.

D’intensité légère à modérée, la douleur de la céphalée de tension est décrite comme une sensation de pression ou de serrement, comme si la tête était prise dans un étau. La durée des épisodes liés à la céphalée de tension est variable.

Puisque les tensions musculaires sont à l’origine de la céphalée de tension et qu’une mauvaise posture peut créer des tensions musculaires au cou et aux épaules, le lien entre une mauvaise posture et ce type de mal de tête est facile à faire.

En prenant l’exemple de l’usage prolongé du téléphone cellulaire ou d’une mauvaise posture de travail à l’écran, il est facile de comprendre la cascade d’événements pouvant mener à l’apparition de la céphalée de tension.

  1. La tête est déportée vers l’avant et une flexion du cou s’installe.
  2. Dans cette position, le centre de gravité de la tête ne repose plus sur les dernières vertèbres cervicales comme recommandé.
  3. Lorsque le centre de gravité de la tête se déplace vers l’avant, la charge imposée par le poids de la tête devient plus grande, donc les structures cervicales doivent travailler encore plus fort pour la supporter.
  4. À long terme, la demande devient trop grande et ces structures doivent compenser. Les muscles du cou et des épaules deviennent alors tendus. Évidemment, d’autres structures sont impliquées, mais nous désirons ici mettre l’emphase sur la conséquence musculaire et faire le lien avec l’apparition potentielle de la céphalée de tension, puisque nous savons maintenant que les tensions musculaires sont à l’origine de cette forme de mal de tête.

2. Céphalée cervicogénique

La céphalée cervicogénique est une forme de mal de tête qui est en lien avec la dysfonction d’une structure associée à la colonne vertébrale (articulation, vertèbre, disque intervertébral, etc.). Bien qu’elle soit associée à un mauvais fonctionnement de ces structures, la céphalée cervicogénique n’est pas toujours associée à une douleur au cou. Souvent, les amplitudes de mouvement cervicales sont diminuées lors de la céphalée cervicogénique, et la douleur sera aggravée par le mouvement.

Lorsqu’il est question d’une dysfonction touchant une structure cervicale comme la vertèbre, l’articulation et le disque intervertébral, le lien avec la mauvaise posture peut également se faire. En effet, pour reprendre l’exemple de l’usage du téléphone cellulaire, il n’y a pas juste les muscles qui compensent lorsque le poids de la tête est déporté vers l’avant.

  1. Lorsque le centre de gravité de la tête se déplace vers l’avant, la charge imposée par le poids de la tête devient plus grande, donc les structures cervicales doivent travailler encore plus fort pour la supporter.
  2. Lorsque les muscles se contractent, ils peuvent entraîner une diminution de l’amplitude de mouvement cervicale. Cette perte d’amplitude de mouvement peut faire partie d’un complexe de subluxation vertébrale (CSV, ou subluxation), c’est-à-dire une dysfonction biomécanique associée à une articulation vertébrale. En conséquence, la céphalée cervicogénique peut, elle aussi, découler d’une mauvaise posture.

3. La névralgie d’Arnold

La douleur associée à la névralgie d’Arnold provient de l’inflammation ou de l’irritation du nerf d’Arnold (ou nerf grand occipital), situé à la base du crâne. La douleur est vive et décrite comme une décharge électrique ou une brûlure qui remonte de la nuque vers le dessus de la tête. Elle peut être accompagnée de douleurs derrière l’œil et est souvent aggravée par les mouvements du cou ou par des pressions directes sur la nuque.

Une mauvaise posture peut donc, encore une fois, être associée à l’apparition de cette forme de mal de tête.

Mauvaise posture, mal de tête et chiropratique : un trio gagnant!

L’objectif principal de la chiropratique est de favoriser la récupération et le maintien de la santé globale. Pour y parvenir, le chiropraticien met l’emphase sur la fonction du système nerveux. Puisque ce dernier assure le fonctionnement de tous les autres systèmes du corps humain, il est en effet primordial qu’il puisse opérer de façon optimale. En effet, ce système maître ne pourrait pas permettre aux systèmes qui dépendent de lui (système respiratoire, système digestif, système circulatoire, système endocrinien) de fonctionner optimalement sans qu’il puisse lui-même le faire, n’est-ce pas?

