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Une douleur à la cage thoracique? Ça pourrait être une irritation costovertébrale!

Saviez-vous que les côtes pouvaient être à l’origine de certaines douleurs? Les conditions costales sont fréquemment rencontrées en chiropratique et lorsqu’elles sont d’origine neuromusculosquelettique, le chiropraticien possède généralement tous les outils pour aider son patient à retrouver un état de santé optimal. Dans cet article, vous découvrirez l’une des conditions costales les plus fréquentes, c’est-à-dire l’irritation costovertébrale, et vous apprendrez comment la chiropratique pourrait être votre allié dans le traitement de cette condition.

Les côtes et leurs articulations

Anatomiquement parlant, les côtes bougent. Si elles ne bougeaient pas, la respiration serait très difficile puisque leur mouvement permet à la cage thoracique de prendre de l’expansion lors de l’inspiration et l’expiration.

Le corps humain comprend généralement 12 paires de côtes. De ces 12 paires, les 2 dernières sont dites flottantes, c’est-à-dire qu’elles n’ont pas d’attache à l’avant, contrairement aux 10 autres paires de côtes.

Au niveau dorsal, chaque côte s’articule au niveau vertébral, d’où le nom de l’articulation costovertébrale :

Au niveau ventral, les côtes s’articulent pour la plupart avec le sternum, d’où le nom de l’articulation costosternale :

Même si les articulations ne sont pas du même type entre la région antérieure et postérieure du dos, le mouvement est possible à chaque niveau. Comme dans tout mouvement articulaire, il est possible qu’il y ait une diminution de la mobilité, ce qui peut causer des conditions neuromusculosquelettiques comme l’irritation costovertébrale.

Quand la perte de mobilité engendre la douleur

Chaque articulation a un mouvement qui lui est propre. Ce mouvement se doit d’être optimal si l’on souhaite que l’articulation fonctionne normalement. Plusieurs causes peuvent créer une perte de mobilité articulaire :

  • Traumatisme direct à l’articulation
  • Mauvaise posture de sommeil
  • Mauvaise posture de travail
  • Mouvement répétitif
  • Mauvaise utilisation de l’articulation (ex.: mauvaise technique de course)
  • Sédentarité (non-utilisation des articulations)

Le processus plus détaillé (mais imagé) menant à l’apparition de douleur ressemble à ceci :

  1. Lorsqu’une articulation ne bouge pas optimalement, les récepteurs articulaires envoient un signal au niveau cérébral indiquant que le mouvement n’est pas idéal.
  2. Lorsque le cerveau reçoit cette information, il la traduit comme un problème à régler et souhaite donc “protéger” le corps.
  3. Les signaux de protection envoyés par le cerveau peuvent être ceux-ci :
    1. Inflammation
    2. Hypertonicités musculaires (contractions musculaires)
      1. Restriction dans l’amplitude de mouvement, avec douleur
      2. Restriction dans l’amplitude de mouvement, sans douleur
      3. Raideur des muscles environnants
    3. Oedème local
    4. Douleur
      1. Douleur au mouvement
      2. Douleur au repos
      3. Douleur intermittente
      4. Douleur constante
      5. Douleur légère
      6. Douleur intense
      7. Douleur locale, au toucher
      8. Douleur irradiante
  4. Vite, on se rend compte que les hypertonicités musculaires engendrent à leur tour une nouvelle diminution de l’amplitude de mouvement. C’est ainsi que le cercle vicieux de la restriction articulaire débute :
    1. Perte d’amplitude de mouvement = hypertonicités musculaires
    2. Hypertonicités musculaires = encore plus de perte d’amplitude
    3. Encore plus de perte d’amplitude = encore plus de réponses de protection = encore plus d’hypertonicités musculaires
    4. Ainsi de suite.

