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Une découverte étonnante : un deuxième cerveau chez l’humain

 

Tout au fond de votre bedon, se trouve… un cerveau! Non, vous n’avez rien avalé! Il s’agit plutôt d’un réseau de neurones, le système nerveux entérique (SNE), qui se terre dans vos entrailles. Ce réseau, composé de 100 millions de cellules nerveuses réparties tout le long du tube digestif, est en interaction constante avec le cerveau (qui lui contient 100 milliards de neurones). Ce que le système nerveux entérique a de fascinant, c’est qu’il semble être autonome.

 

Deux cerveaux indépendants

Dans son livre The Second Brain, le neuro-gastro-entérologue Michael Gershon explique qu’en comparaison avec le nombre de cellules nerveuses dans le ventre, le nombre de neurones moteurs qui connectent les deux cerveaux est incroyablement petit. En d’autres mots, si le SNE dépendait à 100 % du cerveau, il faudrait bien plus de neurones qui les connectent l’un à l’autre pour échanger toute l’information.

Toujours selon le Dr Gherson, le SNE n’est donc pas un esclave du système nerveux central (ou cerveau), mais un adjoint doté d’un esprit libre. Il avance que le SNE, grâce à toute l’information qu’il collecte via ses propres cellules nerveuses, peut choisir de faire une action sans l’aval du cerveau. Il pourrait même aller à l’encontre d’une commande cérébrale.

Les fonctions du SNE

Alors, ce deuxième cerveau vous sert à quoi au juste? Le SNE contrôle l’ensemble des fonctions digestives (péristaltisme ou transit intestinal, circulation sanguine du tube digestif, activité des muqueuses, étanchéité de la barrière intestinale…). Il est en lien étroit avec le système immunitaire (de 70 à 80 % des cellules immunitaires sont concentrées dans le système digestif) et aurait une influence sur les émotions. C’est là que les expressions « avoir l’estomac noué » ou « avoir la peur au ventre » prennent tout leur sens.

Le SNE reconnaît les bonnes et les mauvaises bactéries qui colonisent l’intestin. Ses actions dépendront donc du contenu bactérien intestinal, que l’on nomme microbiote. La présence de mauvaises bactéries pourrait amener le SNE à sécréter des substances pro-inflammatoires et même des anxiogènes (substance qui favorise l’anxiété), par exemple.

Le microbiote

Les plus récentes recherches nous apprennent que le rôle du microbiote (qui représente environ 100 mille milliards de bactéries) va bien au-delà de la santé digestive. Grâce, entre autres, à sa relation avec le SNE, le microbiote augmente l’immunité, contrôle l’inflammation, améliore les fonctions cérébrales, améliore l’équilibre hormonal et a un impact sur la santé du cerveau et du système nerveux.

De plus, le microbiote permet la synthèse de certaines vitamines essentielles (dont la vitamine B12, la vitamine K et l’acide folique). En décomposant les fibres que vous êtes incapables de digérer, les bactéries bénéfiques produisent des molécules d’acides gras à courtes chaînes, qui nourrissent les cellules du côlon. Les bonnes bactéries sont de vrais petits soldats : elles surveillent la barrière intestinale (qui doit laisser passer les nutriments, mais pas les agents pathogènes et toxiques) et se battent contre les mauvaises bactéries pour les ressources.

 

Certaines maladies pourraient être associées à un débalancement du microbiote.

  • Maladies auto-immunes (arthrite, côlon irritable, colite ulcéreuse, thyroïdite d’Hashimoto)
  • Désordres cognitifs et cérébraux (Alzheimer, Parkinson, démence…)
  • Cancer
  • Obésité
  • Fatigue, douleurs articulaires
  • Troubles de l’humeur (dépression, anxiété)
  • Troubles d’apprentissage (TDAH, autisme)
  • Infertilité, complications de grossesse
  • Allergies, asthmes, hypersensibilité
  • Troubles de la peau (eczéma, psoriasis…)
  • Diabète

 

Il a été démontré que les patients atteints de maladies liées au cerveau ont un microbiote altéré et souffrent généralement de symptômes gastro-intestinaux. Cette avenue de recherche est très prometteuse pour la découverte de nouveaux traitements.

Ces données scientifiques soutiennent ce que la chiropratique affirme depuis toujours : le bon fonctionnement du système nerveux couplé à de saines habitudes de vie (dont l’alimentation variée) est au cœur même de la santé optimale.

 

Ne manquez pas la deuxième partie de ce blogue : Comment améliorer votre microbiote.

 

 

Références :
Forsythe et coll., Microbial endocrinology: The microbiota-gut-brain axis in health and disease. Advances in experimental medicine and biology, 2014.
Gutmicrobiotaforhealth.com
Guide clinique des probiotiques, Canada 2016
Isabelle Simonetto, Le système nerveux entérique ou deuxième cerveau, 2011.
Michael Gherson, The Second Brain: A Grounbreaking New Understanding of Nervous Disorders of the Stomach and Intestine, HarperCollins Publishers, 1999.
Katrina Campbell, The Well-fed microbiome cookbook, Rockridge Press, 2016.

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Les 10 commandements du « clean eating » [ou comment manger sainement en 10 étapes]

Le « clean eating », ou manger sain/propre, n’est pas un régime, mais un style de vie. Le concept proposé par la nutritionniste américaine Tosca Reno connaît un essor important chez nous, mais aussi en Europe. Les blogues « foodies » français en ont largement parlé.

Il y a une dizaine d’années, Tosca Reno, au début de la quarantaine, transforme complètement sa vie et son corps grâce à un mode de vie plus sain. Elle devient vite une icône du mouvement et cumule les livres à succès sur le sujet. Ce qu’elle propose est simple : manger plus sainement en privilégiant les aliments entiers, nutritifs et préparés « proprement ». En adoptant le « clean eating », on ne compte plus les calories, on cuisine comme jamais et on s’interroge sur la provenance et l’impact environnemental de nos aliments. Ça vous inspire?