De par sa formation, le chiropraticien est apte à évaluer, diagnostiquer et traiter les conditions neuromusculosquelettiques. Conjointement à son traitement (l’ajustement vertébral), il peut donner des conseils axés sur les saines habitudes de vie et, la posture fait partie des sujets qu’il aborde au quotidien avec ses patients. Sachant les impacts négatifs qu’une mauvaise posture peut avoir sur la santé optimale, il intègre très bien ses conseils posturaux à sa pratique, et ce, en l’adaptant à la réalité de chaque patient.

Les maux de tête n’ont pas que des origines neuromusculosquelettiques. En conséquence, lorsque vous consultez un chiropraticien pour vos maux de tête, il a comme devoir d’en déterminer la cause. Si elle est d’origine neuromusculosquelettique, il pourra établir avec vous un suivi personnalisé afin de vous guider vers l’atteinte de vos objectifs en matière de santé globale. S’il juge nécessaire de vous diriger vers un autre professionnel de la santé ayant les compétences pour vous prendre en charge, il le fera selon un processus bien établi. N’hésitez pas à le consulter!

Categories Bougez mieux, Fonctionnez mieux, Mangez mieux, Pensez mieux

Horaire de fou et manque d’énergie : comment survivre à l’appel du divan

Grosse journée au boulot? Pareille comme celle d’hier et sans doute comme celle de demain? Votre travail vous demande beaucoup de temps et d’énergie, assez qu’il n’y a que le divan qui vous appelle lorsque vous rentrez à la maison? Saviez-vous que vous n’êtes pas seul(e) et que, malheureusement, cette routine de vie est néfaste à long terme? Dans cet article, vous découvrirez comment vaincre les horaires de fou et faire en sorte que vos soirées ne soient pas seulement consacrées à dormir sur le fauteuil par manque d’énergie et de vitalité. Finie, l’excuse du divan!

Le divan : un élément clé dans la hausse du taux de sédentarité

La sédentarité se définit par un mode de vie avec un faible taux d’activité physique et souvent associé à de longues périodes passées en position assise (comme devant un ordinateur ou une télévision). Elle est devenue un problème de santé publique important en raison de ses effets néfastes sur la santé. Selon Santé Canada, la sédentarité est associée à un risque accru d’obésité, d’hypertension, de dépression, de problèmes de santé chroniques et de maladies, ainsi qu’à une mortalité prématurée.

Plusieurs facteurs peuvent “expliquer” la sédentarité, mais au final, elle demeure un choix de vie et de priorités. Lorsque nos journées nous épuisent à un point tel que la seule option au retour du travail est de s’endormir sur le divan en écoutant la télévision, il pourrait être intéressant de se demander si ce mode de vie correspond à un besoin réel. Oui, il y a les responsabilités et les factures à payer, mais n’en demeure pas moins que des réajustements peuvent être faits afin de trouver un équilibre de vie qui permette de préserver un état de santé optimal.

Pour contrer les effets de la sédentarité, il est évidemment recommandé d’intégrer des périodes d’activité physique dans la routine quotidienne :

  • Faire des pauses actives au travail
  • Se déplacer à pied ou à vélo au travail
  • Pratiquer un sport de façon régulière
  • S’inscrire à des cours de danse en famille
  • Prendre des marches après le souper

Si la sédentarité représente un enjeu de société, nous sommes conscients que ce ne sont pas ces 5 suggestions (ou plus, puisque les options sont infinies) qui vous feront délaisser le divan en soirée. Nous aborderons donc le sujet sous un angle différent afin de vous faire voir les choses autrement et briser le cycle du métro-boulot-dodo.

Le divan – ou comment détruire une bonne posture

Si les suggestions d’activité physique à inclure dans votre quotidien ne suffisent pas à vous éloigner du divan en soirée, peut-être que vous serez plus interpellés par l’impact que cette posture peut avoir sur votre santé en général.