Les articulations costovertébrales ne font pas exception à ce mécanisme. En général, les douleurs liées à l’irritation costovertébrale sont celles-ci :

  • Sensation de point à droite ou à gauche de la colonne vertébrale, dépendamment de l’articulation ciblée.
  • Douleur possible lors de l’inspiration ou de l’expiration, en raison du mouvement de l’articulation impliquée.
  • Douleur possible lors du mouvement des bras/épaules, en raison du mouvement de l’articulation impliquée.
  • Sensation de douleur intense à la poitrine, vis-à-vis l’articulation costovertébrale touchée. Comme si un poignard transperçait la poitrine de l’arrière à l’avant.

Le chiropraticien à la rescousse

Lors de son examen, le chiropraticien aura la tâche de déterminer si la douleur perçue par son patient est d’origine neuromusculosquelettique. Pour se faire, il utilisera l’expertise qu’il a acquise au cours de son doctorat de premier cycle en chiropratique.

  • Des questions précises servent à orienter son cheminement clinique.
    • À quel moment survient la douleur?
    • La douleur est présente depuis quand?
    • La douleur est-elle irradiante?
    • Est-ce que l’intensité de la douleur varie?
    • Le patient a-t-il des difficultés respiratoires?
    • Le patient a-t-il d’autres symptômes?
  • Un examen physique complet en lien avec les réponses aux questions aide le chiropraticien à préciser graduellement son idée diagnostique :
    • Amplitudes de mouvement costovertébrales
    • Amplitudes de mouvement costosternales
    • Palpation chiropratique (subluxations) au niveau vertébral
    • Évaluation des hypertonicités musculaires potentielles
  • Des examens complémentaires en fonction des résultats obtenus (radiographies)
    • Puisque le chiropraticien a la capacité de prescrire et analyser les radiographies, il est possible qu’il veuille avoir une image plus précise de la région impliquée. Comment est la colonne vertébrale? Comment sont les articulations costovertébrales? Comment est la qualité osseuse? Toutes ces réponses peuvent aider à déterminer si le diagnostic est d’origine chiropratique et orienter vers le traitement le mieux adapté pour le patient.
    • Dans l’éventualité où un traumatisme soit à l’origine de la douleur, il est possible que le chiropraticien veuille évaluer l’intégrité osseuse. Si elle est compromise et qu’il suspecte une fracture, il aura à référer son patient du côté médical pour un suivi approprié pour confirmer le diagnostic.

Dans le cas d’un diagnostic d’irritation costovertébrale, un suivi chiropratique pourra être envisagé.

Puisque le chiropraticien évalue la présence de subluxations vertébrales, il traitera celles qu’il a trouvées lors de son examen. Sachant qu’il n’y a pas que les articulations vertébrales qui peuvent être subluxées, il traitera fort probablement l’articulation costovertébrale en cause dans le diagnostic qu’il a émis puisqu’elle présentera sans doute une perte de mouvement.

Si, à son examen, des hypertonicités musculaires ont été mises en lumière, il pourra les travailler afin de rendre le muscle plus souple et moins contracté. Cela aidera à redonner une amplitude de mouvement normale à l’articulation.

Puisqu’on retrouve généralement de l’inflammation au site de l’irritation costovertébrale, il est possible que des techniques complémentaires soient utilisées, selon la localisation, l’indication et les contrindications du patient :

  • TENS (neurostimulation électrique transcutanée)
  • Ultrasons
  • Glace
  • Chaleur

Optimiser la santé de son patient

La vision chiropratique est orientée sur la santé globale de son patient. En conséquence, le chiropraticien ne se penchera pas seulement sur la douleur. Il aura toujours en tête d’optimiser son suivi et la condition de vie des gens qui le consultent en donnant des conseils sur les habitudes de vie, les postures à adopter (sommeil et travail) et les exercices qu’ils pourraient faire afin d’aider leur condition et éviter les récidives.

Le chiropraticien sait très bien que l’absence de douleur n’est pas toujours en lien avec l’absence de maladie/condition de santé. Il pourra être présent pour vous suite à la gestion de la douleur afin de vous guider vers un état de santé optimal et vous proposer des soins d’optimisation. N’hésitez pas à le consulter!