 

Les 10 commandements du « clean eating

  1. Plus simplement, tu mangeras. Abandonnez les produits transformés ou emballés (encore plus lorsqu’ils sont suremballés) et privilégiez les aliments les plus frais et naturels possibles. Tenez-vous donc loin des colorants, arômes artificiels, pesticides, additifs et conservateurs alimentaires.
  2. Du bio, tu prendras. Ce ne sont pas tous les portefeuilles qui peuvent se le permettre. Encore moins toutes les épiceries qui l’offrent. Mais quand c’est possible, choisissez cette option. Sinon, lavez vos fruits et légumes soigneusement. Faites votre potager si vous avez le temps et l’espace ou encore souscrivez à un abonnement de panier de légumes d’un producteur local.
  3. Tes légumes, tu mangeras. Choisissez des légumes et encore des légumes. Vous trouvez que vous avez assez de légumes dans votre assiette? Ajoutez-en encore. Plus sérieusement, les légumes frais devraient constituer une bonne partie de l’assiette. Choisissez plusieurs couleurs, vous vous assurez ainsi un apport varié en vitamines et minéraux. Les légumes en boîte, surgelés ou dans l’huile ne sont pas mauvais, mais devraient servir de dépanneur. Vérifiez qu’ils ne contiennent pas d’additifs.
  4. De bons gras, tu choisiras. Ce n’est pas nouveau, il existe de bons et de mauvais gras. Tenez-vous loin des gras trans. Pour ce qui est des gras saturés, c’est plus complexe. Deux méta-analyses récentes1-2 n’ont trouvé aucune preuve significative des méfaits des gras saturés sur la santé. Tant qu’on n’en saura pas plus, mieux vaut ne pas en abuser (comme toute chose d’ailleurs). Utilisez l’huile d’olive (pas pour la cuisson) et l’huile de pépin de raisin (pour la cuisson) ou encore une des dizaines d’huiles bénéfiques pour la santé disponibles sur le marché (huile de tournesol, d’avocat ou de sésame). N’hésitez pas à varier. Mangez du poisson comme le saumon (attention à sa provenance!) et les sardines (fraîches ou surgelées de préférence).
  5. Le sucre, tu limiteras. Si vous êtes un adulte moyen, vous devriez consommer autour de 6 c. à thé de sucre par jour, soit 25 grammes. C’est bien peu lorsqu’on sait que le sucre ajouté se cache partout : yogourts, boissons gazeuses (même les versions diète sont à proscrire), jus, desserts, sauces tomate, céréales… En préparant vous-même vos plats (yogourt nature, sauces maison, gruau maison…), vous contrôlez davantage d’où provient votre sucre. Vous pouvez donc vous permettre un petit écart quand l’envie survient.
  6. Le grain entier, tu privilégieras. Choisissez des farines et des pâtes de grain entier. Les farines et pâtes blanches n’ont absolument aucun intérêt nutritif. D’autres grains entiers sont aussi intéressants : quinoa, riz brun (attention à la provenance : les riz bruns de Chine et des États-Unis pourraient contenir de l’arsenic), amarante, lin, sarrasin, avoine, etc.
  7. Pour la protéine maigre, tu opteras. La viande n’est pas bannie de ce style de vie, mais les légumineuses devraient être à l’origine de la majorité des protéines que vous ingérez. Quant à la viande, diminuez vos portions et choisissez bien la provenance (idéalement locale, nourrie à l’herbe pour le bœuf notamment, élevée sans hormones ni antibiotiques, biologique si possible).
  8. Avec de l’eau, tu t’hydrateras. Les recommandations varient autour de 2 à 3 litres par jour, mais l’important est d’écouter votre soif. Les besoins varient d’une personne à l’autre, selon les activités, le poids, la constitution. Évitez les bouteilles d’eau, un fléau environnemental. Apportez plutôt votre eau (aromatisée de fruits, si ça vous dit) dans une bouteille de verre, d’acier inoxidable ou de plastique sans BPA. Il existe aussi des dizaines de modèles de filtres et des machines de distillation. Pensez-y, surtout si l’eau de votre aqueduc est traitée ou fluorée.
  9. Plus souvent, tu mangeras. Pas toujours évident, mais la formule des 5 ou 6 petits repas par jour évite de surcharger votre système digestif, tout en fournissant un apport égal et constant en nutriments. Chaque repas ou collation devrait contenir des gras santé (huiles, poissons…), des protéines maigres (poissons, viandes blanches, œufs…) et des glucides complexes (légumes verts, légumineuses, grains entiers…).
  10. Du plaisir sans abus, tu auras. Dans ce style de vie, vous pouvez prendre un verre de vin rouge (remplacez votre cocktail sucré), un morceau de gâteau à la fête d’un ami ou encore un morceau de chocolat (noir de préférence). La loi du 80/20 s’applique. Si 80 % de ce que vous ingérez est « clean », vous êtes sur la bonne voie!

 

Évidemment, ces 10 commandements ne sont pas tous à prendre à la lettre, tous les jours. On s’en inspire pour améliorer sa santé et se sentir mieux dans sa peau. Le « clean eating » est peut-être une tendance qui passera, mais au moins c’est une tendance qui aura fait du bien!

 

Références :

1 Rajiv Chowdury et al., « Association of Dietary, Circulating, and Supplement Fatty Acids With Coronary Risk : A Systematic Review and Meta-analysis », Annals of Internal Medicine, 2014.
2 Patty W. Siri-Tarino et al., « Meta-analysis of prospective cohort studies evaluating the association of saturated fat with cardiovascular disease », American Journal of Clinical Nutrition, 2010.

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Notre style de vie peut-il nuire à notre libido ?

Ah! la Saint-Valentin! Le petit souper aux chandelles, la bouteille de vin, un bon film tout collés sur le divan, puis… dodo? Vraiment? Vous avez la libido à plat. Entreprendre des ébats sous la couette vous semble presque une corvée? Sachez que vous n’êtes pas seul.

La baisse de libido est la dysfonction sexuelle la plus fréquente. Elle représente de 40 à 65 % des troubles sexuels diagnostiqués. Elle affecte davantage les femmes que les hommes et, selon certaines études, ce problème pourrait même atteindre de 24 à 43 % des femmes.