Premièrement, notez qu’un divan n’offre pas un support adéquat pour permettre une bonne posture :

  • Support insuffisant
  • Surface inégale
  • Positionnement contraignant

Une bonne posture repose sur le fait que la colonne vertébrale demeure en position neutre la majorité du temps. En conséquence, il faut adapter nos activités et nos postures quotidiennes afin de les faire correspondre autant que possible à cet alignement:

Lorsqu’on observe la posture de face :

  • La tête devrait être droite (et non penchée d’un côté ou l’autre)
  • Les épaules devraient être à la même hauteur
  • Il ne devrait pas y avoir de rotation dans les épaules
  • Les hanches et le bassin devraient être à la même hauteur
  • Il ne devrait pas y avoir de rotation dans les hanches et le bassin
  • Les pieds devraient être alignés et à la largeur du bassin

Lorsqu’on observe la posture de côté :

  • La tête devrait être droite et le regard vers l’avant
  • Le conduit auditif devrait être aligné avec les épaules
  • Les courbes vertébrales devraient être dans leur alignement naturel (lordose cervicale, cyphose thoracique, lordose lombaire)
  • En posture debout, les hanches, les genoux et les chevilles devraient être alignés
  • En posture assise, les genoux devraient former un angle de 90° avec les hanches et les pieds

À la lumière de ces informations, vous comprendrez que de passer la soirée sur le divan à regarder la télévision, à jouer à des jeux vidéos ou à avoir le cellulaire en main ne vous permet pas de maintenir une posture de base optimale. Sachez de plus que cette posture peut être liée à l’apparition de différentes conditions :

Évidemment, il n’est pas interdit de s’installer sur le divan pour relaxer! Si ce moment de la journée est important pour vous — ce qui est fort légitime — gardez en tête que votre posture devrait maintenir votre colonne vertébrale en position neutre.

Le divan – ou comment nuire à sa santé globale

Outre les enjeux posturaux, passer de longues heures sur le divan n’optimise pas la santé globale. La plupart du temps, on finit par s’endormir et cette pratique ne contribue pas à un sommeil réparateur.

Puisque le stress lié au travail et à la charge mentale suffit à lui seul pour nuire au sommeil, il serait judicieux d’optimiser la routine du soir en débutant la nuit dans un lit et en évitant les écrans comme méthode d’endormissement.

Le divan – ou comment fuir le changement

Soyons réalistes : la vie d’adulte comporte son lot de défis. Dans une ère où la pression sociale est relativement forte, il peut être difficile de faire des choix qui correspondent à nos besoins. En fait, nous sommes de plus en plus conscients de nos besoins, mais les modèles de perfection qui nous sont proposés semblent tellement inatteignables que le simple fait de passer à l’action devient impensable. Vous vous reconnaissez dans ces situations?

  • Bouger plus
  • Manger plus de protéines
  • Manger moins de sucre raffiné
  • Faire 10 000 pas par jour
  • Boire plus d’eau
  • Couper le vin la semaine
  • Prendre plus de temps pour entretenir ses amitiés
  • Prendre plus de temps pour son couple
  • Prendre plus de temps pour soi
  • Pratiquer le “good enough” dans toutes les sphères de sa vie
  • Agir en pleine conscience, tout le temps
  • Être aligné dans chaque choix
  • Pratiquer le laisser aller
  • Gérer le budget familial de main de maître
  • Faire des collations santé pour les enfants
  • Et surtout… avoir une santé mentale inébranlable

Pas étonnant qu’on prenne la fuite puisqu’il est beaucoup plus confortable de rester dans une habitude qui ne correspond plus à nos besoins que d’aller vers quelque chose de nouveau même si on sait le bienfait qu’on pourrait en retirer.