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5 actions à faire à la maison pour maximiser les effets de votre traitement chiropratique

Quand on investit temps et argent dans des soins chiropratiques, il est bien normal de vouloir optimiser les résultats obtenus. Parce que oui, entre les ajustements que vous recevez, il est possible pour vous de mettre en place diverses actions qui vous aideront à en maximiser les effets.

Qui dirait non à …

  • Un soulagement plus rapide et plus durable?
  • Une réduction des effets secondaires comme les courbatures?
  • Une guérison plus profonde?
  • Une amélioration de l’état de santé globale?

Bien sûr, les effets peuvent varier d’une personne à l’autre.

Dans cet article, nous vous partageons 5 actions à intégrer dans votre quotidien pour optimiser les résultats de votre ajustement chiropratique.

1. Les exercices d’étirement, de renforcement et de stabilisation musculaires

Même si à lui seul l’ajustement chiropratique entraîne des changements positifs importants du système musculo-squelettique, l’ajout d’exercices d’étirement et de renforcement précis favorisera un rétablissement plus rapide.

Les étirements doux libèrent les tensions et augmentent l’amplitude de mouvement des articulations, ce qui impacte automatiquement sur la douleur et les sensations de raideurs.

Les exercices de renforcement et de stabilisation musculaires seront précieux durant la seconde phase de votre traitement, la phase de correction. Une fois que la douleur est réduite, les ajustements de votre chiropraticien viseront à corriger la source de votre problème.

Les exercices de renforcement et de stabilisation contribueront à solidifier cette correction et réduiront les risques de rechute.

Il est important d’effectuer les exercices adéquats, et ce, au bon moment.

Dans un plan de traitement, l’improvisation n’est pas la bienvenue.

Prenez le temps d’en discuter avec votre chiropraticien, il vous conseillera les exercices adaptés à votre situation.

2. Les thérapies complémentaires à la maison

L’ajustement chiropratique redonne du mouvement aux articulations et optimise le fonctionnement du système nerveux. Les muscles pourront alors se relâcher le corps entamera un processus d’autoguérison.

On peut toutefois aider le corps à accomplir ce travail de guérison en massant la musculature tendue et en drainant le système lymphatique.

Demandez à un proche de vous masser les régions tendues ou faites-vous un automassage. Vous pouvez aussi avoir recours à des outils de massage comme des rouleaux de mousse, un masseur électrique à percussion ou des balles de massage (de simples balles de tennis peuvent convenir).

Voici un schéma des directions pour drainer la lymphe vers les chaines de ganglions. Faites des mouvements fermes. Demandez à votre chiropraticien si le drainage lymphatique vous convient, puisqu’il existe quelques contre-indications.

Drainage lymphatique

3. Hydratation

Ce n’est sûrement pas la première fois qu’on vous mentionne l’importance de boire suffisamment d’eau chaque jour. Le manque d’hydratation peut être la cause de nombreux symptômes, dont les maux de tête et la fatigue.

Les traitements chiropratiques entraînent souvent le relâchement de toxines logées dans les muscles. En buvant suffisamment d’eau, vous permettez à votre corps d’éliminer plus facilement ces toxines et favorisez ainsi un processus de guérison fluide. Moins de toxines veut aussi dire moins de douleurs et d’inconfort.

En plus d’aider votre corps à évacuer les toxines, l’eau aidera votre colonne vertébrale à retrouver structure et mouvement.

Les disques intervertébraux sont en grande partie constitués d’eau. Ils sont nourris en nutriments et en eau grâce à un système de pompage lié au mouvement articulaire.

Les ajustements chiropratiques (qui visent le retour du mouvement articulaire optimal) ET l’hydratation adéquate permettent donc aux disques de recevoir une quantité suffisante d’eau et de nutriments.

Une quantité équivalente à 1 litre d’eau par 50 lbs de poids est recommandée. Ajoutez-y une mini pincée de fleur de sel (et non du sel de mer) à votre eau pour favoriser la réabsorption intestinale.

4. Les produits de santé naturels et les huiles essentielles

Certains produits de santé naturels* peuvent être utilisés en complément au traitement chiropratique.