La baisse de libido est complexe et multifactorielle. Elle dépend de facteurs biologiques, systémiques, cognitifs, comportementaux, relationnels et sexuels, ouf! En d’autres termes, pour avoir un désir sexuel optimal, on doit se sentir dans un état de bien-être à la fois physique et psychologique. Pour y parvenir, l’adoption de saines habitudes de vie devient incontournable.

 

Bien-être psychologique

Chez la femme surtout, le bien-être psychologique permet la libre expression du désir sexuel. Il dépendra notamment de la qualité de la relation de couple, de la communication, de la confiance. Le stress (professionnel, par exemple) ébranle cet état de bien-être et détourne l’attention sur autre chose que les relations sexuelles.

 

Bien-être physique

Quand on parle de libido, on parle d’hormones. La testostérone, la dopamine, la prolactine, le cortisol et l’œstrogène sont les principaux acteurs qui déterminent biologiquement le désir sexuel. L’équilibre hormonal peut facilement être perturbé par l’hyperglycémie (taux de sucre dans le sang élevé), le stress, l’inflammation, le surplus de poids, les hormones retrouvées dans les produits laitiers et la viande, les produits laitiers (pour les personnes sensibles), la caféine et certaines toxines issues des pesticides, du plastique, des cosmétiques et de la pollution (perturbateurs endocriniens).

 

Les destructeurs de libido

  1. Le sucre raffiné. Le sucre ajouté (qui se cache un peu partout) est associé à un taux élevé de sucre dans le sang, à l’obésité et à des maladies comme le diabète de type II. Solution: On remplace le sucre ajouté par des fruits.
  2. Les boissons gazeuses (et autres produits) diète. Les produits diète contiennent des édulcorants qui ont les mêmes effets néfastes que le sucre lui-même. L’impression que l’on consomme un produit plus sain rend ces versions diète encore plus dangereuses. Solution : On remplace les boissons gazeuses par de l’eau gazeuse aromatisée naturellement et on choisit la version originale du produit que l’on consomme avec modération.
  3. Les régimes faibles en gras. En adoptant un régime faible en gras, le taux de testostérone risque de chuter, provoquant une baisse de la libido par le fait même. Solution: On évite les versions légères et opte plutôt pour une alimentation variée, faible en sucres raffinés, riche en fruits, légumes, noix, légumineuses, poissons et huiles pressées à froid.
  4. La viande rouge traditionnelle. Les hormones que l’on retrouve dans la viande rouge perturbent l’équilibre hormonal naturel. Solution: On choisit une viande rouge nourrie à l’herbe, sans hormones ni antibiotiques.
  5. Les perturbateurs endocriniens. On connaît bien le bisphénol A (BPA), mais il en existe des centaines. On les retrouve notamment dans les produits cosmétiques comme les gels douche, shampoings, lotions pour le corps, déodorants, etc. Solution: On sélectionne des produits sans parfum ni additifs chimiques. On les retrouve le plus souvent dans les boutiques d’aliments naturels.
  6. Les produits transformés. Les additifs chimiques, les agents de conservation et de texture ainsi que le sucre ajouté contenus dans les produits transformés peuvent augmenter l’inflammation du corps. Solution: On prépare soi-même ses repas à partir d’aliments entiers.
  7. Les médicaments. Certains médicaments sont de véritables « tueurs de libido ». La pilule contraceptive et les autres moyens de contraception hormonaux peuvent déclencher une cascade chimique qui anéantira le désir sexuel. Des médicaments diminuent le taux de testostérone chez l’homme. Solution : On en parle avec son pharmacien. On peut aussi opter pour un moyen de contraception qui ne perturbe pas l’équilibre hormonal (condom, diaphragme, stérilet de cuivre, vasectomie…).
  8. Les enfants. Vous avez bien lu! Dans sa thèse doctorale, Virginie Fréchette mentionne que les couples avec des enfants avaient un désir sexuel moindre. Les obligations familiales et le changement de la dynamique au sein du couple en sont entre autres responsables. Solution: On se fixe des moments précis où l’on peut se retrouver seuls. À intervalles réguliers, on s’organise un week-end d’amoureux.

 

Les amplificateurs de libido

  1. Exercice physique. En plus de favoriser l’estime de soi et le bien-être physique et psychologique, l’exercice physique aide à maintenir un poids santé. Il combat aussi l’inflammation et normalise la glycémie. L’entraînement par intervalles améliore les taux hormonaux de testostérone, de cortisol et de l’hormone de croissance. Combinée à une alimentation saine, l’activité physique peut faire des miracles pour votre santé sexuelle.
  2. Contrôle du stress. Le stress fait des ravages, autant du point de vue psychologique que physiologique. La méditation, le yoga, la relaxation et les exercices de respiration peuvent aider à diminuer les effets du stress sur la santé.
  3. Augmentation de la circulation sanguine. Certains aliments peuvent améliorer l’apport sanguin vers les organes génitaux et ainsi donner un petit coup de pouce à la libido, surtout chez la femme : figue, banane, avocat, brocoli, orange, poivron rouge.
  4. Alimentation ciblée. Par divers mécanismes, les aliments peuvent aider à stimuler le désir sexuel. Ils ne font pas tout le travail à eux seuls, mais on ne refuse pas le coup de pouce, non? Épinards, chou kale, bouillon d’os, melon d’eau (effet de type Viagra chez l’homme), épices (muscade et clou de girofle), chocolat noir, amandes, noix du Brésil, eau (pour contrer la déshydratation).

 

Et l’alcool dans tout ça? Un verre de vin rouge peut améliorer le désir sexuel en favorisant la relaxation et en améliorant l’apport sanguin vers les organes génitaux. Mais dès qu’on boit plus de trois verres, l’effet contraire peut se produire. Alors on y va avec modération!

Bonne Saint-Valentin!