À notre avis, il est là, le réel enjeu. Il ne réside pas dans nos capacités physiques ou notre niveau d’énergie de fin de journée; il est surtout lié aux choix et aux actions posées pour créer le changement nécessaire. La grande majorité d’entre nous est capable d’intégrer un mode de vie sain dans lequel les soirées ne sont pas consacrées aux écrans ou des activités sédentaires.
C’est pour cette raison que nous avons pensé introduire la notion d’habitude et d’intention afin de vous aider à passer à l’action. Lisez bien ce qui suit!

Délaisser le divan : quand l’intention et l’habitude surpassent la motivation

Avez-vous déjà entendu quelqu’un dire qu’il “fallait” qu’il se motive pour reprendre l’activité physique? Peut-être l’avez-vous déjà dit vous-même. À notre avis, ce n’est pas la motivation qui fera la différence, mais bien l’intention et l’habitude .

En effet, lorsque l’habitude surpasse la motivation, les actions posées deviennent automatiques et ne dépendent plus du niveau de motivation. Il en va de même pour l’intention : lorsqu’elle est réelle, elle facilite l’entrée en action sous toutes ses formes. À long terme, l’habitude et l’intention peuvent être très bénéfiques puisqu’elles permettent des actions posées sur une base régulière qui font partie de votre routine de vie. Elles laissent place à des comportements bien ancrés plutôt qu’à des comportements sporadiques. De plus, cet ancrage est bénéfique puisqu’il élimine les périodes de remise en question et le temps perdu à espérer ou tergiverser.

Voici quelques autres avantages des habitudes :

  1. La stabilité : Elles permettent une structure et ajoutent quelque chose de prévisible, ce qui réduit les remises en question et la prise de décision. Quelle belle façon de gagner du temps dans une journée, n’est-ce pas?
  2. La réduction de l’effort : Les habitudes bien ancrées demandent moins d’effort mental que celles qui découlent d’une motivation non fondée ou sans intention réelle. Elles contribuent donc à un sentiment de légèreté au quotidien.
  3. La répétition et l’ancrage : Les habitudes permettent la répétition d’une action ou d’un comportement. Plus cette action ou ce comportement est répété, plus il est ancré et s’enracine pour laisser place à un automatisme. Finie, la recherche du “timing parfait”!
  4. La persistance : Sans grande surprise, la mise en place d’une habitude permet le maintien d’un comportement dans le long terme.

À vous de choisir celle qui vous permettra d’optimiser votre temps et votre énergie pour éliminer les heures passées sur le divan en fin de journée! Allez hop! Déjouez les statistiques!

 

Sources, telles que consultées le 6 septembre 2024 :

https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/82-003-x/2022010/article/00002-fra.htm

https://sante-infobase.canada.ca/labo-de-donnees/blogue-apcss.html

Prince, S. A., A. Melvin, K. C. Roberts, et coll. 2020. « Sedentary Behaviour Surveillance in Canada: Trends, Challenges and Lessons Learned », International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, vol. 17, article 34.

Biswas A, P. Oh, G. E. Faulkner, et coll. 2015. « Sedentary Time and Its Association with Risk for Disease Incidence, Mortality, and Hospitalization in Adults: A Systematic Review and Meta-Analysis », Annals of Internal Medicine, vol. 162, no 2, p. 123-132.

Chau, J. Y., A. C. Grunseit, T. Chey, et coll. 2013. « Daily Sitting Time and All-Cause Mortality: A Meta-Analysis », PLOS ONE, vol. 8, no 11, article e80000.

Jingjie, W., L. Yang, Y. Jing, L. Ran, X. Yiqing et N. Zhou. 2022. « Sedentary Time and Its Association with Risk of Cardiovascular Diseases in Adults: An Updated Systematic Review and Meta-Analysis of Observational Studies », BMC Public Health, vol. 22, article 286.

Saunders, T. J., T. McIsaac, K. Douilette, et coll. 2020. « Sedentary Behaviour and Health in Adults: An Overview of Systematic Reviews », Applied Physiology Nutrition and Metabolism, no 10, suppl. 2, p. S197-S217.