Par exemple, la vitamine D, le magnésium, le zinc, la glucosamine et le CBD sont souvent intéressants pour réduire les douleurs. Tandis que les omégas-3, les curcuminoïdes et la coenzyme Q10 peuvent aider à réduire l’inflammation.

Les huiles essentielles* en utilisation topique (application sur la peau d’une version diluée avec des huiles végétales) se trouvent à être des atouts intéressants pour réduire les tensions musculaires, diminuer la douleur et l’inflammation ou soutenir la réparation des tissus conjonctifs (comme les ligaments) endommagés.

L’huile essentielle de menthe poivrée est un classique quand vient le temps de soulager un muscle endolori. Même chose pour la gaulthérie (ou thé des bois) et la lavande.

Les huiles essentielles d’encens, de copaïer ou de curcuma ont certaines propriétés antiinflammatoires. Quant à l’huile essentielle de citronnelle (lemongrass), elle est traditionnellement utilisée pour soutenir la guérison des tissus.

Lisez toujours les étiquettes.

5. Observation et adaptation de l’environnement et des habitudes

Une des actions les plus payantes est bien celle d’observer votre environnement afin de déterminer quelles habitudes peuvent aggraver votre problème ou nuire à votre rétablissement.

Une fois ces habitudes démasquées, vous devrez trouver des solutions concrètes pour en réduire l’intensité ou la fréquence.

Voici quelques exemples :

  • Une douleur au poignet peut être aggravée par une mauvaise ergonomie au bureau. L’utilisation d’un tiroir à clavier ou d’un tapis de souris avec support pour les poignets pourraient favoriser un rétablissement plus rapide.
  • Vous avez mal au bas du dos chaque fois que vous pelletez. Adaptez votre technique de pelletage ou engagez quelqu’un pour le faire à votre place.
  • Vous vous levez chaque matin avec des tensions au cou. Votre oreiller est-il adapté à votre morphologie? Votre matelas pourrait-il être trop ferme ou trop moelleux?
  • Une douleur au tibia s’installe tranquillement depuis que vous avez repris la course à pied. Avez-vous les souliers adéquats selon votre type de pied? Avez-vous une bonne technique de course? Avez-vous augmenté la fréquence ou la durée de vos entraînements?
  • Vous souffrez d’une douleur entre les omoplates et une tension dans la nuque. Combien de temps passez-vous à regarder votre téléphone mobile? Dans quelle posture êtes-vous assis sur le divan? Avez-vous tendance à vous affaisser?

 

Discutez avec votre chiropraticien des habitudes qui pourraient être liées à votre problème afin de mieux cibler celles que vous devrez modifier en priorité.

Prenez le temps d’analyser quelles actions pourraient compléter votre traitement chiropratique. Vous en ressortirez assurément gagnant; que ce soit en raison d’un soulagement plus rapide, d’une guérison plus en profondeur ou simplement de l’adoption d’un style de vie plus sain.

*Il existe des contre-indications à l’utilisation de certains produits de santé naturels et huiles essentielles. Il est très important de consulter un professionnel de la santé comme votre chiropraticien ou votre pharmacien pour connaître les suppléments et huiles essentielles qui conviennent à votre situation, particulièrement si vous prenez des médicaments ou souffrez de problèmes de santé sous-jacents.

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Est-ce qu’un chiro ajuste tous ses patients de la même façon?

La question revient une fois de temps en temps : « Est-ce que tu me fais la même chose qu’à tous tes autres patients? ».

Quelle belle occasion pour décortiquer la méthode de travail du chiropraticien.

Parce que non, un docteur en chiropratique n’offrira pas le même traitement à tous.

Tout comme un mécanicien ne va pas changer la même pièce sur toutes les voitures en panne, le chiropraticien doit personnaliser son approche pour répondre aux besoins exacts de son patient.

Alors de quelle façon un chiropraticien s’y prend-t-il pour déterminer le traitement approprié?