 

Sources :
Étude des déterminants conjugaux et sexuels du désir sexuel dyadique chez les adultes en relation de couple, thèse doctorale en psychologie, Virginie Fréchette, 2011.
5 Strategies to Optimize Your Sex Drive : drhyman.com
How to Increase Libido the Natural Way : draxe.com

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La meilleure façon de savoir si vous buvez assez d’eau

À voir le choix qui s’offre à nous dans les épiceries et dépanneurs, nul doute que les Québécois aiment l’eau : vitaminée, aromatisée, pétillante, de source, filtrée, déminéralisée…

Qu’on se le dise, il est essentiel d’être bien hydraté. Mais comment sait-on si on l’est vraiment? En suivant la règle des 8 verres d’eau par jour? En observant la couleur de son urine? Avec toute l’information (et la désinformation) qui circule, difficile de s’y retrouver.

Pour y voir un peu plus clair, on déboulonne 6 mythes largement répandus.

Mythe no 1 : Il est nécessaire de boire 8 verres d’eau par jour.

Le corps humain est composé de 60 à 70 % d’eau. Il est donc logique de boire de l’eau pour compenser celle perdue par la sueur et l’urine. Toutefois, la consommation optimale varie d’une personne à l’autre. L’athlète, par exemple, a besoin d’une quantité bien plus importante que grand-mère qui n’a pas couru 100 mètres depuis une éternité.

Susan Yeargin, professeure adjointe en entraînement sportif à l’université de Caroline du Nord, affirme que la grande majorité des gens en santé peuvent répondre adéquatement à leurs besoins d’hydratation en se fiant à leur soif.

Mythe no 2 : La soif n’est pas un bon indice d’hydratation.

La soif est en fait un excellent indicateur des besoins d’hydratation, probablement le meilleur indice pour savoir si vous devez consommer plus d’eau ou pas. Longtemps on a cru que la soif indiquait un état de déshydratation et qu’il fallait boire avant de ressentir la soif. On sait maintenant que l’on peut généralement se fier à ce que notre corps nous dit. Toutefois, si vous avez la peau et les lèvres sèches ou encore si votre urine est très foncée, pensez à boire davantage.

Mythe no 3 : Il est impossible de boire trop d’eau.

En réalité, c’est possible. Si vous consommez trop d’eau, vous pouvez abaisser dangereusement la concentration de sodium dans votre sang. C’est ce qu’on appelle l’hyponatrémie, et vous pouvez en mourir. Cet état est plus fréquent lors des activités physiques intenses alors que le sodium et l’eau sont évacués par la sueur. Il est important de remplacer ces deux pertes à l’aide d’une boisson de réhydratation, qui contient à la fois de l’eau et des électrolytes. (Voir recette plus bas.)

Mythe no 4 : La caféine déshydrate.

La caféine a effectivement un léger effet diurétique, c’est-à-dire qu’elle peut occasionner le besoin d’uriner, mais ce n’est rien de dramatique. Une étude récente1 démontre que seules des doses de 360 mg et plus de caféine produisent un volume d’urine beaucoup plus important (une tasse de 237 ml de café filtre en contient 180 mg, alors qu’un expresso de 50 ml en contient 90 mg). De plus, si vous faites de l’activité physique après avoir consommé de la caféine, l’effet diurétique est complètement annulé. Dans une autre étude2, il a été prouvé qu’il n’existe aucune différence notable entre l’état d’hydratation d’hommes consommant de la caféine de façon régulière en modération et ceux qui ne consomment que de l’eau.

Le thé et le café s’ajoutent à vrai dire à votre consommation d’eau de la journée. Donc, puisque les études ont révélé que ces boissons chaudes ne déshydratent pas et que leur effet diurétique n’annule pas l’hydratation, vous pouvez savourer votre tasse en vous disant qu’elle aide à vous hydrater!

Mythe no 5 : L’urine doit être claire comme de l’eau de roche.

Vous avez probablement exagéré si votre urine ressemble à l’eau que vous venez de boire!

Mme Yeargin dit que si votre urine est complètement claire, cela signifie seulement que votre coupe déborde : tout ce qui entre ressort. À l’opposé, si votre urine a la couleur du jus de pomme ou est plus foncée, ou si elle dégage une forte odeur, il faut boire plus d’eau.

Mythe no 6 : Boire beaucoup d’eau permet de détoxifier son corps.

Ce mythe est un peu moins simple. D’un côté, il est important d’évacuer les toxines de vos reins, mais d’un autre côté, vous ne voulez pas boire de l’eau au point de surcharger vos reins.

Dr Stanley Goldfarb, professeur de médecine à la division du rein, des électrolytes et de l’hypertension à l’école de médecine Perelman de l’université de Pennsylvanie, fait savoir qu’il n’existe aucune preuve qu’un excès d’eau rend votre corps plus propre. En fait, boire trop d’eau peut légèrement diminuer la capacité des reins de filtrer le sang.

Alors que devez-vous retenir de tout ça? Écoutez votre corps! Si vous avez chaud ou si vous faites de l’activité physique, buvez plus d’eau. Si vous avez soif, buvez plus d’eau. Si vous avez envie d’un café, ne vous sentez pas coupable, vous vous hydratez tout de même. Et vous pouvez arrêter de regarder dans la toilette si votre urine est claire. Buvez de l’eau lorsque vous sentez le besoin de vous hydrater, tout simplement!

 

Petit extra : recette de boisson de réhydratation maison

Vous partez pour une longue course à pied ou une randonnée en vélo? Préparez cette petite boisson pour emporter. Elle vous permettra de rester hydraté tout en vous fournissant les électrolytes nécessaires.