Categories Fonctionnez mieux

Mal de cou : causes, traitements et recommandations

Le mal de cou (ou cervicalgie) fait partie des causes les plus fréquentes de consultation en chiropratique. Avec les technologies, les jeux d’écran et le travail de bureau, il y a fort à parier que chacun d’entre nous expérimentera un épisode de douleur au cou au moins une fois dans sa vie et que ce dernier surviendra probablement plus tôt comparé aux décennies précédentes. Dans cet article, vous découvrirez les causes communes associées au mal de cou et avec les recommandations qui vous seront partagées, gageons que vous serez outillés pour espacer les prochains incidents douloureux!

Le cou : structures anatomiques et système nerveux

La région du cou est d’une importance capitale dans le corps humain. Il joue différents rôles, tout aussi fondamentaux les uns que les autres :

1. Rôle de support

Le cou supporte et stabilise la tête.

2. Rôle de mobilité

En plus de son rôle de support et de stabilisation, le cou permet le mouvement de la tête :

  • Flexion
  • Extension
  • Flexion latérale
  • Rotation

Les mouvements du cou, comme tous ceux de la colonne vertébrale, sont rendus possibles grâce à la présence d’articulations situées au niveau des vertèbres. L’amplitude de mouvement sera déterminée en fonction de l’orientation et de la configuration de ces articulations.

3. Rôle de protection

Les différentes parties du cou permettent de protéger des structures importantes comme la trachée, l’œsophage, les vaisseaux sanguins et les nerfs. La trachée et l’œsophage se rendent dans le thorax alors que les vaisseaux sanguins et les nerfs prennent différentes directions en fonction de leurs rôles respectifs.

Le défilé thoracique est une région située à la base du cou. Il permet le passage de vaisseaux et de nerfs entre le muscle sternocléidomastoïdien et la première côte. Ces vaisseaux et ces nerfs se dirigent dans le bras et permettent la circulation sanguine ainsi que les fonctions nerveuses du membre supérieur.

4. Rôle de transmission de l’information nerveuse

La moelle épinière se situe à l’intérieur du canal vertébral. Elle permet la transmission de l’information nerveuse entre le cerveau et le reste du corps humain. Comme mentionné précédemment, elle doit être protégée puisque les structures nerveuses sont très fragiles. En conséquence, les vertèbres cervicales forment un canal qui laisse passer la moelle épinière et permettent une transmission optimale de l’information nerveuse.

5. Rôle facilitant l’expression et la communication

Les muscles du cou ainsi que différentes structures comme les cordes vocales permettent la production de la voix et les mouvements liés à la parole. Ce n’est pas à négliger!

Douleurs cervicales : 4 causes communes

Plusieurs causes peuvent être associées à l’apparition d’une douleur cervicale et c’est en partie ce qui fait de cette condition l’une des plus rencontrées en chiropratique. Plusieurs structures ayant une origine et une fonction différente sont présentes dans la région du cou et en conséquence, elles peuvent toutes jouer dans l’apparition d’une condition douloureuse à cet endroit.

Douleur cervicale d’origine posturale

Il n’y a plus de doute quant à l’importance de la posture sur la santé globale et optimale. Une mauvaise posture influence nécessairement le corps en entier puisque des déséquilibres se créent et des compensations s’installent. Le corps a cette capacité de s’adapter afin d’éviter l’apparition de douleur, mais cette adaptation devient parfois impossible et c’est à ce moment que les conditions apparaissent.

Le travail de bureau est sans aucun doute l’un des facteurs clés dans l’apparition de douleurs au cou d’origine posturale. Avec le travail à la maison, les postes de travail ont dû être adaptés afin de limiter le stress au niveau de la colonne vertébrale. Ce n’est pas évident d’être bien installé. En conséquence, l’alignement du haut du corps avec l’écran et l’ajustement de la chaise par rapport au bureau ne sont pas toujours optimaux, ce qui influence la posture générale. Des douleurs au cou, au dos et aux coudes sont souvent rencontrées chez nos patients qui travaillent à l’ordinateur.