Le service chiropratique VIP

  1. L’entrevue. Lors de sa première rencontre, le patient chiropratique répondra à plusieurs questions dont les réponses dirigeront le chiropraticien sur le type d’examen qu’il fera.
    Ces questions porteront sur le motif de consultation, mais aussi sur la santé générale et les antécédents. Le chiropraticien pourra alors procéder à un premier tri et fera ce qu’on appelle dans le jargon médical et chiropratique : un diagnostic différentiel.
    Il s’agit d’une liste assez exhaustive des diagnostics possibles, dressée à la lumière des réponses données par le patient : lieu de la douleur, type de douleur, fréquence, autres symptômes, ce qui aggrave ou soulage la douleur, etc.
  2. L’examen initial. Le chiropraticien choisira les examens nécessaires pour éliminer ou confirmer les différents diagnostics possibles. Il ajoute à cela un examen global du fonctionnement de la colonne vertébrale et lorsqu’indiqué, un ou des examens complémentaires, comme les radiographies par exemple.
  3. Le diagnostic. Les résultats de l’examen permettront au docteur en chiropratique de poser un diagnostic. Ce diagnostic déterminera le plan et les modalités de traitement.
    On ne traite pas un torticolis de la même façon qu’une entorse lombaire, cela va de soi.
  4. Les autres découvertes. L’examen initial permet aussi au chiropraticien de faire d’autres découvertes intéressantes.
    Quels muscles sont tendus, quelles articulations sont limitées dans leurs mouvements, quel segments vertébraux sont subluxés, etc? Le traitement pourra adresser ces divers problèmes, même s’ils ne sont pas toujours directement liés avec le motif de consultation.
  5. Les antécédents et autres particularités. Le chiropraticien choisira d’utiliser une technique ou une autre selon les antécédents du patient. Par exemple, le chiropraticien va adapter ses manœuvres pour un patient qui souffre d’ostéoporose ou de fibromyalgie.

    Certaines situations particulières, comme la grossesse, vont aussi demander au docteur en chiropratique de modifier son approche. Les bébés, les enfants et les aînés sont tous des patients qui bénéficieront assurément d’un ajustement adapté.
  6. L’examen régulier. L’état du patient évolue rapidement et le chiropraticien doit s’ajuster (le jeu de mot ici).
    À chaque visite, il prendra le temps de poser quelques questions pour voir si des changements sont survenus, si le problème évolue normalement et s’il n’y aurait pas une nouvelle donnée dans l’équation.

    Il procédera aussi à une palpation de la colonne vertébrale et de la musculature pour constater par lui-même cette évolution. Ce sont ses principaux indicateurs qui détermineront le type d’ajustement qu’il fera.

Lorsqu’il palpe les différents segments de la colonne vertébrale et des autres articulations avec ses mains, le chiropraticien « challenge » les mouvements de chacune des articulations.

Lorsqu’il constate qu’une articulation est restreinte dans un axe, il pourrait décider ou non d’ajuster ce segment en fonction des autres observations.

Donc, beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte et ça explique les 5 ans d’études au doctorat de premier cycle.

Il existe beaucoup de techniques en chiropratique. C’est donc possible qu’un chiropraticien choisisse un outil externe pour traiter ou diagnostiquer.

Mais ce qui reste sûr et certain, c’est que son traitement sera différent d’un patient à l’autre. Si ce n’est pas le cas, posez-vous de sérieuses questions.

;-p

Pour en savoir plus sur la chiropratique :
https://monchiro.ca/comprendre-la-chiropratique/
https://monchiro.ca/la-chiropratique-et-le-chiropraticien/

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Fibromyalgie : à la recherche du mieux-être

Les patients atteints de fibromyalgie cherchent constamment à améliorer leur état de santé en se tournant vers différentes thérapies. Le traitement médical conventionnel, qui préconise l’usage de médicaments, a souvent bien peu d’effets sur les différents symptômes, en plus de comporter des risques et d’entraîner des effets secondaires indésirables.

Il n’est donc pas étonnant d’apprendre que les personnes atteintes de fibromyalgie souhaitent découvrir de nouvelles options qui leur permettront de réduire leurs symptômes tout en améliorant leur qualité de vie.