Presser le jus d’un citron, d’une lime et d’une orange dans 2 tasses d’eau de coco (non fait de concentré et sans sucre ni colorant ajouté). Ajouter 1/8 de cuillère à thé de sel et 1 à 2 cuillères à table de miel, de sirop d’érable ou de sucre. Bien mélanger. (Recette de Dr Low Dog, Prevention, septembre 2016)

 

 

Références

[1] A. P. Passmore et coll., « Renal and cardiovascular effects of caffeine: a dose-response study », Clinical Science, juin 1987

[2] Sophie C. Killer et coll., « No Evidence of Dehydration with Moderate Daily Coffee Intake: A Counterbalanced Cross-Over Study in a Free-Living Population », PLOS, 9 janvier 2014

Article original : spinalresearch.com

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Délicieuse recette de pesto au chanvre

N’aimez-vous pas le pesto? Quel mélange frais, sain et rapide à faire! Sur une pizza ou dans des pâtes, le pesto est un véritable passe-partout. Par définition, le pesto est une préparation culinaire à base de feuilles de basilic, de pignons, de parmesan et d’huile d’olive.

Aujourd’hui, nous vous proposons une tout autre version à base de chanvre. Oui, oui! Vous avez bien lu. Pourquoi le chanvre? Simplement parce qu’il s’agit de l’une des meilleures protéines végétales qui soient : facilement digérée et absorbée par le corps. Le chanvre vous procurera une combinaison équilibrée d’acides gras essentiels (oméga-3 et oméga-6), des fibres, des vitamines, des minéraux et de la chlorophylle. On peut facilement l’ajouter à du yogourt ou des salades, son goût étant doux et subtil et sa texture, légèrement craquante. On le conserve au réfrigérateur ou au congélateur.

Le pesto au chanvre est une merveilleuse option pour les intolérants au lactose ou aux protéines bovines puisqu’il ne contient pas de fromage. L’utilisation du chanvre accentue l’onctuosité du pesto, le rendant crémeux comme le fait le parmesan. L’ajout de levure de bière lui conférera son petit goût fromagé.

 

Ingrédients

(4 portions)

200 g de graines de chanvre

8 grosses poignées d’herbes fraîches de saison au choix (persil, menthe, basilic…)

4 poignées d’épinards

4 c. à soupe de levure de bière ou de levure nutritionnelle

12 c. à soupe d’huile d’olive

Le jus de 4 citrons moyens

4 gousses d’ail

4 c. à thé de vinaigre de cidre de pommes

Sel et poivre au goût

 

Préparation

  1. Pelez et coupez l’ail.
  2. Mélangez tous les ingrédients dans un mélangeur ou un robot culinaire.
  3. Rectifiez l’assaisonnement.
  4. Mélangez avant de servir.

Se conserve au congélateur.

Bon appétit!

 

Recette tirée du livre Green, glam et gourmande : les 150 recettes culte du Health Movement de Rebecca Leffler

 

 

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3 stratégies naturelles pour une meilleure digestion

Toute l’année vous faites attention à ce que vous consommez, mais vous vous autorisez quelques écarts lors des célébrations de fin d’année? Votre estomac s’en trouvera sûrement dérangé. Et rien n’est plus désagréable que de fêter lorsqu’on est embarrassé par des problèmes digestifs. Ventre gonflé, ballonnements, crampes, nausées, maux d’estomac, flatulences, gargouillis d’estomac, constipation, diarrhée…

Essayez les remèdes naturels suivants pour remettre votre système digestif sur les rails.

 

1.     Prévenez le coup avec des probiotiques

Avant même d’arriver au jour J, commencez à préparer votre capacité digestive à l’aide de probiotiques. À long terme, il est recommandé de consommer des aliments fermentés pour améliorer la flore intestinale. Un probiotique peut même être consommé quotidiennement de façon préventive, en prenant des pauses de quelques semaines à l’occasion.

Si vous ne l’avez pas fait jusqu’à maintenant, faites un blitz de probiotiques en ayant recours à des suppléments de bonne qualité contenant de grandes quantités de bactéries de différentes souches.

 

2.     Consommez sagement

Il existe également quelques trucs auxquels vous pouvez recourir pour diminuer ou éviter l’incidence de problèmes digestifs.

  • Ralentissez le rythme de votre consommation (nourriture et alcool).
  • Ne buvez pas trop en mangeant.
  • Évitez autant que possible les aliments sucrés.
  • Arrêtez-vous avant d’être plein – Pratiquez l’alimentation pleine conscience.
  • Si vous mangez trop, sortez prendre une marche.
  • Si vous devez vous reposer, allongez-vous sur le côté gauche.

 

3.     Choisissez parmi une panoplie de remèdes naturels

  1. Les tisanes sans caféine peuvent réduire les symptômes d’inconfort et de gonflement.
    • Menthe poivrée – Utilisée depuis des siècles pour soulager le système digestif. Aide à dissiper les gaz et l’indigestion.
    • Camomille – Reconnue pour ses propriétés anti-inflammatoires et anti-spasmodiques. Aide à calmer, à relâcher le stress, ce qui a un effet sur les problèmes digestifs.
    • Verveine – Utilisée pour soulager le système digestif et calmer la nervosité.
  1. Les enzymes naturels peuvent aider le système digestif à décomposer et à absorber les nutriments des aliments consommés.
    • Les ananas contiennent de la broméline et les papayes, de la papaïne. Des produits naturels contenant ces enzymes ainsi que d’autres enzymes digestives peuvent aider à soulager estomac dérangé, constipation et diarrhée. Vous les trouverez au comptoir de suppléments de votre magasin d’aliments naturels et parfois en pharmacie.
  1. L’eau chaude citronnée est utilisée dans de nombreux remèdes anciens pour atténuer les troubles digestifs, favoriser la détoxification du foie, normaliser les sucs digestifs et diminuer les ballonnements.
    • Le citron active le foie pour évacuer les toxines, aider au nettoyage des intestins et faciliter l’expulsion des fibres inutilisées.
    • Mélangez le jus de la moitié d’un citron et 1 tasse d’eau chaude. Buvez au réveil, à jeun.
  1. Le gingembre stimule la digestion en accélérant le passage de la nourriture de l’estomac vers le petit intestin. Largement utilisé à travers le monde pour toutes sortes de troubles digestifs, le gingembre soulage les parois digestives et équilibre les sucs gastriques.
    • Pelez et tranchez un morceau de gingembre frais de 5 cm. Ajoutez à 3 tasses d’eau bouillante. Laissez infuser pendant 5 minutes, filtrez et consommez lentement. Ajoutez, au gout, un édulcorant naturel (miel, sirop d’agave, stévia).