La posture de sommeil est également liée à l’apparition de douleurs cervicales. La posture de sommeil idéale est celle où la colonne vertébrale est au neutre, c’est-à-dire sur le côté ou sur le dos avec un oreiller qui laisse la tête au neutre et un autre entre les genoux ou sous les genoux pour que la colonne vertébrale lombaire et le bassin soient stables.

La posture avec le cellulaire peut provoquer des douleurs cervicales et c’est ce que l’on appelle le syndrome du cou texto. Lorsqu’on utilise le téléphone cellulaire, le cou a tendance à se fléchir, ce qui déplace le centre de gravité de la tête et crée un stress au niveau des éléments cervicaux postérieurs qui tentent de supporter son poids. Il n’en faut pas moins pour créer des douleurs au cou.

Douleur cervicale d’origine articulaire (subluxation, facettaire, arthrose…)

La douleur au cou peut être causée par une condition articulaire. Souvent, elle sera associée à une douleur au mouvement, ce qui peut même diminuer les amplitudes de mouvement.

La subluxation vertébrale se caractérise elle-même par une diminution du mouvement vertébral. En d’autres mots, la vertèbre perd de sa capacité à bouger normalement. La subluxation peut être associée ou non à une douleur et elle est détectée lorsque le chiropraticien effectue une palpation de la région. Différentes causes sont en lien avec l’apparition de la subluxation (causes physiques, causes chimiques, causes émotionnelles). L’ajustement vertébral sera alors très utile afin d’aider la région du cou à retrouver ses amplitudes optimales.

L’arthrose, l’irritation facettaire et l’arthrite sont également des conditions qui ciblent les articulations et qui peuvent être à l’origine de douleurs au cou.

Douleur cervicale d’origine traumatique (whiplash, chute)

Il est normal qu’un traumatisme soit lié à l’apparition d’une douleur. Dans un cas comme un accident de voiture (ex.: le whiplash) ou une chute, la colonne vertébrale absorbe un impact de plus ou moins grande force et les structures cervicales réagissent afin de limiter la douleur. En conséquence, l’équilibre général de la région est atteint et la compensation peut mener à l’apparition de la douleur au cou.

Douleur cervicale d’origine discale

Le disque intervertébral sert principalement à amortir les chocs et participer au mouvement vertébral. S’il contribue au mouvement, il a un rôle articulaire. Nous aurions donc pu classer cette catégorie avec les douleurs cervicales d’origine articulaire.

Dans un contexte d’arthrose vertébrale, les fonctions du disque peuvent être compromises puisque ce dernier perd de ses propriétés. Sa vascularisation diminue et sa capacité à se régénérer ralentit. Sa hauteur diminue, ses insertions sur la vertèbre deviennent irrégulières et son rôle d’amortisseur devient moins présent. La douleur peut alors s’installer.

Dans un contexte traumatique, le disque peut se rompre et créer une hernie discale. Le résultat de la hernie est que le noyau du disque intervertébral fuit à travers son anneau fibreux. En conséquence, la hernie peut comprimer la moelle épinière et être à l’origine de douleur au cou. Dans certains cas, la hernie peut causer des engourdissements dans la région du bras et de la main puisque certaines racines nerveuses peuvent être comprimées également.

Douleur cervicale : comment prévenir

La prévention demeure sans aucun doute un élément clé dans le maintien d’une santé globale et optimale. Sachant que plusieurs causes associées au mal de cou sont en lien avec les habitudes de vie, une partie des douleurs pourrait facilement être évitée (ou limitée) en mettant de l’avant de saines pratiques au quotidien. Penser à maintenir une posture neutre le plus souvent possible, travailler avec le bon équipement et penser à la sécurité ne sont que quelques exemples qui prônent la prévention.

En ayant comme objectif d’aider son patient dans l’atteinte d’un état de santé global, le chiropraticien porte lui-même une attention particulière aux éléments à mettre en pratique afin de vivre de façon optimale. Ses connaissances vous permettront sans aucun doute d’améliorer votre condition et faire en sorte d’éviter une récidive par le biais d’une éducation axée sur le bien-être général.

N’hésitez pas à le consulter!