Quelles sont donc ces options? Existe-t-il d’autres moyens de réduire l’impact de ce problème chronique sur la vie des gens qui en souffrent?

C’est quoi la fibromyalgie?

La fibromyalgie est caractérisée par la présence de douleurs musculo-squelettiques généralisées constantes associées à d’autres symptômes comme la fatigue extrême, des troubles cognitifs, des désordres du sommeil et de l’humeur ainsi qu’à la dépression et l’anxiété.

Le syndrome de fibromyalgie (ainsi nommé en raison de l’amalgame de symptômes associés) est associé à d’autres problèmes de santé chez de nombreux patients : syndrome du côlon irritable, intolérances alimentaires, infections à Candida, dysfonction de l’articulation temporo-mandibulaire (troubles de la mâchoire), syndrome de fatigue chronique, migraines, céphalées de tension, etc.

Les causes de la fibromyalgie demeurent nébuleuses pour les chercheurs. Il semblerait qu’il n’y ait pas qu’une seule cause à l’origine du problème, mais plutôt un ensemble de facteurs déclencheurs de la maladie. Parmi ces facteurs potentiels, on retrouve les traumatismes (physiques ou émotionnels), les infections, les prédispositions génétiques et d’autres causes diverses (intolérance au gluten, médicaments, intoxication aux métaux lourds, carence en vitamine D, etc.).

Que se passe-t-il dans le corps?

Même si les mécanismes qui sous-tendent la fibromyalgie sont encore incertains, les recherches ont tout de même démontré que la fonction du système nerveux central était altérée chez les patients atteints. Certaines études ont aussi démontré des anomalies dans les zones du cerveau liées à la douleur lors de tests par résonnance magnétique chez des patients atteints de fibromyalgie.

L’hypothèse la plus probable soutient qu’un débalancement des neurotransmetteurs (tels que la dopamine, la sérotonine, le glutamate, le lactate et la noradrénaline, qui permettent aux neurones de communiquer entre eux) entraînerait une perturbation de la modulation de la douleur dans le cerveau. Le cerveau (et la moelle épinière) traiterait donc différemment les signaux de douleurs en augmentant la réponse à ces stimuli et en réduisant leur inhibition.

En d’autres termes, le cerveau serait plus sensible à la douleur et aurait de la difficulté à la « faire taire » à l’aide de ses mécanismes habituels. Ce qui a pour effet de réduire le seuil de tolérance à la douleur chez les patients fibromyalgiques. Une simple pression sur les muscles est alors ressentie comme une douleur.

De nombreuses pathologies associées à la fibromyalgie (syndrome de fatigue chronique, migraine, troubles cognitifs, troubles du sommeil et dépression) sont issues de dysfonctions du système nerveux, ce qui renforce l’hypothèse voulant que la fibromyalgie soit causée par cette même dysfonction.

Pour expliquer la fibromyalgie, les scientifiques suggèrent aussi un débalancement de l’axe hypothalamo-pituitaire-surrénalien, un réseau nerveux hautement impliqué dans la gestion du stress.

Comment la chiropratique peut-elle venir en aide?

Même si la chiropratique ne peut guérir la fibromyalgie (note : il n’existe aucun traitement définitif à ce jour, mais de nombreux patients témoignent s’être débarrassés de leur problème en adoptant un style de vie sain et adapté), elle peut tout de même offrir un soulagement des douleurs et améliorer la qualité de vie des patients qui en sont atteints.

Les études portant sur les impacts de l’ajustement chiropratique — le principal outil de traitement du chiropraticien — sur le système nerveux sont abondantes. Elles ont démontré que les ajustements chiropratiques vertébraux améliorent l’intégration de l’influx nerveux dans le cerveau ainsi que l’habileté de ce dernier à recevoir les informations sensitives et à renvoyer les commandes exactes au corps. L’impact serait d’autant plus important chez les patients souffrant de fibromyalgie, dont la fonction nerveuse est sans doute perturbée.

L’ajustement chiropratique permet aussi de réduire la dominance du système nerveux sympathique, ce qui a pour effet de régulariser les hormones de stress (et par le fait même certains neurotransmetteurs), pouvant être impliquées dans le développement de la fibromyalgie.