 

Souvenez-vous que la santé de votre système digestif  influence votre  niveau d’énergie, votre niveau d’inflammation général, votre confort physique et votre humeur. Quelques motivations de plus pour vous encourager à prendre soin de votre bedon malgré les tentations du palais.

En espérant que ces quelques trucs vous permettent de passer un merveilleux temps des Fêtes!
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Chocolat chaud santé [et décadent!]

Pendant les mois hivernaux, il n’y a rien de plus satisfaisant et réconfortant qu’un bon chocolat chaud, et pas seulement pour les enfants. Le chocolat chaud est si ancré dans nos mœurs que pratiquement tous nos chouchous en cuisine nous présentent leur recette maison : Ricardo, Marilou, Geneviève O’Gleeman… Les versions ne manquent pas, allant des potions veloutées (si riches qu’une cuillère pourrait presque y tenir debout!) aux plus légères et faciles à boire. Les mélanges à chocolat chaud en vente à l’épicerie ne sont pas tous équivalents. Voici quelques indices pour vous aider à reconnaître un chocolat chaud santé et une recette pour vous inspirer à en créer un dans le confort de votre foyer.

 

Tous les chocolats sont-ils égaux?

Poudre de cacao, poudre de chocolat, boisson chocolatée… il existe une énorme différence d’ingrédients entre les options de chocolat chaud plus ou moins santé. Voyons ensemble les composants d’un mélange à chocolat chaud.

Cacao

L’ingrédient vedette du chocolat chaud est bien entendu le chocolat! Certaines recettes sont faites à partir de chocolat véritable, mais la plupart du temps il s’agit en fait de poudre de cacao. Cette dernière est extraite des fèves de cacao. Les fèves sont traitées de manière à en retirer le beurre de cacao, puis elles sont ensuite broyées en une poudre fine. Il existe deux types de poudre de cacao.

  • La poudre de cacao crue est chauffée à des températures n’excédant pas 45 °C, ce qui permet de préserver les antioxydants, enzymes et nutriments. Il s’agit donc de la version la plus santé.
  • La poudre de cacao « classique » est très semblable à la poudre de cacao crue, mais elle a été soumise à des températures plus élevées. Elle a toujours certains bienfaits intéressants pour la santé, mais les recherches ont permis de démontrer que le taux d’antioxydants du cacao qui est chauffé à plus de 70 °C est grandement diminué.

Nous recommandons l’utilisation d’une poudre de cacao de bonne qualité traitée à basse température comme base pour votre chocolat chaud. Les poudres de cacao de moins bonne qualité peuvent avoir subi un traitement qui laisse peu ou pas de valeur nutritive. Il est également important de porter attention à la provenance de votre cacao. Il y a sur le marché des options de commerce équitable et d’agriculture biologique.

Avantages de la poudre de cacao

On parle souvent du cacao comme d’un superaliment et avec raison. La poudre de cacao regorge de nutriments et de vitamines.

  • Magnésium – Le cacao est riche en magnésium, un minéral essentiel à la relaxation musculaire, au système nerveux et à la santé cardiovasculaire.
  • Antioxydants – Le cacao est un des aliments ayant le taux le plus élevé d’antioxydants. Le taux d’antioxydants du cacao peut varier en fonction de la provenance et du traitement de la poudre.
  • Théobromine et phényléthylamine – Le cacao améliore l’humeur grâce aux composés phytochimiques qu’il contient, notamment la théobromine et la phényléthylamine.

 

Mais le chocolat chaud, ce n’est pas que du cacao!

Maintenant que vous savez comment trouver une poudre de cacao de qualité, vous pouvez vous intéresser aux autres ingrédients de votre mélange à chocolat chaud. Si votre cacao de bonne qualité est combiné à du sucre, des additifs artificiels, des préservatifs et des émulsifiants, la valeur nutritive de votre boisson chute drastiquement. Apprenez à décortiquer les listes d’ingrédients pour faire le bon choix.

 

La recette ultime de chocolat chaud

Mais évidemment, le meilleur choix qui soit, c’est de préparer votre propre mélange à chocolat chaud à la maison! Vous vous assurerez ainsi d’éviter tous les ingrédients douteux ou artificiels.

 

INGRÉDIENTS

  • 1 c. thé poudre de cacao de qualité
  • 250 ml de lait d’amande
  • 1 c. thé d’épices au choix (gingembre, chili, cannelle, vanille, mélange chaï…)
  • 1 c. thé de miel ou ¼ c. thé de stévia en poudre (facultatif)

PRÉPARATION

  1. Dans une tasse, mélanger le cacao, les épices et l’édulcorant de votre choix.
  2. Ajouter un peu d’eau chaude au mélange.
  3. Remuer jusqu’à la formation d’une pâte.
  4. Dans une casserole, chauffer le lait.
  5. Ajouter le lait chaud dans la tasse.
  6. Remuer jusqu’à homogénéité.
  7. Saupoudrer un peu de cacao ou d’épices.
  8. Déguster votre chocolat chaud santé et décadent!

 

 

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Nouvelle découverte : Voici ce qui se passe dans votre cerveau lorsque vous dormez

Tout le monde a besoin de dormir, c’est un fait. Autrement on ne fonctionne pas bien. Pourtant, les neuroscientifiques n’ont découvert que récemment pourquoi le sommeil est si important pour le cerveau.

Pourquoi sommes-nous grognons et irritables lorsque nous n’avons pas une bonne nuit de sommeil? Une équipe de chercheurs a découvert que lorsque nous sommes éveillés, les déchets toxiques s’accumulent dans le cerveau. Et au contraire, lorsque nous sommes endormis, ils sont évacués.

 

Une gestion des déchets brillante!

Chaque cellule dans le corps humain produit des déchets. Mais, heureusement, chaque cellule est aussi munie d’un système d’élimination des déchets. Lorsque les déchets s’accumulent, ils deviennent toxiques. C’est le système lymphatique qui est responsable de les éliminer. Il agit en quelque sorte comme la plomberie de votre maison, qui reçoit les déchets et s’en débarrasse. C’est un réseau sophistiqué de vaisseaux qui recueille les protéines et les déchets métaboliques et autres dans l’espace entre les cellules et les transfère ensuite dans le sang en vue de leur élimination.

Toutefois, le cerveau n’est pas comme les autres organes ou cellules. Jusqu’à tout récemment, nous ne savions toujours pas de quelle manière le cerveau se débarrassait de ses déchets toxiques. Bien entendu, le cerveau est parcouru par de nombreux vaisseaux sanguins, qui apportent du sang frais et oxygéné ainsi que des nutriments aux cellules du cerveau, mais il ne semblait pas y avoir de système lymphatique. Alors la question demeurait : comment le cerveau se débarrasse-t-il de ses déchets?

On reconnaissait que le liquide céphalorachidien (LCR) – amortisseur entre le cerveau et le crâne – servait de bassin principal pour le rejet des déchets du cerveau. Toutefois, il n’y avait aucun indice quant à la manière dont les déchets passaient des cellules du cerveau au LCR autour du cerveau. Le neuroscientifique Jeff Iliff, qui explore les fonctions uniques du cerveau, s’est penché sur cette question.

Grâce à des IRM cérébrales, son équipe a pu constater que, dans la journée, pendant que la personne est éveillée, le LCR recouvre l’extérieur du cerveau. Il n’y a presque aucune trace de LCR à l’intérieur du cerveau. La surprise est venue pendant la nuit, lorsque la personne dort : le LCR commence à pénétrer dans le cerveau de façon graduelle. Et plus le sommeil se prolonge, plus le LCR est présent dans le cerveau. Il paraît être un nuage qui enveloppe chacune des cellules du cerveau.

Jeff Iliff a remarqué que le LCR utilise les capillaires sanguins pour se rendre aux tissus cérébraux. Fait intéressant, le LCR ne voyage pas à l’intérieur des capillaires; il coule plutôt le long de la paroi extérieure des capillaires. Mais ce n’est pas tout! Les IRM ont permis de constater que les cellules du cerveau rétrécissent afin d’augmenter l’espace entre les cellules, ce qui laisse plus de place au LCR.

Le LCR, après avoir recueilli les déchets cellulaires, les retourne dans le bassin principal de LCR autour du cerveau, qui les rejette ensuite dans le sang. Quel exemple magnifique du fonctionnement complexe de notre corps!

 

Mais que se passe-t-il si vous ne dormez pas? Ou si vous ne dormez pas suffisamment?

Tout d’abord, la quantité de LCR qui pénètre dans le cerveau diminue de façon drastique. Ainsi, les déchets toxiques ne sont pas évacués de votre cerveau. Par exemple, les gens atteints d’Alzheimer présentent une accumulation d’un type précis de déchet produit par les cellules cérébrales, les plaques amyloïdes. Cette accumulation pourrait faire partie des éléments clés dans le développement de la maladie.

Ensuite, un manque de sommeil vous empêche de penser clairement, tout s’embrouille. La concentration, la coordination et la mémoire font défaut. Sans sommeil, impossible de vous débarrasser de l’accumulation de déchets toxiques dans le cerveau et les tâches les plus simples peuvent devenir ardues. C’est comme essayer de se faire une tasse de thé dans une cuisine où la vaisselle sale s’empile dans le lavabo et sur les comptoirs. Bonne chance!

Jeff Iliff dit que « comme le ménage, c’est un travail pénible, mais ô combien important! Si vous cessez de nettoyer votre cuisine pendant un mois, votre maison deviendra rapidement invivable. Dans le cas du cerveau, les conséquences d’un retard de nettoyage peuvent être bien plus désastreuses que l’embarras de quelques comptoirs pas tout à fait propres. On parle ici de la santé et du fonctionnement de l’esprit et du corps. »

Ce n’est donc plus un secret pourquoi, après une bonne nuit de sommeil, vous vous sentez plus alerte, émotionnellement stable et lucide. Vous avez fait la vaisselle, essuyé les comptoirs et lavé le plancher. Tout est plus propre et il est bien plus aisé de vous préparer cette fameuse tasse de thé.

Alors, pensez-y à deux fois avant de couper sur vos heures de sommeil. Il se pourrait que dormir soit en fait un très bon investissement de temps!

 

Traduction et adaptation d’un article de Spinal Research disponible au https://spinalresearch.com.au/sleep-important-detoxifying-brain/

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Chaudrée de poulet au kale et aux patates douces [un vrai bouillon de poulet pour l’âme!]

La simplicité dans votre cuisine, ça vous dit? Pas besoin de vous casser la tête pour créer un menu santé. Parfois, il suffit de revisiter un classique, de le modifier à votre goût et de l’adapter à vos particularités alimentaires. D’ailleurs, les temps sombres, froids et pluvieux de novembre sont vraiment propices à remplir le réfrigérateur de « bouffe réconfortante ». Alors, faites la liste de vos classiques favoris et laissez aller votre magie pour en faire des repas qui vous feront chaud au cœur tout en nourrissant votre corps avec respect.

 

Nous vous suggérons une recette de chaudrée de poulet et kale. La recette originale est une chaudrée de poulet classique (recette de pratico-pratiques.com*) à laquelle nous avons ajouté du kale et des patates douces. Nous avons aussi pris la liberté de remplacer les ingrédients laitiers et de blé pour éviter les intolérances et allergies alimentaires. Libre à vous maintenant de laisser aller votre créativité!