Les recherches scientifiques liant directement la fibromyalgie et les traitements chiropratiques sont peu nombreuses. Toutefois, une étude préliminaire a démontré que 60 % des sujets ayant suivi le traitement (ajustement chiropratique combiné à des compressions ischémiques) ont vu une amélioration de leurs symptômes (douleur, fatigue, dépression). Des chercheurs de l’Université du Caire rapportent que les manipulations vertébrales offrent un soulagement à plus long terme que les méthodes de traitement conventionnelles. D’autres études de cas ont rapporté des résultats très prometteurs.

L’ajustement chiropratique vise à corriger les dysfonctions articulaires (aussi appelées subluxations), plus particulièrement celles de la colonne vertébrale. Outre l’optimisation du système nerveux, ces manipulations ont plusieurs autres effets bénéfiques.

  • Augmentation de l’amplitude de mouvement
  • Correction mécanique de la structure (charpente osseuse)
  • Augmentation de la circulation sanguine (ce qui nettoie les toxines des muscles et accélère la récupération)
  • Augmentation de la production d’endorphines (un dérivé puissant de la morphine, qui réduit les douleurs et apporte une sensation de bien-être)
  • Augmentation de la tolérance à la douleur

Grâce aux traitements chiropratiques, les patients fibromyalgiques s’assurent aussi d’avoir une structure osseuse et une fonction nerveuse optimales. Déjà qu’ils ressentent des inconforts et des douleurs alors que les structures anatomiques ne présentent pas d’anomalies, imaginez l’intensité d’une douleur reliée à un problème physique comme une hernie discale ou une entorse lombaire.

Les soins chiropratiques sont aussi reconnus pour améliorer la qualité de vie en permettant au patient de mieux bouger et de mieux récupérer après un effort physique. Deux facteurs particulièrement importants chez les gens atteints de fibromyalgie.

De plus, les soins chiropratiques peuvent traiter de nombreux problèmes souvent associés à la fibromyalgie : migraine, céphalée de tension, dysfonction de l’articulation temporo-mandibulaire, sténose spinale cervicale, syndromes myofasciaux (muscles), etc.

La chiropratique au cœur d’une approche globale

Les soins chiropratiques à eux seuls ne feront malheureusement pas tout le travail. Les patients atteints de fibromyalgie doivent s’impliquer activement dans un plan de traitement multimodal, comprenant l’activité physique (intensité modérée), une saine alimentation ciblée, une thérapie cognitivo-comportementale et des techniques de gestion du stress (méditation, respiration, etc).

Il a été démontré que les meilleurs résultats émergeaient de ce type d’approche qui combine plusieurs méthodes de traitement. Un chiropraticien, grâce à sa formation universitaire rigoureuse, sera en mesure de vous proposer un plan de traitement, y apporter les changements nécessaires et vous soutenir tout au long du processus. Il pourra aussi vous prodiguer des conseils sur votre style de vie.

Les chiropraticiens savent que les patients atteints d’un syndrome de fibromyalgie sont hypersensibles. Ils modifient donc leurs techniques en conséquence. Chaque patient a un seuil de tolérance différent. Si vous réagissez fortement, n’hésitez pas à mentionner à votre chiropraticien que ses méthodes devraient être plus légères dans votre cas. Il saura s’adapter.

Si vous n’avez pas de chiropraticien de famille, prenez le temps d’en choisir un en posant toutes vos questions. Certains chiropraticiens utilisent la technique de neurofeedback, qui a fait ses preuves chez les patients fibromyalgiques. D’autres emploient des thérapies musculaires ou complémentaires qui ont aussi démontré des bénéfices. Magasinez votre chiro!

La confiance est primordiale dans ce type de relation à long terme. Vous n’avez pas aimé votre expérience? Libre à vous de choisir un autre chiropraticien. Il existe autant de méthodes que de chiropraticiens, il suffit de trouver chaussure à son pied (ou chiro à son dos et à son cerveau?).