 

Ingrédients

  • 4 tasses de bouillon de poulet
  • 2 carottes émincées
  • 2 branches de céleri émincées
  • 1 oignon moyen haché
  • 1 tasse de patates douces en petits dés
  • 2 c. à soupe d’huile d’avocat ou de tournesol
  • 4 c. à soupe de farine de riz (aussi facile à réaliser avec des farines de sarrasin et de quinoa)
  • 2 poitrines de poulet désossées et coupées en cubes
  • 1/2 tasse de crème de soya pour cuisson
  • 1 boîte (284 ml) de maïs en grains égoutté (de préférence biologique)
  • 2 tasses de kale grossièrement haché (aussi bon avec des bébés épinards)
  • 2 c. à soupe de persil haché
  • Sel et poivre au goût

 

Préparation

  1. Dans une casserole, verser le bouillon et ajouter les légumes, sauf le kale.
  2. Porter à ébullition et laisser mijoter 5 minutes en prenant soin de garder les légumes croquants.
  3. À l’aide d’une passoire, verser le bouillon dans un récipient.
  4. Réserver le bouillon et les légumes.
  5. Dans la casserole, réchauffer l’huile à feu doux et ajouter la farine de riz en fouettant jusqu’à former un roux. Cuire d’une à deux minutes.
  6. Sans cesser de fouetter, verser le bouillon et porter à ébullition.
  7. Baisser le feu à moyen doux et ajouter les cubes de poulet. Laisser mijoter jusqu’à ce que le poulet soit bien cuit.
  8. Incorporer les légumes et le reste des ingrédients (sauf le persil).
  9. Laisser mijoter 5 minutes en remuant de temps à autre.
  10. Saupoudrer de persil et servir.

 

Bon appétit et surtout bonne expérimentation culinaire!

 

* Recette originale disponible en ligne : http://www.pratico-pratiques.com/cuisine-et-nutrition/recettes/chaudree-au-poulet/

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Halloween santé : 7 trucs pour y arriver !

L’Halloween approche à grand pas et tous se demandent quel costume sera le plus drôle, mignon ou effrayant à porter. Et c’est aussi la saison des bonbons. Il n’y a pas à dire, l’Halloween est clairement l’une des fêtes préférées des enfants! Mais les parents qui encouragent leur famille à manger santé toute l’année se sentent souvent divisés entre la coutume populaire des friandises et la santé de leurs enfants. Voici le secret pour permettre à vos enfants de profiter de cette fête sans compromettre leurs saines habitudes de vie.

S’amuser sans s’empoisonner

Le truc le plus simple consiste à diminuer la taille du sac de bonbons. Moins vos enfants ramasseront de friandises, moins ils en mangeront et moins ils ingurgiteront d’ingrédients néfastes pour la santé. Voici l’effet de certains de ces ingrédients sur le corps.

  1. Sucre blanc raffiné et sirop de maïs :
  • Toxiques pour le système nerveux : créent une dépendance aussi élevée que certaines drogues dures et entraînent une surstimulation du système nerveux central (relié au TDAH et aux hypersensibilités telles que les allergies).
  • Suppression du système immunitaire : n’avez-vous pas déjà remarqué que les enfants sont toujours malades à la suite de l’Halloween ou durant les vacances de Noël?
  • Dommage à la fonction hépatique : certaines études ont démontré que le sucre est aussi néfaste que l’alcool.
  • Dérèglement de la relâche d’insuline en faisant grimper la glycémie.
  • Augmentation du niveau d’acidité dans le corps en général.
  1. Colorants alimentaires toxiques : liés au développement de cancers, de troubles de comportement et de réactions allergiques.
  2. Huile de palme hydrogénée : dommage au système cardiovasculaire.
  3. Préservatifs alimentaires : cancérigènes et neurotoxiques.
7 trucs pour un Halloween plus santé

La clé, c’est de faire preuve de modération : limitez la prise de friandises commerciales tout en laissant les enfants profiter des moments magiques. Voici quelques trucs et astuces pour y parvenir.

  1. Prévoyez un repas copieux, sain et nutritif le soir de l’Halloween pour éviter que les enfants aient des fringales de fin de soirée ou qu’ils mangent leurs bonbons au fur et à mesure de leur collecte.
  2. Expliquez aux enfants qu’ils pourront garder une certaine quantité de bonbons et donc qu’ils pourront trier ceux de leur choix après leur collecte.
  3. Expliquez la raison de cette limite; ex., ingrédients néfastes, pas des aliments pour faire grandir leur corps, pour la santé de leurs belles cellules, etc.
  4. Ne laissez jamais le sac de friandises bien en vue. Certaines personnes le gardent au réfrigérateur puisque les bonbons sont moins goûteux lorsqu’ils sont froids. Il semblerait que les enfants s’en désintéressent…
  5. Ne laissez pas les enfants piger à volonté dans leurs bonbons. Il serait préférable qu’ils doivent demander la permission (p. ex., en dessert). Vous pouvez aussi faire le compromis de les laisser prendre un bonbon en autant qu’un aliment sain et nutritif soit consommé.
  6. Soyez un modèle et ne mangez pas de bonbons vous-même!
  7. Mettez l’emphase autour de la fête et non de la chasse aux bonbons; elle deviendra secondaire et la consommation des bonbons encore moins importante. P. ex., préparez un repas spécial d’Halloween avec des recettes santé thématiques, organisez une fête à la maison, allez visiter une maison « hantée » dans votre quartier, regardez un film d’Halloween…

 

Inspirer l’entourage

Une partie du plaisir vient aussi de répondre à la porte. Laissez les enfants courir l’Halloween une partie de la soirée et ensuite revenir vous aider à distribuer vos « surprises santé » : collants, faux tatouages, crayons et effaces d’Halloween, petits sacs de noix ou de fruits (mélange du randonneur), maïs soufflé, chocolat noir sans sucre, jujubes naturels, petits jouets, etc. Tout ce qui importe est qu’il y ait le moins de sucre et d’additifs possible et que tout soit scellé commercialement. Sinon, à moins que vous connaissiez personnellement les enfants, vous perdez votre temps à fabriquer des sucreries maison; les enfants ne les mangeront pas par sécurité.

Souvenez-vous que l’Halloween, comme toutes les fêtes, n’arrive qu’une fois par année. Si votre famille mange des repas sains et nutritifs tout le reste de l’année, l’impact de quelques excès ne sera pas considérable. Comme toujours, la modération a bien meilleur goût…

Joyeuse Halloween à tous!